Carnet de route

2026-06-07 Salève - la Nationale

Le 07/06/2026 par Alexandre Lejeune

Au programme de ce jour : la Nationale au Salève, Mont emblématique de la région et terrain de loisirs par excellence des Genevois, du fait de sa proximité avec la cité (à tel point qu'on l'appelle souvent la « Montagne des Genevois »).

Le Salève est un lieu historique pour l'escalade et un terrain d'entraînement privilégié, en particulier pour les grimpeurs genevois. La hauteur des voies d'escalade y dépasse 150 m. Le terme « Varappe », qui fait désormais partie du langage courant, est directement tiré du nom de deux couloirs rocheux du Salève : la Grande Varappe et la Petite Varappe. Parcours historique de l'escalade du bassin genevois, la Nationale est l'une des plus anciennes voies de la région.

Garés au pied du Salève, nous nous équipons directement sur le parking. A priori, pas de difficulté majeure lors de cette journée ; l'ascension se fera donc en grosses. Nous serons une cordée de trois : Benoît en tête, Louane et moi-même. Nous crapahutons dans le coteau afin de trouver le début de cette voie, réputée « paumatoire ». Benoît, qui a déjà fait cette voie par le passé, retrouve ses marques sans problème, ce qui n'est pas le cas d'une autre cordée qui s'égare en chemin en cherchant par où passer.

L'ascension alterne dalles et traversées, rien de difficile, mais nous restons sur un équipement à l'ancienne où il est conseillé de ne pas tomber... Après avoir traversé l'esplanade des Ours sans avoir croisé aucun plantigrade, nous reprenons l'ascension pour escalader le dièdre du Pas de Guttinger, qui débouche sur l'éperon rocheux de l'Aiguille de la Mule, où, paraît-il, les plus téméraires peuvent s'élancer au-dessus du vide pour attraper l'autre paroi située 4 à 5 m plus loin. D'un commun accord, nous décidons de ne pas tenter cette manœuvre périlleuse et de redescendre au pied du couloir pour remonter ensuite dans la cheminée de Guttinger. De là, nous progressons ensuite sous une vire qui nous mène directement au clou de l'ascension : le fameux Trou de la Mule, caverne à flanc de paroi qui débouche sur l'autre versant.

À ce stade, l'ascension est quasi terminée et nous continuons encordés pour rejoindre la grotte d'Orjobet, accessible en randonnée et qui marque le début du retour à pied.

Merci à Benoît et Louane pour cette belle journée ! Nous rentrons à la maison avec des étoiles dans les yeux.