Ski de randonnée

2021-03-21 Séjour ski de randonnée à Champagny-en-Vanoise

La confirmation de Serge, notre Gentil Organisateur, vient de tomber. Ce samedi 13 mars, après plus d'un an d'attente, nous allons enfin pouvoir nous rendre à Champagny-en-Vanoise pour y vivre le « Raid-Rando 2020... 2021 ». L'hébergement en refuge initialement prévu a été remplacé par un superbe gîte dans le vallon de Champagny-le-Haut. L'épaisse couche de neige tombée ces derniers jours donne au hameau des airs de « vacances de Noël ». Ne pouvant pas suivre les itinéraires prévus initialement, nous profitons de la proximité des stations de Pralognan et Courchevel vidées de leurs touristes habituels pour faire de belles sorties. Le premier jour, la mise en place des chaines à neige s'avère plus compliquée sur certains modèles que sur d 'autres et comme dirait JC : « Quand y a de la chaine, y-a-pas d'plaisir » ...

En rentrant, certains chaussent même les skis de fond sur les pistes attenantes au gîte, pendant que les autres se renseignent sur la météo du lendemain et les possibilités de sorties en fonction du BERA. D'autres se lancent dans de sympathiques parties de Yam's, Skijo ou Scrabble. Le soir, après avoir gouté les bières locales et le fameux et bien apprécié Lillet, nous prenons les repas gargantuesques préparés par le gardien du refuge. Puis, nous dégustons les petits chocolats, gâteaux, pains d'épices et génépi que chacun a concocté pour notre plus grand plaisir. Nous arrosons aussi le diplôme tout neuf de Thierry, et remercions chaque jour nos encadrants si efficaces et dévoués, autant pour faire la trace dans 70 cm de poudre que pour nous trouver de petits sentiers « bucoliques » dans la forêt et ainsi éviter de remonter le long des pistes. Après des nuits plus ou moins sonores selon les chambrées, les lève-tôt préparent le petit déjeuner et chacun se prépare pour la journée. Certains jours, les uns ou les autres « passent leur tour » de ski et restent au gîte pour se remettre en forme. Merci à eux pour le ménage fait à notre retour.

Les sorties ski se sont très bien passées et aucune casse n'a été constatée. Nous avons juste failli perdre un téléphone et un maitre-nageur dans la peuf, mais soyez rassurés, nous les avons retrouvés tous les deux !!! Le froid nous a aussi surpris à cette saison avec certaines fixations gelées et des semelles glacées au moment de repartir en descente. Coté ski, l'apothéose de ce séjour a été la sortie jusqu'au refuge de la Vanoise pour certains et jusqu'au col de la Grande Casse pour les autres. Le panorama exceptionnel nous a tous ravis et le pique-nique au soleil a été fort apprécié avant la descente dans une neige excellente pour la saison.

En conclusion, il nous reste à remercier encore une fois tous les participants bienveillants et sympathiques de ce séjour que nous espérons reconduire l'an prochain.

Nathalie

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2021-03-21 Séjour anti-Covid et morosité, au départ de Champagny-le-Haut

Organisé envers et contre tout et en rattrapage de l'année passée par Serge de Varappe et Montagne à Morteau, nous sommes 5 bisontins à nous glisser dans le groupe de 21 skieurs surmotivés pour prendre l'air ! Et il faut de l'imagination aux encadrants pour trouver les bonnes sorties avec cette météo qui commence par de belles chutes de neige dès le dimanche, augmentant le niveau de risque avalanche de 2 à 4 en 24 heures, et ajoutant jusqu'à 1 m de neige fraîche tombée avec du vent… Heureusement la thématique « covidienne » de l'année a fermé les remontées des stations, laissant la place belle aux skieurs de randonnée qui pour une fois apprécient la sécurité des pistes sur certaines montées ou descentes. Et comme nous sommes à 2 pas des pistes de Champagny-en-Vanoise, 3 pas de celles de Pralognan, et à peine une demi-heure de Courchevel, il y a du potentiel !

Dimanche 14/03/21 :

En arrivage groupé depuis Besançon ou Morteau ou Pontarlier via la Suisse grâce à nos tests PCR négatifs (cette phrase aura peut-être perdu de son sens dans 10 ans…), nous découvrons en début d'après-midi ce qui constituera notre refuge pour la semaine à venir : un magnifique chalet XXL (8 chambres et autant de salles de bain) à 100 m des pistes de fond (appréciable par les plus morts-de-faim de la bande). Répartition des chambres (couples, filles, ronfleurs…), skating, neige qui tombe… c'est le cadre de cette 1ère soirée gourmande puisque c'est une délicieuse tartiflette qui remplit nos estomacs ravis.

Lundi 15/03/21 : Champagny-en-Vanoise, risque niveau 4, après les belles chutes de neige de dimanche.

Ça craint… le gardien du gite-refuge qui nous livre les repas est clair, et nous conseille vivement de ne pas sortir des pistes, toutes pentes de près ou de loin étant proscrites. Ok… Après une bonne bataille sur le montage des chaînes pour descendre les voitures jusqu'à Champagny-le-Bas, nous voilà garés sous le départ des pistes. On suit les panneaux « ski de rando » et les pistes d'été pour grimper en direction du Mont de la Guerre. Grosse trace à faire par les plus en jambes. Nous nous arrêtons finalement vers 2000 m, avant la longueur finale, après 700 m de dénivelé. Le plat puis les grosses pentes au-dessus étant déconseillés par un gars local qui nous trace les derniers mètres. La descente est surprenante, avec 50 à 70 cm de neige fraîche qui remonte jusqu'au menton et nécessite un peu de pente pour s'extraire. Equation insoluble, les pentes étant prohibées aujourd'hui, on bataille un peu mais nos traces de montée nous sauvent quelques passages. Thierry arrivé seulement aujourd'hui organise l'apéro : bulles pour fêter son « diplôme » d'initiateur ski de rando au CAF. Yesssss !!!

Mardi 16/03/21 : Pralognan-la-Vanoise, toujours risque niveau 4 qui nécessite encore un ajustement du programme.

Le réveil est encore une fois fixé à 6h30, 6h45 pour les moins courageux ou les plus rapides…, ça pique un peu pour les vacanciers… Départ du centre de Pralognan, altitude 1400 m, pour un début de grimpette sur les pistes et chemin en forêt direction les Fontanettes. Après un virage à gauche, c'est le Mont Bochor qui est visé. Belle montée en forêt puis sur les pistes vallonnées pleines de charme : 900 m de dénivelé et 0 stress, parfait ! La neige est beaucoup plus praticable qu'hier. La descente entre bords de pistes et chemin poudreux et même quelques virages un peu raides sous le télésiège (attention aux cailloux et souches) mérite largement l'effort de la montée. Nous avons même droit à quelques belles apparitions du soleil, notamment à l'occasion des chocolats chauds et bières pris au bistrot ouvert (en terrasse déneigée) des Fontanettes.

Mercredi 17/03/21 : Pralognan-la-Vanoise, risque niveau 3 qui baisse à peine.

Départ du centre, 1400 m, pour un début de grimpette sur les pistes d'hier, direction les Fontanettes. De là on continue tout droit, à des rythmes variables mais avec tous le même but : le refuge des Barmettes à 2010 m. Au-delà du refuge les pentes se redressent et la visibilité s'amenuise, demi-tour ! Belle descente au voisinage immédiat des pistes, dans de la poudre haute qualité. Et rebelote : refuge des Barmettes pour le 1er groupe, histoire de doubler le dénivelé, et bifurcation sur la piste de l'Ancolie pour les autres. Et quelques beaux virages très appréciés dans cette 2ème descente. Neige 5 étoiles !!!

Jeudi 18/03/21 : Courchevel le Praz, risque niveau 3, soleil en matinée, option sécurisée sur et à proximité des pistes.

Après une valse des voitures sur les parkings, nous voilà partis en direct sur la piste ou à travers la forêt et les pistes de fond selon les groupes et les choix. Mélange de pistes damées, tracées, ou à tracer, tout le monde se retrouve 1050 m plus haut au Sommet des Lanches pour un pique-nique rapide. Belles lumières avec le soleil revenu, puis c'est parti pour une belle descente mixant vallons poudreux et bords de pistes enneigés, la troupe apprécie ! Un duo échappé s'octroie quelques virages d'anthologie sous le télésiège de la Forêt. Belle manière d'apprécier les conditions risquées encore.

Vendredi 19/03/21 : Courchevel 1850, risque niveau 3, option safe sur et autour des pistes.

Grand ciel bleu, 3 groupes avec différentes envies côté dénivelé, direction le haut ! Haut du télésiège du Biolley, 1ère option pour notre groupe, dépeautage et 100 m de descente poudreuse. Repeautage, on s'engage dans un vallon tracé en descente mais pas en montée, en gardant un œil sur les pentes voisines, un peu plus raides. Après une dernière trace en biais nous débouchons sur la piste rouge qui s'achève au sommet de la Vizelle, 2661 m. Retrouvailles avec le 2ème groupe. Dépeautage et courte descente pour aller grimper la petite Saulire, 2706 m, où plusieurs randonneurs nous ont tracé la montée sur l'épaule. Il reste de la place dans le vallon pour nos propres courbes de pur bonheur. Re-grimpette sous le sommet de la Saulire (juste au-dessus de la Vizelle) par la piste raide mais damée, pour attaquer la descente du jour jusqu'à Courchevel 1850, quasi 1000 m de poudreuse exceptionnelle.

Samedi 20/03/21 : 1ère vraie rando de la semaine.

Ha non on part quand même sur la piste de Pralognan. Direction maintenant connue : bistrot des Fontanettes, refuge des Barmettes... 600 m vite expédiés, on connait. Grand ciel bleu qui permet d'apprécier les alentours et surtout la vallée qui s'offre enfin à nous, avec 2 objectifs pour 2 groupes : le refuge du Col de la Vanoise pour les uns et le col de la Grande Casse pour les autres. Des km, du dénivelé, une météo parfaite, une dernière journée motivante et motivée. La grande Casse et l'aiguille de la Vanoise nous surplombent, pendant qu'on foule la trace d'un bon pas, direction le fond du fond à travers le glacier de la Grande Casse. Après plusieurs heures ondulantes le cirque se ferme devant nous et le col se dresse, surplombant un goulet qui se rétrécit jusqu'au sommet en forme de half-pipe fermé par une corniche. A gauche des pentes de rocher, à droite des pentes de neige déjà à moitié parties... ça se tente pour nos meneuses infatigables. Nous stoppons à 20 m sous la corniche (3070 m), pas nécessaire de prendre le risque de faire descendre la poudre sur notre groupe + 2 autres couples engagés sur zone avec nous. Dépeautage en bordure de zone dans une neige relax, et nous pouvons enfin enchaîner quelques virages de belle neige encore poudreuse. Les nuages remontant de la vallée blanchissent un peu le paysage et quelques flocons nous accompagnent mais la tarte aux myrtilles nous attend au refuge du Col de la Vanoise alors nous décidons d'ajouter une petite remontée aux 1650m de dénivelé déjà parcourus. Faute de tarte nous nous rabattons sur le chocolat chaud très appréciable avant d'attaquer la descente conseillée par l'autre groupe, par la magnifique combe de l'Arcelin. La neige est moins bonne que les jours précédents mais le paysage vaut le détour, et nous jouons sur les orientations des pentes pour taper quelques belles courbes encore. Au final une sacrée bambée dans un paysage grandiose !

Le dernier apéro prend des airs de fête bien arrosée : et pour cause, demain c'est repos (malgré l'heure de lever maintenue à l'aube par Serge, arghhhh, il ne nous aura rien lâché…), et puis il faut vider le stock de bières, et je crois que nous sommes tout simplement heureux de partager encore un beau moment avec ce groupe si agréable à vivre en communauté ! Nous sommes tous conscients d'avoir passé une semaine exceptionnelle tant en termes de vie que de ski, surtout dans cette période perturbée où tout voyage ou vacances sont synonymes d'annulations, interrogations, reports… Merci Serge !!! Et Varappe !!! pour votre accueil, votre bonne humeur, et votre « patate » sur les pentes de la Vanoise !!!

Nathalie

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2021-02-21 Découverte du ski de randonnée

Cette année, j'ai participé pour la première fois aux sorties d'initiation au ski de randonnée organisées par le Club. Après 2 précédentes sorties à Métabief pour nous échauffer et apprendre les rudiments de la peau de phoque, l'initiation se termine par un week-end dans les environs de Lélex.

Une première journée bien corsée, avec en tête de gondole des retraités bien en jambes. Ils ne quitteront pas leur position du séjour, tandis que nous, « la jeunesse », tentions de leur emboîter le pas. Le soleil et les paysages étaient au rendez-vous, les ampoules aussi ! Mais quel plaisir de nous dépasser dans la convivialité !

Merci encore aux initiateurs Manu, Serge, Sylvain et Vincent pour leur encadrement et leurs encouragements durant ces 3 sorties !

Léa

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2021-02-18 Sur les crêtes du Haut-Jura

Entre les restrictions de déplacements en Suisse, le couvre-feu à 18 heures et le manque d'enneigement dans notre Haut Doubs, trouver un lieu pour skier devient de plus en plus difficile… Heureusement, nous pouvons compter sur Serge et Thierry, pour nous mitonner une belle sortie au départ de Lélex, dans l'Ain, au pied du Crêt de la Neige, plus haut sommet Jurassien culminant à 1720 m d'altitude. C'est sur la même crête mais juste à côté que nous nous rendons, au Grand Crêt à 1702 m.

La montée se déroule majoritairement en forêt par un chemin sinueux bien balisé, pour arriver sur la crête ventée. Une jolie vue nous attend au sommet, Genève avec son fameux jet d'eau, le lac Léman et les Alpes en fond de tableau.

Nous dépeautons pour attaquer une descente en direction des pistes de ski du domaine skiable des Monts Jura. L'heure de la pause casse-croûte arrivant, nous nous arrêtons à l'abri du vent pour nous installer confortablement sur un petit tapis herbu.

Nous rechaussons les skis pour une courte descente avant de repeauter pour atteindre le haut des télésièges. De là, nous nous laissons glisser sur les pistes de ski peu fréquentées par les temps qui courent… dans une neige parfois difficile à skier pour rejoindre les voitures.

Mélanie

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2021-02-04 Bisontins et Mortuaciens se retrouvent sur les pentes du Mont d'Or

Malgré les conditions météorologiques et les restrictions de déplacement auxquelles nous sommes astreints, nous avons jusqu'à présent pu maintenir les 2 premières sorties que nous avions prévues entre nos deux clubs.

Ainsi, quelques semaines auparavant, une quinzaine d'adhérents des deux clubs se retrouvaient à Buttes pour parcourir le Chasseron en long et en large, plan B pour remplacer l'ascension du Hochmatt, un sommet que j'avais proposé dans les Préalpes Fribourgeoises. La météo capricieuse et la nivologie nous avaient contraints à la prudence, d'ailleurs le retour dans nos demeures respectives, sur des routes particulièrement glissantes et encombrées, devrait rester dans les mémoires de certains d'entre nous.

Aujourd'hui, sur une suggestion de Florence, nous aurions dû nous rendre à nouveau en Suisse pour aller du côté de Teysachaux, sommet également situé dans les Alpes Fribourgeoises. Les nouvelles directives gouvernementales nous interdisant de nous rendre à l'étranger, nous allons donc rester en France et faire confiance à Thierry, le gars du coin, pour nous concocter un itinéraire dans le massif du Mont d'Or. Ce n'est pas gagné car la pluie et le vent des derniers jours ont fait disparaitre en grande partie la neige accumulée depuis le début de l'année. La veille, Thierry est donc allé en reconnaissance pour s'assurer de la praticabilité du ski et peaufiner son parcours.

De la neige, miraculeusement il en reste suffisamment, cela est dû parait-il, selon les anciens qu'il a croisés, à la présence du tunnel ferroviaire qui traverse le massif de part en part. Celui-ci génèrerait un courant d'air qui aurait pour effet d'abaisser la température du sol de quelques degrés, un gigantesque réfrigérateur en quelque sorte, retardant de quelques semaines, malgré la pluie et le vent, la fonte de la neige sur le secteur de Métabief par rapport à ceux du Suchet et du Chasseron qui en sont à présent totalement dépourvus. C'est l'exemple type de l'effet « cryogénicus » – du grec cryo-froid et génos-génération – tel que nous le rencontrons dans les glacières du Jura et mis en évidence au début du siècle dernier par un aréopage de thermodynamiciens dont j'ai oublié les noms.

Concernant le parcours, Thierry toujours hyper consciencieux, nous signale qu'il a tout prévu : au cours de son repérage il a jalonné montées et descentes de piquets rouges ou bleus surmontés de numéros, 10, 9, 8 etc… et a même poussé le vice, tel le Petit Poucet, à répandre par endroits sur la neige, tantôt des cônes d'épicéas, tantôt des enveloppes de faines de hêtres, voire carrément des branches d'arbres, histoire d'avoir un fil rouge pour le guider en cas de brouillard tenace.

Nous nous retrouvons donc à nous équiper sur le parking de Super-Longevilles et totalement rassurés par cette préparation minutieuse. Les peaux collées et les sacs mis sur le dos, nous commençons notre périple sur une neige gelée pour, après 30 minutes de montée tranquille, arriver à la hauteur du lac artificiel du Morond. Thierry nous propose alors une descente sur le versant de Piquemiette qui va nous amener jusqu'au point 992, légèrement au-dessus de la Grange Deniset, où nous devons remettre les peaux. Après avoir atteint le chalet de Piquemiette en remontant la piste, nous prenons la direction de la Suisse en suivant un chemin dans la forêt. La borne 67, dont la fleur de lys taillée côté français a été fraichement repeinte aux couleurs de la Franche-Comté, nous indique que nous pénétrons en territoire helvétique pour le quitter quelques centaines de mètres plus loin au niveau de la Cabane de la Gym. Un coup d'œil à la cabane du CAS en passant et nous nous dirigeons vers le sommet du Mont d'Or où peu avant de l'atteindre nous devons déchausser sur une courte distance. Une succession de montagnes russes, permettant à Vincent de nous faire une démonstration de virages en télémark, nous ramène vers le lac du Morond. Nous nous installons pour la pause déjeuner à l'abri dans le local technique, quelques gouttes menaçant de perturber le reste de la journée.

Il pleut un peu et quelques rafales de vent se font sentir lorsque nous sortons pour reprendre notre route. Dilemme, rejoindre les voitures ou continuer ? Nous avons vu pire, alors autant continuer et quitte à être mouillés, profitons de notre journée car c'est peut-être une des dernières fois que nous allons mettre les skis cette année. Thierry propose alors de monter au Gros Morond puis de descendre soit sur Métabief soit sur Troupézy. Arrivés au sommet c'est finalement l'option « Troupézy » qui est retenue, option qui nous réserve une belle descente sur une neige ramollie d'autant plus que le soleil semble à nouveau être de la partie. Il nous faut à présent remettre les peaux pour remonter cette piste, tranquillement car la fatigue commence à se faire sentir chez certains et, arrivés à nouveau au lac de Morond, nous prolongeons l'ascension jusqu'au sommet des téléskis de Super Longevilles. Nous ôtons les peaux pour nous engager dans cette ultime descente, excellente neige sur les trois premiers quarts puis plus ou moins un champ labouré sur la dernière section ce qui amène une dernière facétie de Pierre à l'encontre de Thierry :

- Thierry, la prochaine fois tu viendras avec des hamsters.
- Des hamsters ? Qu'est-ce que tu me racontes ?
- Oui, oui, des hamsters !!! Car les hamsters… dament !!!

La sortie terminée, Thierry, en excellent organisateur, a pensé à nos gosiers asséchés et sort du coffre de sa voiture de quoi nous désaltérer avant de nous séparer. Santé, merci à lui pour cette parfaite journée commune à nos deux clubs et croisons les doigts pour son prochain stage d'initiateur.

Serge

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2021-01-26 Une neige exceptionnelle au Ballon d'Alsace

Nous étions 10 skieurs de Varappe, 7 venant de Morteau, 3 du « bas », plus un invité d'Exincourt de surcroit né à Maiche facilitant ainsi son intégration dans le groupe, à nous retrouver au parking de Malvaux pour une randonnée à ski autour du Ballon d'Alsace.

Malheureusement, la météo ne fût pas très bonne tout au long de la journée, avec brouillard en altitude, ce qui n'a pas permis aux personnes qui ne connaissaient pas bien la région de découvrir la beauté du site avec vue sur les Alpes, le Lac d'Alfeld, le Grand Ballon, la Plaine d'Alsace et même le Chasseral.

Départ vers 9 heures par le chemin Marcel Tassion, pour arriver au sommet du Wissgrut, passage aux pistes de la Gentiane où nous avons croisé un attelage d'une dizaine de chiens de traineau, activité malheureusement réduite par les contraintes sanitaires.

Ensuite et pour notre plus grand bonheur, la descente de la Combe du « Trou de la Chaumière » où chacun a pu faire sa trace dans une épaisse couche de neige souple, rarement rencontrée à cette altitude. La remontée bien raide par la piste du Grand Langenberg fut menée par Guy, suivie de la descente de la piste de la Gentiane.

La qualité de la neige nous a incité à repartir sur le refuge du Plain de la Gentiane, avec portage des skis sur 500 mètres pour nous éviter de remettre les peaux, afin de profiter d'une descente entre les arbres où à nouveau nous y avons laissé nos marques de passage. Puis ce fût le retour à vive allure par le chemin Marcel Tassion, celui que nous avions emprunté en début de matinée.

Le seul bémol, en plus du temps couvert, fût le couvre-feu qui nous a contraint à raccourcir cette randonnée et ainsi, de moins profiter de cette qualité de neige exceptionnelle. A 15 heures, le groupe de Morteau a pu ainsi reprendre en toute tranquillité la route du retour tout en respectant l'horaire du couvre-feu.

Jean-Claude

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2021-01-12 Un beau Chasseron en mode tricotage

Voici encore un beau Chasseron réalisé en mode tricotage, version Serge, dans le froid, sous la neige, le brouillard par moment et avec le vent. Après un départ à 7h35 de Morteau pour 6 personnes, nous retrouvons nos autres coéquipiers de Varappe et nos acolytes du CAF de Besançon à Buttes au bas du télésiège de la Robella situé à 770 m.

Nous sommes finalement 15 participants, 10 de Varappe, 5 du CAF de Besançon et pour une fois la gente féminine est bien représentée, nous sommes 6 femmes pour 9 hommes. Divisés en 2 groupes, encadrés d'une part par Florence du club de Besançon et d'autre part par Serge, avec chacun un co-encadrant équipé de son application Swisstopo pour guider le groupe.

Prêts pour le départ à 8h45 et c'est parti pour une série de montées et descentes, que je nommerais en terme plus ludique, tricotage avec plusieurs peautages et dépeautages. Skis aux pieds, nous nous dirigeons d'abord vers la Grande Robella à 1269 m, pour atteindre après une traversée de forêt le sommet des arbalètes à 1438 m et un peu plus loin sur la crête, nous ôtons les peaux une première fois pour descendre en direction de la Dénériaz Dessus. Nous remettons les peaux vers 1300 m pour remonter les Roches Éboulées jusqu'au point 1449 m et de là nous regagnons le sommet du Chasseron, point culminant de notre périple à 1606 m.

Nous l'atteignons vers midi dans le brouillard, le vent et la neige. Puis après une brève pause pour dépeauter à l'abri de l'hôtel du Chasseron, ce dernier étant fermé pour cause COVID-19, nous décidons de repartir en longeant la crête jusqu'au point 1540, pour entreprendre une belle descente dans une neige poudreuse jusqu'à la Merlaz à 1332 m. Les peaux sont recollées pour rejoindre le chalet-restaurant du Sollier à 1371 m, à nouveau ôtées pour descendre dans une superbe neige deux petites combes discrètes jusqu'au point 1217, avant de remonter d'une cinquantaine de mètres pour arriver aux Auges où nous décidons de nous installer pour un piquenique bucolique.

Olivier, en futur paysan, s'installe sur le siège du vieux tracteur tandis que les autres trouvent des bancs et même de la paille pour s'isoler les pieds du froid et du sol. Dans une bonne ambiance nous pouvons nous réchauffer, nous nous hydratons et faisons le plein d'énergie calorifique de sorte à reprendre quelques forces pour la suite du parcours. Peu avant 14h00, la caravane s'ébranle à nouveau pour regagner le sommet des Petites Roches à 1580 m puis glissant toujours sur nos peaux de phoque avec le vent plus ou moins dans le dos, nous rejoignons une nouvelle fois le sommet du Chasseron. Dernier dépeautage avant d'entamer une belle descente pour rejoindre le sommet des arbalètes puis Buttes que nous atteignons à 16h30 en dévalant la piste de ski alpin recouverte de 20 cm une neige de rêve.

Un joli périple de quelque 1500 mètres dans une bonne ambiance conviviale, attentionnés et bienveillants les uns envers les autres. Mais le retour, qui à Morteau vers 18h00 juste avant le couvre-feu, qui à Besançon aux alentours de 20h00, ne sera pas un long fleuve tranquille, les conditions de circulation s'avérant particulièrement difficiles sur les grands axes.

Merci à Florence et Serge pour cette super idée de sorties entre nos deux clubs.

Christelle

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2021-01-07 Du bleu au Hundsrügg

Départ matinal, couvre-feu oblige pour cette nouvelle sortie. Direction La Gruyère, du côté de Jaun où un froid polaire règne mais avec un ciel bleu et un beau soleil qui nous accompagneront tout au long de la journée.

Nous sommes 7 à chausser les skis au pied de la pente qui nous conduira sur la crête du Hundsrügg. Une montée assez rapide, les seniors mais pas que… sont en forme !!! La récompense au sommet, un panorama à 360 degrés qui nous offre une vue, d'un côté sur les Gastlosen et de l'autre côté sur la chaine des Alpes Bernoises.

Nous dépeautons pour skier le versant E de la crête dans une neige poudreuse jusqu'à un chalet au milieu des pâturages. Nous nous installons confortablement au soleil devant le chalet pour pique-niquer. Et, l'heure venue de remettre les peaux, nous rejoignons à nouveau la crête du Hundsrügg avant de dévaler à ski les pâturages pour revenir à notre point de départ.

Encore une belle journée passée avec le Groupe Seniors mais pas que. Nous aurons bien profité de cette magnifique journée ensoleillée avant de rentrer dans la grisaille de nos montagnes jurassiennes.

Mélanie

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2020-12-31 Un Chasseral bien venté

2020 a été une année bien mouvementée ! Pas si simple ces derniers temps de nous retrouver pour passer de bons moments ensemble. Bas les masques, au diable les virus qui traînent, le froid et le vent qui se sont installés sur le Chasseral en ce jour du 31 décembre devraient faire fuir les mauvais virus. Il est temps d'aller skier, de profiter de cette belle neige et dès 8 heures du matin, sur le parking de la Combe Grède à Villeret, nous sommes 9 joyeux lurons prêts à défier la montagne ! Enfin presque... car nous ne sommes plus que 8 maintenant ! Une petite pensée pour Dominique qui, faute de chaussures, doit rentrer au bercail.

Nous commençons donc l'ascension du Chasseral et avançons bien déterminés malgré un temps, on peut le dire, assez maussade. Au bout de 10 minutes, j'ai moi-même failli faire demi-tour et ne pas écrire ce commentaire. Pas de bol, mes peaux ne tiennent plus du tout à mes skis ! Puis je ne sais pas par quel miracle, elles ont fini par recoller. Nous continuons donc notre périple en passant aux abords de la métairie du Renard, puis devant celle des Planes jusqu'à arriver au sommet de la Cornette, point de départ de notre première descente ! Marie-Odile est à son tour touchée par la malédiction du matériel ! Impossible de rechausser ses skis ! Argh, le modernisme...

Au bout de 5 minutes, tout rentre en ordre, nous pouvons repartir et descendons jusqu'au Pré aux Auges. Nous remettons les peaux pour remonter la combe en direction du sommet du Chasseral. Mais le vent souffle de plus en plus, les doigts sont gelés, le froid se fait ressentir, il est temps de faire demi-tour peu avant la métairie Meuser et de redescendre nous mettre à l'abri au Pré aux Auges pour un casse-croûte bien mérité.

Avant de rejoindre nos voitures, il nous reste tout de même un sommet bien corsé à franchir, la crête du Houbel nécessitant de nombreuses conversions serrées pour y parvenir, avant de nous laisser filer dans les pentes jouxtant la rive droite de la Combe Grède. Nous y sommes ! Voilà notre aventure qui s'achève, avec, malgré le mauvais temps, de beaux paysages plein la tête.

Nous partageons une dernière tasse de thé et rentrons chez nous pour fêter cette année 2020 qui se termine encore bien perturbée et accueillir 2021 à bras ouverts.

Guillaume

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2020-03-01 Un enchainement Widdersgrind et Alpiglemäre

Ce dimanche 1er Mars nous sommes 4 au départ de Morteau, direction la région du Schwarzsee dans les Préalpes Fribourgeoises, pour une course que nous allons partager avec les gens du CAF de Besançon. Le rendez-vous est fixé vers 9 heures 15 sur le petit parking de Hengst à 1219 m.

Après environ 1 heure et demie de route, nous sommes les premiers arrivés mais largement en avance sur l'horaire prévu et avons le temps de nous préparer tranquillement car nos amis bisontins ne sont pas encore là. Comme ils tardent à venir, Serge s'oblige à prendre des nouvelles : non, pas de problème particulier, tant mieux, ils seront bientôt là ! La petite équipe, composée de 9 personnes sous la conduite de Florence, étant arrivée, il est 10 heures lorsque nous partons sur un chemin large, facile, quasiment plat et bordé par un torrent.

Les précipitations d'hier ont saupoudré les montagnes d'une blancheur renouvelée, ciel bleu, grand soleil, ambiance au top et les conversations vont bon train car il y a une forte présence féminine parmi nous ! Nous cheminons allégrement tout en cherchant ici ou là les passages les plus faciles sur un enneigement parfois discontinu. Puis au bout de 2 km nous obliquons sur la gauche pour nous engager dans un large vallon avec une pente soutenue mais régulière qui va nous mener jusqu'au col Grenchegalm à 1884 m. C'est l'occasion d'une courte pause, la vue est superbe et Serge ne manque pas de nous énumérer les noms de quelques sommets remarquables. Enfin à 13 heures, nous atteignons notre premier sommet, le Widdersgrind culminant à 2103 m, non sans avoir louvoyé à la recherche des meilleurs passages entre les mottes de terre sur la partie finale !

La descente s'effectue dans une combe très pentue au départ et à charge de Florence de nous servir d'ouvreuse : ça passe, la neige abondante sur ce versant est excellente à skier et chacun y prend son plaisir. Nous descendons jusqu'à Schattige Riprachte, une ferme d'alpage, pour la pause casse-croute avant de remonter au col Grenchegalm par un versant bien enneigé. L'arête ascendante en direction de notre second sommet, les Alpiglemäre à 2043 m, n'est skiable que sur quelques dizaines de mètres suite à l'absence de neige, soufflée par le vent. Nous faisons la partie finale de l'ascension avec les skis sur notre sac à dos, ascension éprouvante par la pente mais aussi par de violentes rafales de vent, prélude au changement de temps annoncé et qui se confirme par l'arrivée d'importants nuages menaçants sur les crêtes du Jura.

C'est par un versant très raide que commence la descente finale dans une neige abondante et facile mais qui au fur et à mesure s'alourdit et devient moins docile. Nous visons une route d'alpage qui nous semble être la meilleure trajectoire dans les parties basses car la neige fait de plus en plus défaut. Mais nous devons la quitter car le bitume réapparait et nous rejoignons le parking tout proche, prudemment à ski pour certains ou plus sûrement à pied pour d'autres. Il est déjà tard, 17 heures, la perturbation est là, les premières gouttes de pluie ou de neige fondue se mettent à tomber mais nous y avons échappé puisque nous sommes à l'abri dans nos voitures !

Bref tout a été bien synchronisé au cours de cette excellente journée, même la météo !

Daniel

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2020-03-01 La Crêta de Vella

Vu le BERA et la météo du moment, on change d'objectif et on met de côté le Grand Chavalard pour la Crêta de Vella avec la bénédiction de Pierrot, guide officiel de ce sommet !

On est 4 (Benoît, Charles, Julien et moi) à partir de Morteau juste avant 6h. A 8h30, on a les skis aux pieds, la petite taille et l'homogénéité du groupe aidant, on part à un bon rythme que l'on tiendra jusqu'au sommet, atteint après un peu moins de 3 heures d'ascension. L'option de l'arête Nord, outre de limiter le risque, nous a aussi fait gagner du temps et offert un passage un peu plus engagé que par la voie normale.

On redescend directement dans la face Nord sur les 10 à 15 cm de fraîche tombés la veille sous une sous couche bien dure, un régal. On enchaine avec la descente dans les mélèzes jusqu'à la pause casse-croute au-dessus des derniers paturages où la neige est plus lourde mais offrant une bonne glisse quand même. Au final, on revient à la voiture avant 13h et on évitera les bouchons du Valais comme l'aura si bien remarqué Charles !!

Manu

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2020-02-23 Week-end initiation au Grand-St-Bernard Jour 2

Après une nuit pendant laquelle la chaleur humaine a fait grimper la température dans le dortoir, nous nous réveillons sous les douces mélodies de flûtes de pan. Un brin de toilette, les sacs refaits et hop ! nous sommes prêts pour le petit déjeuner à 8 heures précises.

Le départ se fait sous le soleil mais les nuages sont un peu plus nombreux que la veille, transportés en altitude par un vent d'ouest. Nous alternons toute la journée entre nuages et éclaircies, ce qui rend l'ascension du Mont Fourchon très agréable. Elle débute, une fois n'est pas coutume, par une descente d'une centaine de mètres en direction du versant italien. Nous empruntons la route du col qui s'engage sous un paravalanche. Quelques courageux y ont même passé la nuit sous tente à l'abri du vent. Avis aux amateurs lorsque l'Hospice, qui peut accueillir jusqu'à 130 personnes, est complet. La descente n'est pas des plus simples pour Laurence et Elie sur leur snowboard, le manque de pente les obligeant parfois à déchausser. Quelques poussettes plus tard, nous voici à Baou où les skieurs qui ont déjà remis leurs peaux s'apprêtent à gravir les 600 mètres qui nous séparent du sommet.

Nous respectons le temps de montée de 300 mètres à l'heure avec une petite pause à 2600 m pour faire un dernier regroupement. Malgré le monde présent à l'Hospice, nous ne sommes pas si nombreux sur l'itinéraire. Un petit groupe nous dépasse et atteint le Pain de Sucre, un sommet voisin, en même temps que nous. La dernière pente, légèrement plus raide, inspire Philippe le Téméraire. Marie l'Aventurière et Daniel l'Expérimenté l'ont suivi, ainsi que Cédric, qui doit cauchemarder à cause de ce satané coup de talon nécessaire aux dernières conversions. Tout le monde se succède sur cet étroit sommet pour admirer la vue avec les mots de Silène : « C'est beau, mais que c'était dur ! »

La descente se fait rapidement sur une neige changeante, mais bonne à skier. Nous remettons les peaux avant le paravalanche, et remontons à l'Hospice en passant sur le lac gelé et enneigé. Le temps s'étant couvert et l'atmosphère rafraichi, nous prenons la décision de retourner sans attendre sur le parking de Bourg-St-Bernard. La descente par la Combe des Morts puis sur la route est agréable, sauf pour nos deux surfeurs qui peinent dans les dernières faibles pentes. Un petit casse-croûte, assis sur la route derrière nos voitures, et nous voilà prêts à rentrer à la maison.

Un grand merci à Manu pour l'organisation de ce beau week-end et à Serge pour sa bienveillance communicatrice.

Marie et Philippe

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2020-02-22 Week-end initiation au Grand-St-Bernard Jour 1

Après un réveil aux aurores, nous voilà partis en 2 convois, l'un de Morteau, l'autre de Maîche avec au total les 15 personnes inscrites pour aller manger du dénivelé au Grand-St-Bernard. Tout s'annonce bien : la météo est donnée belle et douce avec un peu de vent prévu pour le dimanche et nos « covoitureurs » sont plein d'entrain.

Après trois bonnes heures de route et une pause café avant Martigny, nous voici arrivés à Bourg-St-Bernard où, à l'entrée du tunnel, nous découvrons un parking plein à craquer. Il va y avoir du monde autour de nous dans ces belles montagnes. Une fois les 3 groupes organisés et les vérifications d'usage faites, nous partons à l'assaut de la route du col enneigée qui nous sert de guide jusqu'au départ de belles pentes.

Il est vrai que nous sommes déjà à notre troisième sortie d'initiation, alors Manu nous a prévu un petit détour avant la destination finale : le Col Ouest de Barasson. La montée se fait sans trop de difficultés et nous atteignons le sommet rapidement. Les plus courageux décident de repartir chercher les derniers pour ensuite, tous nous retrouver au col. Le panorama est magnifique avec une vue à 360° et en particulier sur les massifs du Mont Blanc et du Grand Paradis. La descente se fait rapidement sur une neige froide et glacée par endroits mais sans incident. Après ces efforts, la pause déjeuner est bien méritée : chacun déguste son pique-nique et nous avons même le plaisir de partager une bouteille.

Le temps se réchauffe et il faut nous remettre en route pour clôturer la montée jusqu'à l'Hospice du Grand-St-Bernard. En une petite heure c'est bouclé et Manu (encore lui) ainsi que Serge et Philippe nous ont concocté un petit exercice de recherche de DVA à ski. Pendant que Philippe nous fait remonter 150 mètres de dénivelé supplémentaire, nos deux autres encadrants enfouissent un DVA sous plus d'un mètre de neige. A tour de rôle nous descendons à la recherche du premier signal de cet engin pour terminer avec la phase en croix « AU RAS DU SOL !!! », Serge, le talkie-walkie à l'oreille et Manu, le chrono à la main pour nous indiquer qui paiera l'apéro ce soir. De beaux scores ont été réalisés mais je préfère taire les temps de recherche de chacun : tout ce qui s'est passé au Grand-St-Bernard reste au Grand-St-Bernard !

Après un débriefing de l'exercice très enrichissant suivi d'une démonstration de sondage par Manu et d'une séance de pelletage pour récupérer le DVA, nous voilà enfin délivrés de toute contrainte et nous nous ruons à l'hospice poser notre matériel et surtout les sacs qui nous ont talé le dos depuis ce matin. Nous sommes invités par les moines à déguster le thé de bienvenue que certains complètent par une mousse bien méritée. Nous prenons possession du dortoir et les douches chaudes nous délassent bien. Temps libre jusqu'à 19h30 : certains se prélassent dans le salon à jouer aux échecs, d'autres dégustent des spécialités apportées tout spécialement du Haut-Doubs, d'autres encore visitent le musée.

L'heure du repas a sonné et nous nous attablons autour d'un délicieux repas. En guise de digestif, les moines nous proposent diverses activités : la messe, la visite du musée et du trésor ou la projection d'un film sur la vie à l'Hospice datant de 1936. Beaucoup choisissent cette dernière option… Puis tout le monde bien fatigué regagne petit à petit son lit où il espère s'endormir et sombrer dans un sommeil profond bercé par ses rêves d'altitude et … Chut, il est l'heure d'essayer de dormir et de faire abstraction des ronflements de … !!!

Bonne nuit (ou presque) et à demain pour de nouvelles aventures.

Séverine

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2020-02-20 Poudreuse de rêve à la Pointe d'Euzanne

Depuis le temps que je les voyais tous partir en semaine par de belles journées ensoleillées et moi qui restait bloqué au boulot ! Enfin, avec de la patience, mon tour est arrivé et pour ce début de liberté, Serge propose, en ski de randonnée, la Pointe d'Euzanne à 2320 m.

Départ à 6 heures de Morteau pour nous retrouver avec 3 personnes du CAF de Besançon, dont la sympathique présidente, aux Plans-sur-Bex, point de départ de la sortie. Au total nous sommes donc 13 personnes.

Après 20 minutes de portage, nous pouvons chausser les skis. Le temps est magnifique et il y a de la neige fraiche. L'ascension commence tranquillement avant d'aborder des pentes plus raides dans les mélèzes. Par sécurité, nous mettons un peu de distance entre nous.

L'arrivée au Col des Pauvres nous offre un joli panorama : Grand et Petit Muveran, Dent Favre d'un coté, toute la vallée du Rhône avec le lac Léman, le Chablais et les Diablerets de l'autre. Les 250 mètres qui nous séparent du sommet sont vite avalés. Contemplation, photos et nous retrouvons le col pour un casse-croûte bien mérité.

Puis, une descente de rêves nous attend. Vingt centimètres de poudreuse sur un fond dur : ça tourne tout seul ! Quel pied !!!

Comme d'habitude, nous nous retrouvons au bistrot du coin avant de nous séparer. Merci à Serge pour cette belle journée de montagne, la retraite ne pouvait pas mieux commencer !

Paulo

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2020-02-15 Une neige préservée à la Wandflue

Ce samedi matin, un groupe de 12 personnes se retrouve au local à 6h45 pour prendre la direction des Alpes Fribourgeoises où Serge nous a prévu une sortie à la Wandflue, sommet culminant à 2133 m au centre de la chaine des Gastlosen. Arrivés aux environs de 9h15 à Plegiweidli, d'où nous étions déjà partis la semaine précédente pour aller du côté du Hundsrügg, le beau temps est une nouvelle fois au rendez-vous.

Avec la douceur et la pluie de ces derniers jours, le manque de neige commence à se faire sentir mais néanmoins nous pouvons partir les skis aux pieds. La course débute par des alpages en pente douce suivis d'une première pause au chalet de Undere Ruedersberg à 1476 m d'altitude pour repartir jusqu'au pied de l'ascension finale. Nous l'effectuons dans des pentes de 35 à 40° avec des passages étroits entre les rochers pour arriver un peu en dessous du sommet. Nous déchaussons pour terminer à pied sur une arête et profiter d'un superbe panorama à 360 °.

La descente débute dans une bonne neige poudreuse par un beau couloir à environ 40° qui se rétrécit sur la fin et dans lequel Gégène, d'habitude si téméraire, a un peu de « jeu dans les rotules » : cette fois-ci il ne peut pas dire « Pas un poil de jeu ». C'est sur le replat au bas du couloir, où nous attendent Marie-Thérèse, Christian et Jean-Charles, que nous cassons la croûte puis poursuivons la descente sur une « moquette » digne d'un mois d'avril en suivant plus ou moins la trace de montée avant de terminer la journée par le traditionnel breuvage au troquet du coin.

Marcel

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2020-02-06 Une première à ski au Hundsrügg

Ce matin nous partons pour une randonnée à ski, organisée par Serge dans le cadre du groupe Seniors. Rendez-vous à 7 h au local pour un groupe de 9 personnes, 8 mecs et une femme !!!

Arrivés sous un beau soleil, nous commençons l'ascension en passant sur un petit pont. Pas beaucoup de neige au départ mais à mesure que nous montons la neige devient plus abondante. Belle ascension, nous nous sommes arrêtés à la croix à 1926 m avec un beau panorama sur la chaine des Gastlosen et les Alpes Bernoises.

Nous décidons de dépeauter et de nous offrir une belle descente sur l'autre versant où une excellente poudreuse nous attend. Merveilleuse descente de 400 mètres de dénivelé pour arriver à un petit chalet où nous décidons de casser la croûte. Après 1 heure de pause bien méritée, nous rechaussons les skis pour remonter à la croix et entreprendre la deuxième descente.

Belle poudre en quantité suffisante, mais sur la fin nous devons slalomer avec vigilance entre des touffes d'herbe éparses puis déchausser sur une cinquantaine de mètres pour franchir un chemin caillouteux en sous bois. Nous terminons les 100 derniers mètres sur les skis pour rejoindre les voitures suivi d'un arrêt à l'Hôtel de la Cascade de Jaun pour boire la traditionnelle bière réconfortante et bien méritée !!!

Très belle journée et un grand merci à Serge pour cette première sortie à ski au sein du groupe Seniors. Merci aussi à Christian, Marcel, Pascal, Jean-Claude, Thierry, Michel et au second Serge, mes compagnons d'un jour !!!

Marie-Thérèse

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2020-01-23 Tentative avortée au Tarent

Toujours pas suffisamment de neige dans le Jura alors direction le Pays d'en Haut pour ce groupe de 10 seniors mâles – pas de Mais Pas Que !!! aujourd'hui ni de charmantes dames –, en vue d'accéder au sommet du Tarent, culminant à 2547 m au-dessus de L'Etivaz. Du point 1180 où nous avons trouvé une place pour garer nos deux voitures – en Suisse nous devrions dire « parquer nos deux voitures » – nous démarrons notre progression en suivant le torrent L'eau Froide pour atteindre, après quelques hectomètres en légère pente, une prise d'eau caractéristique du lieu.

A partir de là il nous faut mettre les cales et commencer une longue ascension avec une interminable série de conversions : la première partie sous Le Fodéra nous permet de rejoindre un groupe du CAS de Fribourg empêtré dans des vernes puis, après une pause à la hauteur de la métairie précédemment citée, nous devons à nouveau louvoyer entre des buissons, sur une croupe où les conversions se font plus nombreuses et plus serrées pour finalement arriver sur un replat vers 1850 m.

Une pause puis quelques instants de répit en légère ascendance et c'est reparti pour une succession de conversions afin de remonter la combe Nord du Tarent. Notre doyen du jour, une huitième dizaine déjà bien entamée, commence à donner quelques signes de fatigue ralentissant le rythme de la progression, et malgré nos encouragements il finit par dire « Stop les gars, moi je n'en peux plus ». Nous sommes à 2300 m au pied de L'Aiguille, il est déjà 12h45, il reste 250 mètres à faire et pas des plus faciles avec le couloir terminal à 35° donc décision est prise de renoncer au sommet.

Cette fois-ci nous prenons le temps de manger notre casse-croûte – les 2 dernières sorties nous l'avions transporté toute la course, descente comprise, pour ne nous en délester qu'au retour à la voiture – avant de nous préparer pour la descente. Un premier tiers dans une neige un peu traitre, tantôt soufflée, tantôt gelée puis une deuxième partie dans une poudreuse agréable à skier malgré les nombreuses traces des jours précédents. Il est 15h30 lorsque nous arrivons aux voitures et à l'unanimité, direction l'Hôtel du Chamois pour la traditionnelle petite mousse revitalisante et le sympathique sourire de la patronne.

Serge

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2020-01-16 Un jeudi pas comme les autres

Jeudi 16 janvier, Serge a mis une sortie au programme avec le groupe « Seniors mais pas que… » en compagnie du Club Alpin de Besançon. Je prends un jour de congé et me joins à eux pour aller en direction du Val Ferret, départ Branche d'en Bas, pour faire l'ascension de la Tour de Bavon ou du Bec Rond selon les conditions d'enneigement.

Nous nous retrouvons au départ de la course à 1331 m et nous sommes 18 : 10 cafistes de Besançon et 8 de Morteau. Les présentations étant faites, les 3 groupes formés, le début de l'ascension débute sous un grand ciel bleu avec une température tout juste au dessous de 0. Une ascension assez raide dans d'une neige dure toute trafolée nous amène jusqu'à l'altitude de 2000 m.

Il est déjà assez tard, 12h45, nous devrions passer le point sensible de la course. Après réflexion, discussion et prise de décision, nous choisissons de faire juste quelques mètres de dénivelé en plus au milieu des mélèzes pour trouver un endroit bien ensoleillé et manger un petit morceau avant de redescendre dans de belles pentes. Tout ce qu'il faut pour se faire plaisir en descente, même si la neige n'est pas très facile à skier, ça chauffe pas mal les cuisses pour ceux qui manquent un peu de condition physique.

Arrivés aux véhicules vers 15h15, toujours sous un soleil radieux, nous partons boire un verre tous ensemble. Ce fut un bel échange avec les Bisontins, les 3 groupes étant composés des personnes des deux clubs, nous avons pu faire de nouvelles connaissances.

Merci à Serge et Florence pour l'organisation ainsi qu'à tous les randonneurs pour cet agréable moment passé en votre compagnie.

François

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2020-01-13 Le Bodezehore : au Diemtigtal, il y a toujours un sommet à découvrir

Ce lundi matin, 9 personnes s'étaient donné rendez-vous pour partir avec Serge et les "Seniors mais pas que..." en direction de Fildrich pour l'ascension du Drümännler. La montée débute dans des conditions optimales, par une température fraîche mais agréable, dans un petit vallon pour se mettre en jambes. Puis, la pente s'accentue et nous mettons les couteaux sur une neige bien dure.

Pendant l'ascension, les peaux de Jean-Claude ayant décidé de ne plus coller, il nous laisse en pensant redescendre tranquillement. De notre coté, nous arrivons vers le col et décidons de changer d'objectif pour profiter d'une face bien enneigée sous le Bodezehore à 2353 m. Au sommet, la vue sur cette partie des Alpes Bernoises nous éblouit et Serge nous fait un petite révision des noms des pics alentour, avant de féliciter chacun comme il se doit.

Pour la descente, un petit couloir fait de l'œil aux plus aguerris pendant que le reste de la troupe profite d'une neige plutôt agréable. Nous étions presque en bas lorsque nous croisons la route d'une âme en perdition, ses skis sous le bras... les fixations du pauvre Jean Claude n'ont pas voulu rechausser pour la descente... il y a des jours où ça ne veut pas !!!

Nous retiendrons aussi de cette journée la météo magnifique, l'ambiance toujours agréable et le petit verre de bière à l'arrivée.

Encore un grand merci à toi, Serge.

Nathalie

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2020-01-06 La Cape au Moine, première sortie de 2020

Le rendez-vous est fixé à 7h00 au local pour cette première randonnée de l'année 2020. Après avoir échangé nos bons vœux pour cette nouvelle année que nous espérons enneigée et riche en sorties, nous prenons la route en direction de L'Etivaz.

A gauche, juste après l'Hôtel du Chamois, nous remontons le vallon de la Torneresse pour nous garer à 1300 m, peu avant Les Vuittes. Après un rapide contrôle des DVA, nous empruntons un chemin longeant le torrent où notre chef de groupe, Serge, a décidé de tester notre agilité, devant enjamber plusieurs petits ruisseaux.

Nous sortons de la forêt à Paquier-Mottier puis nous entamons une petite montée entre les sapins et devons déchausser sur quelques mètres, la neige faisant défaut entre les racines. Arrivés au soleil à 1528 m, juste dessous le chalet de la Molaire, nous apercevons la Cape au Moine, le sommet, culminant à 2352 m, que nous nous sommes fixé ce jour.

Marie-Odile nous fera une petite frayeur juste avant le Pas de Sazième lorsqu'elle tombe et déchausse, heureusement sans gravité. Puis arrivés vers 2000 m, aux environs du Gour, Maurice décide de nous attendre sagement au soleil dans un endroit sûr. Il est 12h30 et nous continuons l'ascension en prenant la précaution de mettre les couteaux en bas de la pente finale annoncée à 35°. Nous enchainons une vingtaine de belles conversions avant d'atteindre le sommet à 13h45.

Il y a peu de place pour dépeauter alors nous le faisons à tour de rôle puis nous entamons la descente, Serge photographie nos premiers virages et puis hop nous fonçons dans la pente. La neige est bonne, Gégène s'emballe et prend une belle bûche sans gravité, suivi de Pierrot qui a envie de l'imiter !

Nous rejoignons Maurice pour continuer la descente... c'est du plaisir à skier jusqu'au chalet de la Molaire et puis là, nous devons à nouveau déchausser pour traverser le bois. Seuls Pierre, Michel et Daniel trouvent un passage 50 m en dessous de nous sans avoir à quitter leurs skis mais doivent pousser sur leurs bâtons pour nous rejoindre dans la combe, à Paquier-Mottier. De là, quelque 600 mètres en pas de patineur permettent de rejoindre le haut du paturage pour ensuite nous laisser glisser jusqu'aux voitures.

Comme dit Marie Odile : notre aventure aura duré 6 heures sans prendre le temps de casse-croûter. Chose que certains font à l'Hôtel du Chamois en sirotant la traditionnelle bière ou le vin chaud réconfortant de fin de journée, collation bien méritée !

Merci à Serge, Gégène, Michel, Pierre, Marie-Odile, Pierrot, Georges, Dominique, Thierry, Daniel et Maurice pour cette belle journée ensoleillée.

Annick

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2019-12-29 Le Bürgle, dernière sortie de 2019

Pour cette dernière sortie de l'année, nous nous voyons contraints de changer la destination prévue au calendrier du club. La neige faisant défaut à basse altitude, en l'occurrence 900 m à Jaun, il faut opter pour un départ à au moins 1500 m si nous voulons partir skis aux pieds : ce sera sur le parking de la Underi Ganstrischhütte, avec comme objectif le Bürgle, culminant à 2165 m.

Nous sommes 16 participants d'où la nécessité de composer 2 groupes : celui des « forts » encadrés par Alain et Pierre tandis qu'avec Claude nous prenons en charge les « moins forts ». Du parking une montée douce et agréable nous amène vers 1800 m à l'entrée du cirque Gantrischchummli entouré par les sommets du Gantrisch, de la Schibespitz, du Bürgle et de la Chummlispitz. Au fond du cirque, la trace conduisant au Morgetepass, seule difficulté de la journée, est bien visible et les premiers de l'autre groupe ne vont pas tarder à atteindre le col.

L'arrivée au col est délicate, une trace ascendante étroite, avec en dessous une pente abrupte, demande une certaine concentration mais c'est sans encombres que nous basculons en versant sud pour, en prime, bénéficier d'un ensoleillement conséquent. Après quelques minutes de pause, nous reprenons notre progression pour arriver au sommet et rejoindre l'autre groupe déjà prêt pour la descente.

Les peaux ôtées, nous devons pas mal louvoyer pour éviter les zones herbeuses ou verglacées, le vent de ces derniers jours ayant transporté la neige et pelé les crêtes. Le Morgetepass à nouveau atteint, c'est par quelques mètres en dérapage que nous négocions le début de la pente nord pour ensuite, nous lancer dans une bonne neige poudreuse et atteindre la Chummlihütte, endroit idéal pour piqueniquer avant de rejoindre les voitures où nous attendons le premier groupe qui a entrepris de monter à la Schibespitz.

Serge

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2019-12-17 Ouf, enfin de la neige au Pic Chaussy

C'est au Col des Mosses, 1439 m, que nous commençons notre randonnée à ski avec de la neige présente à partir de cette altitude. Après avoir pris un peu de hauteur au dessus de la station, nous rejoignons le lac gelé du Lioson. Le ciel oscille entre le gris et le gris et le relief frisse le jour blanc. Le col atteint nous gravissons les 300 derniers mètres qui nous séparent du sommet et, avec notre arrivée, le ciel retrouve le bleu partiel et éclaire les belles montagnes environnantes, toutes repeintes de blanc.

Nous décidons, sous la conduite de Serge, de redescendre au col puis, par le vallon d'à coté de rejoindre la buvette des Petits Lacs. La pause s'impose et nous dégageons la neige accumulée devant la porte du refuge. Après un solide réconfort, nous rechaussons pour solder cette belle randonnée de début de saison.

Merci à mes camarades de rando, Daniel, Gègène, Serge et Thierry, pour cette belle journée passée en votre compagnie.

Jean-Paul

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2019-12-15 Ma première initiation ski de randonnée

Il est huit heures sur le Val de Morteau. La ville est encore endormie sauf pour Varappe et Montagne où une ribambelle de skieurs se retrouve, prêts à en découdre avec la neige. Réunis au local, nous sommes toutes et tous bien attentifs aux explications de nos initiateurs qui nous présentent le matériel de ski de randonnée, nouveau pour certains et mal maîtrisé pour d'autres.

Neuf heures, c'est le grand départ en direction du Chasseron. Il pluviote mais rien d'inquiétant et pourtant, arrivés en Suisse, ce sont des trombes d'eau qui nous accueillent. Nous faisons moins les malins lorsque, enfin, nous arrivons sur le site à quelques encablures du Col des Etroits, au lieu-dit les Praises.

Ça souffle dans la combe mais peu importe, la neige est là. Nous chaussons les skis et c'est parti ! Après le test des DVA, l'ascension commence par une succession de virages et de conversions. Cela nous réchauffe et nous oublions rapidement le mauvais temps...

Tout à coup, arrivés au Praisot, nous faisons face à notre première descente. A partir de ce moment là, 2 solutions s'offrent à nous : la première, rester debout sur les skis et passer la petite corniche sans frémir puis descendre en 20 secondes et la deuxième, tu loupes la marche et là, tu descends en 2 secondes en version « luge ». Sans risque mais tout de même impressionnant.

Avant de manger aux environs des Auges, nous retravaillons la recherche de victimes d'avalanche. Après quelques explications sur le sondage et le pelletage en V, il nous faut retrouver le plus vite possible le DVA enfoui sous la neige par notre moniteur. Nous comprenons alors toute la difficulté à courir dans la neige avec des chaussures de skis.

Nous repartons ensuite pour une deuxième ascension en direction des Petites Roches où nous apercevons alors les Aiguilles de Baulmes et le Suchet. Arrivés sur la crête, le temps s'est dégagé et nous profitons alors d'un spectacle à couper le souffle. A gauche le lac de Neuchâtel, à droite le lac Léman et en arrière plan, la chaîne des Alpes. Quelle belle récompense.

Il est maintenant temps de rentrer mais un dernier défi nous attend, repasser la fameuse corniche du Praisot. Croyez le ou non, nos skis s'en souviennent encore. Un grand merci à nos trois encadrants qui ont été de bon conseil tout au long de cette première initiation de la saison.

Guillaume

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2019-12-12 Le premier Chasseron de la saison

La saison de ski de randonnée est ouverte !!! Direction le Chasseron pour la 1ère sortie du Groupe Seniors mais pas que… composé pour l'occasion de 7 skieurs, dont notre ainé Maurice, à bientôt 83 ans ! La nuit a été neigeuse, la météo annoncée pour la journée est plutôt clémente, les conditions devraient être bonnes.

Départ du col des Etroits, l'enneigement le permettant, pour Le Cochet. Les sapins sont recouverts de neige, les paysages sont superbes. Au sommet, dépeautage pour la 1ère descente dans une belle poudreuse jusqu'à ce que nous croisions la dameuse. La fin de la descente se fera sur la future piste de ski alpin. Arrivée en bas, aux Replans, le conducteur de la dameuse à une petite remarque à nous faire, nous lui avons « bousillé » son travail en descendant la piste. Qui de l'un ou des autres a « bousillé » la pente ? A chacun son opinion !!!

Nous remontons jusqu'aux Avattes où nous pique-niquons confortablement installés à une table. Le temps a du mal à se lever, il ne fait pas chaud, nous ne nous attarderons pas. Après le repas, nous continuons l'ascension jusqu'aux Petites Roches, pour descendre ensuite à la Merlat avant de remonter au Sollier. Nous apercevons, proche de la pierre erratique, un groupe de chamois qui se restaurent paisiblement.

Dernière montée depuis les Auges, pour rejoindre Le Praisot où pour passer la corniche, nous devons faire un peu de gymnastique pour nous faufiler dans un trou creusé. Nous ne ménageons pas Maurice après ces presque 1000 m de dénivelé positif de la journée ! Le soleil nous accompagnera pour la dernière descente au col des Etroits. Encore une belle journée passée en compagnie des seniors de Varappe.

Mélanie

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2019-04-19 Un beau raid en Engadine

Nous sommes partis de bon matin ce dimanche 14 avril 2019 au départ du Cotard des Sarrazins, là où habitent Philippe et Mirian, un couple d'ascètes vivant de plantes sauvages et de divers animaux. De chez eux nous voyons très bien le Piz Morteratsch culminant à 3751 m d'altitude, lieu d'où nous partirons juste après midi depuis la gare éponyme. Alain nous rejoint, il ne connaît pas les supermarchés car il est en autarcie complète à Charmoille, Serge « un gourou qui vit la plupart de l'année dans les montagnes » est également du voyage, moi je préfère la plaine avec des monticules au milieu.

Nous traversons la Suisse pour arriver vers St-Moritz dans le canton des Grisons en Haute-Engadine dont une grande partie de la population parle le Romanche. Le contact avec la population de ce coin reculé se passe très bien, nous parlons tous les quatre parfaitement leur langue. La montée au refuge de Boval à 2495 m se fait en grande partie sous la neige puis nous sommes accueillis par le gardien qui parle un peu français. Lundi réveil à 6h00, un bon petit déjeuner au lit servi par le gardien et en route pour la chamanna Tschierva. C'est alors la grosse surprise car nous nous apercevons qu'il n'y a plus de glaciers : ceux de Morteratsch, de Pers et de Tschierva ont complètement disparus. Nous sommes désespérés il ne nous reste plus qu'à monter à pied et redescendre avec des skis à roulettes.

« Dring dring », c'est le réveil de Serge qui sonne, c'était un cauchemar. Sauf le petit déjeuner mais oui, pour les glaciers c'est le scénario prévu vers 2100 : 90 % de leur masse auront disparu d'ici là. Départ à 7h00, nos sacs sont lourds car la chamanna Tschierva n'étant pas gardée nous devons transporter quelques victuailles. Malheureusement arrivés au pied de la Fuorcla Misaun, le col qui doit nous permettre de rejoindre le Piz Tschierva, nous nous rendons compte que le passage n'est pas possible aujourd'hui : il y a trop de neige et les plaques qui se détachent facilement de cette pente à 45 degrés risquent de nous entrainer en bas de barres rocheuses. Nous décidons de rebrousser chemin et de nous diriger vers le sommet plus engageant du Piz Misaun à 3249 m puis de revenir au refuge Boval bénéficiant d'une descente dans une excellente neige poudreuse.

Le lendemain nous essayons une nouvelle traversée par un autre itinéraire en contournant par le nord le Piz Misaun mais nous voyons au loin des skieurs peinant à trouver le passage. Nous décidons alors de revenir sur nos pas et de reprendre la trace que nous avions faite le jour avant pour tenter à nouveau ce col qui cette fois nous ouvre les bras : trois personnes devant nous ont réussi à le passer à skis. Nous faisons très attention, la pente est raide et les barres rocheuses qui sont juste en dessous peuvent nous être fatales. La descente sur l'autre versant du col n'est pas évidente nous obligeant à mettre crampons et skis sur le sac pour atteindre le glacier de Misaun puis à nouveau skis aux pieds nous allons remonter vers la Fuorcla Tschierva et de là nous rendre par un bref aller-retour allégés de nos sacs au sommet du Piz Tschierva à 3546 m. Une longue descente tout d'abord en neige poudreuse puis en neige de printemps va nous conduire à la cabane Tschierva dont seul le local d'hiver est accessible. Philippe allume le feu dans la cuisinière nous permettant de faire fondre de la neige et de cuire quelques pâtes. Les 8 places sont pour nous et on partage les bonnes denrées que chacun a portées sans oublier de terminer le repas par une rasade de cette « eau des glaciers » que j'ai dissimulée dans mon sac : c'est une ambiance de chalet, seuls dans cette grande montagne.

Le soleil à l'aube est toujours présent ce mercredi matin mais avant de rejoindre la chamanna Coaz, nous repérons une belle pente orientée au nord qui mène au Piz Aguagliouls. La pente bien prononcée est vierge et la trace dans cette neige profonde et poudreuse n'est pas facile mais quel bonheur après cet effort d'enchainer ces belles courbes dans une descente qui nous mène au départ du vallon que nous devrons remonter pour arriver à la prochaine cabane. Après nous être restaurés car le chemin est long et qu'il commence à faire chaud nous allons longer le lac de Vadret avant l'ultime ascension de la journée. L'arrivée à la cabane est impressionnante et il ne vaut mieux pas quitter la trace vu le précipice. Il fait toujours aussi chaud et « das große Bier » est indispensable, la deuxième tournée ne se refuse pas un peu plus tard, c'est trop bon !!! Il y a plus de monde dans ce refuge que la nuit dernière, ben ouais nous étions absolument seuls. Didier, qui est venu avec un groupe de cafistes pyrénéens, a la gentillesse de nous occuper une bonne partie de l'après-midi avant de bénéficier d'un repas bien copieux.

Pour rattraper le retard pris lors de la deuxième journée et terminer notre boucle nous allons annuler la deuxième nuit réservée dans ce refuge de sorte à rejoindre la cabane Marco e Rosa située en Italie à 3609 m au pied du Piz Bernina en gravissant au passage le sommet du Piz Sella à 3506 m qui nous gratifie encore d'une excellente descente en neige poudreuse. L'accès à Marco e Rosa s'effectue par un couloir de 500 m de dénivelé : nous gardons les skis aux pieds pour la première partie puis la pente se redressant nous devons les quitter pour emprunter l'arête rocheuse. L'exercice est périlleux, nous nous encordons tandis que Serge se vache à une échelle, la chute n'étant pas permise il y a un toboggan de 350 m en dessous de nous. Chausser les crampons et mettre les skis sur le sac tous les quatre serrés contre la paroi demandent une extrême vigilance pour ensuite escalader 250 mètres de rocher et de neige glacée de plus dans le brouillard qui fait son apparition. Pour la sécurité une longue chaîne se perd dans les nuages jusqu'au refuge : la lente montée se déroule bien, on assure mais Philippe se fait une frayeur, l'un de ses crampons se détache et il le récupère du bout des doigts. Quatre Suisses sont déjà au refuge, nous y serons seulement huit pour l'ouverture de la saison, les gardiens étant arrivés par voie aérienne la veille. Les bières sont les bienvenues et la décoration du refuge est très surprenante : des photos de Vénus grimpant des parois sont affichées dans tous les coins, un poster très sexy sur la porte de la salle à manger et un calendrier derrière lui aussi très hot, pourtant il ne fait pas très chaud.

Le gardien nous a promis du beau temps pour notre dernière journée : nous nous réveillons à 6h30 mais le brouillard a du mal à se lever pour finalement commencer à se dissiper vers 8h30. La descente est magnifique, nous apercevons sur notre gauche le sommet du Piz Bernina, le 4000 le plus oriental des Alpes. La neige est bonne, quelques zigzags au pied de la Bellavista et tout à coup au bout du Vadret de Morteratsch les crevasses nous obligent à interrompre notre progression. Nous sommes descendus trop bas et devons remonter pour retrouver la bifurcation un peu plus haut à droite au milieu du chaos du glacier. C'est en admirant une dernière fois le Piz Palü, le Piz Roseg et tous les autres sommets du coin que nous terminons cette magnifique semaine.

Michel

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2019-04-09 Col Champion et Col des Martinets

Mardi s'annonce une belle journée, Serge nous a préparé une sortie au Col Champion avec 1600 mètres de dénivelé positif, c'est pas mal ! Nous sommes 9 : Florence, Jean-Marie, Alain, Pierre, Daniel, Freddy, Serge, Thierry, Michel, covoiturage orchestré par Serge nous nous retrouvons au départ des Plans sur Bex à 1100 m.

Bonne surprise nous marchons seulement 150 mètres avant de chausser les skis pour une montée en forêt puis les arbres s'éclaircissent pour nous amener sur le plat du Vallon de Nant. L'approche est longue, le soleil nous réchauffe et après une pause bienvenue au point 1664 nous commençons la montée proprement dite.

Quelques-uns, prévoyants, avaient imperméabilisé leurs peaux mais la majorité d'entre nous a dû faire face au « bottage » ce qui a couté pas mal d'énergie si bien que Michel s'est arrêté au 2ème plateau avec Thierry pour lui tenir compagnie. Freddy et Jean-Marie partent devant en direction du Col Champion, les cinq autres montent sous un chaud soleil en direction du Col des Martinets, 100 mètres plus bas. Mais arrivés presque au col un épais nuage va nous le cacher si bien que le casse-croute en est écourté.

La descente s'annonce dans une neige croutée, mais Serge en fin connaisseur nous emmène vers une belle poudreuse et nous sommes rejoints au 2ème plateau par Freddy et Jean-Marie qui redescendent du Col Champion. Au bas du 2ème plateau nous retrouvons Michel et Thierry et nous continuons la descente dans une bonne neige. Après une petite halte à la bergerie de Nant nous serpentons parmi les mélèzes puis à travers la forêt pour retrouver les Plans sur Bex.

Daniel

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2019-04-05 La Tête à Josué

6h45 direction L'Etivaz pour décrocher la Tête à Josué !

Après 24 heures de neige et une journée ensoleillée annoncée, ce n'est pas les 2 heures 30 de route qui vont nous arrêter. Nous laissons la voiture à 1177 m d'altitude, près de La Torneresse et le départ se fait à 9h45. Les arbres sont chargés de neige et il n'y a pas un nuage, nous pensons à ceux qui bossent ! La progression est régulière sur les 500 premiers mètres de dénivelé jusqu'au Croset. Il est 13h lorsque notre équipe bisontino-mortuacienne arrive au sommet à 2131 m : pile à l'heure pour déjeuner !

Il fait bien chaud et la neige s'est un peu alourdie pour la descente, cela annonce quelques chutes ! Nous suivons nos traces de montée pour retrouver la voiture à 14h45. Retour à Morteau à 17h30, sourire aux lèvres, coups de soleil sur le nez.

Julie

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2019-03-31 Le Métailler

Notre groupe se compose de 3 filles et de 3 garcons : Florie, Marina, Christelle, Raphaël, Serge et Pierre. Nous débutons la randonnée à 9 heures au départ de Siviez par un grand soleil et un thermomètre en dessous de zéro, nos extrémités ressentent le froid.

La montée s'effectue par la voie normale en direction du Sud en empruntant le chemin de la forêt jusqu'au chalet de Chervé, pour ensuite s'engager dans l'étroit et raide vallon de la Crouye Grantze, que nous remontons entièrement jusqu'à l'avant sommet du Métailler au point 3088 m.

Crampons aux pieds nous montons aisément dans des petits blocs de rocher jusqu'à l'arête Nord où un bon pied montagnard et une corde sont recommandés : en effet il y a un peu de vide. Nous suivons l'arête jusqu'à l'altitude 3180 m dans une bonne neige déjà transformée. De là s'offre à nous une vue magnifique et une plate forme pour une pause photo. Il est 13 heures nous achevons notre ascension, nous atteindrons les 6 le sommet. Le panorama est splendide à 360°, nous apercevons les Combins, le Mont Fort, la Rosablanche, le Cervin, le Mont Blanc et tant d'autres... au loin quelques chamois gambadent dans la neige.

La descente s'effectue par le même itinéraire dans une neige de rêve très facile à skier, pause pique-nique au dessus du barrage de Cleuson. A 15 heures 30 nous regagnons les voitures où deux bonnes bouteilles de bière bien fraiches nous attendent délicatement cachées dans la neige par Raphaël. C'est ainsi que s'achève notre randonnée autour d'un verre de l'amitié bien chaleureux et de délicieux gâteaux, tous ragaillardis par ces bons moments passés ensemble au cœur de ces belles montagnes.

Christelle

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2019-03-28 Le Col de la Beudanne

C'est parti pour le col de la Beudanne, 2456 m, inconnu du géoportail Suisse, mais présent sur Camptocamp, dans le massif du Muveran au dessus des Plans sur Bex. Départ skis aux pieds à 1100 m, pour monter dans les sapins puis déboucher dans de belles combes balayées par de puissantes coulées printanières.

La montée vers la cabane de Plan-Névé s'effectue notamment par le couloir "Thierry", qu'il a baptisé au moment d'une conversion d'un plat-ventre-pédalé-choucroute rattrappé 20 m plus bas. Serge a failli faire la même figure un peu plus haut, en déchaussant une fix, dans ce couloir pentu et glacé sous une mince couche de poudre.

Casse-croûte à Plan Névé à 2200 m puis ascension du col au soleil, d'où la descente s'annonce fabuleuse. Fond dur et poudreuse plus ou moins répartie nous ont accompagnés dans cette longue descente jusqu'aux Plans. Magnifiques conditions, magnifiques paysages, bonne partie de rigolade. Merci.

Vincent

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2019-03-23 Un raid bien étoilé

C'est à Bayasse, un bout du monde au milieu du col de la Cayolle, dans le parc du Mercantour, que Serge et Pierre nous avaient concocté le traditionnel raid en étoile de mars, par une belle semaine de pleine lune. Nous étions 28 participants, un record !, de 35 à 83 ans, tous des adeptes de la blanche sous spatule. La participation féminine était de 17 % mais ressentie... beaucoup plus ! Le manque léger de neige a été largement compensé par un risque d'avalanches très faible et un soleil généreux comme souvent dans les Alpes du sud.

Ce groupe un peu disparate était constitué de rêveurs contemplatifs, de fonceurs sportifs, voire compétitifs. Des blagueurs chanteurs et pour les veillées contes et légendes de Varappe... de grands bavards ! Ces anciens, dont je fais partie, radotent un peu : ils ont connu l'âge de glace, ces neiges que l'on disait éternelles, Pompidou, De Gaulle, skis longs et sacs de plomb ! Heureusement que de nouvelles recrues sont venues réactivées l'équipe. Ambiance garantie avec cette bande de joyeuses luronnes et de leurs compères qui ont enflammé nos soirées et la neige sous leurs skis !... Faut dire que ces élixirs dans le sac de plage qui circulait sous la table favorisaient bien les contacts intergénérationnels !!!

Autour de notre confortable refuge étoilé nous avons rayonné skis peautés dans ces montagnes sauvages, de cols en sommets. Pour n'en citer que quelques uns : le Mont Pelat 3050 m, le Restefond, les Garrets, le Trou de l'aigle... Des panoramas magnifiques, des rencontres insolites. Puis, après de longues descentes carvées, godillées ou en pédibus... ce plaisir immense de démouler ses pieds cloqués ! Ensuite, c'est en fauteuil, sur la grande terrasse ensoleillée que se retrouvent les groupes pour se désaltérer et échanger leurs aventures ou... mésaventures !

Par exemple : Les vis des « fix » qui se dévissent... L'épaule droite du Raph qui se déboite... La gauche qui se déchausse... Des skis rebelles qui se font la belle, qu'il faut aller rechercher crampons aux pieds... un job sympa pour Matt Sherpa !... Et ce virage à ne pas rater, perché là-haut, sur pente glacée !... Plus méchant, ces pierres torpilles qui nous visent comme des quilles !... Pour certains... découverte des crampons dans des couloirs frissons, qu'il faut grimper jusqu'au ciel, sans oser se retourner !... Sans oublier cette neige pourrie sur un torrent grondant qui vous dit... Je t'attends !... Puis, plus bas, les mélèzes vous tendent les bras et des cailloux vicieux vous pèlent les semelles !!!

Sinon, après sondage, ce fut pour tous un séjour génial riche en émotions et découvertes. Les anniversaires, le haut vallon de Laverq, la pente veloutée des « Roland Brothers », etc... Une parenthèse hors du temps, sans wifi, avec pour tout voisin des troupeaux de bouquetins et des loups plus discrets que cette meute en bonnet descendue du Haut-Doubs.

Freddy

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2019-03-23 Coucou les Z'amis de Varappe

Coucou les Z'amis de Varappe, un p'tit come-back de 10 jours en arrière…

Voici le printemps et nous voilà partis direction les Alpes du Sud, à Barcelonnette, au lieu-dit La Bayasse, situé à 1800 m sur le versant nord du col de la Cayolle, là où le déneigement s'arrête. Les « anciens d'la spatule » sont toujours au rendez-vous, accompagnés cette année d'une « bande de d'jeun's » novices et bien motivés, le tout sympathiquement féminisé !

Si certains font du tourisme motorisé à travers le Haut-Jura avec ses mètres de neige en bord de route puis le tortueux Champsaur, d'autres sont plus directs et se font du souci en approchant du camp de base : certes quelques taches blanches sur les sommets au-dessus de Gap, mais beaucoup de verts pâturages, des rochers bien secs et une température quasi-estivale sur les bords du lac de Serre-Ponçon... nous sommes un peu inquiets et regrettons presque notre Jura natal ! La pittoresque montée dans les gorges du pied de la Cayolle nous rassure enfin… après la glace sur la route, les sommets et versants nord se découvrent et… la neige est bien au rendez-vous qui nous met directement dans l'ambiance. Nous voilà arrivés, puis suit au compte-goutte le joyeux convoi Mortuacien.

Et c'est parti pour une super semaine de folles aventures à ski, de dénivelés, d'ambiance au top, de plein soleil, de bières locales, de goutte mais pas au compte-gouttes, de bons p'tits plats et gros p'tits déj', sans oublier la neige en quantité suffisante, qualité soupe à glace bleue avec un risque avalanche quasi nul. Magnifique endroit sans voitures, sans bruit hors le dortoir des anciens, sans wifi, sans réseau ou presque, enfin juste assez pour Gégène 2.0 qui du même coup fera ses baptêmes de selfies.

Quelques faits marquants, de mémoire non exhaustive, le cerveau pas toujours bien oxygéné là-bas, à cause certainement de l'altitude :

- Les fringales du grand Matt, prêt à bouffer même les emballages.
- Les descentes dans les mélèzes, la trafolle et les rivières… au fait Marie, à La Trace les chaussures sont-elles bien étanches ?
- Les séquences monoski cause fixation-allumettes.
- La séance « Holiday On Ice » tous les matins derrière l'hôtel à l'heure de prendre les skis au local.
- Pour les jeunes, des « premières » en couloir-crampons, qui ont assuré pas vraiment rassurés.
- Les montées en ski de randonnée voire plutôt de fond sur l'interminable mais magnifique route de la Cayolle dans la fraicheur, les couleurs et les odeurs du petit matin.
- Les derby genre Streif de Kitzbühel lors des retours au chalet.
- Les empreintes de loups, de lièvres, de gallinettes cendrées typiques du Mercantour, les bouquetins (pas de cul).
- Le tandem Playmobil Mimi-Raph qui à eux deux ne font qu'un.
- La sublime « Pente aux Roland » bien rayée par nos soins le dernier jour avec au pied une bassine du Gégène comme dernière signature.
- Les as du tarot et du p'tit au bout avec Maurice en boss incontesté.
- Les retours tous bien secs voire cramoisis, avec la mousse qui pétille, réhydrate et ravigote sur la terrasse en plein soleil.
- Pierres qui roulent et n'amassent pas mousse dans le « couloir de la peur » avec dans la foulée, des lunettes qui s'échappent sans qu'on puisse les rattraper et qui attendent toujours le retour de JPG.
- Un improbable gars de la Police avec son antenne TV à 2800 m d'altitude… ah non, pardon, c'était un garde du parc qui capte les gypaètes et ne crachait ni sur le comté-brezi ni sur la topette du Raph.
- Des skis qui s'font la malle dans la pampa et surtout dans la pente, à vitesse grand V.
- Un magique « sac de plage » loin de ses bases et reconverti à la montagne en « sac de gnôles » : merci Michel.
- L'anniversaire de Florie avec en prime le gâteau et le champagne offerts par Magali et Fred, nos sympathiques hôtes.
- Les « Versions » en chanson de JPG et la plus fameuse, version Italienne… « C'est Marie qui me ravi o li… c'est bien connu ! ».
- Les « lacs du Connemara » en version finale avec le Bob en pleine forme qui en perd sa savate…

Bref, on en oublie beaucoup, mais QUE d'excellents souvenirs !!!

Ce qu'on n'oubliera pas, c'est la super organisation de Serge et Pierre, un grand MERCI à eux pour l'endroit idyllique, les randonnées et itinéraires proposés - le Mont Pelat sommet culminant de la chaine d'Allos, Pierre Plate et Pierres Eclatées, Les Garrets, la Tête de Chabrière avec son énorme cirque et son vallon perdu, le Trou de l'Aigle... -, l'idée du mixage des groupes, chacun y trouvant son compte, les débriefings-apéros bien arrosés etc…

Vivement l'année prochaine, j'sais pas vous, mais… NOUS on est déjà inscrits !!!

Fabienne et Raphaël

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2019-03-12 Une accalmie salvatrice pour les Monts Chevreuil

Un court créneau météo dans cette semaine maussade, voici juste ce qu'il fallait pour nous retrouver à 12 valeureux sur les pentes débonnaires des Monts Chevreuil recouvertes d'une couche de neige fraiche. Divisés en 2 groupes conduits par Florence et Alain nous atteignons rapidement le sommet tout en nous accordant quelques instants de repos pour nous désaltérer.

De là une descente en versant sud jusqu'à atteindre un chalet d'alpage, endroit propice pour un pique-nique accompagné de vin du Jura. Restaurés, nous remettons les peaux pour revenir au sommet avant de profiter d'une descente magistrale jusqu'à Les Moulins où nous allons clore cette agréable journée par un pot gracieusement offert par Patrick, nouveau venu parmi les seniors.

Serge

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2019-03-05 Moment d'égarement au Chasseral

Rendez- vous est pris ce mardi matin avec Alain, Freddy, Gégène, Georges, Maurice, les 2 Serge, Thierry et Yves : direction les Savagnières, objectif du jour le Chasseral. Ça souffle « bien frais », mais l'ambiance réchauffe l'atmosphère.

Serge D, qui n'a peur de rien, me confie la direction de la course : montée efficace sur la piste de ski désertée, la station ayant fermée, direction la Cornette.

Première descente agréable sur le Pré aux Auges et de là nous comprenons que l'itinéraire concocté par Serge devra être modifié, faute de neige. Depuis la métairie de Morat nous rejoindrons le sommet du Chasseral, par le Petit Chasseral, faisant l'impasse sur les Limes du Bas et les Limes Derrière.

Le casse-croûte est rapidement expédié, la vue était superbe sur les trois lacs (Neuchâtel, Bienne et Morat) mais « ils » avaient laissé la porte ouverte !!!!

S'ensuit alors une superbe descente, sur une belle « moquette », sous la métairie de Nods. Je tairai la solitude du chef de course qui avait repris alors les opérations, connaissant les lieux comme sa poche : « je les perds ou je ne les perds pas ? » semble se dire Serge… (voir la photo...)

Eh bien non, même pas perdus ! Nous repeautons pour remonter sous le Chasseral, avant de redescendre vers le Pré aux Auges. Dernier peautage (on sort avec Serge, donc on s'y attendait !) avant la descente finale par la piste de ski.

Bilan : 1200 m de D+, 4 peautages, 1 passage-forêt-sanglier, une belle neige pour les descentes.

Bravo à Maurice et Yves, merci à Freddy et à son épouse Georgette qui nous ont accueilli chez eux pour nous réhydrater.

Et merci à tous pour votre bonne humeur ! Les sorties du mardi de Varappe, y a pas à dire, on y prend goût !

Florence, la bisontine

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2019-02-26 Un plan B au Rauflihorn à défaut du Drümännler

Tout d'abord nous avons eu le plaisir d'accueillir Florence, présidente du CAF de Besançon, qui a mené la course en respectant les délais prévus, bravo à elle.

Le but était d'atteindre à 2323 m le sommet du Rauflihorn situé dans les Alpes Bernoises à partir du parking du Grimmialp, 1235 m au fin fond du Diemtigtal. Temps splendide, pas de vent, température très douce même au sommet où nous avons piqueniqué.

Nous étions vigilants quant au risque d'avalanche mais le parcours choisi n'a révélé que des coulées sans gravité et éloignées de notre itinéraire. Certains ont rencontré quelques problèmes de bottage de neige sous les skis lors de la montée mais heureusement Daniel avait son remède : une application de paraffine a permis rapidement aux malchanceux de reprendre l'ascension le pied léger.

L'ambiance au sein du groupe a été excellente comme d'habitude, il faut dire que le paysage grandiose ainsi que le ciel bleu tout au long du parcours favorisaient un sentiment de bonheur partagé. De plus, nous avons été récompensés en arrivant au sommet, celui-ci offrant une vue à 360° permettant d'apercevoir Jungfrau, Mönch, Eiger d'un coté et Crêt de la Neige, point culminant du Jura, de l'autre, pour ne citer qu'eux.

La descente a été splendide surtout dans sa première partie, une combe assez pentue et large avec une neige souple. La suite a été un peu plus « laborieuse » car parcourue dans le chemin de montée assez étroit. Je laisse aux gens plus compétents que moi pour aborder l'aspect technique.

Je voulais terminer pour souligner la compétence extraordinaire de Serge qui connait la Suisse comme sa poche : en effet après trois arrêts infructueux pour trouver de quoi boire une bière, il a tout de même dégoté un café ouvert.

Je suis admiratif devant autant de compétence et de ténacité.

Jean-Claude

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2019-02-05 Le Hundsrügg via Wannehörli et Birehubel

Rendez-vous à 6h15 au local. Nous formons un covoiturage pour sept personnes : Serge, Alain, Benoit, Daniel, Gégène, Thierry et Georges. Direction la Suisse par le Col de la Tourne pour arriver quelques heures plus tard à Hinterer Reichenstein aux environs de Zweisimmen. Serge connait bien l'endroit, nous arrivons sans problème dans un site que je découvre pour la première fois. Maintenant il faut nous garer, nous remontons une petite route et après quelques minutes une place dégagée de sa neige s'offre à nous : pas d'hésitation nous n'irons pas plus loin.

Les choses sérieuses commencent : nous équiper, chaussures, sac à dos, les skis et bien sur les peaux sans oublier le casse-croûte et à boire. Nous sommes à l'ombre où il fait -10°C mais il suffit de lever le regard pour apercevoir le soleil à une centaine de mètres. Nous repérons l'itinéraire, l'endroit est bien dégagé sans être apparemment difficile.

Serge passe devant pour ouvrir la montée vers le Wannehörli culminant à 1942 m : je crois qu'il a des fourmis dans les jambes. Premier arrêt après un dénivelé de 300 mètres où Il faut boire et pour ceux qui ont trop chaud, retirer une couche. Nous repartons d'un bon train sans nous épuiser, il reste encore du chemin et nous atteignons le sommet du Wannehörli. Nous retirons les peaux pour nous offrir une descente par un bois clairsemé. Les premiers prennent déjà du plaisir mais je reste collé au sommet : la neige gelant sous mes semelles, je suis obligé d'ôter mes skis, de les laisser quelques minutes au soleil et ensuite de les paraffiner. Je chausse avec un peu de stress mais tout va bien je peux rejoindre le groupe puis gravir le sommet suivant, le Birehubel à 1939 m.

Nous repartons pour une nouvelle descente dans une poudre de rêve, chacun s'efforçant de réaliser une trace qu'il pourra admirer de l'endroit que nous choisissons pour pique-niquer et prendre quelques photos. Il nous faut reprendre des forces pour remonter et rejoindre le Hundsrügg à 2047 m par une crête, toujours dans un décor sublime. Arrivé au point culminant de notre escapade je suis bluffé par une vue à 360 degrés dans un horizon dégagé tout simplement magnifique. C'est alors que deux locaux nous rejoignent au sommet par le versant opposé à notre arrivée : ils nous saluent et nous rappellent que la montagne peut être dangereuse car le jour précédent, un de leur amis a perdu la vie dans une avalanche dans un couloir à 45° du côté du Moléson.

Nous nous préparons pour une nouvelle descente plus longue dans une neige de bonne qualité : tout le groupe se régale avec un bon niveau de ski en faisant attention de ne pas s'aventurer dans les fortes pentes adjacentes. Serge reprend la carte car le relief devient accidenté : il y a deux solutions, prendre au plus court mais la déclivité du terrain est trop prononcée – ne pas oublier que le risque avalancheux est annoncé marqué – ou remonter un peu pour rejoindre une autre crête. Nous optons pour la deuxième possibilité qui nous offre encore de beaux virages à négocier et une belle chute sans gravité pour Gégène.

Suite à une petite erreur d'itinéraire – comme quoi il faudrait regarder la carte plus souvent – la fin de la descente va s'avérer épique. Nous nous trouvons face à un ravin que nous devons descendre à travers la forêt : il faut s'appliquer, c'est pentu et il y a des branches près du sol. Arrivés au fond où coule un torrent deux possibilités s'offrent à nous : longer le torrent en prenant quelques risques ou remonter presque à la verticale sur l'autre versant. Les conversions appliquées font que nous remontons de cet endroit difficile sans problème pour rejoindre les voitures par une dernière descente toujours dans une bonne neige.

C'est avec beaucoup de satisfaction que cette journée ensoleillée à randonner dans les Alpes Bernoises se termine.

Belle et magnifique aventure.

Georges

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2019-02-03 Un Chasseral bien mouvementé voire "mouve...venté"

Nous sommes 15 à partir du local de Varappe pour cette randonnée organisée par Serge. Le temps est calme chez nous. Arrivés aux Savagnières, nous formons 2 groupes vu le nombre de participants : Serge avec 6 personnes, les 6 autres avec Pierre et Alain.

Nous montons le long des pistes de ski - avant l'ouverture de celles-ci - et les sous-bois. Nous arrivons sur la crête que nous longeons pour arriver au Chalet de la Cornette à 1492 m. Là nous retirons les peaux et nous nous désaltérons, la montée s'est faite à bonne allure, dommage la vue est nulle car le brouillard est dense. Allez, on y va, direction le Pré aux Auges, un vrai bonheur dans 30 cm de poudre, nous ne mettons que quelques minutes pour effectuer cette descente.

Nous remettons les peaux pour remonter au Petit Chasseral, par les sous-bois, c'est super. Les sapins sont crépis du haut en bas, Merci Dame Nature pour de si beaux paysages. A la sortie du bois, changement de décor : vent et brouillard, plus de visibilité.

Nous faisons un regroupement à la Métairie Meuser. Il fait très froid et nous nous habillons plus chaudement. Serge prend la tête des 2 groupes et c'est en file indienne que nous arrivons au relais que nous contournons pour nous abriter des rafales, le temps de retirer nos peaux et de manger quelques vivres de course. Et c'est parti pour la descente, dans le brouillard, en direction de Nods. Serge doit prendre la boussole pour trouver le bon itinéraire. Nous sommes tous un peu crispés, heureusement notre guide sait lui où il va !!!

A l'entrée du bois, tout change, la visibilité redevient bonne et nous pouvons dévaler la piste jusqu'à Nods. Là il y a bien du monde qui profite du téléski ou qui monte en peaux ou à raquettes vers l'hôtel du Chasseral. Pour nous ce sera la pause de midi, à l'abri du vent, à la lisière du bois. Vite fait, bien fait, ce n'est pas la communion, il nous faut remonter les 700 mètres de dénivelé. Dans la forêt pas de problème mais à la sortie, le même scénario que le matin : brouillard et vent. Pierre qui est du premier groupe, nous fait attendre pour un regroupement. Après quelques minutes qui nous paraissent bien longues, arrive Serge avec le reste de la troupe. A la queue leu leu nous arrivons vers l'hôtel, sans le voir !!!

Un peu de mal pour trouver le passage pour redescendre sur la métairie Saint Jean. Serge décide de ne pas nous faire retirer les peaux pour les 100 m de descente. Bien vu car nous n'aurions pas pu faire un seul virage. Nous remontons pour arriver au Chalet de la Cornette. C'est le moment de la photo souvenir avant la dernière descente dans la poudre où tout le monde s'en donne à cœur joie.

Bravo les filles pour votre courage et votre résistance, vu les conditions météo de la journée.

Merci à vous Serge, Pierre et Alain de nous avoir fait vivre une belle journée dans la tempête jurassienne.

Gégène

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2019-01-31 Neige de rêve au Chasseron

Nous aurions dû passer la journée à parcourir les versants du Chasseral mais de tristes circonstances nous obligent à revoir l'organisation de notre randonnée de sorte à être de retour à Morteau pour 13 heures. De ce fait nous avançons notre départ à 7 heures et changeons notre destination en prenant la direction de Noirevaux pour profiter sur les pentes du Chasseron de cette excellente neige qui garnit nos montagnes jurassiennes depuis plusieurs jours.

C'est à tour de rôle que nous allons faire notre trace dans cette neige poudreuse et profonde, trace qui va d'abord nous mener à 1500 m à l'aplomb du sommet des Petites Roches culminant à 1582 m. De là, 250 mètres d'une descente fantastique vont nous ramener à la lisière de la forêt où il nous faut remettre les peaux et reprendre l'itinéraire de la voie normale menant au sommet du Chasseron. Le passage du col d'ordinaire verglacé s'effectue sans trop de problèmes mais Benoît a dû quand même batailler pour effectuer les dernières conversions dans une épaisseur de neige peu commune à cet endroit.

Nous arrivons au sommet vers 11 heures puis prenons la direction des Roches Eboulées où deux sections de neige vierge et poudreuse vont nous combler. Malgré l'envie de remettre les peaux qui nous démange, notre timing serré nous contraint à nous laisser glisser sur le chemin des Dénériaz pour rejoindre vos voitures après quelques ultimes virages habilement négociés dans la forêt dominant Noirevaux.

Dédions cette belle sortie à notre ami Jean-Marie avec qui nous avons eu, l'un ou l'autre, l'occasion de partager nos activités et ayons une pensée affectueuse pour ses proches que nous allons entourer cet après-midi.

Serge

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2019-01-22 Les Arpilles comme première sortie

Ce mardi c'est la sortie hebdomadaire pour quelques membres du Groupe Seniors mais pas Que que j'ai récemment intégré. Départ à 6h45 de Morteau où il fait déjà très froid, quelque -9 °C. Gégène ayant déclaré forfait, nous sommes seulement 5 : Serge, Daniel, Michel, Thierry et moi Benoit. Serge prend sa voiture et c'est parti, direction L'Etivaz dans le canton de Vaud en Suisse.

Arrivés sur place se pose la question de notre but de course : La Para 2539 m, La Cape au Moine 2351 m ou Les Arpilles 2133 m. Après réflexion nous préférons cette dernière qui avec seulement 1000 m de dénivelé devrait suffire à Michel et à moi-même pour notre première sortie de la saison.

La température est encore descendue, -13 °C mais pas un nuage en vue. Le temps de nous refroidir pour mettre les peaux et nous voila partis en suivant la route sur une cinquantaine de mètres. Nous traversons le pont coté 1177 m, faisons le contrôle des DVA et commençons par une pente douce dans un paturage puis une traversée de forêt pour arriver à Pâquier Geneyne.

Nous continuons notre ascension sur un bon rythme et nous avalons les 470 premiers mètres en une cinquantaine de minutes pour nous retrouver à une petite cabane, le Croset 1623 m : une première pause où le soleil commence à pointer le bout de son nez et où nous prenons quelques photos.

C‘est reparti, Michel part devant pour nous donner la cadence. Nous continuons dans un pâturage sous la forêt puis après une belle combe un peu plus technique nous arrivons à la cabane Entre Deux Siex à 1798 m. Après une deuxième petite pause, le temps de sortir les lunettes et de mettre un peu de crème solaire, nous continuons sur la crête pour passer une bosse et avoir notre objectif du jour en vue.

Une trentaine de mètres à redescendre avec les peaux et c'est la pente finale : une centaine de mètres pour arriver au sommet. Il est 12h30 lorsque nous y arrivons, c'est parfait pour un repas frugal sous un beau soleil. Puis vient la descente dans une neige poudreuse sur un petit fond dur et à 14h nous arrivons au parking puis nous terminons cette belle journée à Les moulins autour d'une bière bien méritée.

Merci à notre guide Serge et merci à Daniel, Michel et Thierry pour leur accueil au sein du groupe.

Benoit

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2019-01-17 Un Chasseral quelque peu tourmenté

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La météo n'est pas optimiste, mais on espère toujours que notre Haut-Doubs sera épargné. Ben non !!! Au petit matin 3°C et pluie fine à Pontarlier. En passant chercher Marie-Odile par le Mont de Grand-Combe quelques flocons laissent présager finalement la neige annoncée par Météo France.

Après avoir retrouvé Christelle, Mathilde, un premier Philippe, Georges, Serge à Morteau puis Freddy à Villers le Lac, nous rejoignons Jean Marie, un second Philippe et Alain sur le parking de la Combe Grède à Villeret, point de départ de la randonnée du jour. La pluie fine est toujours là, le petit manque de motivation aussi… le top départ est donné.

Serge nous fait avaler les premiers 350 mètres de dénivelé en ½ heure dans un parcours boisé. Arrivés à la Métairie aux Renards 1100 m, il commence à neiger. Un petit mieux pour le moral. Puis gentiment nous atteignons la Cornette 1492 m où une petite pause s'impose avant une première descente dans une neige excellente en direction du Pré aux Auges.

Avant la pause de midi, Serge nous invite à prendre la direction du sommet. Mais la météo est de plus en plus mauvaise, neige, brouillard et beaucoup de vent. Nous décidons de faire demi-tour sous les pentes sommitales à 1500 m juste dessous la métairie Meuser. Choix judicieux car la neige pour cette deuxième descente est encore un vrai régal.

Repos bien mérité pour le petit casse-croute aux Près aux Auges autour d'un arbre majestueux. Marie Odile y a trouvé refuge en son creux. Il n'y avait qu'une seule place, alors « Honneur aux Dames ».

La pause terminée nous remontons une combe plein Est sur 300 mètres et nous obliquons plein Nord dans une pente soutenue qui se termine par de belles conversions. Arrivés à 1471 m sur la crête du Houbel, nous entamons une dernière descente entre sapins et prairies dans une neige acceptable pour les conditions du jour.

Félicitations à Mathilde pour ses progrès très rapides lors de sa deuxième sortie et bonne saison à tous.

Thierry

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2019-01-10 Ski de randonnée au Chasseron

Ça y est ! La neige tant attendue est enfin là ! Une trentaine de centimètres sur les hauteurs du Val de Morteau permet à notre guide du jour (Et de bien d'autres) de substituer par une randonnée au Chasseron celle initialement prévue dans les Alpes. Nous allons même pouvoir chausser les skis depuis Buttes, ce qui est peu fréquent, et nous promet de beaux dénivelés. C'est ma première sortie de l'année et je me demande si je vais tenir le coup.

Nous montons d'abord par la piste de descente puis rapidement nous empruntons un itinéraire balisé pour raquettes. Le rythme est soutenu car nous devons retrouver Florence, présidente du CAF de Besançon aux alentours de la Dénériaz-Dessus. Il n'a pas fallu plus d'une heure pour avaler les 500 premiers mètres puis nous atteignons le col du Crêt de la Neige. Nous dépeautons pour une première série de zig zag dans la poudreuse et nous arrivons pile poil au rendez-vous. Nous poursuivons la descente par le chemin jusqu'à la Dénériaz-Dessous. Nous repeautons direction le chalet du Sollier puis enchaînons par une descente vers les Auges. Par chance la porte de cette étable n'est pas fermée et nous sommes ravis de pouvoir nous y engouffrer pour casser la croûte car il fait plutôt froid et brumeux dehors. Un beau tracteur « Bucher » trône dans la grange et nous avons une pensée pour Pierrot, grand amateur de ces vieilles mécaniques qui n'a pas pu venir aujourd'hui, mais Marie-Odile le lui montrera en photo.

Nous partageons le repas avec Florence qui a oublié le sien, ce qui donne l'occasion de confronter les points de vue sur le temps idéal pour la cuisson des œufs, toujours est-il qu'elle trouve celui que je lui ai offert excellent !

Puis il nous faut rechausser car Serge a l'air de nous avoir concocté un parcours ambitieux. Après montées et descentes, nous rejoignons la crête et je commence à fatiguer. Un épais brouillard nous accompagne jusqu'au sommet. Après un nième dépeautage nous poursuivons en direction des Roches Eboulées. Les cuisses me brûlent et je me remonte le moral en pensant que le col qui va nous permettre de rebasculer sur Buttes n'est plus très loin. Eh bien pas du tout ! Le groupe plonge en direction du vallon de la Dénériaz, histoire de raccompagner Florence un bout de chemin. Les adducteurs me font horriblement mal, comme si on m'avait fait des nœuds dans les muscles. Gégène est également victime de crampes sévères. Nous décidons tous les deux de ne pas suivre le groupe et de commencer à remonter en direction du sommet des téléskis. Nous avançons si lentement nos compagnons finissent par nous rejoindre quand nous quittons les peaux pour une dernière descente. Elle sera pour moi très longue et douloureuse et c'est avec un vrai soulagement que nous arrivons enfin aux voitures à la nuit tombante.

Avons-nous gravi les 1400 mètres prévus ? Bien mieux ! Les compteurs affichent environ 1650 mètres de dénivelé positif. Quelle aventure ! Et malgré la difficulté pour certains et le temps mitigé nous avons passé une belle journée au milieu des sapins lourdement chargés de neige et des combes sauvages du Chasseron.

Michel

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2019-01-03 Et le vent chantait au Chantonnet

Comme la semaine précédente, la neige faisant toujours défaut à basse altitude, il nous faut trouver une course avec un départ suffisamment haut pour pouvoir chausser les skis en arrivant. A La Fouly, petite station nichée au bout du Val Ferret à environ 1600 m nous sommes toujours à peu près sûrs que ce soit le cas.

Nous sommes 14 avec pour objectif le Chantonnet, sommet relativement bien accessible dans le prolongement de l'arête NO de la Tête de Ferret. Nous allons nous séparer en 2 groupes homogènes, le premier conduit par Pierre et Alain devrait tenter, si les conditions le permettent, la Tête de Ferret culminant à 2713 m tandis que le second se « contenter » comme prévu du Chantonnet à 2575 m.

Il fait très froid au départ lorsque nous nous préparons, environ -12 °C mais heureusement pas de vent et vu les fumerolles blanches sur les sommets alentour ce ne doit pas être le cas en altitude. Nous attaquons notre course par le versant E du Crêtet de la Gouille ce qui nous permet très vite de retrouver le soleil et de pouvoir commencer à nous réchauffer. Nous avançons d'un bon rythme et atteignons rapidement le collet entre le Crêtet de la Gouille et le Crêtet de la Perche, point de passage obligé pour les 2 groupes permettant de rejoindre la Combe des Fonds.

Après un courte pause réparatrice nous atteignons le fond de la combe d'ou nous pouvons apercevoir notre sommet à gauche du Petit Col Ferret. Par une courte pente un peu raide rive droite de la combe nous atteignons le replat des Planfins de la Léchère avec à main gauche la face N de la Tête de Ferret que le premier groupe est en train de gravir. Quelques montagnes russes nous amènent au pied de l'ultime pente menant au sommet du Chantonnet où nous sommes accueillis par des rafales de vent glaciales.

Tant bien que mal nous allons ôter nos peaux et nous préparer pour la descente afin de rapidement nous remettre à l'abri du vent. Sur le replat où nous étions auparavant, nous allons attendre les participants du premier groupe qui sont en train de descendre de la Tête de Ferret : à les entendre les conditions au sommet étaient dantesques mais ce sont toujours de bonnes expériences qui permettent de nous rendre compte que nous sommes petits face aux éléments déchainés.

Par une neige dure mais facile à skier nous continuons ensemble notre descente jusqu'au chalet de la Léchère-Dessus où nous prenons une petite demi-heure pour pique-niquer avant de rejoindre nos voitures par un dernier schuss. Puis nous terminons cette agréable sortie avec un arrêt obligatoire dans une auberge du Val Ferret où, qui une bière, qui un chocolat chaud, pour accompagner le pain d'épices de Catherine.

Serge

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2018-12-27 Remise en jambes au Col du Tarent

La course de ce jour était prévue au Hochmatt avec un départ vers 1000 m mais vu le manque de neige à cette altitude il faut se rabattre vers une autre destination : le Col des Mosses situé à presque 1500 mètres fait souvent office de repli lorsque l'enneigement fait défaut plus bas et offre plusieurs possibilités de courses faciles notamment le Col du Tarent par l'itinéraire de Pra Cornet.

Scindés en 2 groupes de 6 et 7 personnes nous progressons pendant environ 1 km sur une section plus ou moins plane avant de commencer à gravir une pente dans la forêt en suivant un sentier peu enneigé. C'est là que Michel s'aperçoit que sa talonnière lui joue des tours : un coup d'œil suffit pour se rendre compte que les deux vis de réglage de la longueur ont disparu, la rendant de ce fait inutilisable. On pense à utiliser une des 2 vis de l'autre talonnière mais pas de chance c'est un modèle Torx et personne a le bon outil pour la dévisser. Michel n'a pas d'autre choix que d'abandonner et de rejoindre les voitures en suivant la route déneigée.

Sortis de la forêt nous débouchons sur le plateau de Pra Cornet où de nombreux skieurs de fond s'entrainent puis nous attaquons une première pente qui nécessite quelques conversions qui vont faire pester Gégène : l'une de ses peaux s'est décollée et ne veut plus tenir sur le ski. Après un nouvel arrêt pour entourer de quelques bandes de toile adhésive la peau récalcitrante nous reprenons notre progression pour arriver en haut de cette difficulté où nous attendent nos compagnons.

De là nous pouvons enfin apercevoir au bout de la combe le col qu'il faudra atteindre par une longue pente assez raide. Une petite descente nous amène au fond de la combe puis c'est avec un enchainement de conversions que nous nous rapprochons du couloir terminal : pas possible de continuer à ski pour les 50 derniers mètres, c'est donc à pied que nous arrivons au col où une vue remarque sur les Diablerets nous attend.

Hormis le couloir terminal où il faut déraper la descente s'avère bien agréable sur une couche de neige poudreuse posée sur un fond dur. Dès que nous arrivons à un endroit ensoleillé, ayant été quasiment à l'ombre depuis le départ, nous profitons d'une pause bien méritée pour avaler nos casse-croûtes avant de terminer la descente pour rejoindre Michel qui a tué le temps entre petite promenade et sieste dans une voiture.

Serge

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2018-12-18 Une première expérience au Chasseron

Une équipe de 9 personnes constituée de Serge, Mélanie, Marie-Anne, Gégène, Jean-Paul, Georges, Daniel, Denis et moi Mathilde, une petite nouvelle dans le groupe pour une découverte du ski de randonnée. Nous voilà tous réunis sur le parking derrière le local à Morteau et pour ma part, à l'occasion de cette première sortie, nous faisons les présentations mais très vite je sens que nous allons passer une agréable journée.

Nous partons à deux voitures et rejoignons Thierry à 9 heures sur le parking du col des Etroits. Tout le monde commence à s'équiper et c'est Gégène qui m'explique le fonctionnement du matériel de ski de randonnée : collage des peaux et utilisation des fixations.

Une fois chaussés nous débutons notre promenade sur un chemin enneigé et c'est parti pour les premières sensations ! Le groupe est motivé : une bonne allure de marche, une première montée dans la bonne humeur pendant laquelle Serge en profite pour nous montrer la technique des conversions. Chute évitée de justesse mais avec Marie-Anne nous nous entrainons à chaque virage.

La météo est au rendez-vous, un ciel dégagé, un soleil magnifique ce qui nous permet d'apprécier une vue sur les différents massifs alpins : la chaine des Aravis à droite, Mont-Blanc et Combins au centre puis l'Oberland à gauche. Les sapins enneigés, la neige qui a durci donne un coté de film fantastique à cette promenade.

Ca y est, nous voilà arrivés au Cochet. Magnifique, une mer de nuages à perte de vue ! Nous sommes sous le charme du paysage ! Après en avoir pris plein les yeux, c'est l'heure pour nous d'enlever les peaux et d'entamer notre première descente sur les pistes en direction des Replans. Une neige qui accroche mais reste agréable. Le reste du groupe dévale la piste avec aisance. Pour ma part petite trouille de reprise des sensations de glisse.

En bas des pistes, on s'hydrate (à l'eau), puis nous repartons pour débuter notre deuxième montée. À mi-chemin, compte tenu de la fatigue de Gégène, nous décidons de faire la pause repas. Nous nous installons à l'abri du vent et trouvons un coin agréable au soleil ! Un moment de partage et surtout une dégustation de chocolats et papillotes gentiment amenés par Marie-Anne, Mélanie et Serge.

Une fois repus, nous remontons sur nos skis et reprenons notre promenade ! Une longue marche dans une montée pentue… les cuisses commencent à légèrement le ressentir. Arrivés aux Petites Roches, un peu plus dans le froid nous enlevons les peaux et redescendons les pistes en direction des Rasses ! Cette fois-ci Thierry me donne quelques conseils pour pouvoir mieux aborder ma descente et le reste du groupe descend avec classe et style ! De nouveau en bas, Gégène et Marie-Anne décident de s'arrêter car ils sont fatigués. Nous comprenons très vite que l'appel du vin chaud a primé !!!

Du coup nous voila plus que 8 pour atteindre le sommet du Chasseron où nous sommes accueillis par des rafales de vent glaciales. Nous apprécions tout de même ce paysage magnifique sur le Chasseral avec le début du coucher de soleil. Au vu du froid nous ne restons pas très longtemps et redescendons jusqu'à un plateau où nous prenons une photo de groupe autour de la "Pierre de la Paix" .

Début des difficultés, c'est la première fois que je vais skier en hors piste! Une neige assez dure, des sapins, des chemins, des virages serrés… bref des conditions qui m'ont légèrement stressée pour ne pas dire beaucoup ! Mais grâce au groupe et aux bons conseils de Thierry et malgré quelques chutes j'arrive à rejoindre le groupe tout en bas. Bien évidement eux sont déjà prêts à entamer notre dernière montée !!!

Il commence à faire nuit… Georges prend du retard car ses peaux ont gelé ! Nous voilà tous dans cette petite montée, un peu raide où l'on rencontre quelques petites difficultés. Nous devons déchausser pour passer la corniche et atteindre le col du Praisot. Entre temps notre ami Georges a décidé de faire du toboggan et se retrouve à glisser sur quelques mètres avec un de ses skis…heureusement plus de peur que de mal, il remonte aussitôt ! Dernière photo de groupe, dans le froid et la pénombre mais toujours avec le sourire nous retrouvons Gégène et Marie-Anne aux voitures !

Une journée bien sportive, 13 km pour 1300 de dénivelé. Serge, Mélanie, Marie-Anne, Gégène, Jean-Paul, Georges, Daniel, Denis, Thierry… Merci pour votre aide et soutien, pour votre bonne humeur, votre folie…Merci d'avoir partagé votre passion avec moi... Grace à vous, le ski de randonnée compte une nouvelle adepte !!!

En résumé, une superbe journée… des paysages à couper le souffle, une météo au rendez-vous, un bon groupe… vivement la prochaine sortie !!!

Mathilde

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2018-05-06 Le Buet pour terminer la saison

Serge et Mimi proposent une sortie au Buet, ce sommet est aussi appelé « le Mont Blanc des Dames » en raison de sa longueur de 8.71 km et de ses 1800 m de dénivelé. Le rendez-vous est fixé à 4 h du matin au local et nous sommes 11 personnes à participer à cette sortie.

Nous organisons 2 voitures ou plutôt une voiture et une camionnette… Serge, Sébastien et Daniel partent de Morteau pour aller chercher Mimi aux Essarts et Michel à Pontarlier puis ensuite prendre la route jusqu'au point de départ de la randonnée fixé à 6h30 à Vallorcine. Jean-Paul nous conduit, Louis, Paul, Raphaël, Fabienne et Annick, la narratrice, depuis Les Gras jusqu'à Vallorcine.

Nous arrivons sur le parking, le temps est frais, le ciel est dégagé mais nous sommes en mai et il n'y a pas eu de regel ce matin. Nous nous équipons, il faut porter les skis sur le sac pour le départ. A 7 heures, top départ, honneur aux dames (Le Mont Blanc des Dames) et nous traversons la route pour aller rejoindre le sentier en direction du hameau « La Poya ».

Nous marchons sur le sentier en direction du torrent que nous longeons rive droite en montant dans la forêt. Il faut être vigilant pour passer au niveau de la passerelle et faire attention de ne pas glisser dans l'eau ! Ce passage quelque peu délicat se déroule bien.

Nous continuons de monter et après 30 minutes de portage nous chaussons les skis. Un peu plus loin à la sortie de la forêt, nous faisons une première halte pour nous désaltérer et enlever une veste car nous avons déjà chaud. Nous sommes encore à l'ombre et nous amorçons un long faux-plat avant d'être au soleil dans le vallon en direction du refuge de la Pierre à Bérard. Ce refuge situé à 1924 m se laisse deviner car il est enfoui sous la neige.

Nous montons à l'ouest du refuge pour atteindre à 2526 m le col de Salenton. De là, nous apercevons le décor dentelé des Aiguilles de Chamonix dominées par le Mont Blanc. Mimi prend le temps de photographier sa fille qu'il devine à ski dans la face nord du Mont Blanc.

Nous continuons notre progression pour aller rejoindre un émetteur que l'on suppose être le sommet. Il nous faut faire encore 2 voire 3 grands lacets, sans difficulté technique, pour atteindre cet émetteur qui en réalité est un émetteur pour les secours en montagne.

Nous sommes sous le soleil et ce magnifique décor nous fait oublier les bobos du moment (les crampes, aïe, aïe, aïe… et le mal de tête). Daniel me tend du chocolat pour combler ce manque de magnésium mais mon rythme lent plait aussi à Daniel et Sébastien.

Nous continuons à monter et Serge laisse passer nos jeunes gazelles : Louis, Paul,… Raphaël, Fabienne, Jean-Paul, Michel qui s'empressent d'aller atteindre le sommet à 3096 m ! Nous serons tous au sommet après 6 heures d'ascension… il est 13 heures. C'est une belle ascension qui se mérite et le sommet est apprécié de tous où nous nous congratulons et trinquons pour Jean-Claude qui appréciait cette course.

Nous faisons notre pause déjeuner et nous admirons ce magnifique paysage, digne d'une carte postale. Une heure plus tard nous amorçons la descente, nous visons l'émetteur puis nous nous orientons à gauche pour suivre nos traces du matin. Il fait chaud et la neige est ramollie… nous le sentons au niveau de nos cuisses qui brûlent.

Nous pouvons tout de même longer le vallon sans pousser puis nous arrivons à une belle cascade qui me tente. J'ai envie de m'offrir une séance ce cryothérapie… On verra à l'arrivée peut-être ? Nous serpentons entre quelques arbres puis nous déchaussons à l'entrée de la gorge pour porter les skis 15 minutes jusqu'à la voiture.

Pour changer de l'accoutumée, le pot d'arrivée offert par Raphaël et Fabienne se fera en plein air sur le parking !

Merci à vous tous pour votre bonne humeur et ce merveilleux moment de partage au cœur des montagnes !

C'est pour moi une belle fin de saison !

Annick

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2018-04-29 Escapade dans la vallée du Rosenlaui

Dimanche 29 avril cinq heures c'est le départ, destination la vallée du Rosenlaui. Cette vallée rejoint celle de l'Aar au niveau de Meiringen. Nous sommes quatre : Manu notre président et pour l'occasion chauffeur, Serge l'organisateur de la sortie, Salim et le rédacteur de cette petite chronique. Aucun d'entre nous ne connait notre lieu de randonnée. Entre Brienz et Meiringen nous pouvons admirer les très belles cascades de Giessbach et de Reichenbach. La route principale quittée, nous attaquons la remontée de la vallée du Rosenlaui en direction de Schwarzwalddalp 1450 m, point de départ pour notre objectif du jour : le Wildgärst 2891m. Le paysage est grandiose, au sud nous sommes dominés par le Wellhorn et le Wetterhorn, au nord-ouest ce sont des formes plus douces qui s'offrent à notre regard.

A huit heures justes, skis sur le sac, nous entamons la montée dans l'alpage en longeant le Pfannibach. Une harde de chamois curieux nous regarde monter et fouler au pied les innombrables crocus qui constellent la pente. Après vingt minutes de portage nous chaussons et nous serpentons au gré de l'enneigement. Une première halte au niveau de l'alpage de Pfanni pour se restaurer un peu, faire le point et fixer notre prochain objectif : un petit col coté 2008 m. Je trace en observant les pentes qui me dominent sur ma gauche, certes les coulées les plus importantes sont déjà descendues mais à cette altitude modeste il n'y a pas eu de regel nocturne. Arrivés au point 2008, notre sommet est parfaitement identifiable. Une pause boisson rapide, une lecture de la carte et nous repartons maintenant vers le lac de Hagelseeli 2420 m. Les pentes sont agréables ni trop raides ni trop douces. Vers 2350 m Serge m'interpelle car il trouve que je me dirige trop à gauche, un point carte et j'entame une longue traversée ascendante sur la droite puis un crochet à gauche. Maintenant nous dominons le lac à l'aplomb du point 2432 m. Il nous reste alors à remonter le large couloir qui mène au col de Wart culminant à 2704 m. J'infléchis ma trace pour éviter une grosse coulée provenant de l'arête sud du Wildgärst, la pente se redresse un peu, Salim prend le relai jusqu'au col. L'arête sud qui conduit au sommet étant déneigée, c'est à pied et en suivant le sentier d'été que nous parvenons au sommet à midi. Le panorama qui s'offre à nos yeux ravirait les plus exigeants, au nord en fond de vallée, le lac de Brienz dominé par le Brienzer Rothorn, au nord-ouest les crêtes du Jura barrent l'horizon, au nord-est nous apercevons le Lungernsee et le Sarnensee ainsi que le massif du Titlis, au sud en toile de fond le Wetterhorn et le Schreckhorn.

Nous redescendons pour manger au col. Des nuages menaçants masquent les plus hauts sommets nous nous hâtons de rechausser et entamons la descente. La neige est un peu déconcertante, nous n'avons pas beaucoup de glisse. Une fois apprivoisée, cette neige très molle se laisse skier mais il faut se faire léger. Vers 2500 m nous quittons notre itinéraire de montée pour nous engager dans le vallon de Wischbach. Dès que nous pénétrons dans le vallon nous découvrons qu'il est parsemé sur ses deux flancs d'avalanches de fond qui se rejoignent en son centre rendant le cheminement délicat. Une portion de pente plus raide nous oblige à descendre un à un. Serge trouve un passage de moindre difficulté dans ce labyrinthe et nous débouchons dans les alpages dominant Scheidegg Oberlager. Nous continuons notre descente plein est, vers Bidem, pour arriver à la lisière de « Schwarzwald ». La traversée de la forêt restera dans nos esprits, peut-être aurions-nous dû suivre le balisage du sentier pédestre, l'itinéraire de ski en surimpression sur la carte semblait différent. A peine engagés, la densité des arbres et des buissons ainsi que de nombreux micros reliefs rendent la progression laborieuse et lente. Serge et moi nous nous relayons pour enfin déboucher dans une clairière et par un chemin forestier rejoindre la route de Schwarzwaldalp. Pour cette fin de descente je décernerais à Serge le diplôme de meilleur skieur sur terre battue. Quant au président Manu en plus de son rôle de chauffeur, il fût aussi photographe officiel et serre-file attentionné. Skis sur l'épaule nous parcourons les quelques centaines de mètres qui nous séparent du parking au grand étonnement des piétons joggers et autres vététistes qui demandent à Salim d'où nous sortons ?

Afin de réhydrater nos corps desséchés - j'exagère un peu ! - nous faisons honneur à trois grosses chopes de bière sauf notre chauffeur qui se contente d'un café.

Une belle région, une belle randonnée, un endroit qu'il faut sans doute parcourir un peu plus tôt en saison mais par route déneigée. Remarque : en cas de nivologie délicate il serait peut-être plus prudent de redescendre par l'itinéraire de montée moins exposé.

Merci à Serge pour cette initiative, merci à Manu pour le voyage, merci à Salim pour son agréable compagnie, quant à moi j'espère avoir réussi cette session de rattrapage : certains initiés comprendront cette allusion.

Pierre

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2018-04-26 La Testa Grisa, l'une des Pointes de Molenne

La sortie, proposée par Serge au groupe des "Seniors Mais Pas Que", était initialement prévue dans l'Oberland. Faute de beau temps, c'est accompagnée de Daniel, Yves et Serge que nous sommes partis en direction du Grand-Saint-Bernard, dans le Valais où les prévisions météorologiques étaient meilleures, pour aller à la conquète de l'une des Pointes de Molenne, la Testa Grisa culminant à 3060 m.

Le départ se fait dans la brume, puis très vite le soleil fait son apparition. La montée est efficace : on monte, on convertit, on monte, on convertit et parfois on ne convertit plus pendant au moins le temps d'une courte traversée... On se donne le temps de s'hydrater lors de courtes pauses. L'arrivée au sommet se fait sans encombres : on pique-nique au soleil et à l'abri du vent face au Grand Paradis ! Le moment est bon !

La descente, homogène, agréable, sans difficulté apparente, se fait d'abord sur une neige dure, puis parfaite et en fin de parcours un peu travaillée par le soleil ! Pas de terre, quelques cailloux éparses et encore beaucoup de neige !

Arpès une petite bière revigorante, nous rentrons a Morteau à 17h30 ! Merci les garçons pour la route... ma sieste fut excellente !

Pour faire bref, nous retiendrons la bonne humeur du groupe, le soleil, la super neige et un lieu magnifique ! Une journée parfaite !

Merci Serge !

Sophie

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2018-04-22 Le Bishorn

Après avoir reporté cette sortie prévue début mars, nous sommes 3 avec Raph et Thomas à partir en camping car ce vendredi soir pour Zinal. Nous arrivons juste avant la tombée du jour pour nous faire une petite idée des conditions : ça devrait être pas mal !

Réveil à 3h15 le samedi, petit déjeuner et nous décollons à 4h30. Le regel s'est bien fait et nous montons à un bon rythme jusqu'à la cabane de Tracuit où nous arrivons à 9h30. Après avoir pris possession de notre dortoir, déposé quelques affaires et fait une petite pause, nous rechaussons les skis pour monter à la Tête de Milon. Une première partie à ski et nous escaladons ensuite l'arête Nord-Ouest skis sur le sac jusqu'à environ 3550 m. N'ayant pas pris les crampons, nous choisissons de ne pas continuer plus haut et de redescendre au refuge. S'en suit un après-midi tranquille entre casse-croute, sieste et farniente sur la terrasse. Après le repas, nous avons droit à un magnifique coucher de soleil.

Dimanche, départ à 5h30 sous les étoiles avec les premières lueurs du jour à l'est. Un peu moins de 3 heures plus tard, la montée s'est très bien passée et nous sommes les 3 au sommet du Bishorn à 4151 m. Il fait grand beau et nous prenons le temps d'admirer le panorama qui s'offre à nous avec le Weisshorn à portée de main. A 9h30, nous sommes de retour à la cabane. Pour profiter de meilleures conditions à la descente, nous prenons le temps d'un café et d'une part de tarte. Nous repartons à 10h30 et sommes de retour au camping car avant midi. Nous avons bien fait d'attendre un peu, la neige avait détendu juste ce qu'il fallait pour qu'on se fasse encore un petit plaisir.

Manu

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2018-04-21 Faute de Grisons, un super plan B dans le massif des Combins

Initialement prévu dans les Grisons où les prévisions météorologiques et nivologiques n'étaient pas bonnes, c'est dans la région des Combins que notre petit groupe composé de Serge, Philippe, Alain et moi-même va se diriger.

Mardi 17 avril : Morteau - Bourg-Saint-Pierre - Refuge du Vélan

C'est à 6h00 du matin que nous quittons la région de Morteau pour nous rendre à Bourg-Saint-Pierre, point de départ de notre raid. Vers 9h30 nous sommes prêts pour la montée au refuge sans avoir au préalable dévoré la belle et succulente brioche préparée avec soin par Mercédes. Il ne faut pas tarder, le soleil matinal est déjà bien chaud et Serge se fait pressant à juste raison. Du coup la montée est assez suante et usante pour moi alors je pense alors aux fraiches matinées de Bessans qui m'étaient beaucoup plus supportables ! Notre cheminement est jalonné ici et là de généreuses coulées de neige, les adrets étant déjà bien dégarnis. Le refuge du Vélan perché sur une arête rocheuse à 2642 m est atteint sans encombres. Nous allons enfin pouvoir récupérer en savourant tranquillement une bière bien fraiche. C'est là que nous faisons une rencontre insolite : Philippe Roy avec son jeune fils Mathias et Vincent Busch sont arrivés avant nous avec le même objectif pour demain à savoir le Mont Vélan.

Mercredi 18 avril : Refuge du Vélan - Mont Vélan - Refuge de Valsorey

Départ à la frontale à 5h30. Progression facile sur le glacier de Tseudet. C'est ensuite que les choses se compliquent pour moi à l'approche du col de la Gouille (3150 m) car peu familiarisé avec les techniques alpines. Ici il faut évoluer avec crampons et piolet. J'appréhende un peu mais finalement, correctement concentré, tout se passe bien surtout que sur le terrain, chaines et autres points d'ancrage seront utilisés par Serge pour renforcer notre sécurité. Après pas mal de temps à franchir ce passage nous abordons le glacier de Valsorey où nous allons progresser encordés. Le sommet est atteint, vaste dôme de neige à 3727 m. Temps calme, pas de vent, soleil radieux, personne d'autres que nous, les 7 de Varappe ! Nous nous congratulons ! Un paysage exceptionnel s'offre à nous. Serge et Philippe n'ont pas besoin de carte pour identifier quelques uns de ces géants des Alpes. La descente, partie du ski de randonnée que j'affectionne, est un réel moment de bonheur dans ce décor de rêve. Neige poudreuse, facile à skier, liberté, chacun taillant à loisir sa trace dans cet immense espace blanc. Puis nous obliquons à droite, la neige se fait moins docile, la pente s'accentue et s'ouvre sur un large et raide couloir, 40° au début. Il ne faut pas se louper sinon c'est parti pour une longue glissade mais pas de danger du style crevasse ou barre rocheuse. Tout se passe bien, les virages s'enchainent entrainant avec nous des petites plaques de neige durcie. Ce sera un peu moins facile pour Philippe avec son genou douloureux qui le tenaille depuis longtemps et qui va descendre prudemment en dérapage. Cette difficulté passée nous poursuivons, plus détendus, notre longue descente sur une neige agréable, légèrement ramollie : du velours ! Mais la récréation est finie : il faut remettre les peaux, direction le refuge de Valsorey à 3030 m ! Après une légère collation prise en commun, Philippe Roy, son fils et Vincent nous quittent pour le retour sur Morteau. C'est sur une neige fondante que nous entamons la montée au refuge. J'ai quasiment épuisé mes 2 litres d'eau et il reste 700 m à grimper. Par bonheur un petit torrent situé sur l'itinéraire va nous permettre de remplir nos bidons. Sauvé ! Enfin le refuge ! Ici un monde cosmopolite car ce refuge se situe sur l'axe Chamonix-Zermatt. Nous partageons le repas du soir en compagnie de skieurs et charmantes skieuses espagnoles... Bilan de la journée, 1800 m de dénivelée positive.

Jeudi 19 avril : Refuge de Valsorey - Col du Meitin - Petit Combin - Refuge de Panossière

Le col du Meitin (3610 m) est la difficulté du jour avec une pente sévère qui impose crampons et piolet. Alain est en forme, il est parti devant, peut-être avec les espagnoles ! Les faisceaux lumineux des frontales qui nous dominent semblent tous converger à droite dans la même direction : l'Italie, mais ce n'est pas la nôtre ! Serge prend conscience qu'Alain est à la dérive et lui fait changer sa trajetoire « A gauche , il faut aller à gauche ! ». 600 m plus haut nous voici débouchant au col. Le jour s'est levé. Descente sur le plateau des Maisons Blanches, le Petit Combin est proche mais va se montrer coriace sur les derniers mètres gelés et en dévers, alors nous recourrons aux couteaux. Nous ne restons pas longtemps au sommet (3663m) car battu par un vent violent et froid. Le refuge de Panossière (2641m) est atteint après une longue et agréable descente même s'il faut remettre les peaux pour la courte partie finale.Ce refuge, de bonne tenue, très agréable va nous servir de camp de base pour les 2 jours restants.

Vendredi 20 avril : Refuge de Panossière - Tournelon Blanc - Refuge de Panossière

Départ 5h30. Le ciel est magnifiquement étoilé. Nous progressons rapidement sur la partie plate et peu inclinée du glacier de Corbassière que nous empruntons par sa rive droite. Nous passons au niveau de la zone de séracs. Plus besoin de frontale, le jour s'est levé et les premiers rayons de soleil enflamment déjà le sommet du redoutable Grand Combin (4314m). Nous quittons la partie plate du glacier pour nous engager à gauche en direction du col du Tournelon Blanc (3541m). Pente raide et neige dure nous obligent à mettre les couteaux. Pourtant la progression est délicate et un grand nombre de conversions nous attend. Décision est prise pour mettre les crampons, une opération qui dans cette pente exige beaucoup de précautions. Arrivés enfin sur un replat nous rechaussons les skis jusqu'au pied du Tournelon Blanc (3700 m). Avec beaucoup d'attention pour ne pas faire rouler des pierres, équipés de nos crampons et allégés de nos sacs, nous atteignons le sommet constitué d'une étroite arête neigeuse. La descente reprend le même itinéraire que la montée avec une neige dure et le passage sur la pente raide n'est vraiment pas facile à négocier pour Philippe.

Samedi 21 avril : Refuge de Panossière - Col de Panossière - Bourg-Saint-Pierre

C'est notre dernier jour. Après une bonne nuit de sommeil nous quittons le refuge par la rive gauche du glacier de Corbassière. Fatigué, je lambine un peu mais pour ceux qui se sentent encore d'attaque le Combin de Boveire est une option possible sur le chemin du retour. Toujours un très beau temps, visibilité excellente, Serge et Alain sont un peu devant et c'est Philippe qui m'accompagne dans ma lente progression. Nos 2 compagnons de tête sont déjà dans l'ascension du col de Panossière (3458m) équipés de leurs crampons. Il ne faut pas tarder, il fait chaud et la neige est déjà bien transformée. Nous les rejoignons au col 20 mn plus tard. Peu ou pas de motivation pour le Combin de Boveire (3663m) alors nous entamons une longue et ultime descente sur une neige dure en direction de Bourg-Saint-Pierre. Sur la fin du parcours nous portons nos skis, le chemin devenant impraticable par une disparition rapide de la neige dans ces parties basses ainsi que par la présence de nombreuses coulées. Arrivés à la voiture, le carillon mélodieux de l'église du village sonne midi. Débarrassés de nos harnachements nous regagnons Morteau après avoir pris une collation et une bière bien fraiche au resto du coin.

Bilan :

Merci à Serge pour ses qualités d'organisateur et son côté prévenant. Je n'oublie pas Philippe dont je salue le courage avec son genou douloureux mais il faudra faire quelque chose. Merci à Alain qui a porté la corde plus longtemps que moi. Nous avons passé 5 jours formidables et cela aurait été dommage de louper toute cette amitié.

Daniel

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2018-04-18 Mon premier Mont Vélan sous le soleil

Pour ma première sortie de ski alpinisme, nous nous dirigeons avec mon Papa Philippe Roy et Vincent Busch vers le Mont Vélan. Nous partons donc le lundi soir pour Bourg-Saint-Pierre, je suis tel un aventurier, j'ai hâte de découvrir la vraie haute montagne, non sans une petite pointe d'appréhension. Mon père m'en a tellement parlé. Après une balade dans le village de Bourg-Saint-Pierre et un bon restaurant, nous nous affairons à faire le point sur le matériel - autobloquant, broche à glace, mousquetons - et à réviser quelques exercices de mouflage sur le goudron sous le regard amusé de 4 suisses allemands qui font apparemment une partie de la Haute Route. Au matin, après un petit déjeuner de feu, nous partons le sac chargé et plein d'entrain : il est 8h. Malgré le fort enneigement de cet hiver, il nous a fallu porter 20 minutes avant de trouver la neige dans le vallon de Valsorey. Une fois les skis aux pieds, commence une longue partie au bord du torrent sous l'œil amusé de quelques marmottes matinales. Nous rattrapons peu à peu quelques groupes partis avant nous, tous bifurquerons plus tard vers la Haute Route et les Combins. Après 2 heures de marche, nous découvrons la cabane du Vélan amarrée à 2642 m telle un paquebot au sommet de la moraine du glacier du Tseudet. Nous décidons prudemment d'emprunter le contournement par le vallon qu'empruntait le glacier il y a 80 ans, Papa voulant découvrir cet itinéraire. Apres la dernière pente qui fut longue pour moi sous la chaleur de midi, nous atteignons enfin le refuge, non, la cabane comme on dit en Suisse. Nous nous requinquons avec un bon pique nique mais sans eau car la neige fondue est réservée à la cuisine et à la vaisselle du soir. Au programme de l'après-midi : sieste sous le soleil et bronzage. C'est alors qu'arrive dans le refuge une bande que nous connaissons bien. En effet avec des conditions nivologiques peu engageantes dans les Grisons Serge, Philippe, Daniel et Alain ont préféré changer de cap et faire un raid itinérant dans le massif des Combins. Un pur hasard !! L'après-midi passe à la vitesse de la lumière : quelques photos, un peu de guitare, observation de la face sud du Grand Combin aux jumelles. Papa découvre son nouveau jouet, un GPS de course que lui a apporté le Père Noel. Pas foutu de trouver les coordonnées GPS suisses... Il se réfugie alors dans ses notes sur la gestion d'une randonnée à skis en montagne. Ce fut vite le moment du repas. Des tonnes de soupe et de pates bolognaises avalées, direction le dortoir où j'ai découvert les joies des nuits en refuges :-) Ronzzzz psciiii. Un compagnon de chambrée nous fait sa plus belle musique jusqu'à plus d'une heure du matin. Papa s'amuse de me voir grogner et me retourner sans cesse ! Rira bien qui rira le dernier !

Le lendemain, réveil 4h30 après un petit déjeuner rapidement avalé, nous chaussons les skis à la lueur des étoiles. Quelque 1200 mètres nous attendent avant le sommet, si tout va bien dans 6 heures. On entend hurler derrière nous : « C'est à qui le piolet Simond ?? » Papa a perdu son piolet seulement 100 m après la cabane, avec une lampe sans pile de rechange ! En plus, il vient de découvrir qu'il a fusillé ses couteaux la veille ! Bravo l'ancien ! Arrivés au pied du Col de la Gouille, nous avons refait notre retard sur nos camarades. Par précaution, nous nous étions encordés dès le départ du refuge. Le soleil s'est levé sur les séracs de la face nord. On met les skis sur le sac, on chausse les crampons. Nous rejoignons les chaînes alors que Serge, tel un Bergfuhrer hymalayiste s'engage dans un petit couloir enneigé tout droit ! Nous cheminons encordés, avec Vincent qui assure les points d'assurage le long des points d'ancrage. J'ai du mal à faire confiance aux crampons sur la roche : « C'est bon, ça tient si tu poses toutes les pointes ! » m'assène mon père, qui en même temps qu'il me suit, me bombarde de clichés « Papa Razzi , je l'appelle ! ». Le passage en mixte nous prend une vingtaine de minutes

La vue sur le glacier de Valsorey est splendide, nous prenons le temps de quelques clichés alors que les copains ont attaqué le versant sud est. La descente en marche arrière avec assurage au nœud de demi-cabestan fut impressionnante. Nous prenons le temps, papa est devant, Vincent ferme la marche. Commence alors un long cheminement sur le glacier de Valsorey dans un paysage extraordinaire parsemé de séracs. J'ai chaud, j'ai faim. Je demande à plusieurs reprises à quelle alttitude on est, si le sommet est cette bosse là… Papa me répond : « Allez courage, on y est presque, on fera une pause vers les copains. » J'ai plus de barres, je lèche les pots de nutella pris la veille au soir à l'hôtel de Bourg-Saint-Pierre. J'en viens même à accepter les abricots secs que me propose papa. C'est dire. J'ai chaud, malgré le petit vent. J'ai enlevé mes gants, l'erreur du débutant. Arrivé sous la dernière pente raide avant le sommet, alors que nos amis de Varappe préférent déchausser, papa propose de faire une nouvelle trace en ski dans une neige de printemps peu stable. Une, deux, trois, les conversions s'enchainent, la pente est raide et la neige savonneuse… Et merde, c'est la chute en pleine conversion. La corde se tend. Papa s'arqueboute. Tout va bien, mais cela nous oblige à déchausser et à finir les 15 derniers mètres à pied. Je suis sec. Vincent prend mes skis, je prends ses bâtons. Mais ma glissage dans une neige mouillée m'a valu d'avoir les doigts gelés. Le vent n'arrange rien et je ne récupérerai mes doigts qu'à la descente. Pourtant l'isotherme 0°C était à 3 800 m. Papa et Vincent me font la leçon gentiment en disant : « Faut jamais enlever tes gants sur un glacier !!! »

C‘est heureux mais fatigués que nous arrivons au-dessus à 3726 m d'altitude. Il est 11h45. Nous avons tenu l'horaire, c'est bien. Trop fatigué pour apprécier pleinement l'instant, je m'affale par terre, sans pouvoir me remettre debout… Papa me remue : « Allez quelques photos et on redescend vers les autres à l'abri du vent ». Vincent ne dit trop rien, il a les petits indiens qui attaquent son cerveau depuis qu'on a dépassé les 3000 m. Pas de chance pour lui. Juste le temps de décoller les peaux sous un vent assez désagréable. Je ne suis pas très agile avec mes doigts gelés. Et c'est parti pour la descente, on rejoint les copains. Dans un premier temps, on skie une neige assez poudreuse mais travaillée par le vent. C'est agréable. Nous passons à côté des crevasses, c'est impressionnant mais tellement joli. Mais plus on descend, plus la neige devient croûtée. C'est alors que nous arrivons au fameux couloir : 200 m dans une pente à 40°, autant dire qu'il ne faut pas se rater sinon c'est toboggan magique !! Je m'engage en 4ème position au milieu du groupe, Serge et Vincent en tête. Papa fait serre-file avec la corde de 40 m. Chacun chemine à son rythme, enchaînant les virages avec concentration et précaution. Quelques fesses par terre, sans conséquence et nous arrivons en bas de la dernière difficulté de la sortie. Papa me rejoint, il me félicite. Faut dire que j'avais fait un peu de hors-piste en cachette en février sur le domaine du grand massif. (Avec mon DVA !) Nous prenons la pause, on filme même les derniers virages. La fin de la descente s'est fait dans une neige ramollie, style « moquette », surmontée des gigantesques moraines que le glacier a laissé lors de son recul. Après un pique-nique sous le refuge d'où nous étions partis le matin même, nous quittons le groupe de Serge qui continue leurs aventures vers les Combins. 600 m de dénivelée supplémentaire sous un soleil presque estival pour atteindre la prochaine cabane. Encore une petite pour la route : un des ergots de la fixation avant des skis de Papa a disparu dans la descente. C'est parti pour une fin de parcours sur un pied… Quelques déchaussages plus loin, nous arrivons dans le pays des marmottes. Elles gambadent sous le soleil. Les coulées de neige humide se sont multipliées depuis 2 jours et vue l'heure tardive, la descente le long du torrent que nous avait indiqué Serge nous semble périlleuse. Nous préférons suivre l'itinéraire de montée malgré quelques passages à déchausser. Arrivés en bas vers 15h00, Vincent file chercher la voiture, pour nous éviter les 500 mètres le long de la nationale.

Débriefing à l'auto. On se déshabille, on se congratule, on rigole, on mange un morceau et on boit un coup. On est bien. Papa a la banane, je crois qu'il est heureux et moi aussi. Vincent recommence à déconner et nous pensons à Maman restée à Besançon pour sa convalescence. Dire qu'elle aussi, elle a fait le Mont Vélan en 2003, j'avais seulement 1 an. Le voyage se passe sans que je sois tout à fait là, je crois même m'être endormi.

Ce fût une expérience incroyablement enrichissante pour moi et je remercie mon Papa et Vincent de m'avoir amené pour cette première. Cela restera à jamais MA première fois en haute montagne.

Mathias

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2018-04-15 Les Dômes de Miage

Samedi matin 11h, rendez-vous chez Matthias pour partir en direction du massif du Mont-Blanc. Nous sommes 5 et attaquons vers 15h30 et à pied la montée au refuge de Tré la Tête que nous atteignons à ski vers 18h.

Dimanche, départ à 5h30, le regel nocturne a juste permis à la neige de durcir en surface. Le passage de Mauvais Pas se fait sans encombres et nous remontons le glacier de Tré la Tête jusqu'au col de Miage. Nous mettons les skis sur les sacs et chaussons les crampons pour faire la traversée de l'arête des Dômes jusqu'au sommet à 3666 m que nous atteignons sous le soleil vers 11h30.

Nous descendons par le glacier d'Armancette et avons droit à toutes les qualités de neige possibles ! Retour aux voitures vers 14h.

Une belle équipe, plus de 2600 mètres de dénivelé au total, des passages techniques et le beau temps, tous les ingrédients étaient là pour une belle sortie !

Manu

Quelle motivation pour partir en montagne ?

Une envie tenace, un paysage qui vous reste en tête, un échec suite au mauvais temps... et un jour l'opportunité se présente ! Le beau temps est annoncé pour le samedi 14 avril 2018 et de formidables compagnons de cordée sont partants.

A l'initiative de Matthias, ainsi que Fred, Manu et Olivier, nous partons pour les Dômes de Miage. Nous montons au refuge de Tré la Tête sous un soleil qui chauffe bien fort pour la saison. Nous marchons 45 minutes avant de chausser les skis. La pente étant plus marquée ensuite et avec le risque de coulées, nous prenons les précautions d'usage : espacement de 50 m pour la dernière pente sous le refuge que nous atteignons en 2 petites heures sans problème. Au cours de la soirée, nous nous posons les questions habituelles liées à la météo pour le lendemain : gel ? regel ?... Le réveil est fixé à 4h30, le départ à 5h30.

Le ciel est clair, la neige porte à 2000 m donc ça devrait passer plus haut. Le glacier de Tré la Tête est recouvert de 8 mètres de neige... un vrai billard ! La montée jusqu'au col des Dômes se passe bien pour mes compagnons, en revanche pour moi le mal des montagnes commence et la route me semble bien longue....mais bien épaulé par Manu, nous arrivons au col des Dômes. Puis nous nous encordons pour la traversée qui est en bonnes conditions. Au sommet, le panorama qui s'offre à nous est sublime !

La descente par le glacier d'Armancette ne pose pas de problème, la neige poudreuse dans la partie raide est géniale ! Nous profitons des 3100 mètres de dénivelé en continu : le rêve de tout skieur alpiniste...

Un grand MERCI à Matthias pour son enthousiasme, à Manu pour son soutien, à Fred pour sa méditation positive et à Oli avec qui je partage passionnément le monde du ski de fond et fais une sortie ski de randonnée chaque année... et quelle magnifique course pour 2018 !!!

Super +

Mimi

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2018-04-08 Daubenhorn et Wildstrubel

Voici le résumé de notre week end du 7 au 8 avril 2018 sous le soleil des Alpes Bernoises.

Départ du local 5 heures 15, destination Kandersteg, nous sommes 9 encadrés par Serge et Manu. Arrivés dans cette charmante localité, nous prenons le téléphérique pour Sunnbüel, point de départ de notre course. Nous parcourons environ 10 kms alternant faux plats et légères montées, traversant le Daubensee gelé, avant de faire une petite pause bien méritée pour nos pieds qui chauffent. Distribution de chocos par Jean Paul - sans le café c'est pas facile - et nous sommes fin prêts à gravir le Dauberhorn à 2942 m. A la montée ça botte pas mal, mais les astuces et conseils ne manquent pas pour poursuivre notre ascension dans les meilleures conditions... Vive la crème solaire !

L'arrivée au sommet est époustouflante sous un soleil radieux. Beaucoup de sourires et de plaisir à nous retrouver tous ensemble là-haut. En prime une avalanche en direct provoquée par une belle corniche venant de céder. La descente est excellente avec une belle neige poudreuse et après encore un petit effort nécessitant de remettre les peaux, nous voici arrivés au refuge Lämmeren à quelque 2500 m. Installation rapide, pour se retrouver attablés et trinquer autour d'une bonne bière bien méritée ! Le refuge est vraiment très agréable et accueillant, merci à Serge notre traducteur officiel pour transmettre nos demandes. Nous passons une belle soirée de partage avec de beaux moments de rigolade. Il est 20 heures 30 et tout le monde s'organise pour la nuit, demain matin réveil 4 heures 30 pour partir de bonne heure découvrir le Wildstrubel.

Après une nuit bien "chaude" et ronflante, nous voici devant notre bol de Bircher muesli. Départ 5 heures 45, nous sommes les premiers en piste et commençons notre course par une courte descente. Vient alors le moment de peauter, lorsque Marion se rend compte qu'il lui manque une peau, ça c'est pas de pot ! ... Merci à Saint Thomas pour la célérité de son aller-retour à la cabane !

Une belle montée qui commence à la frontale pour se terminer avec le lever du soleil et nous voici vers 8 heures au sommet du Wildstrubel à 3244 m. Les conditions sont plus venteuses que hier, mais la vue est magnifique. La première partie de la descente dans une neige croûtée nous vaut quelques chutes et déparages plus ou moins controlés. Nous repassons au refuge pour récupérer les quelques affaires que nous y avions laissées puis repartons de bon train vers le dernier col de la journée : le Rote Totz Lücke à environ 2800 m.

Nous entamons la première partie de la descente vers Kandersteg dans une neige très changeante, le contrôle des skis n'est pas évident, de nouveau quelques belles chutes. La suite, dans la vallée de Üschene est longue, la neige devient lourde avec peu de pente. C'est l'occasion pour notre snowboardeur d'expérimenter un peu le ski de descente... mais pas facile avec les peaux en place ! Heureusement, une pause casse-croûte va nous redonner de l'energie !

Dernière étape, un trail-rando-ski pour les derniers kilomètres avant de revenir au parking. Les pieds chauffent pour certains, et même les chaussettes fétiches n'y font plus rien ! Et bien sûr une dernière petite-grosse bière s'impose avant de grimper dans les voitures pour revenir à Morteau

En conclusion, ce fut un super week-end de montagne, de ski, de plaisir, de partage et de rire. Merci à Serge et Manu de nous avoir permis de vivre ça !

Au plaisir, Marina.

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2018-03-25 Weekend au col du Grand Saint-Bernard

Nous étions 9 ce samedi pour monter à la Pointe de Barasson depuis Bourg Saint-Bernard. Malgré le vent et le peu de visibilité nous atteignons la crète sous le sommet vers 13 heures, nous n'irons pas plus haut vu la météo. La vue se dégage un peu et nous pouvons aborder la descente dans de meilleures conditions.

A 2300 m d'altitude, Jean-Paul et Paul nous quittent et nous remettons les peaux pour monter à l'Hospice. Il fait beau maintenant et pas pressés par le temps, nous montons tranquillement dans la Combe des Morts. Surprise peu avant l'Hospice un hélicoptère d'Air Glaciers gît au sol, disloqué, après s'être abîmé le matin même. Il était en intervention de secours sur une avalanche juste de l'autre côté du col et qui a enseveli un raquetteur allemand. Au final, tout le monde, enseveli et pilotes, s'en est sorti indemne.

L'accueil à l'Hospice est toujours aussi agréable, après le thé de bienvenue et une petite sieste, nous prenons une bière avant le repas et la visite du musée. Nous avons aussi préparé la course du lendemain, direction le Pain de Sucre puis la Fenêtre d'en Haut pour redescendre par la Combe de Drône.

Au matin, nous partons sous un grand soleil. Nous avons laissé les peaux pour les quelques 70 m de descente à faire comprenant la traversée du paravalanche et du tunnel. Nous atteignons le sommet du Pain de Sucre à 11 heures en ayant laissé les skis 50 mètres plus bas. Par une traversée en face Sud, nous rejoignons ensuite la Fenêtre d'en Haut puis encore 50 mètres avec les skis sur le sac nous amènent en haut de la Combe de Drône que nous descendons jusqu'à retrouver la route du col et le parking.

Manu

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2018-03-24 Ski de randonnée à Bessans

Un petit résumé de notre séjour à Bessans sous le soleil de mars mais avec les températures et la neige dignes d'un mois de janvier : ce sont 5 jours de soleil et de neige fraîche, dans un cadre magnifique et sauvage en compagnie de 3 générations de randonneurs agés de 34 à 81 ans.

Nous avons mis en place 3 groupes pour que chacun évolue à son rythme, notre groupe étant composé de Pierre, Jean-Marie, Mimi, Alain, Etienne, Paulo, Matthias et moi-même. Nous avons fait de jolies balades, de magnifiques et longues descentes : Ouille du Midi 3050 m, Col de Tonini 3426 m, Col des Pariotes 3034 m, Albaron 3637 m soit au total 7300 m de denivelé et au moins 80 kms de belles descentes avec les autres groupes et... de bons apéros.

Un grand merci à Serge pour l'organisation, à Pierre pour l'orientation, à Jean-Marie et Matthias pour la trace ainsi qu'à tous les autres qui composent cette belle semaine d'échanges, de partage et de convivialité !

A l'année prochaine

Hélène

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2018-03-24 Raid en Haute Maurienne

« A trop regarder la météo, on ne prend pas son sac à dos », cela aurait pu nous arriver mais les prévisions ne sont pas toujours exactes. Ainsi l'évolution de la nivologie et l'expérimentation de notre encadrement nous ont permis de passer une merveilleuse semaine où sécurité et adaptation au rythme de chacun furent respectées.

Nous avons randonné 4 jours au départ de Bonneval sur Arc et le dernier au départ du gîte du Villaron sur la commune de Bessans. Départs matinaux (entre 7h30 et 8h) et froids (de -10 à -19°C) des 3 groupes sur un itinéraire commun en première partie.

Nous avons remonté plusieurs fois le torrent de l'Arc jusqu'au cirque glaciaire de sa source et plus loin le vallon du ruisseau des Pariotes. Les géants de la Vanoise nous dominaient : les Petite et Grande Ciamarella à plus de 3500m, les Levanna et la Grande Aiguille Rousse à plus de 3400m, l'Albaron à 3637 m et le Charbonnel culminant à 3752m face à notre gîte et s'éclairant chaque soir des derniers rayons du soleil.

Notre groupe : le deuxième, composé de Serge, Daniel, Jean-Claude, Philippe, Thierry, Georges et moi-même se contenta de sommets à plus de 3000 m tels que l'Ouille du Midi (3042 m), le Col de la Disgrâce (3252 m), le Col des Pariotes (3034 m) ou l'Ouille Allegra (3130 m).

Nos guides : Serge, Pierre et Mimi ont su nous faire dépasser les difficultés liées au froid, aux longs faux-plats, aux pentes raides et aux nombreuses conversions pour connaître le bonheur d'être tout là-haut… C'est là que Daniel de sa belle voix grave nous déclamait le début du poème de Guy de Maupassant "Nuit de neige'' :

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix
Pas un son pas un bruit, toute vie est éteinte.
Mais on entend parfois...

Retour au Gîte de la Batisse : une maison ancienne où l'on est accueilli chaleureusement par Laurence et Hervé. Un décor et des repas originaux inspirés de la Scandinavie cadraient parfaitement avec nos activités diverses : ski, jeux et apéros. Hervé à l'accordéon et Thierry à la guitare ont accompagné chants et chorale les derniers soirs.

Merci tout particulièrement à Serge qui lors de la première sortie, en haut des pistes nous a fait faire un exercice de recherche de victimes d'avalanche avec sondes et pelles. Creuser 1,50 m de neige en 10 minutes était le défi pour les 5 sauveteurs. C'est alors que l'on réalise toute la difficulté d'être rapidement opérationnel et efficace! De la coupe obtenue, Serge nous a fait observer à 60 cm, une couche de neige en gros sel, plan de glisse idéal pour une avalanche...

Merci à tous pour les très bons souvenirs de cette belle semaine.

Marie Odile

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2018-03-24 La Haute Maurienne par l'autre bout de la lorgnette

Comme chaque année au mois d'octobre, lors de l'établissement du programme de la saison d'hiver, nous proposons un séjour d'une semaine à ski de randonnée dans le courant du mois de mars. Après le Beaufortain, l'Ubaye, le Queyras et bien d'autres endroits de France ou de l'étranger que nous avons parcourus les années précédentes c'est vers la Haute Maurienne que nous allons nous diriger.

Nous y avions effectué en avril 2003 avec Philippe, Pierre, Michel, Jean-Paul, Brigitte et son ami un raid itinérant de 6 jours, partant de Bessans pour le refuge d'Avérole suivi de 2 étapes en Italie aux refuges Cibrario et Gastaldi pour revenir en France sur le refuge des Evettes via la Petite Ciamarella, un aller et retour du refuge à la pointe Francesetti avant de terminer la boucle le lendemain par une traversée mémorable de l'Albaron. Que des bons souvenirs alors pourquoi pas faire découvrir à d'autres cette belle région si propice au ski de randonnée ?

Première démarche à effectuer rapidement : trouver un hébergement disponible une semaine pour une vingtaine de personnes minimum. Après plusieurs possibilités recencées grâce à Internet et quelques coups de fil c'est finalement le Gîte de la Bâtisse situé au Villaron sur la commune de Bessans qui est retennu. Il offre 20 places mais malheureusement il n'est pas libre le samedi de notre arrivée. Laurence, la gérante, nous propose de réserver la première nuit de notre séjour au refuge d'Avérole qui n'est qu'à 2 heures 30 de marche de Bessans ce qui est envisageable car nous avons seulement 5 heures de route à faire.

Début novembre, les principales informations étant connues, le lancement des inscriptions peut être fait : en moins d'une semaine la liste des participants est complète et les quelques personnes retardataires sont placées sur une liste d'attente. En vertu des nouvelles consignes de prévention et de sécurité mises en place dans le club nous exigeons que tous les participants suivent la formation Neige et Avalanches niveau 1 qui a lieu prochainement.

Décembre, janvier, février, trois mois consacrés à surveiller météorologie et nivologie : quelques inquiétudes début janvier étant donné les énormes quantités de neige provoquant en risque 5 de gigantesques avalanches au point de couper l'axe routier entre Bessans et Bonneval sur Arc. Trois mois également utiles pour rechercher, étudier et sélectionner avec cartes et livres idoines une quinzaine d'itinéraires de différents niveaux de manière à ce que chacun y trouve son compte.

Début mars une ultime réunion de préparation qui, vu les prévisions météorologiques et les conditions nivologiques, nous amène à nous poser la question de partir ou pas pour finalement décider de décaler le départ d'une journée nécessitant d'annuler la nuit prévue au refuge d'Avérole. Si les conditions ne s'améliorent pas, nous avons toujours la possibilité de faire du ski de fond et du ski de piste, la région offrant de nombreuses possibilités dans ce sens.

Dimanche 10 heures c'est le départ de Morteau et nous voilà vers 15 heures accueillis sous la neige par Laurence qui nous recommande tout de suite beaucoup de prudence. Nous consacrons la journée du lundi à quelques escapades dans le domaine sécurisé de la station de Bonneval sur Arc puis les conditions s'améliorant nous enchainons les journées suivantes par de magnifiques courses dans un décor inoubliable.

Ne manquons pas de remercier Laurence et Hervé pour leur chaleureuse hospitalité qui, plus que la neige excellente agrémentée d'un soleil radieux, ont largement contribué à la réussite de notre séjour.

Et pour terminer un clin d'oeil à nos amis qui ont dû, pour diverses raisons, renoncer à leur participation mais que nous espèrons retrouver l'année prochaine, libérés de leurs ennuis passagers.

Serge

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2018-03-10 Bunderspitz - 2546m

Ayant été obligés d'annuler notre weekend à Argentière en raison des mauvaises conditions météorologiques, nous nous sommes repliés sur la région d'Adelboden, seul endroit de Suisse où le temps semblait être favorable pour une sortie ce samedi.

Le choix n'a pas été si mauvais, même si nous n'avons pas vu le soleil et dû subir quelques gouttes à la montée nous avons pu néanmoins atteindre le sommet dans des conditions plutôt favorables de visibilité et de vent. La neige était difficile à skier à la descente mais au final c'était une belle sortie pour moi, François, Salim et Sylvain.

Manu

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2018-03-08 Renoncement au Wistätthorn

Le Wistätthorn, ce sommet emblématique pour Pierre qu'il a déjà parcouru 7 ou 8 fois, va nous causer tracas, hésitations et regrets. Nous sommes 8 à nous retrouver dans le cadre de cette quinzième sortie du Groupe Seniors Mais Pas Que et Pierre bien entendu ne pouvait pas nous laisser aller seuls là-bas.

Peu de neige au départ à St-Stephan qui nous permet de poursuivre en voiture quelques centaines de mètres après la scierie d'où nous partons habituellement. Nous devons attendre une dizaines de minutes la deuxième voiture qui a eu du affronter la cohue dans les rues verglacées de la Chaux-de-Fonds et c'est finalement vers 9h45 que nous démarrons notre ascension après avoir effectué le test obligatoire de nos DVA.

Nous avançons d'un bon rythme, prenons rapidement de l'altitude, voyons l'épaisseur de la neige augmenter considérablement et pouvons bénéficier de la trace récente d'un couple nous devançant de quelques hectomètres. Jacques mène la danse d'un train d'enfer, une première courte pause vers 1400 m et une seconde un peu plus conséquente sur un dôme caractéristique à 1800 m permettent à Thierry et Patrick de recoller au groupe.

Avant de repartir je suggère un nouveau point de regroupement vers le chalet d'alpage Hinder Laserberg qui marque la bifurcation pour notre futur itinéraire de descente. Il est midi lorsque nous y arrivons et pressentant que Thierry et Patrick ne pourront pas aller au sommet je propose de les accompagner pendant que nos 5 autres comparses fileront vers celui-ci. Nous nous fixons comme objectif ultime un mamelon situé à 2100 m à l'est de la pente issue du Rüwlishore que nous atteignons sans trop de difficultés.

Le restant du groupe n'est pas bien loin hésitant à couper la grande pente de neige bien chargée qui mène au plateau supérieur. Jacques s'y engage puis revient sur ses pas, Pierre tente quelques conversions qui ne le rassurent pas et la décision est prise de renoncer pour nous rejoindre et entamer une descente qui nous contentera malgré le fait de ne pas avoir atteint notre but.

Serge

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2018-03-06 Découverte d'un nouvel itinéraire au Hundsrügg

En ce mardi matin il pleut sur le val de Morteau mais les précipitations neigeuses dans la région de Jaun ne sont annoncées que pour l'après-midi donc il n'est pas question de renoncer à cette course facile que nous, ces 4 anciens que nous sommes, avons projetée aujourd'hui.

Le Hundsrügg, ce sommet peu élevé vis à vis de la chaine des Gastlosen réputée pour l'escalade, nous l'avons parcouru maintes fois lors de sorties d'initiation au ski de randonnée organisées par le club. A ces occasions nous sommes exclusivement partis de Abländschen pour le gravir par les pentes débonnaires de son versant W.

Pour changer d'itinéraire nous avons décidé d'y accéder par son arête N dont le départ se situe au point 1093 juste sur le pont enjambant le ruisseau Jäunli et qui servira également de parking pour la voiture. Nous nous préparons sous des éclaircies timides et la qualité de la neige croûtée en surface nous laisse présager une descente peu commode mais on ne peut pas prétendre à 30 centimètres de poudreuse à chaque sortie.

Les premières pentes sont assez accentuées ce qui nous permet d'arriver rapidement après une heure de marche soutenue au chalet sous le point 1562 où nous allons effectuer notre première pause. De là un court répit à plat avant d'enchainer une pente raide de 100 m par une quinzaine de conversions nous amène sur la crête au point 1706 duquel nous remarquons dès à présent un itinéraire de descente possible.

Il ne nous reste qu'à suivre plus ou moins cette crête pour arriver par un dernier raidillon au sommet coté 1926 qui marque par une croix la fin de l'itinéraire à ski, la suite de celui-ci jusqu'au véritable sommet du Hundsrügg ne présentant pas d'intérêt majeur pour le ski de randonnée. La neige commence à tomber mais il ne fait pas vraiment froid alors nous prenons le temps avec un peu d'avance sur l'horaire habituel de nos pauses casse-croûte coutumières de manger notre sandwich avant d'entrevoir la suite de notre randonnée.

Malgré les averses neigeuses la visibilité reste très acceptable donc nous décidons de descendre par l'itinéraire le plus couru jusqu'au chalet Nöche Schwand où nous pourrons remettre les peaux. On confirme que c'est l'itinéraire le plus couru car les nombreuses traces des skieurs du dernier week-end ont copieusement labouré le terrain ce qui rend la descente pas très agréable.

Les peaux recollées nous allons faire le chemin inverse pour à quelques encablures du sommet où nous étions une heure plus tôt nous préparer pour la descente permettant de rejoindre la voiture. Nous suivons la crête jusqu'au point 1706 d'où nous avions repéré en montant une possibilité de descente. Nous nous engageons dans la pente et la crainte d'une neige croûtée pressentie à la montée s'est transformée en une neige humide mais douce et agréable à skier.

Les virages s'enchainent jusqu'à 1250 m où il nous faut penser à obliquer à droite pour éviter au maximum les 2 kilomètres de route goudronnée qui nous séparent du parking. Après avoir franchi le ruisseau par un autre pont nous débouchons sur la route 700 à 800 mètres en amont de notre voiture, distance que nous allons parcourir en portant nos skis mais nous sommes convaincus que le choix de cet itinéraire de descente était préférable à celui par lequel nous étions montés.

Et c'est par une bière locale bien fraiche bue au Bistrot du Parc à Charmey que nous concluons cette escapade entre seniors avant de reprendre la route sous la pluie en direction de Morteau.

Serge

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2018-03-04 Le Niderhorn à ne pas sous-estimer

Le Niderhorn si nous en croyons les commentaires du livre Ouest-Suisse des éditions Olizane c'est un sommet facile qui pourrait être parcouru à ski de fond quelque soit l'itinéraire emprunté mais la boucle qui est décrite par François Labande dans ce guide devrait donner un peu d'attrait à la course.

En ce beau dimanche ensoleillé nous sommes 18 à nous retrouver dans le hameau de Grubenwald quelques kilomètres en aval de Zweisimmen. Pour diminuer l'inertie d'une telle caravane nous nous scindons en deux groupes encadrés chacun par deux personnes. Malgré la neige tombée dans la semaine nous devons marcher sur la route 5 à 6 minutes avant de pouvoir chausser nos skis.

Nous attaquons l'ascension par de raides pâturages légèrement enneigés où il nous faut déchausser 2 ou 3 fois pour passer des clôtures en fils barbelés : et si nous étions partis comme il y a quelques années quand nous avions vainement entrepris d'accéder au sommet du Gehrihore, devant chevaucher d'innombrables barrières sous une météo capricieuse et avec en plus une neige exécrable à la descente. Fort heureusement arrivés au lacet de la route coté 1145 les passages entre les différents alpages sont ouverts et nous pouvons rejoindre le premier groupe qui nous attend vers 1300 m au point de ralliement que nous avions fixé au départ.

L'épaisseur de la neige a considérablement augmenté et il n'y a pas de trace préalable pour nous conduire à ce petit col qui doit nous permettre de basculer, aux environs des chalets Altläger, dans une combe parallèle à la crête menant au sommet principal du Niderhorn. Notre allure est relativement lente entre les quelques hésitations d'itinéraires que nous avons eues, la quantité de neige à soulever pour faire la trace et les arrêts pour des pécadilles. Arrivés au fond de la combe par une courte descente raide mais très enneigée il faut se rendre à l'évidence que vu l'horaire déjà trop avancé, nous ne pourrons pas faire la boucle prévue.

Après une rapide concertation nous décidons de revoir notre objectif à la baisse et de nous contenter d'un aller er retour au sommet. La belle pente permettant d'y accéder laisse présager une belle descente en neige poudreuse et c'est finalement vers 14 h que nous arrivons au sommet convoité pour enfin nous restaurer, la fringale ayant déjà fait quelques rappels à l'ordre chez certains.

C'est par une neige excellente que la descente nous ramène dans le fond de combe où il nous faut remettre les peaux pour remonter les 80 mètres nous séparant du col que nous avions franchi dans la matinée. Puis de grandes prairies enneigées vont nous permettre d'effectuer de nombreux virages mais au fur et à mesure que nous perdons de l'altitude nous devons skier plus ou moins entre les taupinières pour finalement déchausser vers 1200 m le soleil ayant eu raison du peu de neige encore présent ce matin.

Finalement cette course de quelque 1250 m de dénivelé ne fut pas si monotone mais nous avons pu une fois de plus constater que la gestion de grands groupes pénalise horaire et itinéraire. Mais le principal n'est-il pas de se retrouver entre amis, de passer en sécurité une excellente journée en montagne et de la terminer en trinquant devant une bonne bière réparatrice ?

Serge

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2018-03-04 Honiese Bündihore - 2454m

Une belle sortie au soleil en remplacement du weekend que nous devions passer dans le Valais pour l'ascension du Bishorn.

Départ un peu avant 9h de la scierie, nous suivons l'itinéraire par l'arête Nord Ouest. Arrivés sur l'arête vers 1900 m il nous faut mettre les couteaux puis dans une partie plus raide nous optons pour les crampons et les skis sur le sac.

Nous atteignons le sommet vers 12h30 et redescendons par la face Ouest en bonnes conditions. Retour à la voiture vers 14h pour aller boire un verre à Wilerau Oey et rentrer.

Manu

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2018-03-01 Un Chasseron en long, en large et en travers

Nous avions prévu de nous rendre en Gruyère mais vu la quantité de neige tombée dans la nuit nous décidons par prudence de rester sur le coin. Jean-Claude avait déjà décliné sa participation car venant de Montbéliard il aurait été hasardeux pour lui de s'aventurer sur ces routes enneigées et Gégène, espérant soigner dans la nuit son épanchement de synovie avec un cataplasme à base de feuilles de chou – et bio s'il-vous-plait –, doit se rendre à l'évidence : son genou encore trop récalcitrant le contraint également à déclarer forfait.

C'est donc accompagné de Paulo, Jean-Paul et Alain que nous prenons prudemment à 6h30 la direction de Sainte-Croix pour une énième virée de l'hiver au Chasseron. Nous arrivons à 7h30 sur le parking non encore déneigé des Replans et Paulo de forcer le bourrelet d'un coup d'accélérateur rageur. En raison du vent et de la neige qui tombe en abondance nous hâtons les préparatifs pour effectuer nos premières enjambées dans la neige vers 7h45.

Cette première ascension nous conduit du parking au sommet des Petites Roches où nous sommes accueillis par un vent violent. Les peaux vite ôtées nous longeons un moment la crête pour trouver le passage entre deux rochers qui permet de plonger dans la pente menant aux Auges. La neige profonde est très légère et c'est trop vite que nous arrivons au fond de la combe pour remettre les peaux une seconde fois.

Nous reprenons notre ascension pour atteindre Le Sollier puis obliquons à droite pour attaquer une pente orientée N qui va nous ramener une nouvelle fois aux Petites Roches. C'est raide et bien enneigé, les conversions dans la forêt ne sont pas faciles, nous devons même déchausser une dizaine de mètres pour contourner un ilot rocheux entre deux conifères. Les skis à nouveau aux pieds nous entamons les dernières conversions et pouvons nous libérer des peaux à l'abri juste sous le sommet des Petites Roches.

Une seconde descente de rêve nous comble et arrivés à la cote 1250 de l'itinéraire venant des Dénériaz nous recollons les peaux pour nous diriger vers La Merlaz puis le col où nous en profitons pour faire une réparation de fortune des peaux de Jean-Paul, les crochets arrière s'étant rompus. Le col pour une fois facilement franchi – pas de glace – nous nous dirigeons vers le sommet venté du Chasseron et nous nous préparons rapidement pour une descente rapide et agréable par les champs de neige des Roches Eboulées au bas desquels nous mangeons notre pique-nique.

De là nous aurions pu commencer à revenir vers notre point de départ mais ayant souvenir d'une descente mémorable que nous avons effectuée avec Gégène et Maurice peu avec Noël 2017, je propose à mes compagnons de faire un aller et retour en direction du sommet de la Robella. Arrivés au col nous décidons de poursuivre encore un peu notre ascension pour monter par un large virage à droite sur une crête bien chargée appelée à juste titre Crêt de la Neige.

Paré pour la descente j'engage le premier virage dans la pente et badaboum une plaque de 40 cm d'épaisseur et de 20 à 30 mètres de largeur se détache sous moi : impressionnant, peu commun dans le Jura mais fort heureusement je ne suis pas entrainé avec cette masse sinon la réception sur les sapins en contrebas aurait pu être lourde de conséquences. Je prends le temps d'immortaliser ce phénomène par 2 clichés tandis que mes trois comparses entreprennent leur descente prudemment sur la gauche de la coulée en louvoyant entre les arbres.

La suite de la descente est excellente puis nous nous laissons glisser sur le chemin longeant le ruisseau La Dénériaz jusqu'au pont permettant de le franchir où il nous faut remettre les peaux une cinquième fois. Passant devant La Dénériaz Dessous nous nous engageons dans la combe boisée qui nous mène à la cote 1250 m où nous étions passés ce matin et nous arrivons au col entre le Mont de la Maya et les Petites Roches peu avant le chalet restaurant Le Sollier. Une nouvelle descente sympathique dans deux clairières nous conduit au confluent du ruisseau venant des Auges et celui venant du Sollier d'où nous apercevons le sommet du Cochet, prochain et dernier objectif de la journée.

C'est par un couloir assez raide situé à droite de la forêt du Cochet et que nous n'avions ni l'un ni l'autre jamais parcouru que nous effectuons cette ascension nécessitant encore de nombreuses conversions dans une neige épaisse. Une section plate à la sortie de couloir permet à Jean-Paul de reprendre quelques forces pour vaincre les derniers 50 mètres menant à la croix du Cochet et pour juste récompense de ses efforts, enchainer une superbe dernière descente dans une poudre immaculée, clôturant ces quelque 2000 m de dénivelé parcourus.

Serge

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2018-02-25 Au dessus des nuages à la Tête de Lanchenaire

Pour une sortie non prévue au programme de Varappe nous sommes 16 à nous rendre à la Tête de Lanchenaire en partant du Flon, direction Taney, le sommet puis retour par le col de Chaudin et enfin le vallon de Verne pour revenir à notre point de départ : jolie boucle classique dominée par les Cornettes de Bise.

Philippe ayant accepté de participer à l'encadrement nous nous divisons en deux groupes de 8 pour en minimiser l'inertie. Nous fixons un premier point de regroupement dans le charmant village de Taney que nous atteignons sans encombres par la route enneigée et malgré une couverture nuageuse tenace.

Après une courte pause nous suivons pendant 2 kilomètres le lit enneigé du torrent alimentant le lac de Taney. Quelques conversions vers une cascade nous font prendre de l'altitude jusqu'à retrouver vers 1850 m Philippe et son équipe au second point de regroupement que nous avions convenu précédemment. Nous sommes encore sous les nuages mais quelques signes avant-coureurs nous laissent à penser que le soleil n'est plus bien loin.

Nous devons à présent obliquer vers le sud pour rejoindre par une courte pente l'entrée d'une nouvelle combe et là comme par enchantement c'est le ciel bleu qui remplace le gris des nuages. Le décor est resplendissant, les sommets alentour émergent de la mer de nuages et nous devinons devant nous la trace qui nous conduira dans une petite heure au sommet convoité.

Nous louvoyons dans cette combe, traversons une pente raide suspecte demandant un peu d'espacement entre nous avant d'enchainer les quelques conversions menant au sommet. Mais une bise désagréable nous contraint à y limiter notre séjour, nous pousse à entamer la descente en vue de nous abriter au col de Chaudin pour 30 minutes de pause casse-croûte bien méritée.

Bien restaurés nous devons reprendre notre descendre depuis le col par un large couloir qui nous ménera à environ 1500 m au fond du vallon de Verne. La première partie de la descente du couloir est effectuée au soleil, mais prudemment car la neige a été travaillée par de multiples passages de skieurs et de plus quelques restes de coulées entravent le passage.

Vers 1800 m la qualité neige s'améliore mais une autre difficulté se présente à nous : nous entrons à nouveau dans la couche nuageuse avec une visibilité quasi nulle et quelques précautions s'imposent pour ne pas perdre un compagnon. D'un commun accord nous fusionnons les 2 groupes, Julien est devant et nous fermons la marche Philippe et moi. Quelques regroupements opportuns jusqu'à ce que la visibilité redevienne acceptable, permettent de nous assurer régulièrement que personne ne manque à l'appel.

Il ne nous reste plus qu'à nous laisser glisser dans le fond du vallon jusqu'au parking que nous atteignons peu avant 15 heures. Mais suffisament tôt pour prendre le temps afin d'aller nous désaltérer à l'auberge La Vouivre de Miex avant de reprendre la route pour Morteau en évitant les bouchons traditionnels du dimanche soir sur l'autoroute longeant le lac Léman.

Serge

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2018-02-22 Les Arpilles à l'abri de la bise glaciale du Val de Morteau

Nouvelle sortie du Groupe Seniors Mais Pas Que mais à laquelle je suis le seul senior à participer comme quoi le qualificatif « Mais Pas Que » n'est pas superflu. En effet ce sont Magali, Philippe, Alain et Dede tous encore en activité qui m'accompagnent direction Les Arpilles.

Le départ de Morteau est fixé à 6h30 et c'est un froid de canard accentué par une forte bise qui nous frigorifie le temps de charger la voiture. Et Magali de dire : « Après ce Chasseron un peu mouillé – euphémisme – de jeudi dernier tu vas encore nous gratifier d'une météo exécrable » Et de lui répondre « T'en fais pas on aura du soleil ». Doutant de mes certitudes sans trop l'avouer elle monte dans la voiture d'autant plus qu'elle a besoin de faire un peu de dénivelé en prévision d'un futur raid tout proche.

Après un trajet secoué par les rafales de vent nous arrivons à l'Etivaz vers 8h45 et là, ô miracle, plus un brin d'air et le soleil qui commence à percer les nuages. Les DVA contrôlés c'est par une ascension efficace sans faux-plats et cadencée par le rythme de Magali qui nous atteignons le sommet convoité en moins de 3 heures. Il va être midi, il est temps de songer à nous restaurer au soleil avant d'entreprendre notre descente.

La descente dans une quinzaine de centimètres d'excellente neige poudreuse sur fond dur est un régal et 45 minutes nous suffisent pour rejoindre le parking. Une bonne bière à l'hôtel du Chamois de l'Etivaz qui nous est familier va clôturer cette sortie expresse avant de retrouver Morteau et sa bise glaciale en milieu d'après-midi.

Serge

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2018-02-11 Les Monts Chevreuils pour terrain d'initiation

Nous devions nous rendre au Chasseron pour cette troisième et dernière sortie d'initiation de la saison mais du fait qu'il va s'y dérouler la course de ski alpinisme Chasseron-Buttes, Manu se voit contraint de proposer une autre destination en l'occurrence les Monts Chevreuils aux environs de Château d'Oex.

C'est une classique que nous avons déjà programmée plusieurs fois dans le cadre d'initiation au ski de randonnée mais bon nombre des 16 personnes composant notre groupe ne l'ont jamais parcourue. Parmi elles se trouvent quelques débutants ou quasi débutants qui nous espérons ne vont pas se laisser décourager par une météo pas très engageante.

Les contrôles d'usage effectués nous commençons notre ascension par une première pente pas très enneigée mais l'épaisseur du manteau blanc devient beaucoup plus conséquente dès que nous prenons un peu plus d'altitude. De fréquentes averses de neige agrémentent notre progression, la visibilité restant tout à fait acceptable c'est sans difficulté que toute la troupe arrive au sommet.

De là quelques personnes décident de se rendre à l'auberge située juste sous le sommet tandis le restant du groupe, profitant de l'excellente neige, va descendre de quelques centaines de mètres en direction du lac de l'Hongrin pour, après avoir remis les peaux sous les skis, accéder une nouvelle fois au sommet par son versant sud.

Nous retrouvons à l'auberge nos compagnons abandonnés un peu plus tôt et ensuite après un casse-croûte rapide accompagné d'une bonne bière nous entreprenons la descente dans une neige agréable à skier en suivant plus ou moins le trajet parcouru dans la matinée.

Cette descente sera problématique pour Yves qui se blessant au genou suite à une vilaine chute est contraint de terminer le parcours en claudiquant, n'étant plus capable d'enchainer un virage. Manu lui épargne un peu de souffrance en montant de quelques centaines de mètres avec sa voiture sur une route dégagée parallèle à notre itinéraire.

Arrivés aux voitures la neige est remplacée par la pluie qui nous accompagne de façon continue jusqu'à Morteau. Quant à Yves une radio passée le lendemain lui diagnostique une légère entorse qui nécessite trois semaines de repos : souhaitons lui un bon et prompt rétablissement.

Serge

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2018-02-08 But sans regret à la Tête de l'Herbette

Nous devions être 11 et finalement c'est à 7 que nous partons pour la Gruyère en ce jeudi matin malgré une météo mi-figue mi-raisin mais des éclaircies prévues en début d'après-midi. Peu après Charmey au lieu-dit Praz-Jean nous nous engageons sur une petite route longeant le ruisseau du Gros-Mont que nous suivons jusqu'au point 955 marquant la fin de la route praticable.

Les consignes habituelles données et les contrôles d'usage effectués nous commençons notre randonnée direction la Tête de l'Herbette par 2 kms de faux-plats montants suivis de quelques lacets entrecoupés d'arbres déracinés lors des dernières intempéries. A la sortie de la forêt nous débouchons face à une grande étendue plate comprise entre la Dent de Brenleire et la Dent de Savigny qu'il nous faut parcourir du Nord au Sud pour atteindre les chalets d'alpage du Sori où nous effectuons une première pause.

Cet endroit marque l'entrée de la combe des Morteys que nous remontons en compagnie de nombreux chamois jusque vers 1900 m où devrait se trouver la bergerie Les Morteys-Dessous. Presque entièrement dissimulée sous la neige c'est Florie qui finira par la repérer une cinquantaine de mètres devant nous grâce à une cheminée et un bout de toit encore apparents. Maurice et Patrick un peu fatigués décident de s'arrêter là et plutôt que d'attendre notre retour nous leur conseillons, après avoir récupéré de leurs efforts, de commencer à descendre doucement n'ayant aucun risque de se perdre dans cet environnement.

Nous reprenons notre progression en franchissant un court raidillon par quelques conversions pour arriver sur un bombement quand tout à coup la visibilité devient quasi nulle, le plafond de nuages s'étant brusquement abaissé. Nous sommes vers 2000 m, la pente finale étant relativement raide et entrecoupée de quelques barres il est plus prudent de renoncer et de ne pas prétendre aux éventuelles éclaircies annoncées.

Les premiers virages de la descente dans le brouillard sont un peu hasardeux puis nous nous retrouvons sous les nuages avec une visibilité acceptable qui nous permet dans une excellente neige poudreuse de rejoindre rapidement nos deux compagnons. Nous devons négocier quelques passages raides et étroits qui valent quelques chutes à notre ancêtre mais Mélanie en excellent serre-file sera toujours là pour l'aider à se relever. Une dernière pente pour sortir de la combe nous ramène aux chalets d'alpage du Sori où nous profitons des éclaircies enfin arrivées pour faire notre pause casse-croûte.

Bien restaurés, nous reprenons la traversée de la grande étendue plate en ayant pris soin de libérer le talon de nos chaussures puis reprenons la descente en suivant la route que nous avions parcourue dans la matinée. C'est sans regret d'avoir manqué le sommet que nous arrivons à nos voitures ayant parcouru aller-retour quelque 20 kms pour 1100 m de dénivelé : encore une belle journée au grand air vivifiant.

Serge

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2018-02-01 A nouveau une neige de rêve au Chasseron

Météo Suisse annonçait 20 à 30 cm de neige fraiche sur l'ouest du Jura dans la nuit de mercredi à jeudi et il aurait été dommage de manquer une nouvelle occasion de skier dans une telle épaisseur de poudre.

Il est 7h30 lorsque nous partons de Morteau et il neige encore abondamment mais cela devrait rapidement se calmer si on en croit les prévisions de la veille. Pour éviter d'avoir à pousser au retour sur le col des Etroits nous décidons de partir des Replans où nous sommes accueillis par un vent modéré mais froid ce qui devrait nous garantir une bonne neige légère.

La première montée plus ou moins le long d'une piste de ski de descente encore fermée nous conduit aux Avattes puis nous nous dirigeons vers l'antécime des Petites Roches en suivant le versant NW de la crête qui nous abrite du vent. Arrivés contre les rochers nous allons ôter nos peaux pour descendre jusqu'aux Auges entre les sapins puis à travers une belle pente d'excellente neige.

Nous devons remettre les peaux et après être passés devant le Sollier nous nous dirigeons par une traversée ascendante jusqu'à la lisière de la forêt à l'aplomb du point culminant des Petites Roches. Il est difficile de monter plus haut comme nous le faisions par le passé car les sapins ont pris de l'ampleur ce qui obligerait à effectuer moult conversions serrées pour arriver au pied de la barre rocheuse et peut-être aussi autant à la descente. Nous sommes tout de même arrivés jusqu'à une altitude de 1500 m où nous nous préparons par une seconde descente magistrale à rejoindre vers 1250 m l'itinéraire du Chasseron par les Dénériaz.

Abrités par des sapins nous profitons de cet endroit calme pour faire notre pause casse-croûte puis nous entreprenons l'ascension du col sous le sommet du Chasseral en passant aux environs de la Merlaz. Le col comme d'habitude est en partie glacé, Yves et Philippe préfèrent déchausser pour le passer tandis que Nathalie suivra ma trace skis aux pieds en assurant bien ses appuis. Du col nous dédaignons le sommet enveloppé par les nuages et préférons revenir au sommet des Petites Roches en longeant la crête sur 5 à 600 m.

Nous aurions pu à ce moment décider de revenir directement sur Les Replans mais la motivation était là pour descendre jusqu'aux Rasses quitte à devoir remettre les peaux une quatrième fois. Nous n'avons rien regretté, c'est une descente superbe à louvoyer entre les arbres de la forêt qui nous a une nouvelle fois comblés. Nous sommes revenus à 1200 m et nous attaquons les 250 m qui nous séparent des Avattes d'un bon rythme puis terminons ce nouveau périple dans le massif du Chasseron par une quatrième descente dans une neige toujours aussi agréable à skier pour nous retrouver à notre point de départ après 1250 m de dénivelé.

Serge

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2018-01-30 Une bambée inédite autour du Chasseron

Dans le cadre d'une sortie du « Groupe seniors mais pas que » nous nous retrouvons cinq anciens accompagnés de Christelle pour initialement retourner skier au Chasseral. Mais à la demande de Jean-Claude nous nous dirigeons vers le massif du Chasseron que nous allons aborder à partir du col des Etroits juste avant Sainte-Croix.

Notre première étape est le Cochet que nous atteignons après avoir cherché dans le brouillard le meilleur itinéraire pour en gagner le sommet. Nous sommes à présent au dessus de la mer de nuages et après une courte pause nous entamons notre première descente jusqu'aux Replans qui va nous replonger à nouveau sous la grisaille persistante.

Nous remettons les peaux pour refaire une partie du chemin parcouru à la descente puis à environ 1400 m bifurquons en direction des Avattes où le soleil refait son apparition. Nous continuons notre progression le long de la crête des Petites Roches et arrivés au point 1583 nous nous préparons pour une nouvelle descente, cette fois-ci en direction des Rasses. Cette superbe descente dans une neige transformée nous amène vers 1200 m et nous nous retrouvons une nouvelle fois sous les nuages.

Comme précédemment il nous faut remettre les peaux pour refaire une partie du chemin en sens inverse. A la sortie de la forêt nous devons obliquer sur la droite pour nous diriger vers le sommet du Chasseron où les conditions météorologiques nous permettent de faire une pause casse-croûte bien méritée, de profiter du soleil et du magnifique panorama des Alpes au-dessus de l'épaisse mer de nuages habituelle en cette saison.

Nous avons deux options pour revenir vers le point de départ : descendre sur la Merlax ou faire un détour par les Roches Eboulées. Nous nous décidons pour la seconde et après avoir longé la crête NE issue du sommet nous plongeons dans les pâturages des Roches Eboulées encore suffisamment enneigés pour permettre un excellent ski dans une neige humide mais facile à skier. Nous devons déchausser pour passer les ruisseaux du fond de la combe puis nous nous laissons glisser sur le chemin menant à La Dénériaz Dessous.

Nous allons remettre les peaux une quatrième fois pour gravir dans la forêt le raidillon de la voie normale du Chasseron puis abandonner cet itinéraire pour atteindre Le Sollier où nous nous préparons pour une courte descente sur Les Auges. Les peaux recollées une cinquième et dernière fois nous abordons la dernière pente dominée par une imposante corniche. Quelques conversions délicates nous permettent de la franchir puis d'ultimes virages bien négociés nous font retrouver l'itinéraire de montée initial et le col.

Une halte à la Brévine va s'imposer pour nous remettre, grâce à une petite mousse bienvenue, de ces 1500 m de dénivelé autour du Chasseron.

Serge

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2018-01-28 Contre toute attente, une neige acceptable au Widdersgrind

Emilien et Alain ayant accepté de participer à l'encadrement de la sortie programmée pour ce dimanche dans la région du Gantrisch, nous avons pu augmenter la participation de 6 personnes. Mais malheureusement nous avons dû refuser du monde pour se plier aux règles de prévention et de sécurité mises en place au sein du club.

Arrivés à 8h30 sur notre lieu de départ – toujours prévoir d'arriver tôt à Hengst car cet endroit est très couru et il y a peu de places de stationnement – nous nous divisons en deux groupes homogènes. Les consignes données et les contrôles d'usage effectués, le premier groupe conduit par Emilien et Alain part, suivi à quelques minutes par le second dans lequel se trouvent Marion et Guillaume tout nouvellement inscrits au club.

Nous empruntons le chemin parallèle au cours d'eau du fond de la vallée pendant 1,5 kms nécessitant quelques déchaussages par manque de neige avant de commencer à prendre de l'altitude puis de rejoindre le premier groupe à Grencheberg comme nous avions convenu au départ. La pente de neige dure qui suit, menant au col de Grenchegalm où nous nous fixons le prochain regroupement, nous incite à mettre nos couteaux pour éviter de se trouver en mauvaise posture un peu plus haut.

Suite à une bonne séance de conversions sur neige dure nous arrivons sans encombres au col où nous devons nous concerter pour la suite de l'itinéraire : traverser la pente W du Hane ou en faire le tour par l'E pour rejoindre dans les deux cas l'arête finale du Widdersgrind. Le peu de neige dans la face pelée par le vent éliminant le risque avalancheux, nous optons pour la première solution mais en prenant garde à nos appuis pour ne pas glisser sur les quelques plaques de neige gelée que nous allons rencontrer. Arrivés en sécurité sur la large arête finale il nous reste 20 minutes pour nous rendre au sommet où nous allons nous poser une petite heure pour nous restaurer et attendre que le soleil ramollisse un peu la neige.

Du sommet nous dominons la combe NE bien enneigée menant aux environs du point 1746 et nous nous laissons tenter par cet itinéraire de descente : excellente idée car il est exposé au soleil depuis plusieurs heures et nous évoluons sur une neige de printemps très agréable à skier. Nous retrouvons le premier groupe quelques dizaines de mètres en dessous de la ferme d'alpage Schattig Riprächte où nous devons remettre les peaux pour remonter au col où nous étions dans la matinée puis, l'horaire et la météo le permettant, enchaîner avec l'ascension du Alpiglemäre.

Arrivée au col Marion présente quelques signes de fatigue et voudrait redescendre en suivant notre itinéraire de montée. Mais après une courte halte réparatrice nous arrivons à la convaincre de nous suivre jusqu'au second sommet d'autant plus que la descente sera plus intéressante que celle qu'elle voudrait effectuer. Entourée de Thierry et Guillaume elle fera preuve d'une grande volonté pour atteindre le but fixé en louvoyant entre herbe et neige, la récompense finale étant de bénéficier tous ensemble d'un excellent ski dans la grande pente NW menant au fond de la vallée que nous avons parcourue au début de la journée.

Félicitations à Marion et Guillaume pour cette première sortie avec Varappe et Montagne qui sera suivie nous l'espérons d'autres aventures parmi nous. Bravo également à Yves qui reprend confiance en lui et a fait preuve d'une grande persévérance pour parcourir ces 1200 m de dénivelé.

Serge

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2018-01-14 Le Galmschibe, sommet voisin de la Männliflue

Ce dimanche s'annonce bien ensoleillé, le risque d'avalanches a nettement diminué, la tentation est donc suffisamment importante pour délaisser le Jura et se diriger vers les Alpes suisses : ce sera donc le Galmschibe, sommet inconnu de ma part, voisin de la Männliflue dans le Diemtigtal, vallée où nous nous rendons fréquemment en début de saison car de nombreux sommets se prêtent à des randonnées relativement courtes et faciles.

Après avoir pris Gégène pas très en forme à Villers suite à une mauvaise nuit nous voyageons un peu plus de 2 heures pour atteindre Fildrich le point de départ de la course. Les quelques consignes données pour assurer le bon déroulement de la course nous procédons au contrôle des DVA avant de remonter tranquillement le fond de la vallée jusqu'à Steibode d'où nous apercevons la totalité de la pente soutenue qui mène au sommet. Gégène donne déjà quelques signes de fatigue laissant présager quelques difficultés pour la suite.

De Steibode nous changeons de direction pour atteindre le chalet d'alpage Mittelberg où nous nous arrêtons pour installer les couteaux sous nos skis parce que la neige est très dure et que la pente va commencer à s'accentuer sérieusement. Les 200 mètres suivants seront fatals à Gégène : à son grand regret il décide de s'arrêter au niveau d'une bergerie au soleil et nous lui recommandons expressément de se reposer et d'attendre notre retour dans cet endroit sûr.

Il nous reste 500 mètres de dénivelé à faire qui nécessitent quelques conversions pas faciles étant donné la pente et la neige dure. Après un peu plus d'une heure d'effort nous atteignons l'antécime du sommet qui nécessite le dépôt des skis. Nous serons 4 à faire rapidement un aller et retour au sommet en escaladant quelques rochers faciles et en suivant une arête neigeuse un peu gazeuse tandis que Marie-Odile et Christophe patienteront au soleil.

Après s'être restaurés nous entamons une descente prudente sur une neige qui a commencé à se détendre mais pas suffisamment pour « envoyer du gros » puis nous retrouvons Gégéne et regagnons notre point de départ, pleinement satisfaits d'avoir parcouru ce sommet sympathique.

Serge

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2018-01-13 Tempête de ciel bleu au Chasseral

Après être allé la semaine dernière au Chasseron avec lui, Yves va me solliciter à nouveau pour y retourner aujourd'hui. Pour changer un peu de décor je lui suggère le Chasseral d'autant plus qu'il m'annonce qu'il ne l'a pas fait depuis des dizaines d'années. Un petit coup de fil à Gégène qui comme à son habitude est toujours partant, nous voici à 8 heures sur le parking des Savagnières pour entamer une journée qui s'annonce superbement ensoleillée malgré l'épaisse couverture nuageuse qui noie la vallée de Saint-Imier.

Nous partons en direction de la Cornette par une pente gelée pas facile à négocier pour Yves mais l'arrivée sur la crête avec le soleil qui pointe sur celle du Chasseral va le requinquer avec en prime des arbres magnifiquement décorés par la neige et le givre. Une courte pause à la cabane sommitale de la Cornette pour ôter les peaux nous nous laissons glisser jusqu'au col de la combe Biosse.

Nous remettons les peaux non pas pour nous diriger vers le sommet mais plutôt pour aller plein S explorer les environs du col du Chasseral que nous atteignons sans difficulté. De nouveau un paysage féérique nous attend entre les sapins enneigés, à nos pieds l'immense mer de nuages recouvrant les lacs de Bienne et Neuchâtel et la chaîne des Alpes au loin, du massif du Mont-Blanc à celui du Dammastock en passant par quelques 4000 du Valais et ceux de l'Oberland dont l'élégant Finsteraarhorn.

La suite de notre périple va nous conduire au sommet du Chasseral en suivant plus au moins la crête et c'est à l'abri de l'imposante antenne que nous nous installons pour manger notre casse-croûte en pensant à la bouteille de vin rouge que Gégène a oublié sur la chaudière de sa demeure.

Une fois restaurés nous descendons sur une couche de neige fraîche très agréable à skier en direction de la métairie de Morat puis parcourons la combe éponyme qui nous conduit au Pré aux Auges. Nous devons remettre les peaux pour revenir au col de la combe Biosse puis pour atteindre à nouveau le sommet de la Cornette gravir la pente que nous avions descendue le matin. La dernière descente en suivant une piste de ski facile nous ramène via la métairie des Plânes à la voiture.

Serge

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2018-01-09 Neige compliquée au col de Seron

La neige abondante du massif du Jura n'ayant pas résisté à la pluie incessante de ce début d'année nous devons nous diriger pour cette première sortie de 2018 vers les Préalpes suisses en l'occurrence l'Etivaz qui offre de nombreux départs de courses abordables pour l'équipe de seniors que nous sommes.

De l'Etivaz nous pouvons continuer en voiture par la route dégagée jusqu'à Sous Charrière nous faisant gagner 2 kms de faux-plat montant. Le contrôle des DVA effectué nous commençons notre progression par le chemin parallèle au cours d'eau mais après plusieurs traversées de torrent nous obligeant à déchausser sans arrêt nous quittons le fond de la vallée pour rejoindre par des pâturages bien enneigés la route menant à Pâquier Mottier.

Une traversée ascendante du flanc E des Arpilles ponctuée par un passage délicat dans la forêt nous mène aux environs de la bergerie La Molaire où nous faisons une première pause. Nous passons d'une neige bien humide à un manteau neigeux dur et gelé qui nous accompagne jusqu'au point 1761 où l'itinéraire de la Cape au Moine se sépare de celui de la Para.

Le raidillon qui suit malgré une légère couche de neige récente nous contraint à mettre les couteaux sous nos skis puis une alternance de plaques de glace et de neige fraiche nous conduit jusque sous la pente finale bien chargée du col de Seron que nous gravissons par quelques conversions tout en prenant la précaution de respecter entre nous quelques dizaines de mètres d'espacement.

L'arête menant au sommet étant glacée et ayant une contrainte d'horaire pour le retour à Morteau nous décidons de retirer nos peaux et d'entamer notre descente par une première partie dans une neige poudreuse excellente suivie d'une zone tantôt poudreuse, tantôt gelée demandant de la prudence puis de la tôle ondulée pour finir avec de la neige humide : un cocktail de neiges variées qui a bien sollicité cuisses et mollets.

Serge

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2017-12-31 Un Buet au Chasseral

Suite au déluge de samedi que reste-t-il en ce dimanche 31 décembre de cette excellente neige abondante rencontrée lors de notre sortie de vendredi au Chasseral ? Météo Suisse annonçant une journée plutôt agréable je décide d'y retourner mais seul n'ayant pas pu trouver un compère disponible pour m'accompagner en ce dernier jour de 2017.

Le départ de Villeret n'étant plus possible par manque de neige je chausse les skis à 8h30 sur le parking des Savagnières transformé en patinoire dangereuse par la pluie de la veille : je dois me cramponner aux portes de la voiture pour accéder au haillon arrière sans m'étaler sur la glace. Du parking je me dirige plein Est en longeant plus ou moins une piste de ski de descente pour arriver sur la crête que je parcours jusqu'au sommet de La Cornette. De là une première descente me conduit au Pré aux Auges en passant le col de l'Egasse et la combe adjacente dans une neige douce à skier mais un peu lourde.

Après avoir remis les peaux je remonte une combe en pente douce jusqu'à la métairie de Morat puis par un virage à 180° j'atteins la crête du Houbel où se niche la cabane du ski club de Villeret. Au point 1514 de cette crête il est temps d'ôter les peaux pour enchainer une seconde descente qui me mène en aval des métairies Les Limes du Bas. Ici je rencontre le berger attitré venu y faire une visite de contrôle. Avec son français approximatif et mon allemand rudimentaire je comprends que ses bêtes passent l'hiver à Buchen en Emmental et qu'il reviendra avec elles du mois d'avril prochain jusqu'en octobre.

Un nouveau « repeautage » me conduit des Limes du Bas aux Limes Derrière pour terminer cette troisième ascension au col de la crête du Houbel que nous avions atteint en sens inverse vendredi dernier. Il est midi, le soleil ayant fait son apparition c'est le coin idéal pour se poser une vingtaine de minutes et manger son casse-croûte. La descente qui va suivre avec une neige un peu instable qui forme de grosses boules demande un peu d'attention et de précaution mais c'est sans encombres que j'atteins par quelques virages le fond de la combe où je croise pour la première fois de la journée un groupe de randonneurs qui remonte la combe que j'avais parcourue dans la matinée.

Je me laisse glisser jusqu'au Pré aux Auges où il faut à nouveau remettre les peaux pour entreprendre la montée par le talweg qui me mènera au sommet du Chasseral. La première partie se déroule dans la forêt avec une neige restée en abondance malgré la pluie du samedi. Je progresse d'un bon rythme quand tout à coup un troupeau d'une dizaine de chamois sorti de la forêt détale devant moi : j'ai juste le temps de sortir mon appareil pour immortaliser les deux derniers. Puis ayant passé la barre rocheuse délimitant la fin du talweg je découvre le versant sud du petit Chasseral complètement dénudé de neige mais fort heureusement la dernière pente menant au sommet principal est encore suffisamment enneigée malgré quelques tâches d'herbe qui apparaissent ça et là.

Arrivé au sommet que faire ? Il est 13h30, il fait beau et doux malgré un peu de vent, ce serait dommage de déjà songer à revenir vers la voiture. Pourquoi donc ne pas se laisser tenter par une descente versant sud du Chasseral qui a l'air d'être resté suffisamment enneigé ? Un coup d'œil à la carte et c'est parti en légère oblique sur la droite pour trouver l'entrée d'une saignée dans la forêt qui conduit à Nods. La première partie de la descente est un régal, c'est une vraie moquette comme on en rencontre en avril ou mai dans les Alpes. La suite est un peu plus difficile, c'est un large couloir taillé dans la forêt avec quelques bosses mais la neige reste bien agréable à skier.

Me voilà arrivé à l'entrée de Nods à environ 1000 m d'altitude : pas le choix il faut remettre une cinquième fois les peaux pour gravir les 550 m qui me séparent de l'hôtel du Chasseral. Il est 14h et si tout va bien je devrais y être à 15h30 au plus tard. Après avoir avalé une barre énergétique c'est parti d'un bon pas avec les cales en position haute car mine de rien c'est assez pentu. Durant cette ascension je vais croiser ou doubler moult raquetteurs, jeunes et moins jeunes, parlant français ou allemand : ce doit être la sortie dominicale de nombreuses familles neuchâteloises ou bernoises. Sorti de la forêt en sueur j'apprécie le souffle réparateur du vent et je me dirige vers la métairie de Nods puis, laissant l'hôtel sur ma gauche, vers la croix de la crête du Chasseral marquant le début de la prochaine descente.

Courte descente qui mène au point 1389 de la combe Biosse suivie d'une ultime montée pour rejoindre la crête de la Cornette quelques dizaines de mètres plus haut mais qui nécessite de remettre les peaux une sixième et dernière fois. L'arrivée sur la crête vaut quelques clichés superbes : un lever de lune presque pleine sur la droite en direction de l'antenne et un coucher de soleil derrière quelques sapins sur la gauche. Je profite ensuite d'une dernière descente tranquille, la fatigue commençant à se faire sentir, en suivant la piste de ski qui passe devant les métairies de l'Egasse et des Planes pour arriver par une longue ligne droite au parking quitté ce matin.

Il est 16h30 et c'est une année qui s'achève avec un périple à travers de Chasseral de 1800 m de dénivelé digne d'un Buet.

Serge

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2017-12-29 Un Chasseral alpin

Etant donné l'excellent enneigement du massif du Jura, le Chasseral va remplacer pour cette dernière sortie de l'année 2017 la Fochsenflue, sommet modeste culminant à 1975 m au départ de Jaun. En effet pourquoi faire des centaines de kilomètres alors que notre région nous offre un hiver des plus remarquables avec des conditions de ski exceptionnelles.

Nous sommes 17 au départ du parking de la combe Grède et pour des raisons évidentes d'organisation nous décidons de composer 2 groupes homogènes. Manu, après avoir effectué les contrôles DVA d'usage partira le premier avec ses 7 acolytes, nous enchainerons notre périple à quelques minutes du groupe précédent, le petit Missel fermant la marche.

Laissant la Combe Grède sur notre gauche nous atteignons après une montée raide mais régulière la métairie Aux Renards où nous ferons une première pause bien méritée. S'ensuit une légère descente suivie d'un court raidillon dans la forêt qui nous amène aux environs de la Métairie des Plânes. Nous traversons les pistes de ski des Savagnières pour nous diriger par une nouvelle montée en direction du col de l'Egasse puis vers le sommet de la Cornette en louvoyant entre les sapins dans une neige légère mais bien profonde. Accueillis par un vent frais qui commence à se renforcer laissant présager l'arrivée de la perturbation annoncée par Météo Suisse, nous nous abritons derrière la cabane pour nous restaurer et ôter les peaux de nos skis.

Suspectant une neige gelée et travaillée par le vent en versant sud de la Cornette nous décidons d'emprunter notre itinéraire de montée pour revenir au col de l'Egasse puis de plonger dans la combe menant au Pré aux Auges : magnifique descente dans une neige excellente. A l'abri du vent sur le plat du Pré aux Auges nous devons remettre les peaux pour gravir les 300 m qui nous séparent du sommet du Chasseral. Pour Christian l'aventure se terminera ici, impossible pour lui de remettre ses nouvelles peaux sans colle.

D'abord protégés du vent par la forêt et le relief du terrain nous devons ensuite en affronter les puissantes rafales peu avant la métairie Meuser. Le signal du sommet est déjà visible mais il faut encore batailler un moment sur la dernière pente plus ou moins glacée pour enfin l'atteindre après une ultime conversion. Il est midi et demi mais les rafales de plus en plus violentes nous contraignent à repousser l'heure du casse-croûte. Les peaux rapidement mises dans le sac nous filons en direction de la métairie Meuser pour ensuite rejoindre le Pré aux Auges dans la neige sublime de la combe empruntée précédemment.

Chacun ayant avalé son sandwich nous remettons les peaux pour une dernière ascension : il s'agit d'atteindre le point 1471 sur la crête du Houbel. Nous suivons le fond de la combe menant à la métairie de Morat pendant 5-600 m avant de commencer de gravir à main gauche une pente raide qui mène à un col de la crête peu visible du bas. Les premières conversions relativement aisées seront suivies par une succession d'une quinzaine d'autres plus difficiles et plus serrées dans une neige profonde accumulée par le vent, bon exercice pour Sophie plus ou moins novice en la matière. Arrivés au col, il faut encore malgré le vent et la neige qui commence à cingler les visages, suivre sur 300 m la crête accidentée pour arriver au point convoité, Gégène chantant du Johnny à tue-tête pour encourager la troupe.

Après avoir aidé Maurice et Denis à ôter les peaux et rechausser, nous nous élançons dans la pente en slalomant dans une neige de rêve autour des arbres rabougris de la crête sommitale du Houbel. Nous débouchons dans les alpages qui nous mènent des Limes Derrière aux Limes du Bas où nous nous regroupons. Un chemin facile nous conduit au dessus de la Vieille Vacherie d'où nous reprenons notre descente dans les prairies enneigées jusqu'à la Fauchette. De là un chemin forestier nous conduira jusqu'à nos voitures où nous attendait l'autre groupe.

Après 1325 m de dénivelé au Chasseral dans des conditions météorologiques difficiles nous irons nous requinquer avec une petite mousse au Café Fédéral de Villeret.

Serge

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2017-12-29 Première sortie et premier Chasseral !

Pour ne pas paraphraser Serge,

[...Nous sommes 17 au départ du parking de la combe Grède et pour des raisons évidentes d'organisation nous décidons de composer 2 groupes homogènes. Manu, après avoir effectué les contrôles DVA d'usage partira le premier avec ses 7 acolytes, nous enchainerons notre périple à quelques minutes du groupe précédent, le petit Missel fermant la marche...]

Je pars donc avec le groupe de Manu.

De bonnes conditions d'enneigement, un ciel parfaitement dégagé nous ont offert une montée agréable. Accueillis par un très fort vent sur la crête sommitale, la vue est imprenable. Nous continuons jusqu'au sommet et mangeons au pied de l'antenne relais à l'abri du vent. Lorsque nous attaquons la descente la météo n'a plus rien à voir avec celle du matin, néanmoins la neige est excellente.

Samuel

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2017-12-21 Deux Chasseron pour le prix d'un

La pluie annoncée pour jeudi ne devait arriver que vendredi donc nous en profitons pour nous diriger une nouvelle fois, la cinquième, vers le Chasseron en ce début d'hiver bien enneigé. Maurice 81 ans et Gégène 70 ans répondent présents à mon invitation et nous décidons pour changer un peu d'itinéraire de partir de Buttes à 770 m.

Nous chaussons les skis à 9h00 et c'est parti pour une première grimpette sous des arbres magnifiquement embellis par la poudreuse pour atteindre le point 1438 m de la crête menant aux Roches Blanches. Premier dépeautage suivi d'une descente dans une neige de rêve jusqu'aux environs de La Dénériaz Dessus vers 1250 m. Après avoir remis les peaux nous remontons les prairies des Roches Eboulées en passant à proximité du chalet éponyme puis arrivés sur la crête nous nous dirigeons une première fois vers le sommet du Chasseron à 1607 m.

Nous avions prévu de nous restaurer au sommet mais une bise fraîche nous contraint à nous abriter un peu et finalement c'est assis sur la Pierre de la Paix au sud du sommet que nous mangeons notre casse-croûte agrémenté d'un petit Côtes-du-Rhône, histoire de faire de beaux virages comme dira Gégène. Une charmante et coquette autochtone nous ayant tenu compagnie quelques instants nous prenons congé d'elle pour nous diriger vers les Petites Roches à 1583 m en longeant les rochers de la crête principale du Chasseron.

Deuxième dépeautage et descente superbe jusqu'à Les Auges à 1220 m. Nous allons repeauter une troisième fois pour entreprendre une deuxième ascension du sommet du Chasseron en passant par Le Sollier, la Merlax et le col toujours un peu verglacé où je ferai quelques marches pour aider notre octogénaire à franchir les 10 derniers mètres. Le sommet atteint nous ôtons une nouvelle fois les peaux pour repasser par le chalet des Roches Eboulées. La neige commençant à devenir lourde à skier nous abrégeons un peu la descente pour économiser Maurice en nous dirigeant vers la source de la Dénériaz à 1320 m où nous remettons une dernière fois les peaux pour attaquer les 100 m qui nous séparent du haut des pistes de ski de la Robella.

Deux nouvelles « varappeuses » nous rejoignent et c'est en leur compagnie que nous ferons notre ultime descente pour rejoindre Buttes en passant par la Petite Robella et en nous laissant glisser sur la route. Il est 16h30 lorsque nous atteignons la voiture après avoir parcouru quelque 1650 m de dénivelé : bravo Maurice pour un des plus longs Chasseron en ce jour le plus court de 2017.

Serge

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2017-12-10 Ah que, Chasseron venteux

La veille c'était une neige de rêve dans le Val de Morteau alors pourquoi pas aujourd'hui du côté du Chasseron. Mais le temps a bien changé dans la nuit, beaucoup de vent et des températures en hausse continue.

Chaussant les skis vers 8h30 sous des averses de neige intenses il faut batailler dur jusqu'au col pour faire sa trace dans des accumulations de parfois 80 cm de neige travaillée par le vent.

Sorti du col puis poussé par des rafales monstrueuses jusqu'au sommet dégarni, il faut ôter les peaux bousculé par le vent et filer se mettre un peu à l'abri 100 m plus bas pour enfin boire une gorgée de thé avant d'entreprendre la descente par les Roches Eboulées dans une neige profonde qui commence à subir les effets d'une pluie qui arrive en force.

Serge

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2017-12-03 Petit Som en Chartreuse

Grand Som ou Petit Som ? Finalement ce sera Petit Som par la Combe des Eparres. Malgré son nom évocateur l'ascension de ce modeste sommet de Chartreuse culminant à 1772 m n'a pas été de tout repos, les raidillons du chemin de la Combe des Eparres ajoutés aux 50 cm de neige poudreuse à tracer nous contraignant à rester bien éveillés.

Pour Loïc c'est une première, préférant les raquettes aux skis de randonnée nordique peu adaptés à la configuration du terrain et à la quantité de neige accumulée ces derniers jours.

La descente sur cet épais manteau neigeux bien agréable à skier a permis d'effectuer en toute quiétude les nombreux virages nécessaires au contournement des arbres de la forêt domaniale de Grande Chartreuse pour revenir sans encombres au Chateau point de départ de cette balade dominicale.

Serge

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2017-11-30 Un Chasseron de plus dans la poudre

Malgré un toreticolis et un genou qui "péclotte" - pour parler comme nos amis suisses - mon fidèle compagnon du Cotard des Sarrazins n'a pas hésité lorsque je lui ai proposé en ce jeudi après-midi une petite virée au Chasseron sous une météo capricieuse.

Une première ascension jusque sous le couloir des Petites Roches nous permit d'apprécier une excellente première descente dans 30 à 40 cm de poudre et sous des flocons tombant en abondance.

Nous repeautons, le passage du col sous la crête comme d'habitude gelé nous donnant un peu de fil à retordre, puis direction le sommet que nous atteignons dans la pénombre du jour finissant.

La seconde descente par les Roches Eboulées nous a valu, malgré la nuit, de nombreux virages sur un agréable manteau neigeux vierge de toutes traces puis retour à la voiture en se laissant glisser sur les quelques kilomètres du chemin des Dénériaz.

Serge

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2017-03-13 Raid en étoile dans le Queyras

Logés au gite Les Baladins à Ceillac nous avons passé une semaine à sillonner le massif du Queyras.

Malgré l'absence de neige sur les versants ensoleillés, ceux à l'ombre nous ont réservé de belles randonnées au départ de Ceillac, Brunissard, Ristolas ou Saint-Véran.

Serge

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2016-04-10 Le Wildhorn

Après avoir atteint le sommet de l'Iffighore 2373 m nous nous sommes dirigés dans le brouillard vers le refuge du Wildhorn.

Le lendemain grand soleil pour atteindre le sommet du Wildhorn à 3248 m suivi d'une descente mémorable jusqu'à Iffigen 1270 m où nous avions laissé nos voitures.

Serge

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