Randonnée pédestre

2021-07-11 La Vallée du Cusancin

Arrivés au parking du Val de Cusance, après une heure de route, nous voici partis pour la journée qui j'espère sera ensoleillée. Nous traversons le Torrent des Alloz par un vieux pont en pierre et nous montons sur un chemin empierré jusqu'à la chapelle Saint-Ermenfroi qui surplombe la vallée. Puis nous revenons sur nos pas pour entamer une montée boisée jusqu'à la croix joliment gravée de Saint-Ermenfroi. Ensuite nous prenons la direction du Bois Grillot où nous ferons une « rando cross » car beaucoup d'arbres et de ronces en travers du sentier nous obligent à les contourner ou à passer par-dessus jusqu'au Bois du Theurey où là, le sentier redevient praticable pour la descente sur Guillon-les-Bains.

Arrivés en bas, une table nous attend pour pouvoir piqueniquer et boire un coup à deux anniversaires. Après avoir repris des forces et bu un bon café, nous voici repartis au village de Montivernage que nous traversons. Un peu avant la sortie nous passons devant une croix qui rappelle l'endroit où Jean Billerey fût exécuté par les allemands. Plus loin nous arrivons à un point de vue sur la Vallée du Cusancin puis reprenons la rando pour redescendre dans la vallée en suivant le torrent des Alloz jusqu'au parking. Nous posons nos sacs et allons à la Source Bleue puis à la Source du Cusancin qui se trouvent toutes les deux à 300 m de chaque côté de la route. Finalement nous parcourons 18 km pour 640 m de dénivelé sous un ciel bleu et chaud en cet après-midi sans pluie.

Merci à celles et ceux qui ont ensoleillé cette journée.

Mireille

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2021-06-30 Une Areuse particulièrement déchainée

Météo indécise pour le départ, on y va plus puis après un petit coup de pouce de Yves, on y va et Serge nous donne le feu vert ! Finalement nous partons à 5.

Nous posons la voiture à la Ferme Robert et nous entamons la descente sur un sentier assez glissant pour rejoindre les gorges de l'Areuse au niveau du Saut de Broc. Quel panorama nous attend ! L'Areuse en folie, des mètres cubes d'eau dévalent pour aller s'écraser contre les rochers dans un bruit assourdissant ! Le beau temps nous accompagne tout au long de ces gorges, toujours aussi magnifiques !

Quittant les gorges au niveau d'une usine hydroélectrique, nous entamons la montée sur un chemin assez raide mais nos estomacs commencent à tambouriner ! Nous décidons d'aller jusqu'au Pré de Treymont, et là, surprise, une petite clairière aménagée de bancs et de tables où nous pouvons faire une pause pour satisfaire nos estomacs.

Nous repartons et nous devons prendre une décision pour la suite de la balade : accéder au chemin des crêtes des Rochers des Miroirs ou retour sur la Ferme Robert en passant sous les falaises ? Nous choisissons le chemin de crête et 400 m de dénivelé positif nous attend. Peu après, nous arrivons devant un panneau « Sentier du Réservoir, escarpé et raide sur 1 km » : c'est l'inconnu pour tous et malgré la présence de chaines et de câbles à flanc de falaise, il faut être bien prudents avec des passages très délicats, mais tout s'est bien passé avec l'aide de Serge !

A la sortie nous débouchons sur une belle vue sur Boudry et le lac de Neuchâtel et je regarde mon compteur : nous avons atteint les 16 km et vu que nous n'avons pas prévu de bivouaquer nous décidons de continuer ! Notre ascension se poursuit sur un sentier assez raide qui nous mène à 1275 m au point culminant de la crête des Rochers des Miroirs. Surprise ! Le brouillard a envahi la vallée et nous prive de vue !

Une petite averse vient nous rafraichir et nous poursuivons sur un chemin très agréable jonché de feuilles et de bourgeons de sapins, signes des orages violents de ces derniers jours. Au Signal du Lessy à 1387 m, nous entamons la descente pour arriver à notre point de départ. Je regarde à nouveau mon compteur nous avons atteint 25 km, sous le sourire malicieux de Serge !

Tout le monde était ravi ! Un grand merci à Serge pour cette belle randonnée, dans l'inconnu !

Marie-Thérèse

C'est avec beaucoup de chance que nous avons fait cette très belle balade. Serge nous envoie un message vers 7h30 pour nous informer qu'il annule la randonnée, à cause de la météo. Je l'appelle vers 8h15 pour lui dire que le soleil est au Crêt l'Agneau, donc changement de programme, il décide de partir.

A 9h00, nous nous retrouvons à 5 au local et aurions dû retrouver 3 autres personnes à la Ferme Robert mais qui ont finalement renoncé à venir. Après ¾ d'heure de voiture nous arrivons à notre point de départ où il ne pleut pas et prenons un chemin pentu pour rejoindre les gorges de l'Areuse au niveau du Saut de Broc. La rivière est furieuse et le bruit de l'eau assourdissant.

Le paysage est magnifique, même le soleil est au rendez-vous. Nous passons vers une usine hydroélectrique qui produit beaucoup de courant. Nous suivons le sentier des gorges, le parcours est superbe avec des montées et descentes par des escaliers en bois très bien entretenus. Après être passés à Champ du Moulin, nous traversons plusieurs fois la rivière par des ponts et passerelles en pierre ou en bois.

Une heure après nous passons rive droite pour remonter en direction des Rochers des Miroirs. Nous nous arrêtons pour manger sur une table à côté de la cabane des « cantines » à Pré de Treymont. Après le repas nous reprenons la montée avec deux possibilités, passer sous les Rochers des Miroirs ou au-dessus. Après le vote, nous décidons de prendre le sentier des grimpeurs expérimentés. La pente est raide, parfois très dure avec sous nos pieds des couloirs impressionnants, des câbles ou des barres de fer ! Nous franchissons un passage très difficile où Serge aide Hugo, Marie-Thérèse, Catherine et moi-même à franchir l'obstacle. Je suis de même que Hugo un peu apeuré.

Ouf !!! Après 1 km de section difficile nous sommes sur le sentier des crêtes. Nous avons la chance de voir les lacs de Neuchâtel et de Bienne ainsi que les Alpes Bernoises. Dommage, car une demi-heure après, la brume et la bruine nous empêchent de voir les gorges de l'Areuse en contre-bas. Nous passons à la Grande Ecoeurne puis à la Petite Ecoeurne. Ensuite nous marchons dans les pâturages avec les vaches comme compagnie et nous trouvons un gigantesque rose des près. Pour terminer nous redescendons sur un chemin pentu à la Ferme Robert après avoir fait environ 25 km et 1100 m de dénivelé.

Une si belle journée, merci à Serge

Yves

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2021-06-20 Pas de taureau au Grand Taureau

Malgré des conditions météo incertaines, nous voilà partis de bon matin à la chasse au taureau. Départ des Alliés, Mireille en tête, je fais petit à petit la connaissance du groupe. Après 1 ou 2 km sur la route, nous arrivons enfin sur les chemins en route pour cette ascension. L'allure est bonne et nous ralentissons à peine au cours de cette première montée. Le soleil est pour l'heure au rendez-vous et nous profitons pleinement de la nature.

Après un crochet en Suisse, nous sommes de retour en France et passons devant la borne 158 où Gégène nous explique comment fonctionne la numérotation et plus important encore, où se trouve la borne n°1 ! Puis, selon les recommandations des connaisseurs du circuit, nous faisons un léger détour pour atteindre le sommet du Grand Taureau par la crête. Nous la longeons sur un sentier escarpé pour arriver à la table d'orientation à 1323 m où il n'y a... aucun taureau !

La vue d'en haut est splendide et nous en profitons pour pique-niquer face à la vallée. Michel et Yves nous ont réservé une petite surprise que nous avons partagée pendant le repas. Leçon n°1 à retenir, venir avec un verre... Après un bon bol de rire et le ventre repu, nous attaquons la descente.

Maintenant que j'y pense, le taureau a dû fuir à cause du grondement au loin. Une course contre l'orage s'engage et nous avons malheureusement perdu la première manche. C'est sous la pluie et après une attaque de grêle que nous repartons. Nous arrivons aux rochers des Dames des Entreportes que nous pouvons admirer avant d'entamer la dernière ligne droite au soleil. Après près de 22 km de marche nous revenons aux voitures juste avant le second orage prévu par notre miss météo !

J'ai les jambes en compote en rentrant chez moi mais j'ai apprécié cette sortie. La randonnée en elle-même était super et l'ambiance générée par le groupe l'a rendue encore meilleure.

Merci à tous, au plaisir de repartir avec vous.

Une dernière chose ! Méfiez-vous des moins jeunes car ils risquent de vous mettre la piquette ! Alors n'hésitez pas à venir et montrer de quoi vous êtes capables !

François

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2021-06-17 Randonnée des anciens aux Contamines Montjoie

Jour 1

- Visite de l'église de Saint Nicolas de Véroce

C'est ici que commence le pèlerinage des anciens de varappe. Les voitures arrivent en ordre dispersé tout le monde a bien voyagé. Splendide église savoyarde baroque merveilleusement restaurée. Route étroite et risquée pour monter au départ... Nous organisons le convoi... en oubliant Jeannot qui doit monter seul avec son camping-car (classique de Varappe). Casse-croûte retrouvailles « Tamalou » de tous ces anciens varappeurs.

- Randonnée tranquille vers l'alpage de Porcherey (1714m), puis le Mont Joux (1964m) pour les plus téméraires.

Un pur bonheur : des trolles, des trolles, le sentier nous mène dans l'alpage fleuri vers des vaches aux cornes majestueuses, l'eau vive et toute la chaîne du Mont blanc sur grand écran. Chacun s'applique à nommer les sommets. Les nuages dévoilent l'acier futuriste du nouveau refuge du goûter, lieu où les anciens ont serré les fesses sur les WC vertigineux du siècle passé.

Le parme des pensées sauvages, le bleu profond des gentianes, le blanc éclatant les anémones, le rose timide des soldanelles, l'air délicieusement frais... Nos vieilles carcasses se régénèrent. En fin d'après-midi, accueil sympa au chalet « La Cité Montjoie ». Repas tartiflette, tables de filles, tables de garçons... Soirée foot télé pour les gars, déambulation nocturne dans le jardin Samivel pour les filles : un lieu magique !

https://www.youtube.com/watch?v=0I1X8JiXe88

Jour 2

- Randonnée Notre Dame de la Gorge - refuge de la Balme - lacs Jovet

Petit déjeuner convivial ; la forme pour tous. Départ pour le parking de Notre Dame de la Gorge. Colette veut monter dans le fourgon truck baroudeur 4x4 Mercedes de Jeannot pour voir comment c'est fait : cabine panoramique, 160 chevaux, cintre pour les habits, elle arrive avec des étoiles plein les yeux. Église notre Dame de la Gorge... Magnifique... La fraîcheur du lieu, la rumeur du Nant Borrant, la vue sur les montagnes surplombant le site, la décoration intérieure naïve... un petit bijou baroque.

Comme les colporteurs, nous prenons l'ancienne voie romaine qui conduisait les marchands vers l'Italie voisine. Forêts et cascades rafraîchissent une méchante montée bien soutenue (Ils sont fous ces romains). La pente s'adoucit ensuite jusqu'au Refuge de la Balme (1706m), où s'arrêtera une partie du groupe.

Le décor se met en place : sommets et cols enneigés, flore alpine, torrent fougueux tout y est. Souci pour Jean-François son portefeuille a dû tomber de son sac. Colchiques, premiers névés, pas sur la neige et des sensations qui reviennent. Traversée du torrent élargi par la fonte des neiges, avec passage hasardeux pour les chaussures.

Grand replat, Gégène sur « ON » pour distraire les randonneurs et les montagnes avec les classiques de Varappe : les raids dantesques, la deudeuche, les artisans, la paix des ménages... Grimpée sournoise en dévers, Gégène sur « OFF », on puise dans les réserves et... toujours pas de lac... encore un effort ! Enfin les voilà les lacs Jovet (2174m), dans un cadre magnifique au pied du mont Tondu ; nous n'irons pas nager : ils sont gelés et recouverts de neige.

Pause déjeuner. Jean-François toujours à la recherche de son portefeuille. Pour redescendre un pont de neige met à l'épreuve la prudence des alpinistes que nous avons étés. Gégène nous fait sa crampe fatale ; nous ne le laisserons pas aux vautours, au paroxysme de la douleur, les filles se font masseuses, stretcheuses et soigneuses pour repartir auréolées de sa reconnaissance éternelle.

On se réhydrate au refuge de Balme, on mesure tout ce que l'on a monté, on laisse passer les traileurs fous (ce n'est plus de notre âge). La descente de la voie romaine achève les vieux genoux... enfin les voitures ! Aux Contamines tournée générale offerte par Jean-François : il a retrouvé son portefeuille dans la voiture !

Merci à Alain Baud, Michel Paulin, Maurice Boissenin pour l'organisation et mention spéciale pour Maurice notre patriarche de 84 ans.

Nous reviendrons pour les rhododendrons.

Bernadette

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2021-06-16 La Combe de Biaufond

Ce mercredi 16 juin, jour sans école pour moi, nous sommes allés en randonnée au départ de Biaufond. Nous avons commencé notre escapade en traversant le pont qui relie la France et la Suisse et après avoir longé une partie du lac, nous nous sommes engagés dans une combe très sauvage où quelques échelles permettent de franchir plusieurs passages escarpés. Nous avons débouché vers un petit lac appelé le Cul des Près, un drôle de nom qui a bien fait rire mes compagnons, devinez pourquoi ?

De là nous avons pris la direction de Maison Rouge, un centre équestre avec de nombreux chevaux en pâturage. Non loin des écuries nous avons mangé sur une aire de piquenique ombragée : Dominique avait apporté une bouteille de vin rouge, je n'ai pas eu le droit d'y gouter mais en revanche je ne suis régalé avec les gâteaux faits maison par Régine.

Après le repas nous avons pris la direction de la Roche de l'Aigle, un magnifique belvédère surplombant Biaufond et la vallée du Doubs. De là nous allons fait un aller et retour à la borne d'Erguël délimitant les cantons du Jura et de Berne puis nous sommes redescendus par un sentier assez difficile avant de rejoindre notre point de départ par le chemin que nous avions emprunté au début de la marche.

Encore une belle journée partagée avec mes amis de Varappe : vivement la prochaine !!!

Hugo

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2021-06-06 La Reculée des Planches pour notre retour

Quelques mois se sont écoulés depuis notre dernière sortie avec Varappe, c'est donc avec grand plaisir que nous rejoignons ce dimanche matin un groupe de 16 personnes pour une randonnée de 19 km à la Reculée des Planches dans le Jura.

Après quelques détours, nous arrivons au village de la Châtelaine. Le temps est incertain, quelques gouttes, du brouillard et le premier « point de vue » portait bien son nom. Le ciel se dégage un peu pour le belvédère du Fer à Cheval puis pour notre pique-nique dans ce joli village touristique, les Planches-près-Arbois.

En admiration devant les vasques et bassins de cette belle reculée parcourue par la Cuisance, le groupe s'étend un peu pour finalement se retrouver au complet devant la magnifique Cascade des Tufs avec sa végétation luxuriante alimentée par les pluies de ce printemps. Puis nous remontons au belvédère de la Roche du Feu en empruntant un tronçon du GR 59, appelé Echappée Jurassienne.

Les asperges sauvages recueillies au gré de notre balade complèteront le repas du soir des randonneurs. Le soleil nous accompagne en cette fin d'après midi et nous permet d'apprécier du belvédère de la Châtelaine, un dernier panorama sur le village de Mesnay.

Merci à Serge pour la préparation de cette belle journée. La crise sanitaire n'a pas altéré l'esprit convivial de Varappe et la bonne humeur de ses adhérents.

Véro et Gaby

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2021-06-02 Le Suchet presque au sec

Sur le conseil de Thierry, organisateur de la balade, il fallait prévoir des vêtements de pluie car la météo annonçait des risques d'orage. Nous nous sommes donc retrouvés sur le parking de Entre-Les-Fourgs pour entamer la montée au sommet du Suchet. Nous étions 12 participants, 10 de Varappe et 2 « invités », parmi lesquels la maman de Hugo ainsi que mon frère jumeau afin qu'il fasse connaissance de mes copains de Varappe. Il a pu ainsi rassurer notre mère quant à mes fréquentations.

Départ à 9h45 pour une boucle par La Roche Marquée, Le Suchet et Bel Coster soit environ 15 km pour 650 m de dénivelé. Cet itinéraire nous a permis d'emprunter un sentier escarpé en forêt rendu glissant par le temps humide, heureusement il était équipé de chaines de sécurité. À la sortie de la forêt très près du sommet, nous avons un peu été déçu car la visibilité était réduite par des vagues de brouillard mais une éclaircie nous a permis tout de même d'apercevoir furtivement Les Dents Du Midi. Cela ne nous a pas empêché de pique-niquer juste au-dessous du sommet à l'abri du vent.

Quelques anecdotes pour terminer :

- Nous avons pu apercevoir des chamois et quelques belles fleurs de montagne.
- J'allais oublier, une multitude d'escargots nous accompagnaient sur le chemin, dont certains (les petits coquins) copulaient à la vue de tout le monde.
- Un accident grave est cependant à déplorer : une participante dont je tairai le nom a écrasé l'un deux en essayant de lire un panneau d'information.
- Nous avons dû déployer tout notre sens du relationnel pour la consoler.
- Heureusement la victime venait de finir son acte d'amour, il est parti donc avec la satisfaction du devoir accompli.
- A remarquer, la prestation du jeune Hugo, toujours en tête de colonne et en quête d'informations variées et déjà équipé d'un altimètre. Sera-t-il un jour président de Varappe comme l'a été son grand-père ?

La météo nous a finalement été clémente, seulement une légère averse qui nous a obligé à utiliser nos pèlerines pour très peu de temps. Retour au parking de départ vers 15h et merci à Thierry pour cette belle journée passée dans la bonne humeur comme toujours.

Jean-Claude

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2021-04-30 Une randonnée bien arrosée

Prévisions de météo suisse pour la semaine : pluie pour mardi, mercredi et jeudi puis nette amélioration pour vendredi donc nous retenons vendredi pour une balade du côté de La Tourne. Pour une fois c'est tout faux, vendredi sera la journée la plus maussade de la semaine mais il nous en faut plus pour renoncer.

Partis du parking de l'hôtel de la Tourne nous nous dirigeons plein sud vers Tablettes où se situe un belvédère aménagé d'une table d'orientation, mais pas très utile avec ce brouillard tenace. Nous distinguons quand même, quelques centaines de mètres plus bas, ce qui semble être Chambrelien, là où les trains de la ligne La Chaux-de-Fonds Neuchâtel changent de sens. Du belvédère nous suivons pendant quelques kilomètres la ligne de crête menant à Solmont : c'est un sentier bien agréable en forêt nous protégeant plus ou moins de la pluie qui commence à s'intensifier. De Solmont, point culminant de la randonnée, une longue descente nous amène jusqu'à la sortie de la via ferrata de Noiraigue où une petite cabane libre d'accès tombe à pic pour nous abriter le temps du casse-croûte. Nous pouvons même y faire une petite flambée qui va ragaillardir la petite troupe avant d'entreprendre l'itinéraire de retour vers notre point de départ.

Joli parcours à refaire lors d'une journée plus clémente voire à vélo de montagne avec quelques passages techniques réservés aux plus téméraires.

Serge

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2021-04-22 Entre Noël-Cerneux et Le Mémont

Ce sont les vacances scolaires et Oskar, venu du pays diois passé quelques jours de vacances chez ses grands-parents, accompagne sa mamie Fabienne pour notre randonnée au départ de Noël-Cerneux. Il ne va pas rester longtemps avec elle car Hugo, d'une année son cadet, est justement à la recherche d'un copain pour lui faire la causette et lui faire découvrir un parcours qu'il connait bien.

Première étape, l'étang de Noël-Cerneux où cet hiver, pendant quelques jours, les patineurs ont dessiné sur une glace impeccable de jolies arabesques. Puis direction le Bizot avec son église au toit de pierre, sa fontaine récemment restaurée pour ensuite atteindre le Repend et ses deux fermes rénovées. Nous sommes un peu en avance sur notre horaire de sorte que nous avons le temps d'aller au belvédère du Mont Repentir puis de continuer jusqu'à la grotte du Mémont où nous ne manquons pas de nous y introduire sur une cinquantaine de mètres. Après un crochet par la borne délimitant les 4 communes que sont Le Mémont, Le Bizot, le Luhier et Mont-de-Laval, nous revenons sur La Bosse et sa roche gravée de quelques signes religieux, pour ensuite enchainer par Sous-Réaumont et traverser les tourbières afin de rejoindre notre point de départ.

Nos deux lascars ont bien tenu le coup malgré ces quelque 20 kilomètres parcourus sous une température assez fraiche. Mais nul doute qu'ils passeront une bonne nuit réparatrice.

Serge

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2021-03-30 La vallée de la Brême

Ce mardi 30 mars, Serge nous propose une randonnée de 15 km et de 500 m de dénivelé au départ de Bonnevaux-le-Prieuré. Au rendez-vous sur le parking du local nous sommes 5 : Colette, Marie-Anne, Michel, Serge et moi-même. Il y a eu une petite gelée matinale mais le ciel est grand bleu et sans le moindre vent. Nous retrouvons à la mairie de Bonnevaux-le-Prieuré Christiane et Thierry, deux fidèles de nos randonnées, ainsi que Dominique et sa compagne Régine, des nouveaux à Varappe, bien sympathiques. Le groupe est donc composé de 4 femmes et de 5 hommes soit quasi la parité !!!

Bonnevaux-le-Prieuré est désormais une commune intégrée à Ornans. Nous nous dirigeons d'abord vers le magnifique double belvédère du Rocher du Tourbillon d'où nous dominons le village de Bonnevaux du Bas et son ancien prieuré. Il fait de plus en plus chaud, une chaleur digne d'un plein été. Puis nous nous rendons vers la très belle grotte de Plaisir Fontaine au sein de laquelle nous pouvons pénétrer sur seulement une soixantaine de mètres car plus loin il fait trop sombre.

Après la visite de la grotte nous passons devant la pisciculture « Au plaisir de pêcher », puis nous descendons la vallée de la Brême par sa rive gauche sur environ 3,5 km. Nous traversons la rivière dont l'eau est très claire par un gué aménagé d'ilots de 40 cm de hauteur et autant de diamètre, donnant accès au Puits de la Brême, un trou ovale dont l'eau vert clair est fascinante. Il est un peu plus de midi et nous décidons de pique-niquer sur des arbres couchés en bordure du gué que nous avons retraversé en sens inverse. L'ambiance y est très conviviale comme de coutume accompagnée d'une bouteille de Médoc apportée par Dominique, sans oublier le digestif traditionnel de Michel, aujourd'hui un alcool à base de groseilles.

Après trois quarts d'heure de repos nous remontons la vallée de la Brême par sa rive droite et en nous engageant dans le Ravin du Pré Noir : quelques passages un peu techniques à franchir et nous arrivons à la Gouille aux Chèvres où la vallée s'élargit. De là une série d'escaliers nous permet d'accéder à la voie verte reliant Ornans à L'Hôpital-du-Grosbois, l'ancienne voie ferrée désaffectée. Nous passons sous le tunnel de Plaisir Fontaine long de 180 m et éclairé par du photovoltaïque. Une demi-heure plus tard nous sommes de retour à Bonnevaux-le-Prieuré passant devant son église, bizarrement dépourvue de clocher.

Ce fut comme de coutume une très belle randonnée organisée par Serge et merci pour toutes les photos envoyées par Marie-Anne, Dominique et Serge.

Yves

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2021-03-10 La Chapelle Sainte Radegonde

Mercredi 10 mars 2021, par un temps frais, bien agréable pour la randonnée. J'ai eu la chance d'être invitée à participer à cette balade oricampienne, tout comme moi. Elle commence par une solide grimpette en forêt pour accéder à la Roche Barchey ; du petit belvédère – qui frise l'altitude de 1000 m – le regard s'envole vers les villages situés au-delà du Dessoubre et de la Rêverote, qu'évidemment on ne fait que deviner. C'est très joli.

Ensuite, nous avons fait un petit détour pour visiter la coquette chapelle de Sainte Radegonde ; le lieu est plus connu que la sainte : une reine franque de Thuringe... dont le nom a peut-être inspiré de rares jeunes parents amateurs de folklore germanique ? Puis nous avons suivi des chemins forestiers sans difficulté ; les peuplements de résineux mités par les chantiers de coupe (scolyte) ont alimenté les conversations. Au-delà du Collot – un relais cavalier – on trouve parfois des fossiles, donc on a fait quelques recherches pour Hugo, avec un succès modeste, il faut l'avouer !

Le tracé de Serge en forme de M majuscule, nous ramenait au départ via le Creux de Vennes, hameau de trois fermes récemment tirées des ruines, bien rénovées, nichées sous la Roche du Château, mais de ce château, il ne reste rien, dommage : on aurait pu faire un brin d'archéologie.

À une autre fois !

Marie

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2021-03-03 En boucle autour de l'Abbaye Notre-Dame de la Grâce-Dieu

Cette randonnée, proposée par Christiane, se déroulera donc dans le canton de Valdahon entre les communes de Aïssey et de Orsans. Le point d'orgue en sera l'Abbaye de Notre-Dame de la Grâce-Dieu.

À 10h00, sur le lieu de rendez-vous, place de l'église de Leugney, très belle église massive datant du XII ème siècle, nous sommes 12 randonneurs et partons pour environ 5 heures de marche, pauses incluses.

Traversées successives de forêts variées (feuillues et sapinières tapissées de jonquilles et de perce neige), de pâtures abondamment imprégnées de lisier (c'est la saison). Le relief karstique des sous-bois est singulier : de gros blocs rocheux éparpillés obligent le sentier à zigzaguer afin de nous emmener à destination. Ce sentier longera longuement les falaises des gorges de l'Audeux nous offrant de nombreux belvédères. Le dernier belvédère, le plus joli, nous offrira un point de vue remarquable sur l'Abbaye.

Après une brève descente, nous voilà arrivés dans un parc devant l'Abbaye. C'est donc l'heure d'un moment bien attendu : le casse-croute, un moment bien convivial, ma foi.

Avant de repartir, nous sommes allés visiter l'église de l'Abbaye : intérieur très joli et chauffé de surcroît. Une montée peu soutenue nous emmènera sur la rive opposée des gorges de l'Audeux. Nous traverserons le charmant village de Orsans, nous surprenant par toutes ces jolies fermes superbement entretenues.

À 15h00, la boucle est bouclée, chacun ramènera un joli bouquet de jonquilles, souvenir éphémère de cette belle journée.

Merci à Christiane pour cette balade et merci à tous pour votre bonne humeur.

Jean-Charles

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2021-02-24 Les côtes de la Reverotte sous Pierrefontaine les Varans

Ce site était peu connu de la plupart d'entre-nous, nous avons découvert un lieu sauvage au relief tourmenté, parcouru d'arêtes rocheuses remarquables et de parois vertigineuses, le domaine idéal des chamois. Ceux-ci ne se firent pas prier, s'offrant à notre vue à plusieurs reprises, bien conscients de nous procurer ce plaisir.

Nous v'la donc à 22 au départ de Pierrefontaine les Varans (nous revînmes 23, Monique ayant recueilli un pinson des arbres blessé, à qui elle entendait bien prodiguer les soins et le remettre d'aplomb pour la belle saison).

Nous nous hissons sur l'arête aérienne de la Roche Percée, site d'escalade du club de Pierrefontaine, passons la montée de Nirveau avec le monument FFI, longeons le sentier des sculptures dont un étonnant chamois de bois, côtoyons un élevage de chiens de traîneau, rencontrons inopinément un caïman (sur la foi de Pierre), à mon avis ce devait-être un varan, plus courant dans la région.

A Belmont 947 m, point culminant de notre périple, c'est la pause déjeuner. Ambiance insolemment printanière, soleil diaphane.

Bien repus et agréablement désaltérés par diverses substances, nous nous laissons glisser dans la Combe du Frêne jusqu'à Vautran du Haut dans le surprenant Pré Piguet. Nous atteignons alors le point le plus bas de la rando à 594 m (à Varappe il convient d'être précis), cet endroit étonnant, sorti d'une fable semble vraiment être le lieu le plus aux confins du confinement tant il paraît isolé et magique. Nous y sommes aimablement accueillis par un petit cheval et deux chèvres, maîtres des lieux, vivant là en bonne intelligence.

Nous sommes alors au fond du trou. En remontant il y a la « Grotte de la Glacière du Roi », au bout d'une sente escarpée. C'est un gouffre inhospitalier, glacial, que même un néandertalien ignorerait. Nous quittons bientôt la vallée principale pour suivre le ruisseau du Val, ses spectaculaires cascades pétrifiantes et, cela, jusqu'à la source, rapidement nous arrivons sur le plateau d'où nous étions partis quelques heures plus tôt, bouclant ainsi un parcours d'environ 15 km dans une ambiance chaleureuse et fraternelle, comme c'est prescrit sur la notice d'accompagnement.

Merci à Pierre pour nous avoir invités à découvrir ce lieu singulier, sorte de bout du monde près de chez soi.

Jean-Marie

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2021-02-16 Vuillafans et ses reculées discrètes

A Vuillafans, charmante bourgade nichée à 350 m au bord de la Loue, il semble que c'est déjà le début du printemps mais au fur et à mesure de notre parcours nous allons constater que les traces de l'hiver sont encore bien présentes.

Une première étape nous conduit dans la reculée de Vergerolle en direction de la Source Bleue. C'est en escaladant les quelques rochers recouverts d'une carapace de glace qui permettent d'y accéder que nous découvrons pourquoi cette source est ainsi nommée. Demi-tour sur une centaine de mètres pour reprendre un chemin abrupt et glissant qui nous amène devant la cascade de la Tuffière où un paysage merveilleux nous attend, la cascade ayant été figée par les températures glaciales de la semaine précédente.

De là nous poursuivons notre périple en montant d'une centaine de mètres puis contournons la croupe caractéristique du Cuchot avant de redescendre à l'entrée d'une seconde reculée, la reculée de Raffenot barrée elle aussi par une cascade partiellement prise dans la glace. Rebroussant chemin, nous nous dirigeons vers Châteauvieux-les-Fossés et son château, l'une des plus petites communes du Doubs avec moins de 10 âmes avant de redescendre sur Vuillafans.

Serge

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2021-02-08 Les sources de Consolation sous la neige

Nous avons rendez-vous à 9h00 au local de Varappe et Montagne. Nous prenons Yves dans notre voiture pour aller jusqu'au parking de la Roche du Prêtre où nous rejoignons les 10 autres participants dont Rémi, le petit fils de Monique qui a 2 ans de moins que moi.

A 9h45 nous commençons notre marche sur un chemin enneigé et descendons jusqu'à la Scie Dessus. Nous suivons le lit d'un ruisseau jusqu'à un oratoire pour ensuite monter jusqu'au départ de la tyrolienne et redescendre en direction de la Source du Dessoubre d'où jaillit énormément d'eau. Puis c'est Pierre qui nous propose de nous diriger vers la canalisation d'alimentation d'une usine hydroélectrique où nous écoutons attentivement ses explications.

Nous continuons notre descente pour aller contempler la cascade de la Source du Lançot puis celle de la Source Noire. La descente étant terminée nous décidons de remonter au sommet de la cascade du Lançot pour manger notre piquenique. Pour monter là-haut il faut emprunter des escaliers surplombant la Source du Tabourot et le vide du cirque puis marcher sur un sentier étroit sécurisé par un câble du côté de la falaise.

Nous arrivons enfin dans la grotte d'où jaillit l'eau de la cascade et nous pouvons maintenant déballer notre piquenique. Après 45 minutes de pause nous reprenons notre périple sur ce sentier scabreux et avec une nouvelle série d'escaliers nous débouchons sur un chemin beaucoup plus abordable qui nous amène à nouveau à la Scie Dessus. De là une belle grimpette nous attend pour rejoindre le parking.

Merci à Pierre de nous avoir fait découvrir ce site merveilleux sous la neige et avec beaucoup d'eau.

Hugo

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2020-10-21 Au Mont Racine par le Sentier des Statues

Après un rendez vous au local à 9 heures comme de coutume, nous nous rendons à Gardot puis au Pont de Martel direction La Sagne où se situe le départ de la randonnée de ce mercredi 21 octobre. Nous sommes 15 personnes de 10 à 78 ans et démarrons la marche à partir du terrain de football. Il y a un vent fort mais heureusement la température est douce.

Sur un dénivelé de 500 mètres environ nous empruntons le sentier des statues. Elles ont été sculptées sur des troncs d'arbres et le nombre de celles-ci est impressionnant. Les sujets sont très variés, des têtes de diverses animaux tels chat, cerf ou oiseaux au long bec, des personnages religieux à longue barbe, des couples enlacés et même une pièce de monnaie suisse. A la fin du chemin nous découvrons l'autoportrait du sculpteur, Georges-André Favre, pour marquer les trente ans du sentier, soit de 1979 à 2009.

Le chemin est magnifique, bien balisé comme c'est la tradition en Suisse. Il y a de belles cabanes avec tables et bancs taillés dans les arbres. Nous arrivons enfin au sommet du Mont Racine où le vent chaud a redoublé d'intensité et profitons d'une vue magnifique sur les Alpes, allant du Mont-Blanc aux Bernoises, les lacs de Neuchâtel et de Morat, le Chasseral et un superbe Creux du Van.

Du sommet atteint par un court aller et retour nous redescendons dans le vallon de la Sagneule et passons prés de la métairie de la Grande Sagneule. Nous atteignons la partie marécageuse du vallon, appelée Les Sagneules, avant de remonter sur notre droite pour arriver à un endroit bien à l'abri du vent. C'est l'heure du repas et Hugo, aidé par Alain, nous fait un superbe feu, il nous manque juste les saucisses et les grillades.

Vers 13 heures 30 nous attaquons le retour par un chemin très agréable, sans cailloux. Après être passés devant la métairie du Grand Coeurie puis une habitation bien isolée, la Racine, nous sommes de retour vers 15 heures, tout le monde étant ravi de cette belle randonnée organisée par notre guide, Serge.

Yves

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2020-10-08 Plongée dans la vallée du Dessoubre

Nous sommes 26 ce matin, là devant l'église de Bonnétage-le-Haut, prêts à plonger en direction de la vallée du Dessoubre. Le groupe se met en marche en suivant Jean-Marie et son épouse Fabienne, qui ont eu la bonne idée de proposer cette sortie.

Comme d'habitude le cliquetis des bâtons est largement couvert par les conversations et les éclats de rire qui vont bon train !!! Au détour du chemin bien large qui nous conduit dans la vallée nous marquons une première halte afin d'admirer l'autre versant et distinguer nettement le village de Belleherbe et ses environs. Continuant notre descente nous arrivons au hameau de La Rochotte. La visite de la petite chapelle rappelle quelques souvenirs d'enfance à certains d'entre nous qui ont connu cet édifice pendant leur jeunesse…

Arrivés au bord du Dessoubre, la traversée de Rosureux se fait tranquillement au gré des rencontres des gens du village et nous amène jusqu'à une pile de bois où nous cassons la croûte au soleil, tout en partageant comme à l'accoutumée, qui une part de chocolat, qui un breuvage spécial permettant, soi-disant, d'affronter la remontée plus facilement.

Bonne idée car le retour dans le coteau justifie l'utilisation des bâtons dans un raccourci « légèrement caillouteux » de la Combe du Château. Encore une fois l'entraide se fait naturellement dans ce passage délicat qui nous amène sur le sentier conduisant à la fameuse grotte de Sarradin. En explorant cette cavité nous comprenons que nous ne sommes pas les premiers visiteurs de l'endroit et que la grotte est toujours occupée par un petit animal que nous espérons ne pas avoir trop dérangé comme en témoignent une ou deux photos de Serge.

Au retour nous croisons un groupe de marcheurs finnois qui se traduit par des échanges amicaux entre randonneurs du Haut-Doubs. Un peu plus loin nous découverons le belvédère du Montolivot et pouvons admirer une nouvelle fois ces beaux paysages propre à notre région que nous apprécions tant. C'est vers 17 heures que nous nous séparons après cette belle journée passée dans la nature, encore merci à Jean-Marie et Fabienne pour nous avoir permis de partager ensemble ce bon moment.

Jean-Claude

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2020-09-25 Le Tour des Glaciers de la Vanoise

Vendredi 18 septembre.

11h55 : Évelyne, Pascal, Michel et Jean-Paul prennent la route pour récupérer Mathilde en gare d'Albertville. Il fait grand beau et la température dépasse les 30 °C. Direction Champagny en Vanoise où se trouve notre gîte. Après quelques courses au village voisin, nous peaufinons la préparation des sacs à dos, objectif allègement maximum. Pendant ce temps, Pascal, qui nous avoue avoir été cuisinier dans une autre vie, nous prépare une excellente tartiflette, digne d'un 3 étoiles. Il est alors temps d'aller se reposer pour attaquer demain en pleine forme notre première étape.

Samedi 19 septembre.

Réveil à 6 heures pour partir tôt et tenter d'éviter les orages prévus en fin d'après-midi. Petit déjeuner puis nous quittons le gîte direction le point de départ de notre périple : Pralognan la Vanoise. Lorsque nous nous garons au parking, il tombe une fine pluie qui nous contraint à sortir les capes de pluie et les couvre-sacs, elle nous accompagnera jusqu'au refuge. Partis vers 8h30, nous arrivons au refuge du Col de la Vanoise vers midi, après avoir monté environ 800 mètres et traversé un petit lac sur un curieux chemin de pierres. Là-haut, le soleil fait son apparition et Jean-Paul peut ranger son parapluie astucieusement fixé sur son sac à dos. Après avoir mangé dans le refuge à cause du vent, nous partons découvrir les alentours, délestés de nos sacs à dos. Une pause avec vue sur un petit lac nous donne l'occasion d'observer les marmottes qui gambadent alentour. Nous reprenons la direction du refuge à la recherche d'un autre lac qui est finalement à sec. Après une sieste pour certains et de la lecture pour d'autres, nous étudions l'itinéraire du lendemain et savourons le bon repas concocté par les gardiens.

Dimanche 20 septembre.

Lever à 6 heures puis petit déjeuner pour un départ à 7h15. Temps un peu venteux, couvert, avec quelques gouttes. Arrivés à la bifurcation repérable par un blockhaus, nous apercevons un troupeau de chamois sur les hauteurs. Nous prenons un sentier qui surplombe le vallon d'Entre-deux-Eaux, où des bergers, leurs chiens et leurs troupeaux sont à l'ouvrage. Traversée d'un long pierrier qui arrive aux superbes lacs des Lozières. Nous rencontrons des petits ponts de bois qui nous permettent de traverser de multiples ruisseaux. Peu après, nous apercevons un groupe de bouquetins que nous contournons pour les observer et photographier sans les déranger. Nous poursuivons notre chemin jusqu'au refuge de l'Arpont, non gardé à cette date, où nous arrivons vers 13h45 accueillis par une marmotte. Casse-croûte puis installation dans le refuge d'hiver et sieste. Nous profitons ensuite sur l'immense terrasse des derniers rayons du soleil puis Evelyne et Pascal nous préparent le repas. Nous sommes rejoints en ce lieu par cinq sympathiques dames venues de Belgique. Provisions d'eau au torrent puis nous nous couchons pour un repos bien mérité.

Lundi 21 septembre.

Lever 6h15. Préparation des sacs et petit déjeuner à la frontale car il n'y a pas d'électricité. Départ vers 7h20. Sur le chemin, nous croisons torrents et ruisseaux, oratoires, ruines et croix. Côté faune, nous rencontrons un bouquetin, de nombreuses marmottes, un troupeau de chèvres, un troupeau de chamois et nous observons plusieurs vautours au vol plané majestueux. Nous évoluons sur de larges chemins en balcon, assez faciles et qui nous offrent de magnifiques vues. Pour la météo et malgré des prévisions alarmantes, la chance est de notre côté : la vue est assez dégagée et le soleil alterne avec les passages nuageux. La crainte de la pluie nous incite à mettre les bouchées doubles dans la dernière partie du parcours où nous jetons nos dernières forces. Nous échappons de justesse à la pluie qui se met à tomber 10 minutes après notre arrivée au refuge de la Dent Parrachée. Comme les précédents, il a été rénové il y a peu : il est tout confort et possède même un sauna ! Après avoir savouré une bière bien fraîche, nous allons prendre une douche, la première depuis le départ : ça fait un bien fou.

Mardi 22 septembre.

Départ à 8 heures du refuge. Sur les conseils du gardien, nous modifions notre itinéraire pour passer par le cirque d'Aussois. Le passage est superbe. Nous allons ensuite au col du Barbier près duquel nous observons des marmottes de très près, puis des vautours. Sentier en balcon puis petite pause grignotage. Suit une interminable descente dans la forêt jusqu'à un joli hameau aux vieux chalets de pierres sèches qui nous offre un lieu idyllique pour prendre notre repas. Encore une heure de montée puis nous arrivons au refuge de l'Orgère où nous passerons la nuit après avoir écouté le brame du cerf.

Mercredi 23 septembre.

Départ du refuge à 7h35 dans le brouillard. Après une bonne montée dans la forêt, le soleil fait quelques apparitions. Nous continuons de monter jusqu'au col de Chavière (2796 m). Les paysages sont très sauvages, la montée au col est assez raide, débouche sur un paysage lunaire : immenses éboulis parsemés de névés. Nous arrivons ensuite au refuge de Péclet-Polset où nous cassons la croûte et où nous avions prévu de passer la nuit. Vu l'heure précoce et la forme des membres du groupe, nous décidons de poursuivre jusqu'au refuge du Saut. Ça sera toujours ça de moins pour la longue étape de demain ! Donc direction le Col du Soufre (2817 m), en passant par le magnifique lac Blanc aux eaux turquoise. Après le col, paysage minéral, moraines impressionnantes, roches aux tons orangés, montagne de gypse blanc typique de cette région. Puis nous longeons un moment le glacier de Gébroulaz, cherchant les rares cairns permettant de nous orienter. Après ce beau et long périple (21 km et 1300 m de dénivelé), nous arrivons enfin au refuge du Saut niché au creux d'un vallon et entouré d'un troupeau de vaches Tarines. En cette saison le bâtiment principal est fermé mais le refuge d'hiver, lui aussi récemment rénové est superbe et confortable.

Jeudi 24 septembre.

Le ciel est couvert, mais sec. Le parcours de la journée étant court, nous prenons tout notre temps : départ à 9h20 après que les vaches soient venues nous dire bonjour. Montée au Col de Chanrouge puis nous redescendons dans un vallon jusqu'au refuge du Grand Plan en passant par le lac du Pêtre. Après une halte déjeuner au refuge, le soleil ayant chassé la pluie, nous montons aux lacs Merlet. Comme chaque jour, nous rencontrons de nombreuses marmottes. Retour au refuge où nous savourons un bon vin chaud. Lecture et parties de Yams nous occupent le reste de l'après-midi. Puis nous réfléchissons à l'étape de demain. La météo nous promet le pire : potentiellement 30 à 40 cm de neige dans les cols ! Nous décidons donc de ne rien décider et attendons demain matin pour trancher.

Vendredi 25 septembre.

Réveil à 6h, la neige est bien là et elle tombe dru ! Nous tentons quand même l'aventure : départ 7h20 alors que le jour est à peine levé, direction le col des Saulces (2456 m) puis le col du Mône (2530 m) conseillé par le gardien pour éviter l'itinéraire plus court mais difficile que nous avions envisagé à l'origine. Nous somme partis avec 5 cm de neige et maintenant il y en a bien une vingtaine. Mais arrivés au Col des Saulces : impossible de trouver le chemin qui mène au col du Mône. Il nous faut mettre à contribution tous nos outils d'orientation : carte, boussole, GPS, pour enfin nous tirer de ce mauvais pas. Soulagés après avoir retrouvé notre chemin, nous franchissons sans difficulté le col du Mône, puis entamons une longue descente toujours dans la neige tombante et le vent. Après un passage féerique dans les pins à crochet chargés de neige nous faisons une pause repas dans un abri de l'ONF. Nous sommes à environ une heure de Pralognan. Nous décidons alors de nous scinder en deux groupes : l'un qui va rechercher la voiture sur les hauteurs du village, l'autre se rend directement au centre du village. Après nous être retrouvés environ une heure plus tard, nous clôturons cette rude étape par un vin chaud. C'est à Sevrier, sur les bords du lac d'Annecy que nous passerons notre dernière nuit après un sympathique repas dans un petit resto du coin.

Merci à Jean-Paul pour l'organisation de ce périple qui m'a offert la possibilité de quitter quelques jours ma Normandie pour retrouver des amis franc-comtois.

Mathilde

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2020-09-16 Le Chasseral par la Combe Grède

Une belle journée s'annonce ce mercredi 16 septembre 2020, pour les 13 randonneurs qui se retrouvent sur le parking au bas de la Combe Grède (760 m) ; après une petite crainte, en effet au village de Villeret, il est indiqué que les voitures doivent stationner sur les parkings au village, ouf ! C'est surtout le dimanche et durant la pleine saison d'été.

A 9 h 35, le groupe s'engage sur le chemin qui mène à la Combe Grède, bon chemin large au départ, ensuite le sentier se rétrécit et devient de plus en plus escarpé et pentu. Pour autant, c'est toujours le temps des causettes dans le groupe. Plus loin, il faut monter des échelles, en 3 tronçons. Au terme de la montée des échelles, une petite pause s'impose (surtout pour les derniers randonneurs) avec toujours les mêmes bonne humeur et convivialité.

A la sortie de ce sentier escarpé, le terrain devient plus accueillant et les randonneurs atteignent sans difficulté un replat « Le Pré aux Auges » 1266 m, qui invite à faire un petit ravitaillement avant la montée finale au Chasseral.

Après quelques centaines de mètres, se trouve un panneau indiquant plusieurs possibilités pour continuer vers le Chasseral. Les 13 randonneurs choisissent de monter par la Métairie de Morat (1461 m) en empruntant un chemin à travers les pâturages. A partir de la métairie de Morat, il convient de poursuivre par une sente à droite, toujours à travers les pâturages, ce qui permet de contourner le Petit Chasseral (1571 m). Et, après une descente facile, dans la combe en contrebas du Chasseral, les randonneurs suivent la route, jusqu'au sommet de la crête, et là, virage à gauche, pour découvrir et atteindre le sommet du Chasseral, tout à proximité. Il est 12 h 35.

C'est l'heure du casse-croûte, le petit groupe s'installe, vers la terrasse au sommet, et profite de ce moment pour admirer le paysage : les 3 lacs (Bienne, Neuchatel, Morat) d'un côté et de l'autre St-Imier et le Mont Soleil avec ses éoliennes, et au loin... chez nous, le Haut Doubs, avec le plateau du Russey ou de Maiche, peut-être ? , chacun donnant son avis !

A 13 h 30, le petit groupe s'apprête et entame la descente en s'orientant vers l'Hotel du Chasseral (1548 m) et poursuit la crête jusqu'au Col du Chasseral (1507 m), arrivée dans un virage de la route de St Imier. Au col, c'est le temps de la photo souvenir. Après une matinée de grand soleil, le ciel commence à se couvrir et en face, au-dessus de St-Imier, le temps semble tourner à l'orage.

Mais, pas de soucis, quelques randonneurs assurent que l'orage ne viendra pas jusque-là ! A partir du col, descente à droite soit par la route ou alors par le chemin marqué dans la pâture parallèle à la route (c'est mieux pour les pieds!) pour retrouver le sentier balisé – direction Villeret en contrebas. Ainsi, le groupe retrouve assez vite le carrefour des sentiers rencontré le matin et prend la direction St-Imier-La Corne sur la gauche. L'intérêt de la randonnée est de ne pas faire la descente de la combe Grède au retour.

A partir de là, la descente s'effectue facilement avec un temps d'arrêt au Belvédère de la Corne (1333 m) petite remontée à droite du chemin, le belvédère offre une vue sur la Combe Grède. Le groupe continue ensuite en passant à la métairie des Plânes (1289 m) et la métairie du Renard (1116 m). Pour terminer, il faut emprunter un sentier qui descend rapidement en forêt et qui traverse plusieurs fois la route de St-Imier. Joyeusement, les randonneurs rejoignent le bas du sentier de la Combe Grède et retrouvent le parking du départ, il est 16 h 45. Et pas de pluie !

Belle randonnée, belle journée. Merci à Jean-Paul et à tous les participants.

Christiane

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2020-08-26 A la découverte de la vallée du Lison

Lorsque nous évoquons le Lison, nous pensons immédiatement Nans-Sous-Ste-Anne avec sa taillanderie, Grotte Sarrasine et source de cet affluent de la Loue. En novembre 2019 nous avions visité ces sites touristiques beaucoup plus courus que la portion tortueuse de la rivière que nous allons parcourir lors de cette randonnée.

A Eternoz, point de départ de notre balade, nous retrouvons Marie-Anne et Daniel sur la place devant l'école. Nous sommes finalement 16 plus Junior, le fidèle compagnon de Daniel tenu en laisse pour la traversée du village. De là, direction une place de pique-nique à l'ombre de feuillus déjà bien jaunis par un manque cruel de pluie puis un belvédère qui domine la vallée dans laquelle nous allons nous rendre un peu plus tard dans la journée. Nous passons devant les Chandeliers et découvrons ces monolithes de 6 à 8 mètres de hauteur, façonnés par le gel et une lente érosion puis faisons un aller et retour à la Combe des Prêtres Réfractaires où des messes étaient célébrées en cachette durant la période révolutionnaire.

Une courte descente un peu abrupte nous conduit à Chiprey, petit hameau de quelques bâtisses au bord de l'eau. De là nous remontons sur quelques kilomètres la vallée du cours d'eau où se dessinent de nombreux méandres. Nous sommes tantôt au bord de la rivière striée par de larges marches de tuf, tantôt enfoncés dans une forêt dense et sauvage voire primaire. Arrivés au Gou de la Verne, le confluent du Lison avec le Ruisseau de la Vau, c'est par une longue pente douce jouxtant ce ruisseau quasi tari que nous rejoignons notre point de départ, glanant ça et là quelques prunes ou mirabelles sur les arbres fournis à souhait des premières habitations de la bourgade.

Faute de bistrot au village et sur la route du retour, c'est chez Thierry que nous buvons notre bière traditionnelle. Encore merci à lui et à son épouse Fabienne d'avoir accueilli dans leur paisible chalet cette bande d'assoiffés que nous sommes.

Serge

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2020-08-19 Les Gorges de Covatanne

Du Mont de Baulmes, point de départ de notre randonnée, une allée bordée de chênes séculaires nous conduit jusqu'au belvédère tout proche, dominant la plaine d'Yverdon. Un magnifique panorama s'ouvre à nous, s'étalant du lac de Neuchâtel au lac Léman avec la chaîne des Alpes en arrière plan où Mont-Blanc et Grand Combin sont facilement identifiables. Quelque 600 mètres plus bas, les dernières nappes de brouillard se dissipent laissant apparaître le village de Baulmes.

Revenant un peu sur nos pas, nous longeons la falaise jusqu'à trouver l'embranchement d'un sentier, assez abrupt dans sa partie supérieure, qui nous mène à Baulmes. Après un petit détour sur le parvis du temple qui domine de quelques mètres la bourgade, nous empruntons la rue principale du village, passons devant la Tour de l'Horloge qui vient de sonner midi. A mi-chemin entre Baulmes et Vuiteboeuf, une place de pique-nique au bord de la Baumine arrive à point nommé pour la pause casse-croûte.

En arrivant à Vuiteboeuf, nous faisons le tour du village avant de nous diriger vers l'entrée des gorges de Covatanne ou Covatannaz, matérialisée par un portique en bois. Le sentier, bien protégé par de nombreuses barrières, est agréable à remonter. Il n'y a pas beaucoup d'eau dans l'Arnon, le torrent s'écoulant au fond de la gorge, mais néanmoins quelques cascades et marmites sont belles à voir ainsi que ces quelques conglomérats de tuf aux formes caractéristiques.

A la sortie des gorges la montée n'est pas terminée : il reste 300 mètres pour revenir à notre point de départ. Le sentier est plus raide, nous passons sous la voie ferrée reliant Sainte-Croix à Yverdon puis nous nous arrêtons quelques instants devant le Granit de Procession. C'est un rocher assez volumineux qui a été transporté il y a quelques dizaines de milliers d'années, lors de la dernière ère glaciaire. Un dernier effort nous conduit hors de la forêt pour déboucher dans le pré-bois du Mont de Baulmes où nous retrouvons nos véhicules.

Serge

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2020-08-10 Goumois : ma première randonnée avec Varappe

Nous sommes lundi matin, je pars pour le lieu de rendez-vous qui se trouve à la base nautique des Seignottes de Goumois. Mireille a organisé cette randonnée et c'est pour moi la première fois que je vais randonner avec Varappe et Montagne. Je ne connais personne mais tout de suite je me sens à l'aise avec le groupe au sein duquel je suis accueillie bien chaleureusement. Nous sommes 8, dont Hugo qui a 10 ans.

Ainsi démarre notre balade, nous commençons par longer le Doubs en direction du barrage du Theusseret, bien à l'abri dans la forêt. En effet, il fait déjà chaud ce matin et voilà qu'il faut monter, eh oui, 940 m de dénivelé, environ 20 km à parcourir tel est le programme de la journée. Nous nous dirigeons vers Valoreille, puis le belvédère de la Corniche, qui domine d'une hauteur de 140 m le village de Goumois et surplombe le Doubs aux Seignottes. On peut apercevoir la rivière qui serpente dans la vallée. C'est très joli et le groupe est bien sympathique.

Nous continuons et nous alternons entre de belles prairies verdoyantes et des passages taillés dans la falaise. Un petit air rafraichissant nous fait du bien malgré cette chaleur. Direction « Sur le Mont » puis « Gourgouton ». Il est environ 12h30, une pause déjeuner bien méritée est en vue. Nous mangeons bien à l'ombre assis sur des grumes. C'est très agréable et seule la compagnie des guêpes nous dérange de temps à autre.

C'est reparti direction « Les Fougères » et après quelques beaux passages escarpés dans les rochers du « Clos du Pendu », mais sécurisés par des mains courantes, nous arrivons à proximité d'un immense « blockhaus » taillé dans un énorme rocher. Nous pénétrons à l'intérieur, Hugo est ravi, puis nous redescendons sur « Le Plain » et « Le Moulin du Plain » et longeons le Doubs pour revenir sur Goumois. Le long de notre parcours, nous trouvons de belles prunes. Comme elles sont bonnes! Quelques kilomètres avant la fin, nous allons voir la cascade du Bief qui est malheureusement à sec, mais c'est quand même un très beau site.

Après une halte pour une boisson rafraichissante à l'Auberge du Savagnin, nous voila de retour à la base nautique, ma légère appréhension du matin a totalement disparu, tout s'est très bien passé, un groupe vraiment sympathique. Et bravo à Hugo ! Nous finissons la journée autour d'un barbecue très convivial au bord du Doubs.

Une merveilleuse journée ! Merci à tous, je reviendrai !!!

Christelle

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2020-08-05 Escapade autour du Lac des Mortes

C'est soi-disant le début d'une période caniculaire mais en arrivant quelques kilomètres au sud de Chapelle des Bois, quelle surprise en sortant de nos voitures : pas plus d'une dizaine de degrés et une forte bise qui contraignent les plus prévoyants à enfiler une doudoune et pour quelques autres à quémander au voisin une petite laine.

Mais pas le temps de tergiverser, il nous faut rapidement commencer à marcher en attendant que l'atmosphère se réchauffe et d'être abriter dans la forêt. Michel, notre guide du jour, nous conduit par une vague sente au milieu d'un pâturage récemment fauché, sur un ponton aménagé dans la tourbière jouxtant le Lac des Mortes. Arrivés à son extrémité sud, une passerelle nous permet de passer le gué reliant ce lac à celui de Bellefontaine puis nous nous dirigeons vers l'orée de la forêt du Risoux.

A présent à l'abri de la bise, nous pouvons ôter ce vêtement superflu d'autant qu'une raide montée nous attend pour arriver au sommet de la crête qui nous domine. Rapide aller et retour à la Roche Bernard, premier belvédère de la journée puis direction Chalet Gaillard pour la pause casse-croûte, moment toujours convivial au cours duquel nous partageons, qui un verre de vin ou une tasse de café, qui une tranche de gâteau ou un carré de chocolat.

Revenant sur nos pas, nous reprenons le sentier qui suit le haut de la falaise pour passer de belvédère en belvédère jusqu'à atteindre celui de Roche Champion avec sa croix caractéristique : encore une belle vue sur Chapelle des Bois avec ses tourbières et plus loin les deux lacs. Un sentier escarpé nous ramène au fond de la vallée et c'est en suivant le GR509 que nous rejoignons le ponton que nous avions utilisé dans la matinée, Michel ne manquant pas pour teminer la balade, de nous dénicher quelques droséras dans ces zones marécageuses.

Merci Michel pour cette charmante escapade.

Serge

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2020-07-27 St Hippolyte : une petite ville entre Doubs et Dessoubre

L'office de tourisme de St Hippolyte propose régulièrement des visites commentées de cette petite cité de caractère Bourgogne-Franche-Comté. Lundi à 10 heures nous étions 13 + 2 touristes à suivre notre guide Elise dans le dédale du vieux St Hip. Le soleil aussi nous accompagnera.

Le nom de St Hippolyte apparait en 1045 mais c'est au pied de la grotte du Château de la Roche qu'on trouve les traces d'habitat datant du néolithique. Le château n'ayant qu'un rôle défensif, c'est dans une demeure des bords du Doubs que s'établissent les Comtes de la Roche.

Notre visite commence au confluent des 2 rivières, « le Revirot », dans un écrin de verdure à 376 m d'altitude. En traversant la route nous nous trouvons devant cet immense bâtiment formé de 3 ailes et plusieurs étages. Construit en 1700 ce couvent des Ursulines a succédé à la demeure des Comtes de la Roche. Dans ce pensionnat les sœurs se consacraient à l'éducation des jeunes filles. La montée au grenier par un large escalier en pierre nous réserve une surprise : la charpente non seulement est grandiose mais elle abrite plusieurs colonies de chauve-souris ! Actuellement cette bâtisse est occupée par l'école primaire et quelques logements.

Des maisons datant des 16ème et 17ème bordent les ruelles pavées. Certaines sont à colombage ou possèdent des fenêtres à meneaux. Ces marques d'un d'habitat cossu nous projettent dans le passé de cette petite ville où foires, marchés, moulins et production de sel à Soulce-Cernay attestaient de sa richesse.

La visite de la collégiale de Notre Dame de St Hippolyte (1308) nous ouvre une page méconnue de l'histoire : lors de la 4ème croisade le Saint Suaire de Turin a été confié en 1418 au Comte Imbert de la Roche et à son épouse. Il sera conservé dans l'église jusqu'en 1452. La photo du Suaire de Turin est exposée dans une des chapelles. De nombreuses pierres tombales couvrent le sol.

Nous terminons notre parcours le long du Dessoubre où s'étaient établies des tanneries, quelques bassins sont encore visibles sur ses rives.

Merci à Elise, grâce à elle la traversée de St Hip nous fera porter un regard différent sur cette petite cité toujours très animée.

Après un pique-nique très agréable au bord du Doubs, Yves rejoint le groupe et à 13h30 nous partons pour la rando. Départ sur la petite route qui s'élève à droite avant le pont, derrière le couvent des Ursulines, direction Soulce-Cernay.

Très vite nous quittons le goudron pour prendre un petit sentier sous un couvert végétal apprécié. Un premier belvédère nous offre une très belle vue sur St Hippolyte et les collines verdoyantes qui l'enserrent. Le 2ème belvédère nous place juste en face de la grotte du Château de la Roche, Soulce-Cernay s'étire le long du Doubs. Nous montons en bordure de pâture et en contrebas apparait un monolithe surmonté de la croix de Saussis.

En passant devant la ferme de Saussis certains ont fait remplir leur bouteille d'eau fraîche, anticipant ainsi la montée de la petite route goudronnée sous un ardent soleil. Au détour d'un virage, la route s'aplanit, nous entrons dans Montandon point culminant de notre parcours à 733 m.

Deux arbres remarquables se dressent sur la pelouse menant à l'église St Ursin dont le clocher comtois s'étire curieusement vers le ciel. Ces tilleuls 8 fois centenaires en auraient à raconter s'ils pouvaient parler ! L'un d'eux s'est brisé en 2 il y a un an mais son tronc tel un géant déchu a pu être conservé. L'autre plus proche de l'église peut être fier de ses 8m70 de tour de taille ! Son ombre bienfaisante nous propose une halte rafraichissante.

Il faut maintenant songer à redescendre à St Hippolyte. Nous longeons le stade et par la gauche nous nous engageons dans une sympathique sente ombragée. Nous plongeons les bras dans l'eau de la source captée, ça fait du bien ! Le chemin est pentu et la forêt traversée semble abandonnée, arbres déracinés, troncs enchevêtrés lui donnent un aspect primaire. Le petit ruisseau qui nous accompagne réalise un joli saut dans un cadre de rochers moussus et de tuf. La dernière partie est un peu moins idyllique, les hautes herbes et les orties confirment que cet itinéraire n'est guère utilisé.

La petite route de Soulce-Cernay nous amène à la terrasse de l'hôtel, une boisson fraîche met la touche finale à cette belle journée.

Merci aux participants

Marie-Odile et Pierre

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2020-07-01 Retour dans les Alpes avec le Grammont

Pour notre retour dans les Alpes après cette période de confinement, les deux Jean-Paul, dans le cadre du Groupe Seniors, ont choisi de se rendre au Grammont, beau petit sommet du Chablais dominant le Lac Léman : ce sont donc 16 personnes qui se retrouvent au parking du Flon.

La petite troupe s'élance à 9 heures 30 dans une ambiance joyeuse, heureuse de retrouver les sentiers alpins. Pas le temps de nous échauffer car les premiers 300 mètres qui nous conduisent au pittoresque lac de Taney sont soutenus. Premier arrêt, nous avons déjà bien mouillé le maillot !

Nous continuons sur la sente qui serpente dans la forêt par de larges lacets pour arriver dans les alpages et bientôt au chalet des Crosses. C'est magnifique : des milliers de fleurs nous entourent et nous pouvons déjà apercevoir à l'Est les Diablerets et plus près de nous les imposantes Cornettes de Bise. Après 2 heures 30 de marche, le petit groupe arrive en ordre dispersé au col des Crosses sous le sommet.

Après un petit replat, tout le monde est au bas de l'arête du Grammont. La vue sur le Lac Léman est grandiose ! Encore une quinzaine de minutes et nous voilà tous au sommet, matérialisé par une croix à 2171 m. Nous en prenons plein les yeux : le lac Léman juste au-dessous de nous, le Chablais, la vallée du Rhône, le Jura, le massif du Mont Blanc... Exceptionnel !!!

Après une heure de pause face à ce superbe panorama, nous entamons la descente par le même itinéraire. Peu de temps après, la moitié du groupe bifurque pour aller faire en trente minutes un sommet voisin, l'Alamont, surplombant à 1900 m le lac de Taney. Puis nous nous retrouvons tous autour d'une table sur une terrasse près du lac pour un bon rafraichissement bien mérité, en oubliant quelque peu la distanciation sociale !!!

Une toute belle journée, le Grammont fait partie de ces balades dont le souvenir restera longtemps, tant les paysages découverts sont magnifiques.

Paulo

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2020-06-28 Randonnée locale sur le plateau du Russey

Frambouhans - Les Fontenelles - Bonnétage – Frambouhans.

10 participants, +290 m, 19 km. Facile. Météo clémente.

Organisatrice et responsable : Mireille.

Départ du local à 8h30 pétantes (attention on ne rigole avec La Mimi).

Départ de la randonnée : 9h15. On sort du village, puis on pénètre dans le bois du Crotot. Après quelques pas sur le Sentier du Paradis, on bifurque sur le Sentier des Chevreuils. On rentre ensuite dans le Bois des Sausses qui cache bien le Puits du Glaçon, grotte qui par temps froid peut maintenir des blocs de glace tard dans la saison. A la sortie du beau sous-bois, on s'arrête devant l'impluvium, sur la commune des Fontenelles : il s'agit d'un ingénieux système de récupération et de stockage des eaux de pluie, destinées au bétail. Cet étrange bassin circulaire s'appelle une lavogne, et c'est l'unique lavogne en Franche-Comté ! On en trouve plutôt dans les régions ayant de grands plateaux calcaires. On doute de l'origine de cette lavogne, mais on lui soupçonne une provenance gallo-romaine. Ces mensurations sont plutôt modestes : un mètre vingt de profondeur. La vasque fait seize mètres de diamètre et se divise en 24 parties. Pour réaliser la jointure, on utilisait de la chaux et de la brique pilée. Elle vaut le détour !

Traversée ensuite du village des Fontenelles : la taille du couvent et du lycée attenant ne manque pas d'impressionner, et un arrêt à la fruitière s'impose !

On remonte en direction du Nord sur des terres bien connues de Fabienne et Jean-Marie Patois : ils habitent sur la commune - très étendue - de Bonnétage depuis 40 ans. Jean-Marie nous fait remarquer le long d'un chemin forestier les ruines d'un moulin : étrange localisation d'un moulin qui se situe en bordure d'une tourbière, indiqué sur la carte topographique. Et Fabienne de nous énumérer les plantes comestibles sur notre passage. Le cœur de la tourbière des Creugnots est accessible par un petit ponton en bois. Elle est alimentée par l'étang du Moulin, site que l'on ne présente plus aux gastronomes, mais aussi aux amateurs de nature, de calme, de pêche et de randonnées. Aujourd'hui dimanche, le restaurant est complet. La restauration a encore de beaux jours devant elle.

Nous, nous serons chaleureusement accueillis pour le pique-nique chez les « Patois » : c'est enfin ! l'heure de l'apéritif : très bon vin blanc d'Alsace, rouge, il y en a pour tous les goûts, et même un petit Pinot Noir de Neuchâtel gentiment apporté par notre suissesse du jour, Catherine. Ce pique-nique convivial se clôt par deux délicieuses tartes aux abricots concoctées par les maitres des lieux. Mireille, entretemps, se fait retirer une tique sur la cuisse. Attention à ces petites bêtes qui pullulent cette année. Le petit café nous pousse à reprendre la route, mais le rhum arrangé n'arrange rien dans mes jambes fatiguées. On longe une crête qui surplombe une barrière rocheuse propice à l'escalade et offrant de beaux points de vue sur les plateaux au Nord.

Retour à Frambouhans peu avant 17h00. C'est l'heure de se dire au revoir.

A noter dans le secteur la très bonne signalétique pour de nombreuses possibilités de randonnée (La ville de Morteau devrait peut-être s'en inspirer).

Un grand merci à Mireille pour sa préparation de la journée (t'as prévu quoi dimanche prochain ?) et à Fabienne et Jean-Marie Patois pour leur accueil (on mange quoi demain ?).

En cette période de post- crise écologique et sanitaire, on règle nos pratiques sur l'écologie, on bascule dans la proximité, on réduit notre consommation d'énergie fossile : ça ne coûte pas plus cher de se faire plaisir et surtout, cela réduit notre impact sur la planète. Profiter du local pour penser global : c'est ainsi que j'envisage désormais ma pratique des loisirs : près de chez moi.

Bien à vous, Nathalie.

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2020-06-24 Sortie culturelle de Pont-de-Roide à Montécheroux

Rendez-vous tôt, ce mercredi matin pour le groupe « Seniors mais pas que », 7h30 au local, on n'en a plus l'habitude… et sous la houlette de Mireille, nous voici donc partis pour Pont-de-Roide. Notre groupe de 10 personnes retrouve 2 « habitants du bas » au point de départ et c'est finalement à 12 que nous partons pour cette randonnée culturelle sur un agréable chemin qui longe le Doubs en direction de Noirefontaine.

Après dix minutes de marche, déjà le premier arrêt pour découvrir l'abri sous roche de Rochedane, un des sites préhistoriques fréquentés par les derniers chasseurs-cueilleurs du massif jurassien. Nous sommes entre 12500 et 8000 ans avant notre ère, à l'époque du Magdalénien et les fouilles des XIXe et XXe siècles ont permis de découvrir des centaines d'objets de l'époque. Nous profitons aussi d'une petite collation « framboises » grappillées par Mireille dans les environs immédiats.

Continuation vers Noirefontaine où, après avoir traversé le Doubs sur une passerelle, nous attaquons les choses sérieuses, une montée vers Montécheroux par un sentier en sous-bois bien pentu. Chacun y va à son rythme… mais récompense en arrivant sur le plateau de Clémont, des cerisiers bien garnis font le délice des gourmands du groupe. Nous laissons à gauche le Mont-Écheroux et nous contournons la Motte de Clémont sur laquelle se trouvent les ruines du Château de Clémont dont les plus anciens écrits remontent au XIIe siècle.

Il est 11h30 lorsque nous arrivons à Montécheroux pour la visite du musée de la pince. Nous sommes accueillis par Myriam, une guide locale très sympathique, qui nous fait une présentation de l'histoire de la pince dans cette région qui impressionne tout le monde. Un forgeron nous fait une démonstration du montage de la pince de Montécheroux par la technique du « maillage », une spécificité qui en a fait la renommée mondiale. Et pour terminer, présentation d'un grand échantillon de documents commerciaux et d'une belle collection de pinces destinées à tous les usages même les plus incongrus, telle la pince à couper les queues d'oranges. Nous allons tous à présent regarder différemment cet outil très commun dans nos caisses à outils et pour plus d'informations nous recommandons ce déplacement et à défaut la visite du site Internet https://museedelapince.fr.

Vers 13h00, nous nous installons à l'ombre d'une haie à la sortie de Montécheroux pour nous restaurer avant d'entamer le chemin du retour. Nous passons en contre-bas de la Tour Carrée avant de rejoindre par un sentier la Réserve Naturelle Régionale du Crêt des Roches dominant Pont-de-Roide où nous retrouvons Yves, correspondant à l'Est Républicain et son épouse Maguy que Mireille avait déjà rencontrés lors de son repérage du parcours. Yves, membre actif de l'association ASPIR, nous guide pour la visite de la « Batterie des Roches » un édifice construit au-dessus de Pont de Roide suite à la défaite de la guerre en 1871. Elle fait partie d'un ensemble de 166 forts, 43 petits ouvrages et 250 batteries destinés à protéger la France des invasions venant de l'Est. Cet ouvrage, tout en pierre de taille et en voute, d'une superficie de 200x100 mètres n'a, en fait, jamais servi !!!

Cette visite, également très instructive, se termine par un petit en-cas offert par notre guide, des gâteaux de ménage que nous dégustons dans une petite clairière proche. Décidément, les « gens du bas » méritent d'être mieux connus, leur accueil a été vraiment exceptionnel.

Encore ½ heure de marche pour rejoindre nos véhicules par le chemin planifié par Mireille et non par la variante proposée par Daniel. L'un dans l'autre, nous rentrons à la maison peu avant 19h00.

Bravo Mireille, tu nous as concocté un très beau parcours agrémenté de visites très instructives et tu as mis la barre bien haute pour les suivants…

Merci à toi

Gilbert

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2020-02-24 Le Chasseron en mode printanier

Pour cette sortie Seniors plus petits-enfants en cette période de vacances scolaires, pas plus de neige au Chasseron que nous en avons trouvée au Chasseral il y a environ un mois. Qu'à cela ne tienne, c'est à pied que nous allons arpenter les crêtes de l'un des plus hauts sommets du Jura Suisse, seulement détrôné de quelques dizaines de mètres par le Mont Tendre et la Dôle.

Partis de Morteau sous les nuages nous sommes accueillis au Col des Etroits par un soleil généreux qui ne va pas nous quitter de la journée. Du col nous pouvons déjà apercevoir la croix au sommet du Cochet dont le versant Est par lequel nous allons l'atteindre est complètement dégarni : il ne manque plus que les crocus pour nous faire croire que nous serions déjà en avril.

Nous rejoignons Yves qui avait pris quelques minutes d'avance, enfilons un coupe-vent avant de redescendre en direction du refuge de La Casba par une piste noire encore bien enneigée. Puis c'est en louvoyant entre quelques taches de neige éparses que nous remontons aux Petites Roches via Les Avattes avant de rejoindre l'Hôtel du Chasseron devant lequel nous pouvons pique-niquer au soleil et à l'abri du vent.

Bien restaurés, nous ne négligeons pas le sommet du Chasseron avant de revenir sur nos pas pour nous diriger vers le col permettant de rejoindre le versant des Dénériaz. C'est bien pentu sur une quinzaine de mètres mais la neige ramollie par le soleil permet de confectionner quelques marches rendant la descente plus facile pour le restant de la troupe. La neige est relativement bien conservée pour la suite de la descente ce qui permet à certains papys de se lancer en ramasse aussitôt imités par des enfants facétieux toujours prêts à en découdre par boules de neige interposées.

Arrivés au niveau de La Merlaz, nous nous dirigeons vers Le Sollier puis descendons vers Les Auges où deux possibilités s'offrent à nous : remonter la combe escarpée menant au Praisot avec un franchissement de corniche pas toujours facile ou partir en direction du Saut de l'Eau, petit coin discret du Chasseron que peu de personnes connaissent. La fonte des neiges précoce aidant, c'est une magnifique cascade atteinte par quelques pontons et marches glissantes qui nous attend, concluant en beauté cette agréable randonnée.

Serge

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2020-01-22 Au Chasseral sans les skis

Normalement vers la fin janvier nous devrions avoir déjà parcouru le Chasseron et le Chasseral 4 ou 5 fois skis ou raquettes aux pieds mais en ce début d'année 2020 l'hiver ne semble pas vouloir s'installer en nous apportant son lot de neige habituel. C'est un peu comme le cheval à 6 pattes, il faut s'y faire, de sorte que nous décidons de nous rendre à Chasseral en randonnée pédestre. Nous sommes donc 11 à nous retrouver vers 9h30 à Villeret, 10 seniors de divers horizons compris entre Damprichard et Gilley, plus Hugo, notre petit fils dont nous avons la garde tous les mercredis.

Du parking de la Combe Grède notre premier objectif est d'atteindre, sous les coups de midi, le chalet du ski club de Villeret perché sur la crête du Houbel à 1510 m où nous attend Eric, un ami autochtone. Un chemin tranquille en forêt nous amène à La Fauchette suivi d'un raide sentier débouchant à 1200 m aux Limes du Bas où une pause s'impose sous des nichoirs originaux. Les prairies sont à présent recouvertes d'une mince couche de neige et le soleil radieux apparaissant au-dessus de la crête réchauffe les plus frileux. Hormis quelques passages gelés ou accumulations dues au vent, la progression dans la neige est facile et nous arrivons sans problème aux Limes du Haut avant d'attaquer l'ultime rampe menant au sommet de la crête du Houbel. L'épaisseur de neige est un peu plus conséquente mais Hugo se fait un plaisir de nous faire de belles marches.

Comme prévu Eric est déjà là pour nous accueillir devant le chalet un peu avant midi. Il est arrivé une heure avant nous, a pris le temps d'allumer le feu et de nous préparer un bouillon. Nous nous installons dans la salle commune pour nous restaurer et consommons comme convenu quelques bouteilles de Merlot issues de la cave de la cabane. Bien au chaud et profitant de l'hospitalité de notre hôte, le repas est un peu plus long qu'à l'accoutumée d'autant plus qu'avec Eric il y a toujours matière à discuter, que ce soit au sujet des abeilles, de l'accès à la Combe Grède ou du Parc Naturel du Chasseral.

Vers 13h30 nous décidons de poursuivre notre périple en nous divisant en 2 groupes : le premier choisit de passer par le sommet du Chasseral tandis que le second longe la crête du Houbel pour atteindre par une descente un peu scabreuse le Pré aux Auges à l'extrémité supérieure de la Combe Grède. Après un détour par le belvédère de La Corne qui offre une superbe vue plongeante sur la Combe Grède puis un arrêt devant 7 chamois, paissant paisiblement mais soudain effarouchés par un chien errant, les deux groupes se retrouvent aux environs de la métairie des Plânes pour rejoindre ensemble le parking en passant par l'Ilsach et le fond de la Combe dont le torrent est complètement asséché.

Ainsi s'achève cette nouvelle belle journée passée en agréable compagnie et encore merci à Eric pour son accueil chaleureux et sa disponibilité.

Serge

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2019-12-04 Rendez-vous à la Combe Saint-Pierre

C'est à Daniel, un habitué des lieux de part son investissement dans la section de Charquemont des Sentiers du Doubs, que nous devons la découverte de ce bel itinéraire au départ de la Combe Saint-Pierre. Par une température de quelques degrés en dessous de zéro, nous sommes 13 de différents horizons à nous retrouver sur le parking à l'heure exacte du rendez-vous fixée par notre organisateur, lui même accompagné de Junior, son fidèle compagnon de chasse.

La première montée pour atteindre la table d'orientation va vite nous faire oublier la température de départ d'autant plus que nous allons y être accueillis par un soleil généreux. Après un rapide tour d'horizon, les Vosges, le Lomont et ses éoliennes, Bonnétage-Haut et son église, les hauteurs du Val de Morteau avec Mont Vouillot et Meix Musy, Pouillerel et le Chasseral enneigés, nous reprenons notre progression pour nous rendre au belvédère des Veilles Femelles dominant la vallée du Doubs où encore quelques brumes tardent à se disperser complètement.

Après être revenus sur nos pas de quelques centaines de mètres, nous traversons une pâture qui nous offre une vue magnifique sur l'Arête des Sommêtres éclairée par les rayons rasants du soleil. Un peu plus loin, Daniel nous conduit devant les ruines de la chapelle de la communauté des Essarts Cuenot où un écriteau en relate brièvement l'historique. De là une longue descente sur une piste forestière carrossable nous amène peu avant midi à l'abri de la Charbonnière du Haut, abri entretenu par la section locale des Sentiers du Doubs et endroit idéal pour piqueniquer.

Reprenant notre progression nous passons devant le puits restauré de la Charbonnière du Haut dont la construction est estimée autour de l'an 1700 et nous ne pouvons que constater l'ingéniosité de nos ancêtres pour stocker quelque 10 m3 d'eau. Puis c'est en empruntant un sentier abrupt que nous arrivons à la Crampoulotte, bâtisse connue par la fête organisée par les Sentiers du Doubs.

La visite du propriétaire des lieux effectuée, notre guide nous invite à redescendre une seconde fois en direction du fond de la vallée pour finalement nous conduire au belvédère des Neux de Faulx : belvédère peu connu et non indiqué sur la carte nécessitant une approche un peu scabreuse mais dont le détour en vaut la peine. Nous remontons cette pente raide pour rejoindre le sentier balisé qui nous mène au belvédère des Echelles de la Mort et de là direction le Bois de la Biche pour ensuite redescendre sur la Combe Saint-Pierre.

Merci Daniel pour ce beau parcours enrichissant.

Serge

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2019-11-20 Cascades et résurgences au Lison

Les premières chutes de neige annoncent l'hiver. Mais il est encore trop tôt pour dévaler les pentes à ski. Serge nous emmène découvrir la vallée de Nans-Sous-Sainte-Anne. Nous sommes 14 au départ bien décidés à profiter de cette belle journée qui s'annonce.

Nous partons du village pour d'abord découvrir la Cascade du Verneau, une belle chute encore bien alimentée par les dernières pluies. Puis nous reprenons notre périple pour découvrir la Grotte Sarrasine avec son majestueux porche creusé dans la paroi calcaire, qui abrite une résurgence, à sec lors de notre visite. Le tichodrome n'est pas au rendez vous, peut-être est-il déjà parti vers d'autres cieux plus cléments ?

La balade se poursuit avec la Source du Lison qui nous accueille bruyamment. Le balcon du porche de la grotte nous laisse admirer une belle eau verte qui se déverse en cascades quelques mètres plus bas. La source est une résurgence alimentée par plusieurs cours souterrains. Le plus proche est Le Creux Billard, que nous visitons ensuite. Un petit filet d'eau coule en bas de la falaise mais la cascade est à sec. Quelques cordes témoignent de la possibilité de visiter 2 cavités qui s'ouvrent au milieu de la paroi.

Nous reprenons le sentier et passons vers un chêne triplement séculaire impressionnant. Hugo ne fait pas le poids en face ! Le long du trajet nous retrouvons le soleil et en profitons généreusement pour la pause casse-croûte.

L'après midi nous rejoignons le hameau de Migette puis nous longeons le haut des falaises abritant les lieux visités le matin. Des chamois peu farouches paissent dans la prairie. Un petit détour par les belvédères du Vieux Château nous permet d'entrevoir la vallée du Lison et le village de Nans-Sous-Sainte-Anne. Puis nous redescendons au parking par un sentier un peu chahuté par les bucherons.

Merci à Serge pour cette belle randonnée automnale.

Catherine

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2019-10-27 Des cascades en cascade

Nous sommes partis du parking au sud du lac de la Motte ou lac d'Ilay : c'est un départ possible pour une visite des cascades du Hérisson qui passe par le hameau de la Fromagerie avant de rejoindre le Moulin Jeunet puis le Château Garnier. De là, nous empruntons un sentier en sous-bois balisé en jaune, qui nous mène à Menétrux-en-Joux en passant par le belvédère de l'Eventail : quelle vue magnifique sur la cascade éponyme en contre-bas. Arrivés au village, nous admirons la chapelle pour ensuite, en suivant le GR 559, descendre à la Maison des Cascades où nous pique-niquons.

Nous voilà repartis pour la découverte des sauts et des cascades. Le torrent du Hérisson nous en dévoile une série de 7 sur un parcours de 3,7 km pour 255 m de dénivelé : depuis l'aval, la cascade de l'Eventail d'une hauteur de 65 m, le Grand Saut avec 60 m que nous pouvons contourner par l'arrière, le Gour Bleu, la cascade de Château Garnier, le Saut de la Forge, la cascade de Moulin Jeunet et enfin les 35 m du Saut Girard sans oublier la grotte Lacuzon où notre Pierrot a médité avec ses femmes !!!

Après avoir rejoint le parking par le bord du lac de la Motte, nous reprenons nos voitures pour nous rendre au départ du sentier menant au Pic de l'Aigle. Celui-ci domine Ilay en nous offrant un point de vue magnifique sur les plateaux et la chaine du Jura, la vallée du Hérisson, Saint-Laurent-en-Grandvaux et même le Mont-Blanc, le temps étant suffisamment clair. Du Pic de l'Aigle nous nous rendons en une demi-heure au belvédère des 4 lacs duquel nous découvrons le panorama sur le lac d'Ilay, sur ceux du Grand et du Petit Maclu et un plus loin sur le lac de Narlay.

Après en avoir eu plein les yeux et comme Catherine le dit si bien « on en a jamais assez », Pierre suggère sur le chemin du retour de passer par les Planches-en-Montagne pour faire une halte aux gorges de la Langouette vers Montliboz : impressionnante, la profondeur de ces gorges où coule la Saine et sur ce dernier cliché, direction Morteau pour clore cette fabuleuse journée bien remplie.

Mireille

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2019-10-24 Autour du Grand Ventron

Pour la deuxième année consécutive les Vosges nous accueillent pendant les vacances de la Toussaint pour une virée en compagnie de nos petits-enfants. Après le refuge du Bärenkopf l'automne dernier, c'est celui du Grand Ventron, refuge géré par le CAF des Hautes-Vosges, que nous choisissons pour nous héberger.

Du refuge des Places où nous laissons les voitures il nous faut, après être passés devant la source ferrugineuse, une bonne heure pour atteindre, 300 mètres plus haut et bien lestés par nos victuailles de 2 jours, notre destination. Nous prenons place dans le refuge pour un rapide pique-nique avant de repartir pour une randonnée d'environ 10 kilomètres et 400 mètres de dénivelé sur le versant ouest du secteur, autour de la Tête de la Vache Brulée.

De retour au refuge en fin d'après-midi nous allumons le poêle puis avons le plaisir d'accueillir Pauline, une charmante jeune fille du CAF de Mulhouse, qui comme nous 15, randonne dans le coin et doit passer la nuit au refuge. Nous l'invitons à partager notre repas en commençant par une voire deux absinthes – made by Michel –, suivies de monts d'or chauds, pommes de terre et saucisses de Morteau arrosés de vin du Jura, moults gâteaux fabriqués maison puis pour finir, boissons chaudes et/ou petite gentiane – distillée avec amour par notre bouilleur de cru attitré –, histoire de faciliter la digestion. Après quelques jeux et beaucoup de rires nous terminons cette agréable soirée en nous répartissant dans les 3 dortoirs du lieu pour essayer d'y trouver un sommeil réparateur, la journée du lendemain s'annonçant assez chargée.

Levés à 7h30 nous profitons d'un copieux petit-déjeuner agrémenté de miel, confiture, brioche avant de passer à la vaisselle et au nettoyage du refuge. A 9h30, Sylvie et Mathilde nous ayant rejoint, nous sommes prêts à partir et après une photo de groupe devant le gite nous montons au sommet du Grand Ventron qui culmine à 1204 m : la vue est magnifique, Ballon de Servance, Ballon d'Alsace, Markstein et Grand Ballon avec sa « boule » caractéristique, la plaine d'Alsace et le Jura que nous devinons au loin. Du sommet nous nous dirigeons vers le nord jusqu'au col de Bockloch en suivant plus ou moins le mur et les bornes qui délimitaient la France de l'Allemagne il y a quelques décennies.

Une longue descente avec de nombreuses cascades nous mène au bord du lac de Kruth où nous nous installons pour notre repas de midi. Après avoir longé un moment le lac, nous empruntons un joli sentier nous conduisant à la hauteur de la Chaume des Vintergés : de nombreux arrêts « cueillettes champignons » grâce à l'œil exercé de Catherine ou d'Alain ponctue ce parcours si bien que 3 à 4 kg de bolets, petits gris ou nébuleux vont alourdir leur fardeau avant de rejoindre les voitures par une large piste forestière. Après un partage équitable qu'ils ont la gentillesse de faire, nous reprenons la route pour clore ces 2 jours par un verre de l'amitié dans le village de la vallée de la Thur où résident Sylvie et Mathilde.

Serge

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2019-10-16 Randonnée au Creux du Van

En ce splendide matin ensoleillé, nous voici 7 personnes réunies à Noiraigue dans le Val de Travers, en route pour ce lieu mythique qu'est le Creux du Van.

Nous empruntons un joli chemin en sous-bois, qui nous conduit au lieu-dit « Les Oeillons ».

De là, nous prenons courage pour gravir les fameux « 14 contours ». Les deux premiers sont très, très longs. Et plus nous avançons dans la montée, plus ils se raccourcissent.

Et nous voici au bord de cet impressionnant cirque, que nous longeons pour arriver au sommet du Soliat à 1464 m, d'où nous sommes gratifiés d'une vue exceptionnelle sur la chaîne des Alpes.

Après un sympathique pique-nique, nous entamons la descente jusqu'à Noiraigue, en passant par la Grand'Vy et la Ferme Robert.

Belle journée, environ 5 heures de marche et 900 mètres de dénivelé.

Catherine

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2019-10-04 Une semaine en Beaufortain

Sur une idée de Paulo Huguenin, nous nous retrouvons à 8 pour randonner en Savoie, autour de Beaufort du 28 Septembre au 4 Octobre. Le gîte de Moillesoulaz, tenu par Sébastien, nous accueille en demi-pension pour 6 nuits. De là, vue splendide sur le Mont Blanc, vue qui restera permanente toute la semaine ; ajoutons à cela les paysages lumineux, les rouges invraisemblables des myrtilliers, les eaux cristallines des lacs et retenues, les pâturages tantôt or, tantôt verts que broutent d'aimables tarines au regard doux, un festival de couleurs et les premières neiges sur le Grand Mont d'Arèches.

Nos sorties :

- Samedi après midi : Roche Pourrie +800 m.
- Dimanche : Boucle Roselend-col Bresson-cabane Presset-combe de la Neuva +1200 m, 18,5 km.
- Lundi : La Gittaz-sentier du curé-col du Bonhomme-refuge de la Croix du Bonhomme-crête des Gittes +1000 m, 16,5 km.
- Mardi : Départ Chornais vers le Planey-Mont Cuvy-lac du Tournant +900 m, 11,9 km.
- Mercredi : Pluie, Albertville, cité médiévale de Conflans, shopping et musée.
- Jeudi : Grand Mont d'Arèches au départ du barrage de St Guérin-col de la Louze-lacs des Tempêtes +1200 m, 17,25 km.
- Vendredi : Retour par le col des Saisies, petite balade au Chard du Beurre en raison de la météo +260 m, 7 km.

Excepté le mercredi, le temps fut splendide, la lumière propice à la photographie, les panoramas on peut le dire furent exceptionnels : encore merci à Paulo pour cette initiative qui conforte encore sa réputation d'organisateur chanceux pour le temps.

Les autres participants : Christiane qui inaugura à cette occasion sa nouvelle situation de retraitée, Yolande, Mireille toujours soucieuse du bien-être de chacun, Guy et Pascal, Fabienne et Jean-Marie qui signent cet article.

C'est muni du fromage local qui, à ce qu'on dit donne un « fort beau teint » que chacun regagna ses pénates.

Fabienne et Jean-Marie

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2019-09-29 Franches Montagnes et pestiférés

Nous sommes 10 à partir de Morteau pour rejoindre Noël au hameau du Boéchet, situé en Suisse sur la commune des Bois dans une zone géographique nommée Les Franches Montagnes. Nous retrouvons également Marie-Jeanne, la sœur de Catherine, qui nous accompagnera pour une randonnée effectuée sur des plateaux vallonnés entre 1000 et 1151 m.

Depuis la gare du hameau, nous nous dirigeons vers l'ouest sur un chemin de pâturage parsemé de bouses de vaches… Quelle idée !!! Mais c'est sans connaître Noël qui va nous expliquer l'utilité de la bouse de bovin et du crottin de cheval.

La bouse est le produit de la digestion des végétaux ingérés par les bovins et le crottin celui provenant des équidés. Un bovin de 850 kg, par exemple une vache laitière, évacue sur le sol entre 15 et 20 kg de bouses fraiches par jour et dans les secondes qui suivent, elles sont colonisées par des insectes telles les mouches qui y déposent des larves, les coléoptères bousiers. Leur ardeur au travail est primordial pour réduire la matière organique, les pluies, les bactéries et les champignons finissant ce travail.

La bouse et le crottin deviennent donc de l'humus, un support carboné essentiel au bon fonctionnement du sol. Ils sont un engrais azoté de qualité entrainant son enrichissement. Cet amendement apporte aux prairies sèches des Franches Montagnes, l'engrais nécessaire aux herbes et fleurs fourragères qui pousseront à foison pour nourrir les chevaux des Franches Montagnes et les vaches laitières, dont le lait est transformé en fromage. L'homme se nourrit du lait, des formages de ce terroir, Tête de Moine ou Gruyère, et des viandes de qualité provenant des troupeaux de bovins et d'équidés.

Un peu plus loin, Noël nous conduit dans un cimetière isolé au milieu des pâturages et entouré d'un mur en pierre : un cimetière où ont été enterrés des pestiférés. Comme en Franche-Comté, les Franches Montagnes ont subi les invasions suédoises pendant la guerre de 30 ans, de 1618 à 1648. Cette armée composée de bandits et de pillards de toutes nations, Allemand, Suédois, Français, pratiquent la méthode des terres brulées et de plus véhiculent la maladie de la peste. Cette maladie étant très contagieuse, les morts sont inhumés dans un cimetière bien à l'écart des villages : le cimetière des pestiférés.

Pour désinfecter les lieux pollués par la maladie, de grands feux de genévrier ou d'autres plantes aux propriétés purifiantes sont allumés dans les rues des bourgs lors des cérémonies funèbres. Un jeune prêtre du Boéchet refuse cette protection pour les célébrations, contracte la maladie et sera inhumé à cet endroit. Une tombe récente se trouve dans ce cimetière car Ambroise a demandé à être inhumé ici en 1980.

Pour nous documenter sur cette période de notre histoire en Franche-Comté nous pouvons lire « Les colonnes du ciel » de Bernard Clavel, ouvrage dans lequel il évoque le personnage du capitaine Lacuzon.

Ensuite nous prenons la direction des Bois avec un passage à 1021 m, Le Creux de la Neige d'où se dessine un magnifique panorama coté français, avec le village de Fournet-Blancheroche, les falaises de la Cendrée et de la Fauconnière, le haut des Echelles de la Mort. Arrivés à la gare des Bois, Noël donne quelques explications sur les affiches électorales et le fonctionnement administratif de la confédération ainsi que sur le coût des panneaux de signalisation des sentiers pédestres.

En sortant du bourg direction sud-est, nous entrons dans les prés-bois des Franches Montagnes où les troupeaux mixtes de bovins et de chevaux sont au paradis. Nous progressons en direction de La Chaux d'Abel, nous sommes sensibilisés par Noël sur le coût des passages de barrières pour les randonneurs, environ 400 CHF, qui nous donne également la signification du mot « Cerneux » et du mot « Peu » très employés dans les lieux-dits du secteur.

A 1052 m, nous arrivons devant une église mennonite : les Franches Montagnes ont été la terre d'accueil de cette communauté recherchant un abri contre les persécutions. Elle parle allemand, s'installe et construit des bâtiments qui ont plusieurs fonctions : école et cantine au rez-de-chaussée, salle de culte à l'étage. Les lieux étant très propres, Noël nous invitent à nous déchausser avant de les visiter : une magnifique salle de culte avec des écritures gothiques où règne une simplicité qui inspire au recueillement et la sérénité.

Nous redescendons vers La Tuilerie un lieu magique situé près d'une tourbière où un étang alimentait auparavant une scierie et une tuilerie. Une grande faille s'ouvre dans les entrailles de la terre et l'eau s'y écoule doucement. C'est cet environnement paisible que nous choisissons pour notre pique-nique.

Après nous être restaurés, nous remontons tranquillement vers Le Peuchappate en passant par Le Cerneux-Veusil-Dessous où un élevage de magnifiques lamas vient nous saluer. Nous arrivons à Le Peuchappate, village perché à 1131 m, le plus élevé des Franches Montagnes où des fermes de type comtois sont très anciennes avec les embrasures des fenêtres de style gothique. La nouvelle église du village, de construction récente avec un clocher moderne, attire notre attention. Noël nous raconte que les gens du village ne voulaient plus de leur vieille église car la cloche menaçait de tomber sur les sonneurs.

Nous continuons notre progression vers trois éoliennes qui n'arrêtent pas leur moulinet depuis que nous les apercevons. Nous voici au pied de l'une d'elles qui nous domine de ses 150 mètres, bénéficiant d'une ultime pause accompagnés par le ronronnement de ses grandes pales de 80 mètres.

L'heure tournant également, il est temps de redescendre pour rejoindre notre point de départ. A Le Peu des Vaches, un superbe bouc se laisse tirer le portrait par tous les photographes de la troupe et ensuite, nous bénéficions d'un splendide panorama sur le Noirmont. Arrivés au hameau du Creux des Biches, une colonie de vacances, une nouvelle chapelle mennonite, un remarquable mur de pâturage reconstruit dans les règles de l'art et un cochon bleu en bois regardant le train passer. C'est en longeant pendant quelques hectomètres la voie de chemin de fer que nous arrivons au Boéchet où nous nous rendons à l'Espace Paysan Horloger, à la fois musée, hôtel et restaurant, pour boire un verre à l'occasion de la Saint-Michel, ils sont deux parmi nous, et de l'anniversaire de la belle-sœur de Serge.

Merci à Noël pour son investissement et pour nous avoir fait découvrir ce beau parcours que certains ont déjà repéré pour une prochaine virée à ski de randonnée nordique cet hiver.

Monique

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2019-09-18 Les Gorges du Doubs

Ce mercredi Serge organise une randonnée pédestre dans les gorges du Doubs au départ du parking du barrage du Châtelot : environ 15 km pour 600 m de dénivelé.

Après être descendus au pied du barrage, nous sommes passés devant l'écluse – qui permettrait de passer côté suisse – mais restant sur la rive française nous sommes remontés jusqu'à « Chez Némorin », lieu fréquenté à la charnière des XIXème et XXème siècles par un personnage haut en couleur : Némorin Caille. De là nous avons rejoint le niveau de la rivière pour atteindre les Forges du Pissoux puis l'abri du Torret avant de nous arrêter un peu plus loin, pour pique-niquer au soleil sur une table construite par Daniel il y a plusieurs dizaines d'années.

Quelques kilomètres supplémentaires le long du Doubs nous amènent au niveau de la Cabane des Pêcheurs d'où nous empruntons le sentier escarpé des Graviers puis le sentier du Moulin pour remonter jusqu'à Villebasse avant de rejoindre, via Les Planots, le pied de la grotte du Grenier accessible par une échelle métallique. C'est par un magnifique sentier ombragé que nous repassons « Chez Némorin » avant de revenir en direction du parking du barrage par une ultime grimpette.

Josette et Michel, Thierry, Michel, Hugo, Daniel et son fidèle compagnon Junior m'accompagnaient et je tiens à remercier Serge pour ses connaissances et son organisation de randonnées pédestres magnifiques.

Yves

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2019-09-04 Balade dans le Val du Cusancin

C'est en passant à Pont les Moulins au retour d'une journée d'escalade à Baume les Dames que nous avons évoqué avec Michel, la possibilité d'une randonnée dans le Val du Cusancin. Il s'y était rendu voici une vingtaine d'années lorsque sa fille y faisait un stage et en avait gardé un bon souvenir.

Du bas de l'église de Cusance où nous avons rendez-vous avec 4 autres participants, nous traversons le ruisseau pour nous diriger par un large chemin en pente douce vers Montivernage : peu d'animations dans ce petit village, néanmoins les frontons de quelques anciennes bâtisses en restauration attirent notre attention. En sortant du village nous pénétrons dans la forêt pour atteindre un belvédère avec une vue exceptionnelle sur le Val du Cusancin puis continuons notre périple en traversant un site karstique, reconnaissable à ses pierres aux formes caractéristiques.

Nous passons devant la ferme du Mont Noirot, franchissons le torrent des Alloz sous la Roche Ronde, endroit idéal pour notre pique-nique, traversons le hameau de Mont Millot avant de rejoindre le fond du val. Nous rendons visite à la chapelle Saint-Erminfroid, perchée sur un rognon rocheux, effectuons un détour par la Source Bleue puis par la Source Verte, deux résurgences de part et d'autre du val qui donnent naissance au Cusancin. Un pot bien mérité à la terrasse du restaurant la Source Bleue termine cette agréable journée estivale avant de reprendre la route de Morteau.

Serge

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2019-08-26 Le tour des Aiguilles de Baulmes

Au départ du Mont de Baulmes nous nous dirigeons vers un premier belvédère tout proche : il fait très beau mais l'atmosphère laiteux comme souvent en été nous laisse seulement deviner les principaux sommets de l'Oberland et du massif du Mont-Blanc. Puis nous longeons la falaise par un beau sentier ombragé qui nous conduit à la grotte de la Cave Noire que nous pouvons explorer, ayant pris soin de nous munir de nos lampes frontales. La suite du sentier, en montagnes russes, finit par nous conduire à la croix sommitale des Aiguilles avec en enfilade, une superbe vue sur la chaine du Jura : Suchet, Gros Moron, Dent de Vaulion, Mont Tendre et au loin la Dôle avec sa boule caractéristique.

Du sommet nous continuons en suivant la falaise pour descendre par un sentier abrupt aux environs des voies d'escalade que nous avons l'habitude de parcourir. Une table bienvenue s'offre à nous pour le repas de midi, arrosé d'un petit rosé apporté par Michel. Suite à cette halte, nous continuons notre descente jusqu'à la route du Col de l'Aiguillon puis longeons le bas des falaises, au-dessus desquelles des parapentistes effectuent des arabesques, pour ensuite remonter à notre point de départ et terminer la journée par une bière sur la terrasse du restaurant du Mont de Baulmes.

Serge

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2019-08-25 Sur les terres des Armaillis des Vanils

Dimanche matin de bonne heure et de bonne humeur, nous partons en direction de Grandvillard dans la vallée de la Sarine puis, quelques lacets sur une route étroite le long de laquelle pait un important troupeau de chamois peu effarouchés, nous mènent au départ de notre randonnée : le lieu-dit Les Baudes dominé à l'est par l'imposant versant du Vanil Noir.

Jean-Paul, notre ami organisateur du jour, nous présente carte à l'appui la randonnée qu'il a prévue : 600 m d'une montée raide pour atteindre Les Merlas à 1907 m puis longer une longue crête en montagnes russes pour se hisser 1 mètre plus haut à la Dent du Bourgo, point le plus septentrional de la balade, culminant à 1908 m. L'itinéraire de retour dépendra de l'état des troupes mais le but est de revenir un moment sur nos pas puis de faire un détour par le refuge de Bounavau.

Nous débutons notre randonnée dans un raide pâturage sur un sentier peu marqué qui finit par se perdre au fond d'un thalweg. Après une première suée nous croisons vers 1600 m un chemin horizontal menant à une ferme d'alpage, Les Tservettes, ce qui nous offre quelques minutes de répit. Arrivés à la ferme, un sentier partant vers le sud s'avérant tentant pour notre organisateur va nous conduire dans une impasse qui nous oblige à remonter de raides pentes herbeuses un peu humides. Quelques palabres autour de la carte complétés par une visée à la boussole nous permettent de retrouver l'itinéraire normal et d'atteindre la croix sommitale des Merlas.

Du sommet la vue est splendide, au sud les silhouettes caractéristiques du Mont-Blanc et des Dents du Midi, à l'ouest la chaine du Jura avec le Chasseral reconnaissable à son antenne, à l'est l'arête dentelée des Gastlosen au-dessous de laquelle apparaissent quelques sommets de l'Oberland et au nord la longue crête de plus de 3 kilomètres qui va nous conduire à la Dent du Bourgo. Une première section en descente nous amène à la Vacheresse puis un sentier plus exposé, où il faut parfois s'aider des mains, permet de remonter jusqu'au sommet de la Dent que nous atteignons vers midi.

Après avoir pique-niqué sur cet étroit sommet nous reprenons le chemin inverse. Les passages exposés sont toujours plus difficiles à négocier en descendant mais c'est sans encombres que nous revenons à la Vacheresse où il nous faut prendre une décision pour la suite de l'itinéraire : soit revenir au parking par le même chemin qu'à l'aller, soit entreprendre une des variantes permettant de passer par le refuge Bounavau.

Finalement, après consultation de la carte et compte tenu de l'horaire, nous décidons d'opter pour la deuxième solution et de monter au sommet du Van en passant par le chalet des Merlas et le col éponyme. Du sommet une descente assez prononcée nous amène au chalet de Tsermon puis par un meilleur sentier au refuge de Bounavau sur la terrasse duquel nous profitons d'une courte pause.

C'est par un large sentier facile que nous rejoignons le parking mais, quelques centaines de mètres avant d'y arriver, je m'écarte de l'itinéraire pour admirer un petit lac depuis la terrasse d'une bâtisse baptisée La Coudré. Sur la porte de celle-ci, entre le drapeau suisse et le fanion du canton de Fribourg cette inscription gravée :

- Touriste mon ami
- Tu aimes la montagne et ses vanils
- N'oublie pas je t'en prie l'armailli
- Son travail et ses soucis.
- Respecte son son temps et son logis
- Toi tu passes mais lui il vit.
- Je sais que tu m'as bien compris !

J'apprendrai plus tard que l'armailli désigne le berger typique des Alpes fribougeoises et vaudoises.

Serge

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2019-08-22 Pèlerinage à Remonot

C'est une reprise en douceur des activités du Groupe Seniors suite à cette trêve estivale avec un rendez-vous fixé au Pont de la Roche. Nous sommes une douzaine perdus dans un épais brouillard et partons rive droite du Doubs avec un premier arrêt au belvédère de la Roche au Corbeau d'où nous voyons poindre au-dessus de la nappe brumeuse Mont Vouillot et Meix Musy : c'est splendide et un soleil généreux ne va pas tarder à nous réchauffer.

Nous prenons la direction de feu le Sapin Président puis pénétrons de quelques dizaines de mètres dans la grotte du Poucey. De là il faut gravir une corniche par quelques échelles avant de redescendre sur Remonot où nous passons sur l'autre rive de la rivière. Petite visite de la grotte puis restauration sur le parvis de celle-ci avant de reprendre notre route en direction de la Corchère, la falaise école d'escalade du club. Nouvelle pause pour examiner le haut des voies en vue d'un prochain entretien puis nous nous dirigeons vers le belvédère des Chamois avant de redescendre sur le Pont de La Roche.

Serge

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2019-07-15 Le Tour des Sommêtres

Pour cette dernière randonnée avant la trêve estivale, nous nous retrouvons sur le parking du barrage du Theusseret, point de départ de notre périple, le tour de l'arête des Sommêtres. Une arête que plusieurs d'entre nous ont maintes fois parcourue dans le cadre d'initiation à l'escalade ou à l'alpinisme. Nous sommes 17 réunis avec 3 petits enfants, Eunice, Mattys et Hugo, des habitués de nos activités pendant les vacances scolaires, et sont également présents pour une première fois dans le groupe, Emmanuelle, Marie-Jeanne et Marcel, des relations professionnelle, familiale ou amicale pour certains d'entre nous.

Dés le début nous sommes confrontés à un sentier bien aménagé mais en forte pente qui nous conduit vers les corniches de Blanc Fol dessous lesquelles une place de pique-nique est aménagée. Mais c'est trop tôt pour la collation de midi si bien qu'après nous être désaltérés une première fois nous reprenons notre progression ascendante en direction du Noirmont. Dans la bourgade nous effectuons un crochet pour visiter l'église Saint-Hubert, une bâtisse moderne pour laquelle l'architecte Pierre Dumas s'est inspiré des réalisations de Le Corbusier.

Nous sortons du village en passant devant le centre de rééducation fonctionnelle puis reprenons un chemin balisé qui nous conduit au refuge des Sommêtres, endroit idéal pour nous restaurer. L'ambiance est très détendue, Mireille et Gégé sont déchainés, peut-être que les quelques verres de vin rosé puis rouge y sont pour quelque chose. Le ciel bien chargé depuis le matin daignant enfin s'éclaircir nous sortons bien rassasiés de la cabane pour nous diriger vers le point culminant de l'arête d'ou nous pouvons admirer, outre la vallée du Doubs, le profil effilé de l'arête terminale.

Revenant sur nos pas pour rejoindre le début de la descente nous passons à quelques encablures de Muriaux avant d'atteindre Belfond-Dessous d'où un ultime sentier nous conduit sur le parking du Theusseret. Avant de nous séparer nous profitons de la terrasse ensoleillée du restaurant éponyme pour nous désaltérer avec une petite mousse ou pour déguster une glace bien méritée, n'est-ce pas les enfants !!!

Serge

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2019-06-28 La traditionnelle sortie des anciens

Jeudi : Rendez-vous est donné à 8 heures 45 sur le parking du local pour un départ à 9 heures. Parfait, tout le monde est là. Un arrêt est prévu à Pontarlier, où nous attendent Simone, Claude et Alain. Durant cette courte pause Nelly et/ou Maurice constatent l'oubli d'un sac dans leur appartement d'où nécessité pour eux de faire demi-tour.

Circulation fluide, voitures climatisées (dehors le thermomètre flirte déjà avec les 30°, donc ne croyez pas que je suis exigeante) : que du confort pour ces anciens qui arrivent bien avant l'heure prévue à destination. Monthey, nous nous engageons dans une petite vallée magnifique, ombragée, rafraichie par un petit torrent : quel cadre, quel luxe ! A peine bien installés, Maurice et ses passagers nous rejoignent déjà. Pause pour tous.

Bientôt il faut songer poursuivre. Les voitures prennent un peu d'altitude et à 1600 mètres, stop, un parking. Il est 14 heures et Jean-Paul peut de là nous donner un aperçu de la ou des randos possibles : 200, 300, 400, voire 500 mètres de dénivelé.

Tranquille, précise-t-il !! Le sentier court sur la pente en plein soleil et il faut l'avouer assez raide mais il longe un torrent. Chic, ce sera peut être un brumisateur naturel et quelques arbustes serviront de parasols : c'est donc jouable !

Le pas est lent, le Camel-back se vide au rythme de l'élimination de la sueur, mais quel bonheur. Les meilleurs du groupe attendent patiemment, alors que leurs mollets demanderaient sans doute davantage de défoulement. Et finalement, on monte, et on monte tous ensemble. Sympa, tolérant ce groupe ! Et même, Maurice redescend soucieux de porter le sac des plus fatiguées : que de délicatesse !

L'œil s'arrête sur les gentianes, trolles, hellébores, crocus… puis se porte un peu plus haut sur des paysages superbes et variés.

Bientôt nous arrivons au lac de Chézery : magnifique. Nouvelle pause au refuge avec boisson fraiche, un petit temps pour admirer le lac. Et nous repartons. A 2100 mètres se profile la descente. Une attention particulière sur des orchidées, un peu moins d'attention sur le groupe de tête, et aïe, il n'est plus là. Pas de panique, la croisée des sentiers n'est pas loin et nous avons vite repris la bonne direction. Il faudra allonger un peu le pas pour les retardataires sinon l'heure d'arrivée au gite sera dépassée et il reste un peu de route pour atteindre « Les sapins enchantés » : le nom parle de lui-même.

Vendredi : Après une bonne nuit au chalet d'accueil de Bonnevaux, nous nous retrouvons pour le petit déjeuner et départ en direction de Chapelle d'Abondance avec le beau temps assuré puis direction le lac d'Arvouin.

Arrêt des voitures à Sevant Devant. Vue magnifique sur le massif du Mont Blanc, puis sur les Cornettes de Bise et le Mont de Grange côté Chatel.

Nous montons tous ensemble au Lac d'Arvoin perché à 1667 mètres. On s'élève doucement à travers les pâturages jusqu'aux Chalets d'Arvoin à 1720 mètres et là le groupe se scinde en deux.

Excepté Simone et Chantal, toutes les dames partent avec Michel pour atteindre une crête. Direction le col du Serpentin à 1872 mètres, puis passage d'une petite zone rocheuse équipée d'une chaine mais sans difficulté particulière. Les marmottes donnent l'alerte : c'est trop ! Puis direction le col de Vernaz avec les Cornettes toutes proches. Nous sommes comblés.

Retour sur les crêtes, à l'ombre des arbres caressés par un petit vent, où le groupe des « pieds sûrs » nous attend déjà. Ils sont pour leur part montés au Col d'Arvoin, puis à la pointe d'Arvoin culminant à 2021 mètres. De là certains souhaitaient poursuivre l'arête rocheuse pour redescendre droit sur le col du Serpentin, mais la sagesse recommandait d'éviter ce parcours périlleux et de revenir par le même chemin qu'à l'aller.

Nous nous retrouvons donc tous au-dessus du col pour pique-niquer. Nous avons tout loisir d'admirer tous ces sommets qui nous entourent et que la plupart ont déjà fait.

Nous ressentons d'ailleurs une pointe de nostalgie car Chatel évoque plein de souvenirs. Qui n'est pas venu dormir dans les chalets de Varappe, ça rime avec fondue, tarot, rigolade, ski, rando ?

Merci à nos organisateurs de ces 2 belles journées d'échanges et de découverte. Encore de bons souvenirs !

Chantal et Elisabeth

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2019-06-05 Autour du Crêt du Cervelet

Rendez-vous est pris pour une nouvelle randonnée du groupe « Seniors mais pas que » dans lequel nous accueillons pour la première fois Colette et Bernard. Gégé que nous n'avions pas revu depuis 6 mois est là aussi, tellement impatient de revenir parmi nous qu'il s'est présenté au local en avance d'une heure sur l'horaire de départ prévu. Etant donné que nous sommes mercredi, Hugo est également de la partie, qui avec ses 9 ans tout récents, va abaisser la moyenne d'âge du groupe : il est malheureusement bien déçu que Junior le petit chien de Daniel n'accompagne pas son maître.

Nous prenons la direction du lac des Taillères où nous allons rejoindre Josette, Michel et Thierry pour former un groupe de 14 joyeux randonneurs prêts à s'élancer pour parcourir la vingtaine de kilomètres prévue. Le premier objectif de la journée est la Glacière de Monlési que nous allons atteindre en empruntant des chemins souvent boisés nous abritant de la chaleur. Arrivés sur place quelques téméraires descendent au fond du gouffre et, après avoir traversé le névé persistant, s'engagent avec précaution dans la cavité où quelques milliers de m3 de glace sont accumulés depuis fort longtemps. Après quelques photos prises devant de belles stalactites et quelques pas peu assurés sur ce sol glissant, il est temps de remonter à la surface, la température inférieure à 0° ne permettant pas, légèrement vêtus, un séjour prolongé dans les entrailles de la terre.

La visite terminée, nous nous dirigeons vers les Sagnettes pour nous engager dans la Combe de Trémalmont où à l'aplomb du Mont Brenin quelques sapins isolés au milieu d‘un pâturage nous servent de parasol pour un rapide pique-nique, arrosé par un verre de Côtes-du-Rhône et conclu par une rasade de génépi. Bien ragaillardis, nous reprenons notre progression dans la combe en passant à proximité de la mare du Châble avant d'en sortir aux environs du sommet du Crêt du Cervelet. Pâturages, prés-bois et forêts se sont succédé pour nous ramener, via La Victorine, à notre point de départ un peu avant les premières gouttes d'un orage annoncé pour la fin de la journée.

Serge

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2019-06-01 La GTJ du Col de la Faucille à Bellegarde sur Valserine

1er jour : du Col de la Faucille au Refuge de la Loge.

Départ matinal de Morteau pour nous rendre à notre point de rendez-vous où nous allons retrouver Eric, le seul homme du trek accompagné de 4 femmes. Nous partons du Col de la Faucille vers 10h40 et prenons la direction du Petit Montrond puis du Grand Montrond culminant à 1614 m avec une vue splendide sur la vallée de Gex. Nous continuons à grimper en suivant les crêtes en direction du Colomby de Gex à 1688 m d'altitude d'où nous pouvons admirer le massif du Mont-Blanc et toute la chaîne des Alpes ainsi que Genève et le Lac Léman. Nous entamons la descente et continuons en direction du Col du Crozet, traversons plusieurs névés sur notre chemin pour ensuite arriver vers 16h30 au terme de notre première étape, le Refuge de la Loge.

Environ 6 heures de marche pour parcourir 13,5 km et 630 m de dénivelé positif sous une météo ensoleillée avec parfois un peu de vent au sommet.

2ème jour : Du Refuge de la Loge au Gite de la Gentiane à Menthières.

Départ à 8h20 du Refuge de la Loge qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable… et direction le Crêt de la Neige 1717 m que nous atteignons à 10h00 pour bénéficier d'une vue panoramique de 360° avec entre autres le Mont-Blanc et le jet d'eau de Genève. Petit pas de désescalade amusant et à la fin du chemin, vers 10h15, nous tombons sur un panneau d'interdiction du 1er décembre au 30 juin pour préserver les grands tétras : nous n'avons pas emprunter le bon sentier mais nous n'avons pas vu de fourche. Nous arrivons sur le Balcon du Léman et la neige a disparu depuis peu car le sol est couvert de crocus. Pas d'animaux seulement un faucon en vol stationnaire, un milan et un couple de buses... survolant de nombreuses orchidées et gentianes. Nous profitons de la randonnée et du super temps pour travailler la lecture de carte : les fameuses croupes, combes, dolines et procédons même à des relevés d'azimuts. Nous passons devant une croix métallique avant d'atteindre vers 10h45 le Reculet point culminant du Jura à 1719 m puis descendons en direction du Refuge de Gralet à 1460 m et du Refuge de la Poutouille à 1446 m atteint à 15h15 : nouvelle vue sur le Mont-Blanc, les Grandes Jorasses avec la Dent du Géant et l'Aiguille Verte.

Super accueil à notre arrivée au Gite de la Gentiane. En attendant le Macvin à faire découvrir à Éric, savoyard d'adoption, nous révisons les nœuds : cabestan, demi-cabestan, double pêcheur, etc. Un excellent repas, qui va nous changer de la veille, pour agrémenter une bonne soirée sympa conclue avec un p'tit coup de Genépi, histoire de nous remettre de ces 19,6 km et 585 m de dénivelé positif parcourus en 8h45.

3ème jour : de Menthières à Bellegarde sur Valserine.

Dès 8h15 à la fraîcheur matinale de Menthières 1090 m, nous décidons, plutôt que de suivre la GTJ, de prendre le chemin des écoliers en gravissant la piste de ski pour atteindre le chalet du Sac à 1510 m. Nous retrouvons la vue sur les Alpes avec le Mont-Blanc et sur les monts du Jura où nous étions hier. L'alpage est paisible et en passant par le Chalet d'Ecorans puis la Pierre à Fromage nous arrivons au Grand Crêt d'Eau à 1592 m. Le magnifique panorama nous retarde et nous profitons à nouveau de cette vue sur les Alpes dn face de nous, le Rhône à gauche et la Valserine à droite. Il est temps de repartir et d'entamer la grande descente à travers un alpage verdoyant et fleuri puis par la vie des vaches. Nous descendons encore pour atteindre une superbe forêt de feuillus et à l'ombre des derniers arbres, savourons notre dernier pique-nique.

Puis c'est l'arrivée dans la partie civilisée de la randonnée : hameau de Métral et village de Lancrans, descente vers les pertes de la Valserine, une curiosité à ne pas manquer. Nous suivons le cours d'eau de la Valserine avec un parcours aménagé de ponts, escaliers et rambardes jusqu'à la gare de Bellegarde sur Valserine à 361 m. A 15h15 le bus nous ramène à Gex, une heure de trajet pendant laquelle nous admirons les monts du Jura depuis la vallée. A Gex c'est la fête de l'oiseau, le grand tétras, et, à la descente du bus une fanfare nous accueille, petit moment de distraction. Nous remontons au Col de la Faucille en jeep tout en remerciant Eric et reprenons le chemin du retour sur Morteau après ces quelque 17 km et 1300 m de dénivelé négatif avalés en 6h30.

Mireille.

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2019-05-07 Randonnée aux Roches de Moron

Après les 10 petits « bonjours » sur le parking des Vions et un début de matinée frais, nous prenons la direction des embarcadères du Saut du Doubs. Nous traversons la rivière par la passerelle « Gilbert Petitjean » pour atteindre le territoire helvétique. Un petit arrêt au belvédère suisse du Saut Doubs et nous prenons le sentier « Lac de Moron » qui longe la rive droite de la retenue du barrage du Châtelot. Sur notre chemin : cueillette d'une morille, des cormorans, les tunnels creusés dans la roche, de beaux sentiers aménagés pour déboucher au belvédère des Roches de Moron.

Arrêt pour découvrir une vue magnifique sur les méandres du Doubs et le sommet du Chatelard puis pause déjeuner au soleil où Marie-Anne nous offre une bouteille de vin pour l'apéro (et ben Messieurs heureusement que ces dames y pensent, elle est pas belle la vie !!!) et tout fier du cadeau de noël de ses petits enfants, Michel nous débouche la bouteille avec son beau couteau « MacGyver » qu'il étrenne. Après avoir bien festoyé, nous reprenons notre aventure sur le sentier Pillichody : on y retrouve de la neige, une passerelle, des passages étroits et assez difficiles qui sont impraticables en hiver. Nous avons le bonheur de découvrir de superbes vues du belvédère du CAS et de celui des Récrettes.

Nous poursuivons notre chemin par le Cernil-Girard et le Haut des Roches d'où nous reprenons la direction des embarcadères. Nous faisons une petite halte pour nous aventurez dans la Grotte des Faux Monnayeurs : Jean Paul se pose la question si son petit ventre va passer dans le trou de sortie à l'autre extrémité et moi-même à propos de ma forte poitrine... du coup un moment de fou rire très sympathique (pour information, Jean-Paul et moi nous sommes extirpés sans difficultés de la grotte et sans aucune égratignure pour nos attributs proéminents).

Quelques kilomètres de dénivelé négatif, nous voici de nouveau aux embarcadères d'où nous nous dirigeons vers le belvédère français du Saut du Doubs et après un arrêt obligatoire sur ce site très prisé, nous regagnons le parking par le sentier du Chatelard. Une très belle journée de randonnée pédestre avec mes seniors : 15 km, 450 m de dénivelé positif, 580 m de dénivelé négatif et une moyenne de 3.8 km/h avec la bonne humeur.

Merci à Serge notre organisateur et à très bientôt en randonnée.

Mireille, une toute jeune retraitée.

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2019-04-30 Randonnée aux Gorges de la Poëta Raisse

Nous nous sommes retrouvés à Morteau à 8h45 pour une journée découverte des Gorges de la Poëta Raisse encadrée par Serge. Il faisait frais mais tout le monde était de bonne humeur et en grande forme. Après de 3/4 d'heure de route, nous sommes arrivés au parking de Môtiers, chaussures bien lacées, sacs à dos endossés. Nous avons retrouvé Thierry et nous voici partis pour la traversée des Gorges.

Bercés par le chant de l'eau des cascades, nous progressions gentiment mais surement il a fallu monter durant plus de 2 heures pour arriver sur notre lieu de pique-nique. Nous avons senti l'ail des ours, traversé des petits ponts de bois et vu des maisons forestières, quelques fleurs mais aussi retrouvé de la neige. Nous avons fait une petite pause casse-croûte à 1300 mètres d'altitude en bord d'une petite route en essayant de se protéger du vent. Chacun a sorti son casse-croûte, Michel nous a offert la goutte, Maurice un carré de chocolat et nous voilà repartis en direction du Chasseron. Pas sûrs de pouvoir monter y arriver car les talus de neige étaient très importants : Serge étudie l'affaire et décide que le groupe monterait dans la neige jusqu'au sommet (merci Serge).

Nous voilà grimpant dans la neige, encore 300 bons mètres de dénivelé pour arriver au point culminant à 1607 m. La vue est imprenable sur les plateaux et massifs du Jura ainsi que sur le lac de Neuchâtel. Ça souffle, nous remettons tous une petite laine et après avoir bien apprécié cette superbe vue, nous voilà repartis pour la descente.

Descente dans la neige, glissades de Serge et de Jean-Marie et chute de Michel, mais heureusement juste quelques salissures, pas de blessé ! La descente fut longue, nous sommes passés dans des chemins forestiers pour retrouver ensuite le milieu des Gorges. Maurice prit alors la tête du groupe et nous infligea une allure militaire, bravo Maurice !

Nous sommes finalement tous arrivés en grande forme au parking vers 16h30 et avions bien mérité un nouveau carré de chocolat du petit Michel (hum).

Merci Serge pour cette belle journée, à refaire avec plus de carrés de chocolat.

Martine et Philippe

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2018-12-23 Le Creux du Van (façon Serge)

Tout commence par un coup de fil samedi : c'est Serge, nous ne sommes que 2 pour la rando de dimanche et il n'y a plus de neige. Nous passons au plan B : le Creux du Van par un sentier très escarpé. Méfiance, je vais tout de même glisser au fond du sac un petit bout de corde, on ne sait jamais!

Nous laissons la voiture sur un parking à la sortie de Noiraigue, vers "Chez Joly" pour arriver par un «gentil» sentier jusqu'à la Ferme Robert. Et là tout se complique : nous quittons le chemin balisé qui rejoint le "Sentier des 14 Contours", pour attaquer «tout droit» l'arête du Dos d'Âne. La pente vertigineuse réclame toute notre attention et aussi l'aide des mains pour certains passages. De multiples indices nous laissent penser que l'endroit est très fréquenté des chamois. Soudain un énorme "barouf" vient perturber le calme : un pan de la falaise d'en face est parti en avalanche !!!

Nous continuons notre ascension en admirant quelques arbres tordus, vissés par les tempêtes, un creux dans les rochers et quelques couloirs à faire en crampons une autre fois. Puis nous retrouvons le sentier balisé qui mène au point de vue du Soliat, d'où nous pouvons admirer les Alpes, le Chasseron, le Suchet, le Mont Racine...

Après avoir enfilé nos vestes pour nous protéger du vent nous décidons de continuer jusqu'au gite La grande Vy (non gardé l'hiver) pour pique niquer un peu à l'abri.

De là, sous un ciel un peu gris, nous rejoignons la Ferme Robert gardée par un ours... en bois, puis les gorges de l'Areuse très furieuses aujourd'hui. Après quelques photos du torrent et du célèbre pont en voute au Saut du Brot, nous regagnons le parking en longeant la rivière et ses nombreuses usines électriques, avec la pluie qui nous avait épargnés jusque là.

Pas de soleil aujourd'hui, mais belle journée quand même.

Merci Serge, c'était super.

Alain

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2018-12-12 Le Saut du Doubs retrouve de sa superbe

Suite à cette longue période de sécheresse il aura fallu seulement quelques jours de pluie pour revoir les Bassins et le Saut du Doubs sous un aspect normal. La neige qui a suivi a embelli nos paysages, le froid s'est installé mais c'est sous un soleil radieux que nous nous retrouvons à 14 sur le parking des Vions pour une nouvelle balade intergénérationnelle.

Afin d'éviter la route particulièrement verglacée nous traversons la prairie adjacente au parking pour rejoindre dans la forêt un chemin qui nous conduit au belvédère supérieur du Saut du Doubs. Le débit de l'eau est tellement puissant qu'il provoque un nuage de microgouttelettes se transformant en glace sur les branches des arbres. Le soleil ne pouvant atteindre le fond de la vallée, il fait particulièrement froid sur cette plate-forme, nous nous n'y éternisons pas et revenons un moment sur nos pas pour rejoindre le sentier qui va nous conduire au sommet du Châtelard sous les rayons de notre astre bienfaiteur.

Du belvédère sommital c'est par un sentier peu connu et peu couru que nous allons descendre vers la cabane de Robin des Bois. C'est un peu scabreux, il faut deviner les lacets du sentier sous la couche, tantôt de neige, tantôt de feuilles mortes et éviter de glisser en passant au dessus des quelques petites barres rocheuses à l'aplomb du sommet. De la cabane nous descendons au bord de la retenue et nous sommes impressionnés par la hauteur de l'eau puisqu'elle arrive quasiment au niveau du sentier ce qui nous laisse supposer qu'elle déborde du barrage du Châtelot, notre prochain but.

Effectivement à quelques centaines de mètres du barrage le bruit caractéristique d'une chute d'eau confirme notre pressentiment mais c'est à une toute autre sérieuse difficulté que nous allons être confrontés laissant un peu de côté le spectacle qui s'offre à nous. En effet un phénomène identique à celui que nous avions constaté au Saut du Doubs s'est produit : la vapeur d'eau dégagée par la chute combinée avec le froid intense de la nuit ont recouvert d'une carapace de glace les escaliers et le sentier rendant la progression particulièrement dangereuse.

Premier challenge, descendre les escaliers en béton en se cramponnant à la rampe. Puis le plus difficile, rejoindre l'escalier métallique par les quelques mètres de sentier pierreux : chacun y va de sa technique, Gégène à 4 pattes voulant éviter d'ajouter une nouvelle chute à son palmarès déjà bien garni, pour certains ce sont quelques arbustes qui permettent de progresser sans tomber, pour d'autres ce sont les bâtons de marche qui assurent un équilibre précaire ce qui vaut à Yves de se retrouver les 4 fers en l'air, heureusement sans dommage. Une fois l'escalier métallique atteint tout n'est pas terminé, les 50 marches de la première rampe ayant été aussi victime de cette espèce de pluie verglaçante demandent quelques précautions. Une main courante aurait été bien utile mais encore eût-il fallu avoir une corde de randonnée dans le sac même pour une balade qu'on pense anodine : à méditer.

Remis de nos émotions une fois réunis sur le parking du barrage nous devons penser à trouver un endroit ensoleillé pour notre piquenique. Pourquoi pas marcher encore une quinzaine de minutes pour nous installer devant Chez Némorin : sa position sur un versant sud devrait nous garantir un ensoleillement généreux ce qui fût exactement le cas.

La suite de notre périple nous conduit jusqu'au bas de l'échelle permettant d'accéder à la Grotte du Grenier. C'est impossible de l'emprunter pour les mêmes raisons « verglaçantes » rencontrées au barrage mais ce n'est que partie remise et nous y reviendrons dés que les conditions le permettront. Par une montée abrupte facilitée par la présence de quelques lacets nous atteignons le haut de la falaise pour arriver sur un nouveau belvédère d'où nous apercevons, outre en amont et en aval la vallée du Doubs bien encaissée, au loin le petit village du Pissoux que nous allons rejoindre par une bonne piste forestière. S'ensuivent quelques hectomètres sur la route avant de traverser une prairie où paissent quelques chamois à la recherche d'un peu d'herbe sous la neige puis par un bon chemin les dernières enjambées qui nous ramènent à 16 heures au parking des Vions.

Serge

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2018-12-05 Des Dames des Entreportes au Grand Taureau

Mercredi, c'est le jour des enfants mais c'est aussi la journée la plus agréable de cette première semaine de décembre. Rendez-vous est donc pris à 9 heures sur le parking des Dames des Entreportes où nous nous retrouvons à 11 pour faire une virée du côté du Grand Taureau.

Du parking nous partons vers le sud pour rejoindre tantôt une route forestière tantôt un sentier qui nous permettent de gravir rapidement la plus grande partie des 450 mètres de dénivelé nous séparant du Grand Taureau que nous atteignons en longeant sur environ 2 kilomètres la crête du Larmont. La vue est partiellement dégagée en direction des Alpes mais nous pouvons nettement distinguer à droite du Suchet la chaîne des Aravis et à sa gauche les Combins et les Dents du Midi. Du Nord à l'ouest le ciel est bien bleu, Crêt Monniot et Mont Poupet sont bien visibles tandis qu'au fond de la combe, les Dames des Entreportes d'où nous sommes partis, sont minuscules.

Du Grand Taureau nous poursuivons notre balade pour passer en Suisse et arriver aux Cernets où nous allons trouver un coin tranquille pour casser la croûte assis sur des cailloux. Il est 13 heures lorsque nous reprenons la route pour remonter jusqu'à La Citadelle puis descendre jusqu'à la Grosse Ronde. Le but initial était de revenir par le défilé des Entreportes mais étant donné que nous sommes en avance sur l'horaire nous remontons la crête franco-suisse pour basculer dans la vallée des Alliés et revenir à notre point de départ en suivant le balisage du GR5 qui nous fait passer par le Moulin Maréchal, le Ferme des Moines et celle des Ouillettes.

Serge

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2018-11-29 On ne se lassera jamais d'une virée à Consolation

C'est sur le parking de la Roche du Prêtre que 16 valeureuses et valeureux seniors se retrouvent en ce jeudi matin pour une balade dans le cirque de Consolation, haut lieu touristique de la région. Il est 9h30 lorsque nous commençons à marcher en direction du belvédère tout proche. La vue sur la Roche Sainte-Catherine, l'ancien séminaire et la vallée du Dessoubre est bien dégagée ce qui laisse présager une agréable journée malgré la température un peu fraiche.

Par un chemin forestier assez pentu nous descendons d'environ 200 mètres jusqu'au lieu-dit La Scie-Dessus où deux possibilités s'offrent à nous : soit continuer à descendre soit prendre sur notre droite le sentier en balcon qui fait le tour du cirque. Malgré que ce deuxième itinéraire soit déconseillé, la tempête Eléanor du début de l'année ayant occasionné quelques dégâts, nous allons l'emprunter avec prudence.

Après avoir suivi pendant quelques centaines de mètres un chemin forestier encombré de nombreuses pierres ayant dévalé la pente qui nous surplombe, nous accédons à une série d'escaliers métalliques qui nous permettent de descendre sur le sentier à proprement dit. C'est un peu étroit, nous passons sur des vires surmontées par des barres rocheuses mais bien souvent un câble est là pour assurer la sécurité. Nous arrivons rapidement à l'entrée de la Grande Grotte que Michel a déjà explorée avec Les Esses : l'accès, malaisé, se fait par une corde à nœud le long de la falaise tandis qu'il faut en sortir par le dessus de la voûte pendu au bout d'une seconde corde.

Nous nous attardons un peu sur ce site d'où jaillit, lorsqu'il y a beaucoup d'eau, le Lançot affluent du Dessoubre, puis reprenons notre progression prudente jusqu'à arriver à une seconde série d'escaliers métalliques qui ont particulièrement souffert lors des intempéries. Nous n'allons pas les emprunter car ils nous conduisent au fond du cirque mais continuons à longer un sentier en balcon non balisé mais toujours bien sécurisé par un câble qui va nous amener jusqu'aux environs du belvédère de Chauve Roche. Nous profitons de cet endroit pour admirer sous un autre angle le cirque et croquer quelques en-cas.

Par un chemin facile nous atteignons Mont-de-Laval puis prenons la direction de Laval-le-Prieuré. Avant de descendre sur ce hameau par le sentier balisé, Fabienne propose de faire un détour pour nous rendre à un autre point de vue peu connu, le belvédère de la Rousse. Il offre une vue plongeante sur Laval-le-Prieuré et sur un chantier-école de restauration de murs de pierre sèche patronné par l'association « Murs et Murgers, patrimoine des Montagnes du Doubs et d'ailleurs » qui fera peut-être l'objet d'une prochaine visite. Ayant rejoint le sentier balisé nous descendons par une pente assez raide et recouverte de feuilles mortes jusqu'à Laval-le-Prieuré où, avant de piqueniquer sur une table à côté de la mairie, Fabienne va nous conduire devant les armoiries de l'ancien prieuré, récemment découvertes sous la mousse d'un mur par un couple d'amis.

Passant sur le nombre de bouteilles qui ont été ouvertes et… bues durant notre collation, c'est en longeant le Dessoubre que nous atteignons l'ancien séminaire pour ensuite monter en direction de la source du Dessoubre où Pierre, malgré une chute malencontreuse a hâte de nous montrer les travaux de réhabilitation de l'ancienne centrale électrique. En effet quelque 50 mètres en aval de la source un canal de dérivation a été construit pour amener l'eau dans une conduite forcée qui alimentera, par une chute de 65 mètres, les 2 turbines du local technique.

De là nous aurions pu rejoindre directement le parking de la Roche du Prêtre mais nous préférons redescendre dans le parc qui vaut le détour et ensuite enchaîner avec l'ascension de la Roche Sainte-Catherine, qui domine l'ancienne via ferrata dont l'accès est à présent interdit pour des raisons de sécurité. La suite de notre périple nous conduit devant les ruines d'un château puis par une légère descente glissante nous arrivons au bord de la route départementale reliant Fuans à Gigot. Nous rejoignons la Scie-Dessus par un sentier pittoresque qui longe, abrité sous une barre rocheuse, la départementale et remontons le chemin que nous avions emprunté le matin pour rejoindre à 16h30 notre point de départ.

Serge

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2018-11-14 Balade aux Echelles de la Mort

Douze personnes de 8 à 71 ans pour cette 46èmesortie de l'année du groupe Senior Mais Pas Que avec en plus 2 nouveaux participants. Par cette nouvelle journée ensoleillée de cet été indien qui n'en finit pas, le rendez-vous est donné à Fournet-Blancheroche où à 9 heures 30 nous attend Daniel, un habitué des lieux accompagné de son fidèle compagnon Junior.

De l'église du village nous commençons par descendre en direction du barrage du Refrain : nous entrons dans le brouillard qui stagne dans la vallée du Doubs mais déjà le soleil commence à faire son effet et effectivement arrivés au barrage la brume n'est plus qu'un mauvais souvenir. Un technicien d'EDF est à l'oeuvre dans le local technique et Daniel qui le connaît bien – son métier l'a amené à travailler en ces lieux – le sollicite pour nous donner quelques explications sur la régulation des vannes.

Nous poursuivons le long de la rivière pour arriver quelques kilomètres plus loin devant l'usine hydroélectrique alimentée par la conduite forcée en provenance du barrage. Un panneau explicatif nous montre que celle-ci est dissimulée dans la roche de la rive gauche de la vallée, mesure pas moins de 3 kilomètres et a été creusée entre 1906 et 1909 : quel challenge pour l'époque !!!

A côté de l'usine se trouve une petite baraque entretenue par les Sentiers du Doubs, association à laquelle est adhérent Daniel et dont il en est président actuel. Il en a les clés, nous propose de pique-niquer à l'intérieur et de profiter un moment de son poêle à bois car malgré le soleil l'air ambiant est relativement frais.

Rien repus nous reprenons notre randonnée en empruntant les Echelles de la Mort, trois échelles appuyées contre le rocher qui permettent d'atteindre le haut de la falaise et un belvédère dominant la vallée du Doubs. De là un sentier parcourant le haut de la vallée nous permet de rejoindre notre point de départ non sans avoir marqué quelques arrêts sur les 2 ou 3 belvédères aménagés en haut de la falaise de la Cendrée, fréquemment courue par les bons pour ne pas dire très bons grimpeurs du plateau.

Serge

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2018-11-04 Le Mont Racine et ses statues

C'est à 20 que nous partons tout près de La Sagne et empruntons le Chemin des Statues. La montée se fait comme une visite, pleine d'admiration et de découverte pour toutes ces sculptures imaginées et taillées dans les arbres.

Nous arrivons après 400 m de dénivelé positif au Mont Racine et le groupe découvre, comme une récompense, la vue magnifique sur les Alpes au dessus d'une mer de nuages. Pour en profiter un maximum, nous longeons la crête et atteignons la Tête de Ran. C'est un peu plus loin à l'abri du vent que nous partageons notre repas.

Il est encore tôt, Jean Paul, qui nous guide, fait évoluer la randonnée et nous perd volontairement à travers les vallons. Un groupe de chamois se fait surprendre lorsque nous passons sous la Roche aux Crocs. Cette belle randonnée se termine avec le soleil et le sourire des randonneurs : 20 km et 910 m de dénivelé positif.

Julie

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2018-10-25 Clin d'oeil du Baerenkopf

Ce mercredi 24 d'Octobre, moi, ourse du Baerenkopf, j'ai vu débouler 16 humains : il y avait des petits d'homme (5), des papimamis (3 couples), un couple et 3 célibataires, ils avaient sur le dos de gros sacs et certains avaient dans les mains des bâtons mais ils ne frappaient pas.

J'ai pu observer leurs pratiques : une fois dans mon refuge, ils ont sorti des victuailles et se sont "empigoinfrés". Puis un groupe est parti marcher, pendant ce temps la plus petite a fait la sieste, son frère et son papi sont restés, ils ont joué à fabriquer un arc et des flèches mais sans intentions belliqueuses. Le groupe a marché plus de trois heures, sans problème, vers le Lochberg, puis Sommerseite, le lac Lochtelweiher, en admirant mes paysages.

Le soir ils étaient tous occupés : les petits ont dessiné et joué, les grands et les plus âgés ont préparé un bon repas et ils se sont à nouveau "empigoinfrés" et abreuvés d'élixirs avant d'aller saluer la lune puis monter se reposer au dortoir.

Dès le jour levé, eh bien, ils se sont à nouveau restaurés, avec de belles et grandes tranches de pain surmontées de délicieuses confitures, du saucisson (de porc je présume), des gateaux, et de savoureux breuvages ...

puis

frénétiquement, ils ont tout nettoyé, rangé, remballé avant de repartir : une douzaine pour un grand tour, et les 2 plus petits avec leurs aieux pour une descente plus modeste de seulement 4 heures !!!

Voilà, j'ai été bien contente de les observer : tous en forme, pleins d'appétit et de curiosité pour "ma" belle nature.

Ourse Fabi

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2018-10-14 Mouthier-Haute-Pierre et ses belvédères

En ce dimanche 14 octobre, Serge nous a guidés autour de Mouthier-Haute-Pierre vers de magnifiques belvédères. Départ vers 9 heures sous un vent frais qui nous rappelle, que malgré une chaleur encore estivale, l'automne et ses magnifiques couleurs sont bien présents. Nous descendons à travers les gorges de Nouailles en direction de la source de la Loue avec une vue panoramique sur la vallée. L'eau coule abondamment à la sortie de la grotte, même si nous constatons que la résurgence de la Loue est un peu plus basse que d'habitude.

Nous remontons ensuite vers Renédale par une pente assez raide au bout de laquelle le soleil nous rejoint et nous accompagnera tout au long de la journée. Arrêt au belvédère éponyme d'où nous admirons les gorges de Nouailles et les alentours. Nous prolongeons notre randonnée vers le belvédère du Moine pour admirer la vue sur Mouthier-Haute-Pierre où nous allons descendre tout en récoltant au passage des noix et des pommes tombées de leur arbre.

Arrivés à Mouthier-Haute-Pierre, nous nous posons pour le pique-nique au bord de la Loue sous un soleil radieux et partageons quelques friandises.

Après notre pause déjeuner, nous traversons Mouthier-Haute-Pierre pour attaquer une dernière montée en direction de la Roche de Haute-Pierre. Une bonne pente nous attend, mais quelle récompense au sommet. Encore une vue extraordinaire sur toute la vallée et sur tous les sommets lointains comme le Chasseron, la Dent de Vaulion ou le Mont Poupet.

En redescendant, nous avons admiré un groupe de chamois et profité de leur profil de sprinter. Les chamois retardataires rejoignaient leurs congénères en faisant des bonds impressionnants. Nous continuons ensuite une longue descente à travers la forêt pour retrouver notre parking et partons partager le verre de l'amitié au restaurant de la grotte à... Remonot.

Cette randonnée de 1 200 mètres de dénivelé positif nous fait de nouveau prendre conscience que nous avons la chance de vivre dans une merveilleuse région. A recommander pour les amoureux de vues panoramiques !

Nathalie

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2018-10-07 Des sources de Cormoret aux fontaines de Cortébert

Dans le vallon de Saint Imier c'est une petite randonnée sur les sentiers entre Cormoret et Cortébert via Courtelary que nous offre Noël notre guide. Le thème de la randonnée sera l'eau au fil de la rivière la Suze qui alimente une multitude de fontaines dans les bourgs qu'elle traverse et d'autres lieux insolites avec leur histoire.

Il est 9 heures lorsque la randonnée débute à Cormoret avec une description des différentes parties d'une fontaine : la chèvre soutenant le tube d'arrivée d'eau, les bassins et leur fonction, les utilisateurs étant tenus de les conserver propres sous peine d'une amende. Puis nous passons devant la plus ancienne maison du village datant de 1597 avant de visiter un mur d'escalade artificiel que le guide de haute montagne Germain Paratte a construit sur l'une des façades de sa demeure.

Ensuite nous remontons le cours de la Suze jusqu'à un moulin en franchissant 3 ou 4 ponts tout en restant attentifs aux explications de Noël sur l'utilisation de l'eau :
- Un barrage pour alimenter des turbines fournissant de l'électricité à 70 habitations de Cormoret.
- Une écluse qui alimente une pisciculture avec le petit escalier à poissons qui leur permettent de remonter le cours de la rivière.
- Une station de pompage avec des pompes qui remontent l'eau de 700 à 1200 m pour alimenter en eau potable les Franches Montagnes.
- Le moulin avec ses annexes – habitation et écurie – ainsi que le silo dont une partie du contenu sert de réserve en cas de guerre.

Au moulin, la Doux, un affluent de la Suze, alimente les installations par une canalisation de gros diamètre. Nous remontons ce cours d'eau malheureusement à sec et faisons un léger crochet pour visiter :
- La voie de chemin de fer dont les wagons alimentaient jadis le moulin en grain par un système de convoyeur oscillant.
- Un système de monte charge pour le retour des sacs de farine dans les wagons.
- Une installation de captage et de propulsion d'eau potable qui fonctionnait selon le principe du bélier hydraulique.

Ensuite nous continuons à monter dans la forêt en suivant la Doux jusqu'à sa source puis empruntons un sentier dénommé Binding – du nom de la fondation éponyme qui a décerné un prix à la commune de Cormoret pour son utilisation durable des forêt et des pâturages – pour arriver dans le pré-bois du Droit avec vue sur le vallon de Saint Imier et la combe Grède menant au Chasseral. Nous redescendons sur Cormoret en traversant un pâturage où paissent de magnifiques chevaux des Franches Montagnes. Outre une multitude de fontaines et de fermes typiques de Cormoret, Noël nous conduit vers une roue à aubes utilisant le surplus d'une station de pompage et dont la génératrice alimente 20 maisons en électricité puis devant la demeure d'un facteur d'orgues, le Salon de Musique, faisant également office de restaurant et de salle de concert.

La suite du parcours nous conduit de Cormoret à Courtelary où nous faisons la rencontre fortuite de Jean-Pierre, boulanger du village et ami de notre guide, qui sera mis à contribution par Noël pour nous raconter l'histoire de sa boulangerie, propriété de sa famille depuis 4 générations et pour nous faire visiter son fournil : il faut savoir qu'un boulanger suisse doit utiliser pour son pain 80% de farine suisse, le restant venant d'Italie ou de France, laquelle selon Jean-Pierre possède le meilleur blé panifiable du monde. Puis nous allons passer devant la préfecture, l'ancienne prison et le bistrot qui a servi il y a seulement quelques décennies de quartier général aux nationalistes jurassiens avant que Noël nous convie à nous rendre chez lui pour notre pause casse-croûte.

Noël nous invite à installer 2 tables et des bancs dans son jardin puis nous propose un apéritif d'origine suisse, il y tient, fabriqué à base de gentianes jaunes, une Suze dont le nom viendrait de la rivière éponyme. A la fin du repas il nous étale les documents qu'il a utilisés pour commenter la balade et nous retrace l'historique du redressement de la rivière : il y avait beaucoup d'inondations et suite à la crise économique de 1929 les chômeurs ont été employés par le canton pour modifier le cours de la Suze.

Nous repartons en direction de Cortébert en empruntant le sentier dit de la promenade de la Suze puis Noël nous propose un détour vers une fontaine isolée au milieu d'un champ et servant d'abreuvoir aux vaches. La chèvre de cette fontaine est la pierre tombale du dernier condamné à mort de Courtelary : il a été guillotiné sur la place du village et s'est repenti de ses actes avant d'être exécuté. Noël nous lit le motif de sa condamnation à mort et le texte de repentance qu'il a prononcé devant la foule.

Nous passons devant une 3ème station de pompage avant de franchir la Suze par un pont couvert et nous arrivons à Cortébert que nous parcourons par l'ancienne route cantonale. De nombreuses fontaines sont sur notre circuit dont celle du Cour d'Agibert récemment rénovée pour la bagatelle de 30 000 CHF, une fontaine ronde offerte par l'ancienne fabrique d'horlogerie Omega et la dernière, la plus jolie, qui clôture notre balade, une fontaine en forme de fleur façonnée par une femme.

De retour à Courtelary vers 17 heures nous allons nous arrêter à la chocolaterie Camille Boch pour déguster, qui un bon chocolat chaud, qui une bière bien fraiche des Franches Montagnes, avant de prendre congé de Noël que nous remercions pour nous avoir fait passer une agréable journée trés enrichissante.

Monique

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2018-10-06 Vercors et tour du Mont Aiguille

Notre semaine de randonnée d'automne nous a conduit cette année dans le massif du Vercors avec comme objectif le tour de son roi : le Mont Aiguille. Sur les 10 personnes composant notre groupe, seuls Marie-Odile et Pierrot avaient déjà parcouru la région tandis que Pierrot y avait crapahuté lors de son service militaire.

Nous arrivons donc le samedi 06 octobre à Chichilianne point de départ de notre périple qui par une petite balade de mise en jambe nous conduit au sommet du Platary culminant à 1586 mètres avec de très belles vues sur le Mont Aiguille et le massif du Trièves.

Dimanche matin, départ de Chichilianne sous une pluie qui nous accompagnera jusqu'à midi aux environs du col de Papavet. Descente vers le charmant village de Gresse-en-Vercors, au pied des plus belles parois du Vercors où nous passerons deux nuits.

Les deux jours suivants sont magnifiques. Tout d'abord une traversée des crêtes qui surplombent Gresse-en-Vercors pour passer par Rocher de Séguret et Sommet de Pierre Blanche à 2121 mètres. Des dizaines de bouquetins nous accompagnent sur ces crêtes avec un panorama exceptionnel sur la vallée de Gresse et le plateau du Vercors.

Une journée pas comme les autres pour celle qui suit. Peut-être la plus belle traversée du massif ! Après avoir atteint le Pas de la Ville c'est la traversée du Grand Veymont (2341m), le sommet du Vercors où le regard se perd sous tous les angles, du Mont-Blanc au Ventoux, du Sancy à la Meije. C'est un panorama d'exception sur cette immense crête, toujours accompagnés des bouquetins et des vautours. La descente pour rejoindre Richardière est tout aussi magnifique. Après le Pas des Bachassons et le Pas de la Selle, nous gagnons le col de l'Aupet avec des vues inoubliables sur le Mont Aiguille que nous touchons des doigts.

Le mercredi commence avec une spectaculaire montée au Pas de l'aiguille, porte des hauts plateaux sud du Vercors. C'est superbe et sauvage à souhait ! Il vaut mieux ne pas oublier la carte et la boussole sur ces plateaux car les chemins ne sont pas balisés. Nous rejoignons le beau vallon de Combeau qui nous conduit après cette étape d'envergure au village des Nonnières.

Le jour suivant sera consacré à un aller et retour au cirque d'Archianne, au pied des falaises orangées du plus beau cirque du Vercors puis c''est déjà le dernier jour ! Nous repartons donc en direction de Chichilianne par les cols de Menée et du Prayet pour boucler notre tour de ce magnifique sommet, le Mont Aiguille, que nous avons admiré de tous les cotés.

Encore une chouette semaine pour découvrir ce massif, avec un bon groupe, des hébergements de qualité et tous les jours des paysages à couper le souffle avec ses belles couleurs d'automne.

Paulo

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2018-10-02 L'étonnant sentier karstique de Mérey-sous-Montrond

Lors du camp d'été de Suisse centrale organisé par le Comité Régional Bourgogne Franche-Comté j'ai fait la connaissance de Claire et Roland, un couple bien sympathique adhérent au CAF de Besançon. Résidant à Mérey-sous-Montrond ils m'ont proposé d'organiser, dans le cadre des sorties de notre Groupe Seniors Mais pas que, une visite guidée du Sentier Karstique du Grand Bois situé sur leur commune.

Avant de commencer la visite notre guide nous précise qu'il existe une vingtaine de sentiers de ce type en France, que celui-ci fait partie des plus anciens et que plusieurs parcours sont proposés : une courte boucle spécialement aménagée pour les personnes à mobilité réduite, une de 1200 m d'accès libre et une troisième de 1600 m uniquement accompagné d'un guide. Puis viennent quelques explications sur la signification de karstique, adjectif issu du terme karst, une structure géologique résultant de l'érosion hydraulique, chimique et cryogénique de roches principalement calcaires.

Pendant environ 2 heures nous allons parcourir ce sentier découvrant au passage puits, gouffres, dolines, lapiaz puis la grotte Maëva spécialement aménagée pour la visite tout en restant très attentifs aux explications de notre guide, un spéléologue émérite, cultivé et passionné. Nous savons à présent différencier gouffres d'effondrement ou sculptés par l'eau, dolines dont certaines sont dites asymétriques grâce à l'action du soleil, lapiaz avec rigoles façonnées par le ruissèlement de l'eau ou lapiaz avec fissures dues à la combinaison de l'action de l'eau et du gel qui mènent à terme aux tables de lapiaz. La visite de la grotte Maëva occupée par quelques chauves-souris nous permet d'en connaître un peu plus sur les types d'animaux cavernicoles, entre ceux trogloxènes qui se réfugient occasionellement dans les grottes et ceux troglophiles qui y vivent de manière permanente.

Il est midi et demi lorsqu'après avoir remercié notre guide nous nous installons sur les tables environnantes pour notre casse-croûte agrémenté de quelques bouteilles de vin et de gâteaux faits maison avant de nous diriger en voiture vers Chateauvieux-les-Fossés, point de départ d'une balade proposée par Claire et Roland. Du village perché 100 mètres au dessus de la Loue nous allons remonter le lit tari du ruisseau de Vergetolle pour arriver à la Source Bleue puis continuer notre progression jusqu'à la Cascade de la Tuffière qui malgré le manque d'eau se trouve plutôt photogénique. Le retour à notre point de départ se fait en traversant à flanc le Bois de la Tuffière et c'est par une courte visite de ce charmant village que nous terminons cette journée bien remplie grâce à la disponibilité de nos deux hôtes que nous remercions chaleureusement.

Serge

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2018-09-19 Entre épouvantails et Zanskar

En ce mercredi matin nous nous retrouvons à 5 sur le parking du barrage du Châtelot où sous une épaisse couverture nuageuse il fait bien frais. Mais les prévisions météorologiques sont encourageantes et le soleil devrait vite refaire son apparition nous laissant présager encore une belle journée pour cette fin d'été qui... n'en finit pas.

Nous commençons par descendre les quelque 200 marches qui nous amènent au niveau supérieur du barrage, continuons à descendre pour atteindre la rive gauche du Doubs puis l'écluse qui nous permet de franchir sans encombres la rivière peu véloce en ces temps maigres en précipitations. Nous voilà en territoire helvétique et des rubans bleus vont nous guider pour parcourir le premier sentier des épouvantails avec pour thème, la contrebande. Arrivés en contrebas des Planchettes un deuxième sentier balisé rouge nous permet d'admirer d'originales créations avant de nous diriger vers le belvédère des Roches de Moron d'où nous avons une vue remarquable sur le Châtelard et la retenue du barrage dont le niveau est particulièrement bas.

Quelques centaines de mètres plus loin nous mangeons notre pique-nique sur la table d'une cabane forestière avant de nous engager sur le sentier escarpé Pillichody qui suit plus ou moins selon une courbe de niveau le haut des barres rocheuses dominant le lac, quelques passages demandant de la prudence pour ne pas risquer une glissade malencontreuse. Au passage nous pouvons à nouveau admirer le Châtelard et la retenue sous des angles différents depuis le belvédère du CAS et celui des Recrettes. Nous débouchons alors dans une vaste prairie, le Pré de Bellevue, que nous traversons jusqu'au Cernil Girard où débute le sentier en direction du Saut du Doubs.

Via quelques marches taillées dans la roche nous descendons dans une faille caractéristique du Jura, longeons une falaise équipée de nombreuses plaquettes avant d'apercevoir plus bas et judicieusement tendues entre les arbres les premières photographies de l'exposition nomade « Itinérance » proposée par l'association Rigzen Zanskar. Nous empruntons la passerelle Gilbert Petitjean pour revenir en France, prenons le temps de nous arrêter devant chaque photographie exposée puis descendons dans le lit du Doubs complètement à sec pour nous rendre là où, en temps normal, devrait débuter la chute.

Reprenant notre progression nous sortons du lit pour nous rendre au belvédère supérieur du Saut du Doubs où est tendue la dernière photographie de l'exposition, un magnifique pavot bleu éclairé par les derniers rayons de soleil de la journée. Le sentier longeant la retenue nous ramène, via Robin des Bois où nous ferons une ultime pause, au pied des escaliers du barrage, dernier effort à fournir pour cette journée bien remplie. Hugo se fera un malin plaisir en demandant à chacun d'en compter les marches : verdict, entre 220 et 240 marches, qui dit mieux ?

Serge

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2018-08-29 Par delà les belvédères du Dessoubre

En ce mercredi de fin août rendez-vous est pris chez Catherine et Alain, une demeure à l'écart de la commune de Charmoille plus précisément au lieu-dit La Côte. Nous sommes 9 seniors accompagnés du chien de Daniel prénommé… Junior, prêts à nous aventurer sur le parcours préparé par nos hôtes malgré les orages prévus en début d'après-midi.

De notre point de départ nous sommes rapidement au Creux de Hauteroche où un magnifique belvédère permet de dominer de 300 mètres Rosureux charmant village au bord du Dessoubre. Puis nous nous engageons dans la faille caractéristique de ce lieu, croisons la source Guillaume Pierre complètement tarie après cette longue période de sècheresse et atteignons le fond la vallée.

La rivière traversée via le pont de Rosureux, nous en longeons la rive droite pendant quelques centaines de mètres avant de remonter par une pente raide la combe du Château en amont de la commune de Varin. Au passage d'étranges installations destinées à distribuer du maïs aux sangliers attirent notre regard avant de passer sous les falaises du Montolivot où se niche la grotte de Sarradin utilisée comme refuge par les habitants de Saint-Julien-lès-Russey pendant la Guerre de Dix ans.

La pluie se mettant à tomber lorsque nous arrivons au sommet du Montolivot, une loge salvatrice permet de nous abriter pour la pause casse-croûte : c'est le grand luxe, une table avec sa nappe et quelques chaises sont à notre disposition mais il faut néanmoins confectionner un banc avec les moyens du bord pour que chacun puisse s'asseoir et goûter aux breuvages uvaux transportés par Daniel et Michel.

Nous reprenons sous la pluie notre cheminement jusqu'à Saint-Julien-Lès-Russey avec un crochet par le belvédère du Cotard qui surplombe la combe du Château que nous avions parcourue dans la matinée. Les précipitations ayant cessé nous pouvons, via Lotrot Dessus et Lotrot Dessous, redescendre sur Rosureux sous des éclaircies de plus en plus nombreuses avant de rejoindre par la route Charmoille, terminus de cette longue randonnée.

Pendant que Alain nous fait visiter leur remarquable potager, Catherine nous prépare un délicieux "quatre-heures" pour cloturer cette sympathique journée : encore merci à tous les deux pour leur hospitalité et leur générosité.

Serge

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2018-08-16 De 8 à 72 ans au Bunderspitz

Après cette interruption estivale de quelques semaines nous allons reprendre les activités du « Groupe seniors mais pas que !!! » par une randonnée pédestre au départ de Kandersteg. Nous sommes 7 dont Hugo avec ses jambes de 8 ans accompagné de son papa, Michel bientôt 72 ans, Catherine, Alain et Gaby, tous réunis autour d'un même objectif à savoir l'ascension du Bunderspitz culminant à 2546 m.

Le téléphérique miniature de Allmenalp va nous amener de 1200 à environ 1700 m surplombant au passage l'impressionnante falaise de 350 mètres où de minuscules casques multicolores s'affairent dans l'exceptionnelle via ferrata, une des plus longues et des plus exigeantes de Suisse après celle tracée dans les flancs du Daubenhorn au-dessus de la station thermale de Loeche-les-Bains.

Une fois sortis de cette minuscule cabine rouge nous apercevons déjà notre sommet dans le prolongement du vallon que nous remontons jusqu'à 2100 m par un chemin d'alpage facile. Puis la pente se redressant fortement c'est par un sentier abrupt et tortueux que nous atteignons le col situé sur l'arête qui va nous conduire rapidement vers la croix sommitale : Hugo l'atteindra le premier tout fier d'avoir franchi la barre des 2500 m.

Pas un nuage, la vue est grandiose : à l'est Eiger, Mönsch et Jungfrau apparaissent en arrière plan tandis que Blüemlialphorn, Fründenhorn et Doldenhorn surplombent le lac d'Oeschinen. Au sud-est Balmhorm et Rinderhorn entourent un Altels qui avec sa célèbre pente triangulaire malheureusement déneigée a perdu de sa superbe et plus loin au sud-ouest le Wildhorn avec ses 2 glaciers caractéristiques ainsi que le sommet des Diablerets sont reconnaissables. Quelques photos, un petit mot sur le « Gipfelbuch » et il est temps pour nous de redescendre aux environs du col pour notre pause casse-croûte.

De là nous pouvons deviner la suite notre périple : descendre un grand pierrier bien pentu pour ensuite remonter au Bunderschrinde en contournant la face ouest du Chlyne Loner magnifiquement structurée par une lente érosion. La descente très raide demande quelques précautions pour éviter la glissade mais c'est sans encombres que nous atteignons l'échancrure convoitée avec d'un côté la vue plongeante sur Adelboden et de l'autre côté celle sur le Gasteretal réputé pour sa flore abondante, en particulier sabots de Vénus et nombreuses orchidées.

Par un second pierrier moins scabreux issu de la face sud-est du Chlyne Loner nous nous dirigeons vers l'Alpschelegrat pour ensuite, aprés un virage à 180°, traverser quasi horizontalement l'alpage qui nous conduit à l'aplomb d'un raide sentier permettant de franchir en son seul point faible la longue barre rocheuse dominant le vallon de Üschene. De nombreux lacets permettent d'arriver au fond du vallon, vallon que nous avions descendu à ski cet hiver lors de notre week-end à la cabane de Lämmeren, avant d'entamer l'ultime descente en forêt qui nous conduit à Kandersteg.

Comme à l'accoutumée une bonne bière bien fraiche clôture cette agréable journée passée en montagne et encore bravo à toute l'équipe d'avoir suivi sans rechigner.

Serge

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2018-08-05 Le Buet 3096 m et alentours sur 2 jours

Nous sommes partis 9 de Morteau, par un beau samedi matin du mois d'Août. Sacs aux dos sur les sentiers du vallon à Bérard, entre les myrtilliers et les cascades, le groupe fait petit à petit connaissance en vue de ces deux journées à passer ensemble : "Et toi tu bosses où, t'habites où, tu fais quoi à varappe, sont bien tes chaussures, joli sac à dos... bref, la routine !". Après avoir allégé les sacs en passant par le refuge de la Pierre à Bérard, nous poursuivons notre montée au Buet via le col de Salenton à 2526 m, théâtre de la pause casse-croûte. Tout le monde monte à son rythme, sous la chaleur et dans les névés, nombreux et particulièrement bien fournis cette année.

Notre arrivée à la table d'orientation du sommet s'accompagne des accolades rêglementaires et d'une petite collation faisant office d'invitation pour quelques guêpes de passage adeptes des hauts plateaux. La vue est impressionante quoique un peu bouchée par des nuées orageuses de milieu d'après-midi d'été. La descente se fait en ordre dispersé, faute à de facétieux bouquetins, branchés "pause photo", des plus jeunes aux plus vieux !

Le refuge est sympa, les gardiens, originaires de Mijoux, sont accueillants, la bière est fraîche et les histoires vont bon train sur les bancs de la terrasse. Repas copieux, coucher de soleil et au dodo après 1800 mètres de dénivelé positif, sachant que demain, une autre grosse journée nous attend... Les enfants, pardon les ados, prennent le relais au clavier.

Bonjour à tous !

Je m'appelle Maxime et je vais vous raconter le déroulement de la deuxième journée de cette fabuleuse randonnée pédestre. Tout d'abord nous nous sommes levés vers 6h30, j'ai passé une bonne nuit mais certains de mes camarades avaient froid à la tête car la porte du dortoir était restée ouverte. Petit déjeuner et départ vers 7h30 du refuge de la Pierre à Bérard perché à 1900 m d'altitude. Deux groupes se forment au bout de 5 km au niveau de la cascade à Bérard au dessus de Vallorcine : Mathilde, Monique, Céline et Titouan montent aux chalets de Loriaz et au col de la Terrasse. Le second groupe composé de Mireille, Philippe, Vincent, mon père Christophe et moi allons monter au col de la Terrasse par le vallon de Tré les Eaux. Notre parcours sera plus escarpé et raide, balisé par de nombreux cairns. Nous rencontrons une couche de neige énorme qui a dévalé des versants cet hiver et qui est creusée par les torrents, ce qui forme des ponts de neige impressionnants et dangereux. Nous sommes très prudents pour envisager notre itinéraire. Sous une chaleur caniculaire, nous grimpons jusqu'au lac vert où Philippe se baigne entièrement dans une eau à 9°C !!! Nous, nous nous contentons de tremper les jambes... Brrrrrrr... Après la montée, nous basculons sur l'autre versant, côté Loriaz, où nous ne tardons pas à rejoindre Titouan et ses drôles de dames, par une descente "rock and roll", très raide et caillouteuse. Petite pause boisson et dessert au refuge de Loriaz, puis descente jusqu'au parking du hameau Le Buet à 1400 m, en discutant les uns avec les autres. Il est 16h30 lorsque tout le monde embarque pour le retour sur Morteau et c'est la fin de ce beau week end en montagne...

Coucou, c'est Mathilde et Titouan, on va vous parler de notre itinéraire.

Magnifique lever de soleil ce matin au refuge, en vue directe depuis notre lit puisque la porte du dortoir était restée ouverte... A cause de la chaleur même si moi, Mathilde, j'ai eu un peu froid. Petit déjeuner avec tartines, confiture de fraise, et tout et tout... Après la séparation du groupe à la cascade à Bérard, nous montons à Loriaz, sous le soleil et la chaleur. Nous casse-croutons à l'ombre des chalets de Loriaz et reprenons la montée en direction du col de la Terrasse. La jonction des 2 groupes se fait sous le col, dans un paysage lunaire très caillouteux où quelques boules de neige volent malgré la chaleur. La descente est entrecoupée par une tartelette aux myrtilles pour Maxime et Christophe, miam miam les gourmands ! Avec Monique, on s'est fait tirer les oreilles parce qu'on n'avait pas attendu à un croisement... mais bon on descendait trop vite alors on allait pas attendre "une heure" que les autres arrivent mais en fait c'est parce qu'on a pris un raccourci :-).

Sinon, c'était bien, on a vu de magnifiques paysages, pleins de bouquetins, fait connaissance avec des gens que l'on ne connaissait pas. On a bien aimé faire les randonnées et dormir au refuge. Super groupe : de belles rencontres, une belle ambiance et deux bonnes grosses journées de marche avec des paysages à couper le souffle...

Vive la montagne !!!

Vincent, Maxime, Mathilde et Titouan

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2018-07-04 Randonnée des anciens au Plateau de Solaison

C'est sous des trombes d'eau que nous prenons le départ pour la Haute Savoie, direction le Plateau de Solaison au-dessus de Bonneville. Puis nous quittons la vallée de l'Arve par une route très aérienne bordée de jolis murets pour atteindre le refuge de la Fruitière.

Nous sommes 22 dont quelques uns des membres fondateurs de Varappe. L'ambiance est sympathique, les gardiens avenants et dans cette belle amitié refleurissent des anecdotes du passé.

Le premier après-midi, nous gravissons la Pointe d'Andey culminant à 1877 m et le lendemain une première équipe va traverser les Rochers de Leschaux à 1936 m, une superbe balade, pour ensuite redescendre sur le Plateau de Cenise.

Quant aux membres du deuxième groupe, ils vont rejoindre le même plateau via une glacière et le franchissement d'un col. La difficulté technique plus conséquente que prévue oblige nos anciens à la plus grande dextérité.

Fatigués mais heureux d'avoir surmonté une fois de plus les aléas du montagnard, nous regagnons notre Haut-Doubs avec l'envie de remettre cela l'année prochaine.

Jean-Paul

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2018-05-27 De "Kopf en Kopf" autour du Markstein

Nous sommes partis du lac de la Lauch situé à 940 m au fond de la vallée de Guebwiller. L'eau très pure de ce lac artificiel dont le barrage fût construit à la fin du 19ème siècle est traitée dans la station de Linthal avant d'être distribuée aux 55 000 habitants de la vallée.

Nous commençons notre périple en gravissant les quelque 300 mètres de dénivelée qui nous séparent du col de l'Oberlauchen traversant au passage les chaumes éponymes, pâturages caractéristiques des ballons des Vosges. Dans le prolongement du col nous avons une vue remarquable sur la vallée de Sondernach qui débouche un peu plus loin sur celle de Munster.

C'est en parcourant une très belle forêt de hêtres que nous allons atteindre à 1314 m le Lauchenkopf, point culminant de notre parcours, avant de redescendre en direction du Nonselkopf d'où nous pouvons apercevoir le site d'escalade de la Martinswand sous le sommet du Hohneck. Puis nous nous dirigeons vers le col d'Hahnenbrunnen situé à 1186 m sur la route des Crêtes et après avoir remonté au Breitfirst nous traversons les chaumes du Steinlebach pour atteindre 2 kilomètres plus loin le sommet du Trehkopf, spot réputé des parapentistes et dominant la vallée de la Thur.

Un conifère isolé légèrement en contre-bas du sommet est l'endroit idéal pour avaler notre casse-croûte arrosé d'un petit Bordeaux avant de reprendre notre route en direction du Jungfrauenkopf, point d'arrivée des remontées mécaniques de la station de ski du Markstein. Par un sentier en montagnes russes nous allons nous rendre au Marksteinkopf puis au Hundskopf alternant traversées de chaumes colorés par de nombreuses variétés de fleurs, d'étendues de myrtilliers et de forêts de hêtres.

Du Hundskopf où nous allons localiser la borne géodésique inscrite sur la carte nous entamons notre ultime descente pour rejoindre le lac. Nous parcourons tout d'abord un large chemin forestier permettant de contourner le talweg abrupt au fond duquel s'écoule le torrent Hirsengrabenrunz. Nous surprenons au détour d'un virage un chamois dodu et peu farouche avant de devoir enfiler nos pèlerines, l'orage menaçant depuis un certain temps nous gratifiant de quelques coups de tonnerre et d'une courte mais abondante averse.

Au virage côté 923 m, la pluie s'étant arrêtée, nous quittons le chemin forestier pour emprunter un magnifique sentier louvoyant entre de monumentaux blocs de granite caractéristiques de la géologie des Vosges. Quelques centaines de mètres plus loin nous débouchons sur la rive droite du lac et c'est en traversant la digue que nous rejoignons le parking d'où nous étions partis le matin.

Serge

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2018-04-28 Balade de nuit autour de Fournets Luisans

Ce sont 15 randonneurs qui démarrent la balade à travers les jolis pâturages de la Racine. La nature commence à vraiment éclore. Les premiers troupeaux reprennent possession des prés. C'est beau et nous sommes bien !

Après un passage assez escarpé, nous trouvons l'entrée du gouffre de Leusiole connu des spéléologues et, comme nous ne le sommes pas, nous poursuivons notre chemin. Passage à proximité du beau village du Luisans et un petit clin d'oeil au monde agricole reconstituant avec des rondins l'image d'un tracteur dominant le bourg.

Arrivés au Foyer du Ski Club du Fournets, nous sommes accueillis par une sympathique "aubergiste" Annick et ses potes qui nous ont préparé l'apéro, une bonne raclette et pour terminer la fameuse tarte aux pommes concoctée par Annick.

Hélas, il nous faut bien quitter ce chaleureux local pour reprendre à travers champs et beaucoup de barbelés notre périple. Nos pas nous conduisent à une grotte où la fraîcheur et l'ambiance pleine lune nous laissent imaginer l'homme des cavernes.

Jean-Paul

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2017-11-15 La Grande Cave

Nous avons profité avec Hugo de cette belle matinée ensoleillée et enneigée pour découvrir la grotte de la Grande Cave.

Un peu de crainte pour Hugo lorsqu'il a fallu utiliser la main courante mais Papy était là pour le rassurer et parer à toute éventualité.

Nous étions là aussi pour espèrer voir quelques chamois mais ils se dissimulaient bien dans la forêt alentour et nous sommes rentrés bredouille.

Serge

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2017-10-15 Cascade de la Peusse

Ornans, charmante bourgade traversée par la Loue et renommée pour son peintre Gustave Courbet a été le point de départ de notre randonnée.

Après avoir remonté la rive gauche de la rivière nous nous sommes dirigés vers la cascade de la Peusse, une des plus belles tufières du département du Doubs. La falaise surplombante permet de passer derrière cette énorme accumulation de tuf.

La suite de la balade nous a conduit aux Baumes Bourla puis retour sur Ornans pour une visite de la ville et un rafraîchissement avec une bonne bière à la terrasse d'un bistrot afin de clore cette journée d'automne plus qu'estivale.

Serge

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2017-10-07 Queyras multicolore

Le Queyras, parc naturel régional situé entre Briançon et le Mont Viso, est renommé pour la qualité du ski de randonnée qu'il offre et le GR58 permettant d'en faire le tour lorsque la neige a disparu.

Nous sommes huit à nous y être rendus en cet automne 201, rayonnant autour du gite La Baïta du Loup sur la commune de Saint-Véran plus haut village habité d'Europe.

Huit jours de soleil qui nous ont permis au détour des sentiers de découvrir des paysages magnifiques entre le bleu azur des lacs et le jaune d'or des mélèzes puis d'approcher le majestueux Mont Viso, montagne symbole des Alpes du Sud culminant à quelque 3840 m.

Isabelle

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2017-04-30 Entleburg

Au départ de Wohlusen dans le canton de Luzerne nous avons suivi le cours de la Petite Emme en passant par Entleburg puis arrivée à Hasle. De là retour sur Wohlusen par le train.

Un crochet sur la Fontanne affluent de la Petite Emme aurait du nous permettre de rencontrer quelques valeureux orpailleurs : malheureusement ils n'étaient pas à l'oeuvre ce jour-là.

Serge

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2016-05-01 La Sarraz

Au départ de La Sarraz dans le canton de Vaud nous avons remonté la vallée de la Vénoge jusqu'à Ferreyres. Puis direction Romainmotier pour visiter son abbatiale et retour par la vallée du Nozon jusqu'à La Sarraz.

A noter que nous nous trouvions plus ou moins sur la ligne de partage des eaux, la Vénoge se déversant dans le bassin rhodanien tandis que le Nozon s'écoule vers le Rhin.

Serge

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