Alpinisme

2021-09-25 Un but si près du but à la Dent Jaune

Samedi, soleil généreux puis dégradation en soirée annonçant un dimanche pourri. Pas de temps à perdre pour peut-être la dernière sortie alpinisme estival de l'année. Départ 5h30 de Morteau, direction Le Cotard des Sarrazins où Philippe a préparé un p'tit déj sur le pouce avant de partir récupérer Michel à la Cluse et Mijoux et filer vers Van d'en Haut, point de départ de notre ascension visant la Dent Jaune 3187 m, l'un des sept sommets de la chaine des Dents du Midi.

Il est déjà 9h00 lorsque, à 1450 m, nous débutons notre périple et 1800 m de dénivelé nous attendent pour atteindre le sommet convoité. Après une pause au niveau du Lac de Salanfe, nous quittons le sentier qui mène au Col de Susanfe pour emprunter celui en direction du Refuge des Dents du Midi. Au fur et à mesure que nous montons le paysage se fait de plus en plus minéral, puis quelques névés à traverser nous amènent vers 2850 m au bord du petit glacier de Plan Névé juste dessous le refuge.

Nous nous accordons ¼ d'heure de pause pour avaler notre sandwich, chaussons nos crampons et partons en direction du Col de la Dent Jaune, point de départ de la Vire des Genevois. Michel, pas trop en forme, ayant décidé de renoncer et de nous attendre au col, nous continuons la course avec Philippe et enchainons l'escalade de la vire plus ou moins à corde tendue. Ce n'est pas bien difficile, il y a quelques points mais par prudence nous préférons de temps en temps compléter l'équipement avec un friend.

Il nous reste environ 80 mètres de dénivelé lorsque nous débouchons par une petite longueur sur l'arête sommitale mais le ciel s'est subitement couvert plus vite que prévu et quelques gouttes commencent à tomber. Que faire ? Continuer jusqu'au sommet au risque de rencontrer des conditions difficiles pour la descente, le calcaire était particulièrement glissant une fois humide, ou rebrousser chemin avant qu'il ne soit trop tard. Nous optons pour la prudence et ce fut une sage décision car arrivés au col où Michel nous attend la pluie se met à tomber abondamment.

Nous remettons nos crampons pour la traversée du glacier avant d'entreprendre une longue descente, tout en repérant quelques possibilités de bivouac, pour éventuellement raccourcir un peu la course lors de notre prochaine tentative. Il fait presque nuit lorsque nous arrivons à la voiture et malgré ce but si près du but, ce fut encore une agréable journée passée en montagne accompagné de 2 amis.

Serge

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2021-07-22 Le Bishorn, première course et premier 4000

Nous sommes partis le samedi de Morteau vers 6h00 en direction de Zinal, nous étions un groupe de 8 personnes. Nous sommes arrivés vers 9h30 pour démarrer notre ascension de 1500 m de dénivelé positif. Super belle randonnée avec le soleil au rendez-vous, les vaches et les marmottes. Après 4h30 d'effort, nous voilà arrivés à la cabane de Tracuit, perchée à 3256 m et avec une vue magnifique sur les plus hauts sommets du Valais. Petit moment de détente, d'observation et de préparation pour notre course du dimanche.

Le lendemain, réveil à 5h00 pour prendre le petit-déjeuner à 5h30 et démarrer à 6h15. Nous nous sommes équipés sous le vent et nous voilà partis pour une ascension de 900 m de dénivelé positif. Après une montée assez mouvementée due aux fortes rafales de vent, nous avons atteint, vers 10h00, le sommet du Bishorn à 4153 m. Nous étions tous super contents et fiers.

Mais ce coup-ci, ce n'était plus drôle, il fallait redescendre 2500 m de dénivelé négatif (aie aie aie, les cuisseaux). Après une pause casse-croûte devant la cabane, nous sommes arrivés aux voitures vers 15h30 pour reprendre la direction de Morteau.

C'était notre première sortie avec la Varappe, nous avons vraiment apprécié l'esprit de groupe, l'entraide et surtout les rigolades. Et la plupart des membres du groupe ont battu leur record en montant à plus de 4000 m !!! Super ambiance à refaire très vite.

Mélanie et Quentin

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2021-06-27 Petit retour sur notre 2ème weekend d'initiation alpinisme

Nous partons donc de Morteau samedi matin plein de motivation avec une belle équipe de 14 personnes, encadrants compris, de tous âges et tous niveaux.

Arrivés à Praz-de-Fort, nous attaquons la montée vers la cabane de Saleinaz, perchée à presque 2700 m. Avec un départ à 1300 m, la montée est assez physique et technique, mais nous arrivons tous entiers au refuge pour savourer une bière bien méritée. Nous y sommes très bien accueillis par Claudine la gardienne, de plus ex-villerière, passons une très bonne soirée avec une délicate attention à l'encontre de Dédée, pour marquer son anniversaire du lendemain, mais ne tardons pas à nous coucher, le réveil étant prévu à 3h45.

Après avoir avalé notre petit déjeuner, nous commençons la 2ème journée à la frontale par la descente de la moraine qui donnera des sueurs à certains et arrivons sur le glacier bien bouché de Saleinaz pour nous encorder. Le soleil nous rejoint et nous attaquons gentiment la montée jusqu'à la Fenêtre de Saleinaz. Dame nature nous émerveille, nous admirons les séracs et sommets alentour, Grande Luy, Aiguille d'Argentière, etc. Après un petit passage technique pour passer la rimaye, qui mettra un peu piment dans cette balade, nous voilà de l'autre côté du col, sur le glacier du Trient.

Les 2000 m de descente débutent dans la joie et la bonne humeur. Nous rejoignons le glacier d'Orny que nous quittons un peu plus bas que la cabane éponyme, pour la pause casse-croûte. Il est 11h30 et il nous reste 1300 m à descendre, des douleurs commencent à se faire ressentir chez certains. Cette descente se fera non sans peine pour les débutants que nous sommes mais nous arriverons tous au parking vers 15h00 sans blessures, mais remplis d'émotions et de fierté.

En résumé, un weekend magnifique qui donne envie d'en refaire, avec une super ambiance et une très bonne organisation. Un grand merci aux encadrants pour leur écoute et les précieux conseils prodigués tout au long de ces 2 weekends. A bientôt j'espère pour d'autres courses, et félicitations à tous les participants.

Cédric

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2021-05-28 Les Sommêtres dans la foulée des Aiguilles de Baulmes

Vendredi 28 mai, le soleil est enfin au rendez-vous et toutes les conditions sont donc réunies pour aller grimper. Suite à notre journée aux Aiguilles de Baulmes, Serge nous a proposé, pour notre plus grand plaisir, d'aller faire la traversée de la fameuse Arête des Sommêtres. Nous voilà partis ! Le terrain de la marche d'approche est un peu gras et après une petite mise en jambe de 30 minutes, nous voilà arrivés au pied de la falaise où nous nous préparons et formons nos 2 cordées : Thierry avec Mélanie et Serge avec moi.

Nous entamons la montée qui est assez raide mais sans grande difficulté. Dès le début, le paysage change totalement de décor. Les vieux arbres accrochés à la roche et les odeurs de pin nous rappellent un peu les paysages que nous pouvons rencontrer en méditerranée mais sans la mer ! Nous avançons sur l'arête avec des montées et descentes qui se succèdent. Les paysages sont de plus en plus beaux. Nous faisons notre petit bonhomme de chemin sans grande difficulté jusqu'à arriver à la portion appelée, le rasoir. Une section qui porte bien son nom : vide à droite et à gauche avec une largeur ne dépassant pas un mètre puis se resserrant au fur et à mesure. Impressionnant !

Nous continuons à progresser, l'arête étant bien longue, il nous faudra quasiment 4 heures pour en venir à bout. Nous arrivons enfin à la croix où s'ouvre à nous un splendide belvédère. Nous rejoignons alors notre voiture, affamés mais avec la tête remplie de belles choses. Nous décidons de casser la croûte à la cabane forestière du Crauloup avant de rejoindre Morteau.

Un grand merci à Serge et Thierry nos chefs de cordée.

Guillaume

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2021-01-19 Sortie alpinisme aux Rochers du Cerf

Super sortie alpinisme aux Rochers du Cerf. Nous nous sommes donné rendez-vous à 8h30 sur la place de la libération aux Gras, malgré les -17°C. Arrivés au « Théverot », une petite marche d'approche en raquettes a permis de nous réchauffer un peu avant de nous équiper, enfilant notre harnais et chaussant nos crampons.

Une fois les 5 cordées d'« experts » et de « débutants » formées, nous sommes tous partis grimper dans ces rochers bien enneigés. J'ai pu faire mes premiers pas en crampons en m'aidant d'un piolet et effectuer quelques descentes en rappel. C'était super !!!

Merci à Serge pour la sortie et à toute l'équipe pour la bonne ambiance.

Jordan

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2020-08-13 Initiation alpinisme au Susten

En ce mercredi 12 août, nous partons à 6 heures 30 pour une initiation alpinisme dans le massif du Susten et déjà un peu de stress m'accapare car des orages sont annoncés dans la région pour ces deux prochains jours. Nous sommes 8, Mireille, Julie, Philippe et sa compagne Marie, Thierry, Jean-Paul alias JP (prononcez Djipi), Serge et moi.

Après environ 3 heures de route nous arrivons à Steingletscher puis nous nous arrêtons sur le parking Umpol en contre-bas du glacier. Nous nous préparons et commençons notre ascension pour rejoindre la cabane Tierbergli 700 mètres plus haut. Tout se passe bien, pas un nuage à l'horizon et le refuge se dévoile à nous vers midi.

Après un bon pique-nique, Serge nous propose un premier sommet, le Vorder Tierberg culminant à 3090 m. Ayant rejoint le glacier quelques mètres sous la cabane, nous nous équipons et formons 3 cordées : Serge avec Mireille, Philippe avec Marie et Julie, JP avec Thierry et moi. Nous démarrons notre courte escapade de 300 mètres à 14 heures pour atteindre le sommet en un peu plus d'une heure : sommet très exigu dominant l'impressionant cirque glaciaire du Trift.

Au retour Philippe propose de faire un atelier « mouflage » : deux broches sont vissées dans la glace pour installer un mouflage x 3 et un autre x 7, plus compliqué à confectionner. Thierry et Marie simulent une chute dans une crevasse et nous pouvons nous rendre compte de la différence d'efficacité des deux systèmes.

Il est 17 heures lorsque nous rejoignons notre refuge pour prendre une boisson fraîche puis nous nous installions dans notre dortoir : en raison de la Covid-19, les couchages ont été aménagés en larges box individuels séparés par une paroi en bois. Le repas est servi à 18 heures 30, petit apéro offert par la gardienne, cuisine et service irréprochables. Après le repas le petit déjeuner est fixé à 4 heures pour un départ à 5 heures car des orages sont prévus à partir de 13 heures. La nuit se déroule bien, seuls quelques grincements et couinements du bois font charrier et sourire.

Le lendemain les horaires sont respectés, nous partons pour notre deuxième sommet, le Sustenhorn à 3502 m, avec les mêmes cordées que la veille. Il fait encore bien sombre et seule une petite lumière au loin, celle d'un guide avec son client, nous donne un point de repère. Nous arrivons au sommet à 8 heures tous ravis et émerveillés. La descente se passe bien hormis pour Mireille qui, passant une jambe à travers un pont de neige, a une grande frayeur pour son genou. Nous arrivons au refuge à 10 heures pour récupérer nos affaires et nous restaurer puis nous redescendons à la voiture que nous retrouvons à 12 heures 30. Après nous être changés et rafraîchis nous reprenons la route à 13 heures et 15 minutes plus tard la pluie fait son apparition en redescendant dans la vallée.

Le retour à Morteau se passe bien, un grand merci à tous pour ces deux jours inoubliables, à Thierry et Philippe pour le voyage et à Serge pour la logistique et la maîtrise de tout, de la traduction à la météo.

Pascal

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2020-07-29 Alpinisme à Grindelwald

En cette fin de mois de juillet, nous partons de Morteau ce mardi matin. Nous sommes trois, Serge, Jean-Marie et moi Michel, pour une sortie alpinisme au départ de Grindelwald, localité située au pied de l'Ogre. Notre objectif est de tenter de battre le record de l'ascension de la face nord de l'Eiger, détenu en 2 heures 22 minutes par le regretté Ueli Steck !!! Mais l'orage menaçant, Serge à l'initiative de cette course, prend la sage décision de gravir un sommet plus abordable, à savoir le Rosenhorn à 3689 m d'altitude.

La petite route en direction de la Grosse Scheidegg étant interdite aux voitures nous devons utiliser le car postal pour nous rendre au départ du sentier menant à la cabane CAS de Gleckstein. C'est un sentier très aérien avec des mains courantes sur certaines parties difficiles, un petit passage sous une cascade nous rafraîchit. L'orage se faisant de plus en plus menaçant, nous avons la chance à mi-parcours d'arriver à temps sous un abri rocheux et de laisser passer une grosse averse qui nous aurait trempés jusqu'aux os. Le soleil étant revenu provisoirement, nous reprenons notre progression pour arriver au refuge perché à 2340 m, juste avant de nouvelles trombes d'eau.

Après un copieux repas, la nuit est constamment ponctuée d'averses et de coups de tonnerre si bien que c'est avec quelques hésitations que nous nous levons à 4h00 du matin. Le temps de prendre notre petit déjeuner et de nous préparer, la pluie cesse de tomber définitivement vers 4h45 au moment où nous décidons de partir pour le sommet convoité. Une descente de 100 mètres nous amène au fond d'une profonde gorge avec de multiples torrents à passer, avec ici un plateau bringuebalant et là, la traversée épique d'un gros torrent impétueux à l'aide d'une corde fixe, les chaussures en immersion pour finalement agripper sur l'autre rive une vieille échelle en bois.

De là nous suivons une vague sente plus ou moins repérée par des cairns et des marques de peinture blanche pour atteindre vers 2900 m le glacier supérieur de Grindelwald. Encordés et crampons aux pieds, nous naviguons entre quelques crevasses, nous passons au pied de l'arête S issue du Mittelhorn avant de rejoindre par une traversée horizontale le Rosenegg d'où nous nous dirigeons vers le sommet du Rosenhorn par une ultime pente neigeuse. Les derniers 30 mètres de dénivelé sont un amas de pierres instables mais, vu qu'il est déjà 10h30, nous décidons d'y renoncer par crainte de manquer le dernier bus.

La très longue descente se déroule bien, mise à part quelques hésitations sur la partie assez crevassée du glacier. Le temps est au beau fixe, nous avons une vue magnifique sur le Mönch, l'Eiger et d'autres sommets réputés de l'Oberland tels que le Finsteraarhorn ou le Schreckhorn. Le passage des multiples torrents et des échelles, les bains de pieds et la petite douche sous la cascade nous rafraîchissent du haut en bas. Lorsque nous quittons le sentier abrupt, il est trop tard pour le bus de 16h30 mais il nous reste le dernier de la journée dont le sympathique chauffeur énumère les principaux sommets agrémentés de quelques anecdotes d'histoire locale.

Michel

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2020-07-07 Une interminable bambée au Tossen

A l'initiative de Serge, le 6 juillet, Mireille, Thierry et Anne-Cécile nous nous retrouvons à Morteau pour regagner Meiringen (Oberland Bernois).

Nous rejoignons Rosenlaui par le car postal et empruntons le sentier surplombant les impressionnantes gorges glacières dans une apaisante forêt fleurie de digitales, géraniums, rhododendrons... Nous approchons bientôt les massifs bruts rocheux, le temps se couvre après notre pause déjeuner. C'est dans une légère brume que nous progressons sur la partie la plus exposée de l'itinéraire équipée de câbles et d'échelles. Après avoir aperçu le bivouac de Rosenlaui, nous parvenons sur l'arête pour atteindre la Dossenhütte. L'ambiance y est intimiste avec seulement 11 hôtes pour le dîner, dispersés ensuite dans un grand dortoir cloisonné de tentures blanches à la façon des anciens hospices...

Mardi matin à 6h, le temps dégagé nous permet d'admirer le paysage depuis la terrasse, notamment le sentier de l'arête rendu moins vertigineux la veille par le blanc cocon du brouillard.

Nous avons la chance de pouvoir emprunter immédiatement le Dossenfirn bien enneigé. Je bataille et perds du temps avec de nouveaux crampons hybrides légers mal réglés sur le tapis de mon salon... Il fait chaud, nous faisons plusieurs petites pauses sur le névé. Nous escaladons ensuite facilement l'arête Nord de bon rocher jusqu'au sommet du Tossen. Nous redescendons par une pente d'éboulis et prenons pied sur le glacier que nous traversons pour atteindre le Ränfenhorn à 3255 m d'altitude. Nous déposons nos sacs pour gravir quelques rochers sommitaux. Une magnifique vue à 360° nous récompense.

Nous amorçons l'itinéraire de retour, descendons une petite partie de forte pente de neige sur les pointes avant. Nous progressons dans des éboulis, un névé exposé oblige Thierry à poser une main courante. Nous atteignons le glacier Gauli, l'allure est meilleure mais nous devons chercher le sentier qui remonte sur la moraine. Atteignant enfin la Gaulihütte, nous réalisons que la gardienne de la cabane Dossen pensait probablement que nous y faisions étape, nous ne nous y arrêtons pas, il nous reste encore 4 heures de marche. Nous devons être encore très attentifs dans ce sentier technique. Nous ressentons la fatigue de la course et heureusement un taxi alpin nous récupère au bout de la route et nous raccompagne à la voiture stationnée en gare de Meiringen.

Merci pour cette très belle course à l'occasion de la reprise tardive de l'alpinisme cette année.

Anne-Cécile

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2020-06-15 Baptême aux Sommêtres

Ouah !!! Comment résumer tout ceci en un récit ??? Pour moi c'était grandiose, un baptême et fière d'y être arrivée avec mon initiateur Serge qui m'a toujours encouragée et donné de bons conseils pour y parvenir. Malgré ceux-ci et ce n'est pas faute de me l'avoir répété, j'ai réussi à égarer mon descendeur mais, fort heureusement, il avait comme toujours son vieux huit de secours accroché à son harnais.

Pour que j'en « bave » un peu plus et faire monter mon adrénaline, il a toujours préféré emprunter les passages les plus intéressants tout en favorisant le rocher : descente sur le Crapaud, une photo au Pic de Theusseret, l'Arête du vertige qui porte bien son nom et pour terminer le Rasoir… sur le fil… quels moments !!!

Je n'y croyais pas mais oui, c'est fait. De très bons souvenirs et de très grands moments qui m'ont redonné envie d'en refaire même si à la fin du parcours j'étais lessivée. Des vues magnifiques sur 1200 m d'arête et après ces 4 heures d'effort et de concentration, la collation a été bienvenue dans la cabane du sommet.

Encore merci à Serge pour cette journée inoubliable et sans pluie. Un timing à dix minutes près car quelques gouttes ont ponctué notre retour vers la France.

Mireille

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2019-06-30 Un petit Mont Blanc pour fuir la canicule ?

Deux semaines après une course de préparation au Grand Paradis, c'est une équipe légèrement remaniée qui se retrouve au Parking du Grépon à Chamonix samedi à 11h00 pour une nouvelle aventure. En effet, si Thierry était annoncé non partant dès le début, Martine et Philippe doivent malheureusement renoncer à la dernière minute. Par contre Emilien nous rejoint et nous sommes ainsi 11 personnes formant trois cordées au départ :

- Serge, Cédric, Violette et Vincent
- Alain, Catherine et Jean-Eric
- Michel, Frédéric, Gabrielle et Emilien

Une fois le ticket du téléphérique de l'Aiguille du Midi en poche, nous retournons aux voitures pour nous équiper sous un soleil de plomb. Pas le temps de casser la croûte, la benne n°47 nous amène à bon port. Nous ajoutons des couches de vêtements et nous nous préparons pour la courte randonnée jusqu'au refuge des Cosmiques atteint en 45 minutes. Une fois le casse-croûte et la bière descendus, tout le monde profite de piquer un petit roupillon afin de gagner un peu d'heures de sommeil, la nuit s'annonçant très courte.

Lever à 00h30, petit-déjeuner à 01h00. Petite inquiétude pour Catherine et Serge qui ont du mal de « digérer » le changement brutal d'altitude et qui ne se sentent pas très bien. Mais tout le monde est bel et bien au départ au pied du refuge à 1h45, encordés et cramponnés.

Aucun nuage, très peu de vent, lune absente et ciel noir constellé d'étoiles qui nous semblent plus brillantes et plus proches que jamais : le superbe décor est planté et les acteurs peuvent s'élancer. Des chapelets de lumières scintillantes nous font prendre conscience de l'obstacle qui se dresse devant nous : des cordées parties plus tôt que nous sont déjà dans la pente qui nous amènera à l'épaule du Mont Blanc du Tacul que nous franchirons dans une petite paire d'heures. Etrange sentiment en regardant en bas sur notre droite les lumières de la plaine qui semblent si proches alors que nous sommes perchés à environ 3'000 m plus haut. Cette première « bosse » franchie, Fred nous rappelle que c'est notre deuxième 4'000 m en deux semaines… et nous en aurons accroché trois de plus d'ici la fin de la journée !

Après une première pause au Col Maudit, nous entreprenons donc l'ascension du Mont Maudit alors que l'horizon commence à prendre ses couleurs d'aurore et que la lune fine mais éclatante fait son apparition. Il est difficile de rester concentré dans un spectacle pareil et pourtant il le faut car les pièges ne manquent pas. Les derniers mètres sont vertigineux et la présence de glace nous oblige à faire usage du piolet et des pointes avant de nos crampons pour nous hisser sur l'arête du Col du Mont Maudit. C'est alors que nous apparaît la raison de notre périple : le Mont Blanc se trouve face à nous, baigné par les premières lueurs orangées du soleil. Il nous semble si proche et si atteignable que l'émotion nous gagne déjà.

Et pourtant, il est important de reprendre des forces au Col de la Brenva car il faudra en effet encore presque deux heures pour franchir via le Mur de La Côte les quelque 500 mètres de dénivelé restants. L'altitude faisant son effet, le cœur tape jusque dans les tempes et chaque pas demande une double respiration. Mais il suffit de lever les yeux pour trouver la motivation de mettre un pied devant l'autre, le sommet nous attendant.

Après un peu plus de six heures et demie d'efforts, nous voilà sur le plus haut sommet des Alpes à 4'810 m et la récompense est à la hauteur de nos attentes. Un panorama époustouflant s'offre à nous. Que d'émotions difficiles à contenir et encore plus à décrire. Nous aurions pu passer la journée entière sur ce balcon extraordinaire mais Serge nous fait remarquer que nous avons un train à prendre à 17h00 au Nid d'Aigle, 2'600 m plus bas via un nouveau sommet, le Dôme du Gôuter... Quel trouble-fête !

La descente par l'Arête des Bosses, la progression dans la neige qui s'amollit ainsi que le manque de sommeil commencent à peser dans les sacs. Nous atteignons enfin l'ancien refuge de l'Aiguille du Goûter vers 12h00. La fatigue se fait sentir, tout le monde paierait cher pour descendre à bord d'un de ces parapentes qui nous nargue juste au-dessus de nos têtes.

Petite pause pour nous ravitailler et nous préparer pour une expérience « minérale », entre via ferrata et randonnée sur rochers. L'appréhension grandit à l'approche de ce qui représente un des obstacles les plus dangereux de l'expédition : le Grand Couloir du Goûter. Nous observons des départs de chutes de pierres quasi continus et nous savons que nous n'aurons pas le choix que de nous y exposer. Finalement, les 3 cordées franchiront le Couloir sans incident majeur, malgré la perte d'un de mes crampons qu'Emilien aura le courage de ramasser au péril de dangereuses secondes d'exposition aux chutes de pierres. Merci Emilien !

La progression dans la fastidieuse Arête du Goûter fut plus lente que prévue et il ne faut pas perdre de temps si nous ne souhaitons pas ajouter 1'000 m de descente à pied. Cédric et Violette se lancent alors dans une course sur neige, moraine et rochers afin de prévenir le train de notre possible arrivée tardive. Finalement, les derniers équipiers arrivent à la gare vers 16h30 et tout le monde peut prendre le petit train bleu à crémaillère puis le téléphérique qui nous redescend aux Houches.

Un dernier verre et repas ensemble sur une terrasse ensoleillée avec en prime un petit concert live clôturent de la plus belle des manières un week-end d'exception qui restera à jamais gravé dans nos mémoires.

Bravo à toutes et tous, merci au club et à ses membres pour votre accueil et un merci tout particulier à Serge pour l'organisation.

Vincent

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2019-06-16 Grande affluence au Grand Paradis

Michel et moi attendons à Pontarlier pour retrouver Catherine, Alain, Martine, Philippe et Serge. Nous sommes 7 de Varappe et Montagne pour un départ fixé à 7h30, en partance pour Alp-Pravieux à 1834 m dans le Valsavarenche où nous attendent les amis de Serge – Vincent, son frère Cédric, Jean-Eric, Violette, Fred et sa jeune sœur Gabrielle – avec comme objectif commun, l'ascension du Grand Paradis qui culmine à 4061 m.

La météo annoncée – pluie, orage – n'étant pas au rendez-vous, c'est donc par un temps printanier, presque estival que nous montons en 2h30 au refuge Chabod situé à 2710 m devant la face nord impressionnante du sommet convoité. Après une nuit de courte durée, réveil à 3h15, suivie d'un bon petit déjeuner, nous commençons l'ascension. Fort heureusement un bon regel nocturne nous facilite la tâche… ce qui n'était apparemment pas le cas les jours précédents.

Composition et équipement des cordées en abordant le glacier de Laveciau puis après quelques heures de marche nous débouchons sur le glacier du Grand Paradis. Nous sommes heureux de retrouver le soleil, mais un peu moins de voir toutes ces cordées qui arrivent du refuge Victor Emmanuel II.

La grande affluence au sommet contraint 2 de nos 4 cordées à s'arrêter à une trentaine de mètres de la Vierge sommitale : mais l'essentiel est là… les 4000 mètres sont atteints et c'est la première fois pour la moité d'entre nous. Après une longue descente, fatigante en fin de parcours due en partie à la neige transformée, et une pause pique-nique devant le refuge Victor Emmanuel II, nous atteignons le parking à 14h30.

Un refuge accueillant, un groupe d'alpinistes très sympathiques et une super météo ont largement contribué à la réussite de cet inoubliable week-end.

Merci à tous.

Thierry

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2019-06-13 Réconciliée avec Les Sommêtres

C'est avec beaucoup de plaisir que Anne-Cécile et moi répondons une nouvelle fois présentes à la proposition de Serge : grimpe à Orvin ou aux Sommêtres ce jeudi. Personnellement je serais ravie de grimper à Orvin, je ne garde pas un excellent souvenir des Sommêtres : j'avais en tête de longs passages en corde tendue. Sitôt sorties de la voiture à Morteau, Serge nous annonce que nous irons… aux Sommêtres !

Bon … why not ? Serge s'est blessé au squash quelques jours avant, il préfère ne pas forcer sur son muscle endolori : une arête est donc préférable à une grande voie. Une seule voiture nous véhicule jusqu'au parking du Noirmont : Michel, Serge,Thierry et les 2 bisontines.

La marche d'approche de 30 minutes est déjà un régal. Nous nous équipons au pied de l'arête, il fait déjà chaud… et formons nos deux cordées : Michel avec Thierry, pour lui il s'agit d'une découverte, Anne-Cécile, Serge et moi, Serge me proposant de prendre la tête de la cordée.

La première longueur me stresse un peu, mince j'ai dépassé l'endroit supposé pour faire le relais ! Le reste de l'ascension se passe bien, Serge m'indique les passages à prendre de manière à « grimper » le plus possible, et à « marcher » le moins possible. C'est joli, jamais difficile, mais il faut rester attentif.

L'arête est longue, le temps passe agréablement, mais les filles ont faim ! Serge est intraitable : une barre, quelques fruits secs à la rigueur, mais on mangera au sommet ! Ce qui fut fait : on mangera à l'intérieur de la jolie cabane où nous trinquerons, avec un petit rosé bienvenu, à cette belle arête que j'ai (re) découverte avec grand plaisir.

Et pour terminer cette belle journée, Serge nous fera découvrir une bien jolie petite route, la route de la Goule, que je ne suis pas prête de faire à vélo !

Un grand merci à nos amis mortuaciens pour votre accueil !

Florence

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2018-10-17 Initiation escalade aux Sommêtres

Par une belle journée d'automne Serge et Michel nous ont fait découvrir l'escalade aux Sommêtres. Nous nous retrouvons à Maîche et passons par Goumois pour arriver au Noirmont sur un parking à l'abri des vaches.

L'approche par la forêt nous permet d'admirer le panorama des arêtes rocheuses éclairées par le soleil levant. Des couches de roches verticales, quelques trous sur une dalle suffisent à nous faire rêver d'empreintes de dinosaures... Nous quittons le sentier principal qui mène à la réserve du Theusseret et nous voilà crapahutant bien raide pour atteindre la base de l'arête.

Là, on ne rigole plus, il faut s'harnacher, se casquer, s'encorder et ne pas se tromper de nœud ! Voilà Serge parti, c'est mon binôme, je le suis. Alain est avec Michel. Cela fait un peu drôle de quitter le plancher des vaches, il faut s'habituer à cette nouvelle forme de progression. Nous nous élevons rapidement, c'est un peu impressionnant, il faut assurer son binôme, grimper, récupérer le matériel, pas trop le temps d'admirer le paysage. Puis la progression devient plus facile, on avance corde tendue et on se retrouve comme par miracle à cheval sur un piton, photo souvenir oblige. Quand je vais montrer cela à mes collègues...

On enchaîne alors les passages faciles et les passages un peu délicats, on monte, on descend, en fait on suit la crête qui est très découpée et on suit surtout Serge qui connait le coin comme sa poche. Une petite descente en rappel pour s'entraîner un peu et c'est reparti.

Le panorama est sublime, nous surplombons la vallée du Doubs , les couleurs d'automne éclatantes réchauffent le ton des roches, les contrastes sont magnifiques. Le soleil nous accompagne généreusement, les pins et genévriers embaument, on se croirait dans le midi. Quelques crottes nous indiquent que nous sommes sur le territoire des chamois.

Mais j'oublie, quelques passages sont aussi bien vertigineux ! Il y a du gaz : l'arête du vertige, le rasoir... Des noms très évocateurs... Je les fais avec plus ou moins de brio mais cela passe !

Un dernier petit ressaut et nous voilà arrivés au sommet où se trouvent quelques vestiges du Château de Spiegelberg. Nous prenons le temps d'un casse-croute bien mérité au refuge construit à flanc de falaise sur les ruines du château. Ambiance montagne, odeurs chaudes de bois et de fumée évoquant des souvenirs d'enfance, panorama sur Goumois complètent cette belle ascension.

Le retour à la voiture nous permet de chercher d'autres idées d'ascension... pas trop difficiles tout de même.

Merci à Serge et Michel pour cette belle découverte et cette belle journée.

Catherine

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2018-09-30 A la découverte des Sommêtres

Suite à notre récent week-end à Abondance au cours duquel nous avons parcouru ensemble l'arête SW du Linleu nous avons avec Pierre proposé à Marion et Guillaume pour continuer leur apprentissage de la progression en terrain d'aventure de les conduire à la découverte des Sommêtres.

La journée malgré la fraicheur matinale s'annonce belle et à 10 heures nous nous retrouvons au pied de l'arête pour nous équiper avec casque, baudrier et quelques sangles, non sans avoir surpris au cours de notre marche d'approche une horde de chamois détalant à notre vue dans le pierrier voisin. Pierre encordé avec Guillaume attaque la première longueur facile puis sur une deuxième corde nous enchainons avec Marion jusqu'au premier relais. D'un commun accord nous laissons le soin à nos compagnons de cordée respectifs de gravir en tête la deuxième longueur, verticale mais bien protégée par deux plaquettes.

Arrivés sans encombres sur la large terrasse consécutive à cette section nous devons à présent raccourcir notre encordement pour progresser corde tendue, une sangle passée de temps à autre autour d'un arbre ou d'un becquet assurant notre protection. Rapidement nous arrivons à un passage qui demande habituellement une désescalade facile d'une quinzaine de mètres mais pour compléter l'apprentissage de nos deux novices je propose à Pierre de tirer un rappel.

La corde passée autour d'un arbre, Pierre s'installe et commence à descendre tandis que je recommande à Guillaume de manipuler correctement son descendeur - manipulation dite du descendeur imperdable - pour éviter de le perdre et ce qui devait arriver arriva quelques dizaines de secondes plus tard : ding… ding… ding ding et voilà le descendeur dévalant la pente, bel et bien perdu.

La suite de notre progression se déroule sans problème, nous enchainons passage de ressauts, désescalade, traversées horizontales plus ou moins exposées laissant le soin à nos compagnons de cordée respectifs de franchir en tête sous nos conseils les passages les plus intéressants. Leur appréhension diminue, la confiance dans les prises augmente, leurs mouvements s'enchainent après plus d'assurance, des automatismes s'installent et c'est à environ 14 heures 30 que nous débouchons vers la croix sommitale.

Comme à l'accoutumée nous nous dirigeons vers la charmante cabane des Sommêtres perchée à quelques encablures du sommet pour nous restaurer et passer ensemble un moment de convivialité avant de reprendre la route en direction de Morteau.

Serge

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2018-09-23 A la queue leu leu au Linleu

Un grand succès, ce week-end multi-activités organisé à Abondance par le Comité Départemental du Doubs auquel ont participé plus de 60 adhérents du département. Samedi après-midi nous nous retrouvons rassemblés au bord du Lac des Plagnes pour une course d'orientation ludique avant de rejoindre le chalet Les Clarines où après un apéritif offert par le Comité nous allons passer une agréable soirée autour d'une fondue et finaliser l'organisation des activités du lendemain : diverses randonnées pédestres proposées par Nicolas, Robert, Jean-Paul et Paulo, escalade au Mont Chauffé encadrée par Manu, via ferrata sous la houlette de Edit associée à Frank et pour ma part l'arête SW du Linleu, une petite course en terrain d'aventure co-encadrée avec Christian.

Pour cette course d'arête initialement prévue pour un maximum de 6 personnes nous nous retrouvons plus du double : après une rapide vérification des compétences de chacun des participants cela ne devrait pas trop poser de problèmes hormis la gestion de l'horaire. Nous fixons donc le départ du chalet à 8 heures afin de nous donner une marge confortable si bien qu'à 9 heures, la marche d'approche étant relativement courte, la première cordée s'élance dans le départ de droite tandis qu'une autre débute par celui quelques mètres plus à gauche.

Dans le premier tiers de la course nous devons nous faufiler entre les arbres pour passer d'un ressaut rocheux à un autre - c'est ce qu'on appelle usuellement une progression « sanglier » - tout en essayant au mieux de ne pas envoyer des pierres sur les cordées suivantes. Puis par la traversée d'un replat terreux sur la gauche nous prenons pied sur le fil de l'arête où l'escalade devient plus intéressante sans être particulièrement difficile. Deux courts passages un peu exposés sont équipés d'une plaquette puis une vire encore humide car orientée au nord permet via une petite cheminée de déboucher sur la dernière section d'escalade d'où la vue plongeante sur le lac d'Arvouin est magnifique. Il est 11 heures 30 lorsque la première cordée arrive à la fin des difficultés, la dernière en terminant à midi.

Un quart d'heure de marche dans une pente herbeuse nous conduit au sommet du Linleu où nous nous installons pour manger notre pique-nique. Comme c'est souvent le cas en montagne quelques chocards peu farouches font des arabesques au-dessus de nos têtes espérant obtenir de notre part quelques morceaux de nos sandwichs. La descente débute plein sud par un sentier assez raide jusqu'au col de Sevan puis nous nous dirigeons par une traversée vers le col d'Outanne où nous allons croiser le groupe de randonneurs encadré par Nicolas. De là c'est un sentier longeant une piste de ski et son télésiège qui nous ramène vers 14 heures à notre point de départ.

Merci à tous les participants, Evelyne et Jean-Michel, Roland et Philippe, Marion et Pierre, Titouan et Vincent, Florence et Jean-Georges, Guillaume mon compagnon de cordée du jour de m'avoir fait confiance sans oublier Christian qui par son entrain et son expérience a fortement contribué à la réussite de cette course.

Serge

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2018-09-02 A défaut de Lenzspitze, direction l'Evêque

Avec Philippe nous avions réservé 2 places à la cabane de Mischabel avec pour objectif l'ascension de la Lenzspitze par son arête NE puis la traversée jusqu'au Nadelhorn avant de redescendre sur Saas-Fee : beau programme pour terminer la saison d'alpinisme en haute montagne avec 2 sommets de plus de 4000 mètres mais contrarié par une météorologie capricieuse.

Le vendredi soir après un coup de fil à la gardienne de la cabane pour annuler notre venue – ce qu'elle acquiesce sans problème vu la quantité de neige tombée sur les arêtes rocheuses – il nous faut trouver un plan B rapidement. Nous pensons au Grand Cornier avec un bivouac mais les prévisions météorologiques pour le samedi n'étant pas favorables nous décidons de nous rendre à la cabane des Vignettes pour tenter une nouvelle fois l'ascension de l'Evêque : nous n'étions pas parvenus au sommet lors de notre raid à ski d'avril 2017 contraints par des températures glaciales avoisinant les -20°C à rebrousser chemin vers 3500 mètres.

Samedi 13h après un casse-croûte rapide sur le parking d'Arolla nous entamons sous un ciel couvert la montée en direction de la cabane des Vignettes perchée à 3150 m. Une raide moraine suivie de quelques passages dans des gradins rocheux nous conduit à 2700 m au pied du glacier de Pièce : nous sommes à présent dans un épais brouillard avec en prime la neige qui se met à tomber. Quelques crevasses en partie cachées par la neige fraîche nous demandent la plus grande attention mais c'est sans encombres que nous atteignons après 3 heures d'effort l'entrée de la cabane où flottent le drapeau valaisan et … la tête de Maure de celui de la Corse auquel Karine, l'épouse du gardien, originaire de l'ile de Beauté y tient.

Dimanche il est 6h lorsque nous chaussons les crampons devant le refuge sous un ciel étoilé puis nous nous dirigeons dans une couche de neige épaisse vers le col des Vignettes, point de passage obligé permettant d'atteindre le petit plateau sous le Pigne d'Arolla avant de descendre au col de Charmotane séparant le glacier d'Ottema et celui du Mont Collon. Nous traversons ce dernier horizontalement pendant environ 2 kilomètres avant de commencer à gravir le versant N de notre objectif : les nombreuses crevasses quasi invisibles sous cette épaisse couche de neige fraîche vont ralentir notre progression si bien que nous arrivons au col avant l'ultime pente sommitale avec 1 heure de retard sur notre timing. Nous nous engageons dans cette pente avoisinant les 45° dans laquelle des portions de glace apparaissent pour arriver au pied des rochers de l'arête finale : 2 ou 3 longueurs devraient nous permettre d'atteindre le sommet mais les rochers bien enneigés et le changement de temps qui s'annonce nous poussent à dédaigner le sommet tout proche.

Nous sécurisons la partie glacée de notre descente par quelques broches à glace puis reprenant notre trace de montée nous atteignons rapidement le plateau du glacier du Mont Collon. Nous avons à ce moment 2 options pour revenir sur Arolla, la plus rapide étant de repasser par la cabane des Vignettes, la seconde plus longue serait de faire le tour du Mont Collon en passant sous le refuge des Bouquetins. La dégradation pressentie lorsque nous avons décidé de rebrousser chemin s'étant quelque peu estompée nous optons pour la deuxième possibilité qui après un nouveau louvoyage dans d'innombrables crevasses nous conduit 300 mètres plus haut au col de l'Evêque où nous prenons le temps d'enfin nous restaurer.

Reprenant notre progression nous devons descendre le long de la face S de l'Evêque sur un glacier tourmenté mais beaucoup moins enneigé ce qui facilite la recherche de l'itinéraire. A environ 3000 m nous prenons pied sur un pierrier où nous pouvons ôter les crampons et nous libérer de la corde, la traversée du glacier d'Arolla quelques centaines de mètres plus bas ne devant pas être compliquée. Prenant pied sur celui-ci après une descente pénible dans la caillasse nous le traversons en diagonale pour rejoindre rive droite le long sentier qui nous ramène via les Plans de Bertol à notre point de départ.

Il est 18h30 lorsque nous arrivons sur le parking et c'est encore un bon moment passé en montagne avec Philippe qui s'achève. Le reste de la bouteille de vin blanc entamée la veille et laissée au frais dans les buissons alentour va remplacer la traditionnelle bière avant de reprendre la route pour Morteau.

Serge

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2018-08-26 Le Combin de Corbassière pour initiation

Après avoir pris des renseignements sur la sortie du week end auprès de Serge, je me dis que c'est une belle opportunité pour s'initier à l'alpinisme. J'embarque donc ma sœur Marina pour cette première car Serge m'a convaincue que nous avions le niveau, qu'il n'y aurait sans doute pas de difficultés techniques - n'est ce pas Cédric et Vincent ? - et puis partager cette expérience entre sœurs quoi de mieux !

Nous partons donc tout d'abord pour Fionnay où nous commençons par casser la croûte sous une météo encore sèche mais un peu fraiche. Ensuite nous finalisons nos sacs et attaquons les premiers serpentins bien raides en direction de la cabane de Panossière. Le temps est couvert et un peu humide mais la montée nous réchauffe tous rapidement. Après 2 heures 30 d'une ascension rapide nous arrivons à la cabane, splendide, posée devant le Grand Combin que l'on ne perçoit pas vraiment… ni le Combin de Corbassière d'ailleurs… ce qui après réflexion nous a sûrement permis de passer une meilleure nuit, ne sachant pas visuellement l'objectif du lendemain !

Une fois changés et au chaud, nous nous sommes imprégnés de l'itinéraire du lendemain autour de la traditionnelle bière. Mais il a aussi fallu surtout prendre une décision concernant les fameuses chaussures de Marina… l'inactivité des semelles depuis quelques temps ou le rythme effréné des pas à la montée, nous ne le saurons jamais, ont malheureusement désolidarisé une partie de la semelle d'avec la chaussure. Fin de l'initiation pour Marina ou solution système D ?? Après plusieurs tentatives de réparation du gardien de la cabane rien n'y fait, la sortie semble bien compromise pour elle. Tout y passe, les lacets, les scratchs, la colle, mais se sera finalement le scotch tissé de l'hôpital qui l'emportera ! Oui, non, non, oui… est ce que ce sera assez solide ? Bref demain matin, la descente jusqu'au glacier nous permettra de faire le test et d'aviser.

Apres un repas de prince, nous nous couchons un peu avant 22h pour être en forme au réveil prévu à 4h45. La nuit fut bonne pour l'ensemble du groupe, peut être encore meilleure pour Philippe qui à 2h30 voulait déjà partir ! Hé oui, il avait avancé sa montre de plus de 2 heures tellement il était impatient… Ah la magie de l'altitude !

Petit déjeuner pris et sac allégé, nous nous équipons et partons à la lueur de nos frontales en direction du glacier, le temps est dégagé et sans vent, faisant immédiatement oublier la tempête de neige observée des fenêtres dans la soirée.

Les chaussures tiennent et l'initiation commence ! Les cordées se mettent en place au rythme des crampons, nœuds et encordement. Nous serons 2 cordées de 2 et 2 cordées de 3. Nous partons en tête avec Philippe, Serge nous suit de près avec Vincent et Cédric impressionnés tout comme Marina et moi de nos premiers pas sur glacier, ensuite Jean Marie escorte Marina et Alain, et la dernière cordée unie à la vie comme à la montagne est constituée d'Alain et de Catherine.

La progression sur le glacier se fait sans difficulté et les appréhensions disparaissent peu à peu. Nous assistons à un lever de soleil sur le Grand Combin d'une grande beauté, nous continuons notre approche avec un petit couloir en neige encore bien gelée à coté d'une magnifique cascade en dégel. Nous rejoignons le pied d'un 2ème glacier en passant par un petit col en rocher, l'occasion de tester les crampons dans les cailloux enneigés et glacés, les pieds et les chevilles s'habituent bien.

Le 2èmeglacier est plus enneigé, il faut donc redoubler de vigilance et progresser corde tendue, les chefs de cordée sont de très bons professeurs et tout se passe au mieux. Nous arrivons à présent au pied de l'arête S du Combin de Corbassière qui mène à son sommet.

Petite pause et observations. C'est impressionnant, de gros blocs sont empilés les uns sur les autres recouverts de neige et aussi de glace, nous nous rendons vite compte entre débutants que l'ascension va être longue et éprouvante, mais la confiance en nos chefs de cordée et le site spectaculaire nous motivent d'autant plus. Nous nous lançons donc à la conquête de cette arête pendant plus de 2 heures. Mais quelle récompense une fois arrivés à la croix, un paysage à 360 degrés magnifique avec une leçon privée de Philippe sur tous les sommets nous entourant !

Une fois tout le monde arrivé, la concertation sur l'itinéraire de descente ne durera pas longtemps, il est préférable de descendre par le versant W plutôt que de refaire le chemin inverse, ouf je suis soulagée !

La longue et raide descente commence et se poursuit par un contournement de crevasses, certes cela prendra du temps mais parait indispensable niveau sécurité. La fatigue se fait peu à peu sentir, les pieds chauffent mais la cabane se rapproche doucement et la pause casse-croûte redonne de l'énergie. Il est 16h30 lorsque les premiers arrivent à la cabane, grosse commande de bières, photos souvenirs et congratulations clôturent cette ascension.

Mais il nous reste tout de même le retour aux voitures avec la descente sur Fionnay, qui se fait cette fois-ci sous un magnifique soleil et des paysages superbes que nous n'avions pas pu observer la veille. Après 2 belles heures de descente, nous rechargeons les voitures et nous nous préparons au retour. Il est 22h30 lorsque nous arrivons à Morteau.

Quel week end époustouflant ! De l'inattendu, de la peur, de la joie, du bonheur, du partage, de la précaution, de la découverte, de l'apprentissage et surtout des souvenirs inoubliables avec de belles personnes ! Merci à Varappe, à Serge pour l'organisation de cette sortie, à Philippe pour cette ascension à 2 et aux 7 autres personnes du groupe sans qui le week end n'aurait pas été pareil.

Pour ceux qui se posent la question, l'efficacité du scotch a été spectaculaire !

Florie

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2018-07-16 Une nouvelle initiation aux Sommêtres

Suite à l'initiation d'alpinisme en Suisse, mon fils Paul s'interrogeait sur la difficulté de l'arête du Gross Diamantstock à laquelle le groupe avait renoncé. Serge Deprez lui a suggéré de faire d'abord une arête plus accessible, comme par exemple l'arête des Sommêtres. Rendez-vous était donc pris pour le 16 ou 17 juillet, suivant la météo. Un temps estival et dégagé étant annoncé pour lundi 16, le départ de Morteau fut fixé à 7h30, avec Serge et Pierrot comme chefs de cordée, et Paul et moi-même comme novices.

Après une marche d'approche d'une petite heure sur un chemin descendant dans le bois, parmi quelques sapins "remarquables", nous avons pu enfiler baudriers et casques et préparer cordes, sangles, dégaines et mousquetons. Pour moi plus que pour Paul, c'était une grande première, ayant débuté l'escalade l'automne dernier et n'ayant pratiqué qu'au mur du lycée et à la dalle des Gras.

Partant à la découverte de l'escalade en terrain d'aventure, j'avoue avoir ressenti une certaine appréhension, mais qui fut rapidement balayée devant l'expertise et l'expérience de nos guides de cordée. Ce fut pour moi l'occasion de découvrir plusieurs termes et techniques, comme la progression à corde tendue, le noeud de cabestan, l'avalement de corde, la désescalade, la pose de relais, etc...

Dès la première longueur, plutôt technique, j'ai pu apprécier cette nouvelle activité, en pleine nature, avec des vues magnifiques sur la vallée du Doubs et Goumois, sous le soleil et parmi les pins maritimes qui donnaient un air de vacances à cette belle journée. Pierrot et Paul progressaient devant nous, tandis que j'écoutais avec attention les conseils de Serge, qui de temps à autres prenait aussi le temps de quelques photos. C'est ainsi que les longueurs se sont enchaînées, m'apportant toutes un réel plaisir, avec des passages portant bien leur nom, tels que le crapaud, l'arête du vertige et le rasoir.

Après presque 4 heures de progression, nous avons atteint la croix et le sommet, puis la cabane pour un casse-croûte bienvenu.

Cette journée fut idéale pour la découverte de cette arête, merci encore à Serge et Pierrot pour leur patience et leur expertise.

Marie

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2018-07-01 Initiation alpinisme au Bächlital

Impatients de retrouver la glace après un premier week-end initiation alpinisme réussi au Steingletscher, nous voulons mettre en pratique nos apprentissages. Nous partons donc pour la vallée du Grimsel, en passant par Interlaken, en esperant ne pas s'y arrêter au retour. Une fois arrivés au barrage proche du col du Grimsel, nous empruntons un sentier qui nous mène dans la vallée de Bächli, où nous attend la Bächlitalhütte, perchée à 2328 m tel un bouquetin sur son rocher.

Une fois installés dans le refuge nous mangeons notre pique-nique autour des topos d'escalade du coin avant de décider d'enfiler nos chaussons (pas les crocs rouges du CAS). Impatients de tâter la roche façonnée par le glacier plusieurs cordées se forment pour gravir des grandes voies, activité que nous découvrons. Un peu d'appréhension se fait sentir au pied de la falaise suite aux révélations suicidaires de Manu et face à la paroi lisse. Manu nous fait une petite piqure de rappel, bien que ce soit pour la montée.

Des messages footballistiques nous parviennent au goutte à goutte afin de suivre la rencontre France-Argentine que nous avions oubliée, car la montagne, ça nous gagne ! L'heure tourne et nous apercevons toutes les cordées et ceux qui étaient au bord du lac rentrés pour le souper au refuge. Nous ne voyons pas la fin de notre voie, mais nous avons FAIM ! La sérénité revient lorsque Thomas commence à lover sa corde. Nous rentrons précipitemment à la nuit tombante et c'est avec une heure de retard que nous sommes accueillis par nos amis pour un bon repas à volonté.

Préparation des différents sacs après le repas : sac d'alpinisme et sac à viande. Réveil à 3h30, déjeuner copieux, puis départ à 4h45. Une nuée de frontales arpente la moraine jusqu'au pied du glacier. Les cordées s'encordent, les crampons se cramponnent, au moment où le soleil éclaire notre objectif, le Gross Diamanstock 3161 m. Montée magnifique et malgré une neige qui transforme déjà nous atteignons la face équipée d'échelles qui nous aménera au col Obri Bächlilücke 3074 m sous l'arête SE du Gross Diamantstock.

Nous en prenons plein les yeux avant d'entamer la descente, en laissant le sommet non gravi en raison de la chaleur et de l'horaire. La descente du glacier se déroule sans anicroche, nous piqueniquons à nouveau au refuge, avant de redescendre aux voitures. En bons cafistes, nous faisons halte au premier bar de la vallée pour debrieffer et boire un petit coup. Nous arrivons à Morteau la tête remplie de souvenirs, d'anecdotes des seniors mais pas que, des images à couper le souffle et des techniques utiles pour l'avenir.

Merci à toute l'équipe encadrante, qui nous a permis de découvrir une passion

Louis et Paul

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2018-06-24 Initiation alpinisme au Steingletscher

Arrivés vers 9h30 au parking au pied du Steingletscher, nous avons pu nous garer suffisamment haut pour limiter la marche d'approche. Une fois à proximité du glacier, nous nous sommes équipés et groupés par cordées de trois et de deux. La journée a été principalement consacrée à des premiers exercices d'assurage et de déplacement sur glace (et oui il faut s'habituer aux crampons !). Nous avons également abordé les mouflages et même pu franchir nos premières crevasses.

Alors que certains terminent un exercice en pente de glace assez raide, les autres prennent le chemin du camping et commencent l'installation. Nous avons profité tous ensemble d'une jolie soirée d'été, bien qu'un peu fraîche. Bien évidemment, ce moment tous ensemble a permis de réviser les techniques vues au cours de la journee et même de tester les mouflages dans un cas pratique : le sauvetage de la camionnette de Julien !

Le lendemain, réveil matinal (plus ou moins facile pour certains) et bon petit-déjeuner avant de rejoindre à nouveau le parking du glacier. Cette fois-ci, nous bifurquons et prenons le chemin de pentes de neige repérées la veille et tout indiquées pour les exercices du jour. Les cordes se séparent pour entamer des exercices de glissades et rattrapages de chutes sur neige. En voulant montrer comment faire un assurance dynamique, Sylvain fait une mauvaise réception et bilan : une jambe cassée. Nous avons donc coupé court aux activités pour préparer au mieux l'arrivée des secours et ce fut l'occasion de voir comment procéder pour que tout se déroule au mieux.

Après le passage impressionnant de l'hélico, redescente aux voitures pour manger un morceau et reprendre la route. Sur le chemin nous nous sommes arrêtés à Interlaken, où avait été transporté Sylvain, pour prendre quelques nouvelles. Nous apprenons qu'il sera opéré un peu plus tard.

En tout cas, le week-end fut enrichissant, d'un point de vue technique et humain. Il nous a rappelé que la montagne est un magnifique terrain de jeu mais qu'il faut rester prudent.

En souhaitant un excellent rétablissement à Sylvain !

Marion et Guillaume

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2018-06-03 Les Sommêtres pour terrain d'initiation

Suite à une précédente sortie quelque peu chaotique au Mont Chauffé nous avons décidé avec Pierre de proposer la traversée des Sommêtres pour une initiation ou un perfectionnement à la progression rapide en corde tendue sur une arête tout en restant suffisamment sécurisée. En effet la multiplication des manipulations superflues sur ce genre de terrain engendre une explosion du temps de parcours qui peut s'avérer problématique si par exemple la nuit vient à tomber ou qu'un orage survient en fin de journée.

Nous sommes 8 en ce dimanche matin dont un jeune de 12 ans accompagné par son père. Arrivés au parking du Noirmont nous nous préparons tout en buvant un café apporté par Vincent avant d'entreprendre la descente qui nous conduit à la brèche marquant le départ de la course. Nous avons 4 cordes de 30 mètres donc nous décidons de former 4 binômes : Pierre s'associe avec David, Alexandre accompagne Edit, Vincent fait équipe avec son fils Titouan et Gaby se joint à moi. Quelques cordées sont déjà devant nous dont un couple du CAF de Besançon tandis qu'arrivent sur le site de départ un groupe de l'USB de Baumes les Dames et deux autres groupes de nos amis suisses : ce sont environ 20 à 30 personnes qui ont eu la même idée que nous, il faut donc espérer qu'il n'y aura pas trop d'embouteillages.

Il est 10 heures lorsque Pierre attaque la première longueur suivi des 3 autres cordées. Nous profitons des regroupements fréquents que nous faisons pour expliquer aux novices la confection d'un relais lorsqu'il est vraiment nécessaire, apprendre ou revoir quelques nœuds indispensables à connaître tels que le cabestan et le demi-cabestan, positionner correctement une dégaine dans les quelques points d'assurage présents. Dès que le terrain s'y prête nous nous efforçons de marcher rapidement corde tendue en posant ça et là une sangle autour d'un becquet voire d'un arbre ou simplement en plaçant la corde de façon judicieuse derrière un bloc de rocher. Quelques passages jamais difficiles mais plus ou moins exposés demandent un minimum d'attention surtout lorsqu'il faut les franchir en descendant et c'est vers 15 heures que nous effectuons la dernière longueur de la voie menant sur la plate-forme d'où nous pouvons observer une grande partie de l'itinéraire que nous avons suivi.

Après les congratulations d'usage nous sommes rejoints par le groupe de Baumes les Dames qui nous suivait à quelques minutes puis nous nous dirigeons vers le refuge où nous avalons notre sandwich bien mérité. Le retour vers Morteau se fait par la petite route escarpée de la Goule que certains ne connaissaient pas suivi d'un arrêt bien sympathique à Noël-Cerneux où Gaby nous convie à boire une bière sur sa terrasse pour terminer cette excellente journée formatrice qui nous l'espérons va donner plus d'assurance et d'aisance à celles et ceux qui voudront bien s'aventurer sur ce genre de terrain.

Serge

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2018-02-24 Une première aux Sommêtres pour Emilien

L'arête des Sommêtres située entre Le Noirmont et la vallée du Doubs est une bonne approche de la progression à corde tendue avant de s'aventurer dans des courses d'alpinisme plus sérieuses. Cette course facile mais relativement longue est fréquemment parcourue par les adhérents de Varappe dès que les beaux jours arrivent comme je l'ai déjà fait plusieurs fois. Alors pourquoi ne pas l'entreprendre dans des conditions hivernales ?

En ce samedi matin nous partons avec Emilien pour le Noirmont où nous sommes accueillis par une bise glaciale sur le parking dédié aux Sommêtres. Chaudement vêtus nous commençons notre approche en traversant un champ de neige puis descendons dans la forêt malmenée par les récentes tempêtes pour atteindre la brèche marquant l'attaque de la voie.

Fort heureusement nous sommes à présent à l'abri de la bise et nous nous équipons avec baudrier et casque pour envisager sereinement le parcours qui nous mènera au petit refuge des Sommêtres pour y casser la croûte. Encordés à une quinzaine de mètres nous commençons notre ascension vers 10 heures en décidant de nous passer des crampons malgré la légère couche de neige qui recouvre ça et là le rocher.

Nous allons progresser rapidement, tantôt assurant un passage plus technique, tantôt progressant corde tendue en plaçant judicieusement quelques sangles pour parer à toute éventualité. Il faut parfois dégager un peu la neige pour trouver la bonne prise de main ou de pied mais la confiance dans l'adhérence des chaussures s'installe.

Pour permettre à l'un et l'autre de faire un bout de chemin en tête, nous inversons périodiquement les rôles et c'est Emilien qui a la charge de faire la dernière longueur qui mène à la croix sommitale. Il est 13 heures et nous nous dirigeons vers le refuge pour nous restaurer en compagnie de deux couples neuchatellois accompagnés de leurs enfants en bas âge qui se préparent à passer l'après-midi au chaud.

Course à renouveler avec un peu plus de neige et de glace mais bonne expérience pour Emilien qui envisage un stage initiateur alpinisme cet été et qui n'avait jamais eu l'occasion de grimper aux Sommêtres même en été.

Serge

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2017-09-24 Traversée du Mont Chauffé

Le Mont Chauffé 2093 m est situé dans le massif du Chablais et domine La Chapelle d'Abondance.

Il se traverse d'ouest en est par une longue arête qui nécessite d'avoir le pied sur et de maîtriser la progression en corde tendue.

C'est dans le cadre d'un rassemblement des Clubs Alpins du Doubs organisé par le Comité Départemental de la FFCAM que nous avons effectué ce parcours.

Serge

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2017-08-29 Le Diechterhorn

Le Diechterhorn 3389 m, sommet des Alpes Uranaises, domine le glacier du Trift ainsi que l'immense glacier issu du Dammastock donnant naissance au Rhône.

Partant de la cabane Gelmer nous l'avons gravi en empruntant son arête SSE en bon rocher sous condition de rester sur le fil. La descente par la voie normale ne présente pas de difficultés majeures.

Serge

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