Carnet de route

2026-03-11 Deux jours dans le Diemtigtal entre Bisontins et Mortuaciens

Le 11/03/2026 par Noé Michel

Jour 1 : Direction le Seehore (2281 m)

Le rendez-vous était fixé à 9h30 au départ de notre itinéraire. Notre équipe de 11 montagnards (3 du CAF de Besançon et 8 de Varappe et Montagne) menée par nos encadrants Florence et Serge, était fin prête pour ce périple. Après avoir préparé le matériel, nous avons lancé les hostilités à 10h en direction du Seehore.

L'échauffement commence par quelques kilomètres de plat avant d'attaquer la montée vers Seeberg, une charmante ferme-auberge d'alpage. Nous y profitons d'un banc au soleil pour une pause pique-nique bien méritée. La reprise se fait par une courte descente « peaux collées » pour rejoindre le pied du Seehore.

C’est ici que les choses sérieuses commencent. Après une heure d'ascension soutenue, nous faisons le point : l'heure tourne, le sommet est gelé et la vue bouchée. La majorité du groupe décide de s'arrêter à 150 m du sommet pour entamer une descente sereine dans une neige très correcte. Trois plus rapides feront tout de même l'aller-retour au sommet.

La journée ne s'arrête pas là : pour regagner les voitures, il a fallu repeauter vers Seeberg, puis enchaîner trois successions de montées/descentes qui nous ont paru interminables ! La fin de la descente était agréable, malgré un léger manque de neige sur le bas.

Bilan J1 : 18 km avec 1260 m de dénivelé. Un sommet pour certains, mais du plaisir pour tous.

La soirée au refuge Staldenmaad

Nous avons passé la nuit au refuge Staldenmaad, un petit coin de paradis en gestion libre. Le confort était au rendez-vous : chauffage au bois, eau chaude et électricité. Rien de tel pour recharger les batteries !

L'ambiance était excellente. Nous avons dignement fêté cette première journée autour d'un apéritif, suivi d'un festin montagnard : une bonne soupe de légumes suivie de Mont d'Or chaud avec pommes de terre et saucisse de Morteau puis salade et dessert. Un pur moment de réconfort avant une courte nuit, car le programme du lendemain s'annonçait costaud.

Jour 2 : L'ascension de la Männliflue (2652 m)

Réveil à 7h. La règle est d'or : on déjeune, on nettoie et on rend le refuge aussi propre qu'à notre arrivée. Après un court trajet en voiture, nous attaquons à 9h en direction de la Männliflue.

La montée débute en douceur sur les 600 premiers mètres de dénivelé. À l'approche des pentes plus raides, le groupe se scinde naturellement. Une équipe de six se détache à l'avant, bien décidée à tenter le sommet. En cours de route, la fatigue se fait sentir pour certains et nous terminons l'ascension finale à quatre.

Les conditions deviennent techniques : la pente se redresse (environ 35° par endroits), nous obligeant à sortir les couteaux pour garantir l'accroche. À 100 m du sommet, faute de neige et face à la raideur, nous décidons alors de déchausser et de planter nos skis dans la neige pour finir les derniers mètres à pied.

Le verdict au sommet : Une vue incroyable à 360° sur les massifs environnants ! Le vent souffle fort, nous ne traînons pas. Après avoir remis les vestes, nous entamons la descente. Contre toute attente, la neige sur le haut est excellente et facile à skier. Nous rejoignons le reste de l'équipe pour un pique-nique tardif, affamés par cet effort intense, avant de redescendre tous ensemble jusqu'aux voitures.

Ces deux jours se terminent comme ils ont commencé : dans la convivialité, autour d'un verre dans un bar sur la route du retour.

Un immense MERCI à toute l'équipe pour votre bienveillance et votre bonne humeur, et un merci tout particulier à Florence et à Serge pour l'organisation parfaite de ce séjour (itinéraires, refuge, logistique).

À bientôt pour de nouvelles aventures !