Carnet de route

2026-02-28 Le belvédère des Grands Ruins : que d'émotions !

Le 28/02/2026 par Pierre Bernard

Nous sommes 14 courageux au départ de la mairie d’ECHAY, à regarder le ciel menaçant. Vraiment pas de bol : sur 15 jours de beau, il a fallu que l’on tombe sur le seul jour de pluie ! Mais il en faut plus que ça pour arrêter un varappeur !

Après avoir admiré le lavoir d’ECHAY, nous prenons la direction du belvédère des Grands Ruins. Celui-ci nous offre une vue sur notre point de départ. Nous continuons jusqu’à une aire de repos, avec 2 tables de pique-nique, mais il est un peu trop tôt pour nous arrêter et le temps ne nous invite pas à flâner. Nous entamons la descente par un bon sentier, puis par des escaliers en bois. Nous longeons une petite rivière avec des petites cascades de tuf, puis poursuivons sur des passerelles un peu glissantes. Nos protégés s’accrochent aux âmes charitables. Nous arrivons à CUSSEY SUR LISON, avec ses jolis petits ponts, et squattons le lavoir pour casser la croûte. Un petit rosé frais réchauffe les cœurs. Il pleut, mais nous sommes à l’abri.

Les agapes terminées par des gâteaux et des chocolats en tout genre, il faut se remettre en route. Le démarrage est difficile, l’estomac est un peu trop rempli et on attaque par une bonne montée, direction le parc aux chevreuils. Nous avons beau chercher, nous ne voyons aucun de ces cervidés. Mais, soudain, apparaissent 4 superbes daims. Je ne sais pas qui, dans le groupe, a suggéré qu’ils feraient de belles vestes, mais dès qu’ils l’ont entendu, ils ont pris la fuite. On a eu beau leur dire de revenir, qu’ils ne risquaient rien, visiblement, la confiance n’y était plus. 

Nous continuons de grimper et, soudain, c’est le drame ! Un de nos protégés, glissant sur une pierre, fait une chute dans le ravin. Sophie et Sylvie se précipitent à son secours. Je veux les aider à le remonter, mais je présume de mes forces et il m’entraine dans une nouvelle chute. Enfin, nous parvenons tous à rejoindre le sentier, nous en sommes quittes pour quelques égratignures et une bonne lessive. 

Petite pose au belvédère. Notre chuteur n’a plus de forces. Il souhaite qu’on lui approche un véhicule, mais ce n’est pas évident lorsque le sentier fait 50 cm de largeur. Nous l’encourageons jusqu’à un croisement où Serge et Sylvie proposent de l’accompagner jusqu’au village de CUSSEY. De là, Serge, en passant la surmultipliée, va foncer récupérer une voiture.

J’ai un doute sur l’itinéraire, mais comme j’avais déjà fait une reconnaissance du parcours fin août avec Mireille, je sais pouvoir compter sur elle. Hélas, elle m’informe que sa carte mémoire a été détruite par mégarde. 

Ne pouvant compter sur Mireille, je m’adresse à Iphigénie qui me sauve la mise. Comme quoi, si on veut s’en sortir, il faut toujours s’entourer de femmes !

Enfin, la rando se termine sans encombre. Nous nous retrouvons tous au point de départ. Je constate que notre chuteur a repris des couleurs et que son moral est revenu. Donc tout finit bien !

Maintenant, c’est au tour de Chantal de nous concocter un joli parcours…