Carnet de route

2021-10-01 Balades en vallée de la Clarée

Le 01/10/2021 par Mathilde Burel

Dimanche 26 septembre.

Evelyne, Julie et Jean-Paul se sont retrouvés pour déjeuner dans un bistrot de Névache, avant d’être rejoints par Mathilde en milieu d’après-midi. Nous faisons route jusqu’au parking Laval, où nous laissons les voitures. Une heure plus tard nous arrivons sac sur le dos au Refuge des Drayères (2180m), qui sera finalement non gardé. Nous avons donc emmené nos vivres pour trois jours. Histoire de se mettre en jambes nous profitons des dernières heures de jour pour monter jusqu’au Lac Rond (2446m). Les pluies des derniers jours ont laissé place au soleil et à un ciel bleu sans le moindre nuage, un régal. On sent les prémices de l’automne arriver : la végétation se pare de jaune, orange et rouge. Seuls les mélèzes sont encore verts. Puis retour au refuge, l’accueil est chaleureux. Les gardiens, qui sont encore là pour quelques réparations et préparer la fermeture du refuge, nous offrent un verre de vin fort apprécié. Nous sommes une dizaine à passer la nuit au refuge.

Lundi 27 septembre.

Départ 9h30 pour ce qui sera finalement un « demi » tour des Cerces. Premier arrêt au Lac de la Clarée, non loin duquel nous visitons les vestiges d’une ancienne mine. Puis nous poursuivons vers le Lac Rond et le Lac du Grand Ban (2455 m). Nous nous arrêtons un bon moment pour échanger avec un randonneur puis gagnons le Col des Rochilles (2469m), d’où l’on aperçoit un camp militaire.

Nous montons ensuite au Col des Cerces (2574 m), avant de redescendre vers le superbe Lac des Cerces. Là nous faisons une pause pique-nique et décidons de faire une boucle pour rejoindre le refuge. Nous voilà donc partis pour le Col de la Ponssonière (2613m), où nous croisons un vététiste aguerri. Après un effort supplémentaire nous atteignons le Col des Béraudes (2895m), que nous redescendons avec l’aide d’une main courante. Nous longeons le Lac des Béraudes puis entamons la descente, qui nous semble bien longue, jusqu’au parking. Retour ensuite au refuge en empruntant le même chemin qu’à notre arrivée.

Nous croisons en route une bergère et son troupeau, avec qui nous échangeons longuement. Très animalière et très soigneuse, elle est, une fois n’est pas coutume pour un berger, contre l’abattage des loups, et pense que la cohabitation est possible, qu’il y a de la place pour tout le monde. Sur les neufs loups présents dans la vallée, quatre ont été tués, alors que les mortalités sont finalement plutôt faibles et bien indemnisées.

Après une douche gracieusement offerte par les gardiens, nous nous mettons à table avec Yohan, un jeune randonneur et trinquons avec le gardien. Nous savourons cette dernière soirée en refuge semi-gardé : demain il n’y aura ni électricité, ni eau (excepté un tuyau faisant du goutte à goutte dehors), ni chauffage (le poêle sera enlevé par peur des vols).

Mardi 28 septembre.

Départ à 9h00 direction le Lac Rond (celui dejà atteint le premier jour), puis le Lac des Muandes, avant d’arriver au Col des Muandes (2828m), ancienne borne frontière. Pique-nique avec vue sur le Mont Thabor, que nous décidons de ne pas rejoindre, puis prise d’un azimut pour aller au Lac de la Madeleine. Nous descendons ensuite, toujours hors sentier, le long du torrent pour rejoindre le Lac Long et ses voisins. Opération réussie. Journée avec beaucoup de lacs encore une fois, avec quelques pêcheurs, de superbes couleurs, toujours sous le soleil. A part deux trois marmottes, nous ne croisons par contre aucun animal, phénomène sans doute lié à la chasse : nous ne sommes pas dans un parc, celle-ci est donc autorisée dans la vallée. Nous rentrons au refuge, où nous sommes ce soir seuls.

Mercredi 29 septembre.

Julie doit malheureusement nous quitter en début d’après-midi. N’ayant pas de réseau, nous reprenons les voitures et redescendons jusqu’à Névache, afin de s’assurer que le Refuge du Ricou sera bien ouvert à notre arrivée. Une fois rassurés sur ce point, nous faisons ensuite une balade jusqu’au Pont Ratély avec Julie, avec qui nous pique-niquons, avant de lui dire au revoir.

Nous gagnons ensuite le Ricou (2115m), superbe petit refuge en pierre, très confortable et bien aménagé. Nous prenons un verre avant d’aller explorer les alentours du refuge.

Nous dînons en compagnie de Pierre, un italien fort sympathique et parlant français, que nous retrouverons les deux soirs suivants, nous donnant ainsi l’occasion de bien échanger.

Jeudi 30 septembre.

Nous prenons le sentier vers le Lac Laramon (2385m), puis rejoignons ensuite le Lac du Serpent (2448m). Après un passage par les Gardioles, nous montons au Col du Grand Croc, puis rejoignons le Pas du Lac Blanc, avant d’atteindre le Pic du Lac Blanc (2980m). Pause pique-nique arrivés en haut, sans aucun vent, et avec une superbe vue à 360°, nous permettant de voir notamment la Barre des Écrins. Sur les conseils du gardien, nous descendons hors sentier par la Crête de la Cula, jusqu’à la côte 2614 où nous bifurquons pour rejoindre le Lac de la Cula. Après avoir discuté avec un pêcheur et un couple de cueilleurs de myrtilles, nous faisons le tour du lac avant de redescendre au refuge.

Après un verre et un peu de lecture nous dînons avec Pierre, et Maud, une jeune randonneuse venue du Beaufortain pour quelques jours.

Vendredi 1er octobre.

Pour cette dernière journée de marche, nous avons décidé de laisser de côté les hauteurs, pour randonner tranquillement en fond de vallée. Nous partons du refuge vers le sentier du chemin de ronde, un joli sentier en balcon. Nous redescendons ensuite jusqu’à une chapelle, puis passons de l’autre côté de la rivière. Nous nous arrêtons dans un petit hameau composé de quelques chalets, tous fermés, et décidons de nous y arrêter pour déjeuner. Nous croisons deux troupeaux. Le second est bien gardé, par précaution nous nous rapprochons du berger, avec qui nous finissons par discuter un bout de temps. Encore un bel échange. Puis nous continuons notre route, toujours à proximité de la rivière, et finissons par déboucher sur une clairière avec une superbe cascade. Retour tranquille au refuge ensuite.

Dernière soirée au refuge, l’ambiance est conviviale, des amis des gardiens (cuisiniers de profession) sont passés les voir. Ils mettent leur petit grain de sel dans la préparation de la soupe, pour notre plus grand plaisir.

Demain nous dirons au revoir à Pierre et nous nous séparerons également, Mathilde rejoignant sa Normandie, Evelyne et Jean-Paul allant en Ubaye pour d’autres aventures avec Varappe.







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