Carnet de route

2021-03-08 Escapade savoyarde

Le 08/03/2021 par Pierre Caron

Depuis quelques années déjà Nicole et Claude organisent un week-end de ski de randonnée. Nicole nous héberge dans sa maison au pied des massifs des Bauges, de Belledonne et de la Lauzière. Les conditions particulières de cette année, le couvre-feu et l’incertitude pour transiter par la Suisse ont limité le groupe à seulement quatre personnes. Pour le samedi Claude propose la cime de la Jasse 2478 m dans la chaîne de Belledonne. La météo est meilleure que les prévisions. Vu le nombre de voitures en stationnement nous ne serons pas seuls. Skis sur le sac nous remontons le long d’un petit ruisseau. Rapidement nous pouvons chausser et nous remontons une piste forestière avant de déboucher sur le cirque de l’Habert d’Aiguebelle. Nous remontons la pente sur notre gauche. Malgré sa relative raideur comme nous sommes plein sud pas besoin des couteaux, la neige est détendue à souhait. Nous atteignons le replat des lacs de Vénétier où Nicole nous attendra. Nous entamons la remontée de la face terminale (30° à 35°). Un petit replat sympathique pour déchausser, quelques dizaines de mètres à pied et nous sommes au sommet. Sommet exigu avec des versants ouest et nord très fuyants. Nous dominons les pistes de la station des Sept-Laux et, au sud, le Grand Pic de Belledonne se dresse fièrement. Après un dernier tour d’horizon nous entamons la descente, d’abord douce, la pente se fait plus raide ensuite. L’appréhension du premier virage passée, nous enchaînons sur une neige bien meilleure que celle que nous attendions. Nous rejoignons Nicole et ensemble nous skions une magnifique combe pentue à souhait avant de trouver un rocher accueillant pour la pause déjeuner. Quelques derniers champs de neige avant de rejoindre la piste forestière. Ensoleillée et douce au départ elle se raidit et se glace à l’ombre de la forêt. Je n’aime guère ce genre de piste de bobsleigh ce qui fait rire Gilles et Claude parfaitement à l’aise dans ce genre d’exercice. Skis sur l’épaule en quelques minutes nous sommes à la voiture. Une belle journée, une jolie course, que demander de plus.

Dimanche 7 mars, c’est sous la pluie que nous chargeons la voiture. Après concertation nous décidons de tenter la Dent du Corbeau dans le massif de la Lauzière Cheval Noir, en direction d’Albertville. Nous quittons la grande route à Notre Dame de Milières pour remonter la route forestière de L’Ebaudiaz. La pluie tombe toujours, une accumulation de neige dans un virage nous stoppe beaucoup plus bas que prévu. Après un demi-tour où Claude nous montre tout son  savoir-faire nous attendons dans la voiture une accalmie. C’est maintenant, skis sur le sac que nous remontons les 2 kilomètres de piste déneigée. Nous chaussons  mais c’est du pointillé neige, goudron, neige. Nous coupons une épingle en franchissant un talus très raide. Ici la neige a remplacé la pluie. Nous arrivons au Chalet de l’Ebaudiaz. Devant nous les pentes raides se sont purgées, la crête et les sommets sont masqués par un épais brouillard, une trace fraîche semble mener au refuge de la Thuile. Vu les conditions et l’heure  tardive nous abandonnons notre projet initial. Nous remonterons l’arête NW de la Grande Lanche (2111 m). Celle-ci se raidit les conversions sont de plus en plus rapprochées. La brume revient, nous atteignons un petit replat (1884 m) et décidons de faire demi-tour. La partie supérieure de l’arête nous offre un beau ski de pente raide. Une traversée dans l’alpage de l’Ebaudiaz nous conduit sous un bosquet pour une rapide collation avant de rejoindre la piste de montée. Chaussage, déchaussage, chaussage, puis skis sur le sac nous rejoignons la voiture. Sept cent trente mètres de dénivelé, environ dix kilomètres cela semble bien modeste, mais la réflexion et la stratégie d’adaptation font de cette petite sortie une expérience enrichissante.

Lundi 8 mars, jour de retour, il faut concilier la remise en ordre de la maison et ce satané couvre-feu. Notre objectif sera modeste nous montons à la station du Collet d’Allevard. Du parking du télésiège du Grand Paul, en passant par le col de l’Occiput nous gagnons la Crête des Plagnes (2063 m). Une descente rapide sur des pistes désertes nous ramène au départ après avoir gravi six cents mètres de dénivelé et parcouru sept kilomètres sept cents soit l’équivalent d’un Chasseron.

Merci à Nicole et à Claude pour ce petit séjour savoyard en regrettant que d’autres n’aient pu se joindre à nous.







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