Carnet de route

2019-08-25 Sur les terres des Armaillis des Vanils

Le 25/08/2019 par Serge Deprez

Dimanche matin de bonne heure et de bonne humeur, nous partons en direction de Grandvillard dans la vallée de la Sarine puis, quelques lacets sur une route étroite le long de laquelle pait un important troupeau de chamois peu effarouchés, nous mènent au départ de notre randonnée : le lieu-dit Les Baudes dominé à l’est par l’imposant versant du Vanil Noir.

Jean-Paul, notre ami organisateur du jour, nous présente carte à l’appui la randonnée qu’il a prévue : 600 m d’une montée raide pour atteindre Les Merlas à 1907 m puis longer une longue crête en montagnes russes pour se hisser 1 mètre plus haut à la Dent du Bourgo, point le plus septentrional de la balade, culminant à 1908 m. L’itinéraire de retour dépendra de l’état des troupes mais le but est de revenir un moment sur nos pas puis de faire un détour par le refuge de Bounavau.

Nous débutons notre randonnée dans un raide pâturage sur un sentier peu marqué qui finit par se perdre au fond d’un thalweg. Après une première suée nous croisons vers 1600 m un chemin horizontal menant à une ferme d’alpage, Les Tservettes, ce qui nous offre quelques minutes de répit. Arrivés à la ferme, un sentier partant vers le sud s’avérant tentant pour notre organisateur va nous conduire dans une impasse qui nous oblige à remonter de raides pentes herbeuses un peu humides. Quelques palabres autour de la carte complétés par une visée à la boussole nous permettent de retrouver l’itinéraire normal et d’atteindre la croix sommitale des Merlas.

Du sommet la vue est splendide, au sud les silhouettes caractéristiques du Mont-Blanc et des Dents du Midi, à l’ouest la chaine du Jura avec le Chasseral reconnaissable à son antenne, à l’est l’arête dentelée des Gastlosen au-dessous de laquelle apparaissent quelques sommets de l’Oberland et au nord la longue crête de plus de 3 kilomètres qui va nous conduire à la Dent du Bourgo. Une première section en descente nous amène à la Vacheresse puis un sentier plus exposé, où il faut parfois s’aider des mains, permet de remonter jusqu’au sommet de la Dent que nous atteignons vers midi.

Après avoir pique-niqué sur cet étroit sommet nous reprenons le chemin inverse. Les passages exposés sont toujours plus difficiles à négocier en descendant mais c’est sans encombres que nous revenons à la Vacheresse où il nous faut prendre une décision pour la suite de l’itinéraire : soit revenir au parking par le même chemin qu’à l’aller, soit entreprendre une des variantes permettant de passer par le refuge Bounavau.

Finalement, après consultation de la carte et compte tenu de l’horaire, nous décidons d’opter pour la deuxième solution et de monter au sommet du Van en passant par le chalet des Merlas et le col éponyme. Du sommet une descente assez prononcée nous amène au chalet de Tsermon puis par un meilleur sentier au refuge de Bounavau sur la terrasse duquel nous profitons d'une courte pause.

C’est par un large sentier facile que nous rejoignons le parking mais, quelques centaines de mètres avant d’y arriver, je m’écarte de l’itinéraire pour admirer un petit lac depuis la terrasse d’une bâtisse baptisée La Coudré. Sur la porte de celle-ci, entre le drapeau suisse et le fanion du canton de Fribourg cette inscription gravée :

  • Touriste mon ami
  • Tu aimes la montagne et ses vanils
  • N’oublie pas je t’en prie l’armailli
  • Son travail et ses soucis.
  • Respecte son son temps et son logis
  • Toi tu passes mais lui il vit.
  • Je sais que tu m’as bien compris !

J'apprendrai plus tard que l'armailli désigne le berger typique des Alpes fribougeoises et vaudoises.

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