Carnet de route

2019-03-03 Escapade en Lauzière

Le 03/03/2019 par Pierre Caron

Dimanche 3 mars, direction Aiguebelle pour une petite incursion dans le massif de la Lauzière sur la rive droite de l’Arc. Nous laissons la voiture au hameau de Le Coter, commune de Montsapey. Il nous faut déjà descendre la piste forestière jusqu’en fond de vallon avant de remonter sur l’autre versant. Une trace nous invite à partir à gauche par le sentier d’été. Chic un raccourci, nous cheminons entre les aulnes et autres buissons. La pente se raidit, la végétation se densifie et c’est parti pour une séquence ski sanglier différemment appréciée. Claude finit par déchausser. Serre file, j’ai pu observer un autre cheminement possible. Skis aux pieds après une série de conversions de précision je débouche sur la grosse piste. D’un commun accord nous abandonnons le sentier d’été et nous continuons sur le large chemin, certes plus long qui nous conduit au chalet de la Vénitier (1809). C’est le point de départ de l’épaule NW de la Grande Muraille (2462m) objectif de la journée.

Le soleil est déjà haut quand nous entreprenons la remontée de cette longue croupe. Claude nous invite à modifier notre parcours pour éviter le gite d’un coq de bruyère. Devant nous, dans la grande pente couverte de neige fraiche ce n’est que traces de pattes et d’extrémité d’ailes. Pas de doute la grande parade des coqs bat son plein. Nous rejoignons une trace toute fraiche longeant des corniches dominant un profond vallon. La trace vient buter contre un mur raide qu’elle traverse en diagonale. Ce choix m’interpelle ! Mais une trace toute faite c’est tentant. Sans couteaux, précautionneusement je traverse sachant la pente limitée à droite par un profond sillon. Je comprends alors mon erreur. La trace s’arrête net au bord du trou. Mes prédécesseurs n’ont pas osé faire de conversions, ils ont déchaussé et continué à pied. Les marches étant bien formées j’en fais de même et assez rapidement je franchis ce verrou, seul passage un peu délicat de la course. Regardant vers l'aval je m’aperçois que Annick et Marie-Odile ont rebroussé chemin.

Le temps passe, j’attends sur un large replat. Claude me rejoint, il a évité la traversée par une succession de conversions serrées sur la partie gauche de l’épaule. Il m’explique que les filles se sont laissées impressionner par ma manœuvre et que ses conversions leurs semblaient trop techniques. Daniel est à nos côtés il a laissé du jus dans ce foutu raidillon. Il est déjà tard et encore 400 m de dénivelé nous séparent du sommet. Nous nous accordons encore une demi-heure de marche puis nous aviserons. Le temps imparti passé, après une analyse rapide, le col situé 20 m en dessous du sommet nous apparait accessible en un quart d’heure. Treize heures dix-sept nous débouchons au col. Le vent fraichit et le ciel se voile, ne tardons pas, les autres nous attendent et doivent trouver le temps long.

Daniel me prodigue des conseils pour améliorer ma technique de descente et Claude m’indique les plus faciles. C’est très beau assez peu parcouru et déjà voilà le mur, malgré les encouragements de Claude je ferai quinze mètres en dérapage n’osant tenter un virage. Nos camarades rejoints, nous nous régalons dans de belles pentes dans une neige agréable sur laquelle les bons skieurs semblent flotter. Hélas tout à une fin, nous rejoignons la piste forestière, fini les arabesques, c’est  maintenant, chasse neige, dérapage, séance de vibromassage pour les cuisses : la randonnée c’est aussi cela.

Une belle sortie dans un cadre sauvage dans un massif que nous découvrons.







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