Carnet de route

2018-12-12 Le Saut du Doubs retrouve de sa superbe

Le 12/12/2018 par Serge Deprez

Suite à cette longue période de sécheresse il aura fallu seulement quelques jours de pluie pour revoir les Bassins et le Saut du Doubs sous un aspect normal. La neige qui a suivi a embelli nos paysages, le froid s’est installé mais c’est sous un soleil radieux que nous nous retrouvons à 14 sur le parking des Vions pour une nouvelle balade intergénérationnelle.

Afin d’éviter la route particulièrement verglacée nous traversons la prairie adjacente au parking pour rejoindre dans la forêt un chemin qui nous conduit au belvédère supérieur du Saut du Doubs. Le débit de l’eau est tellement puissant qu’il provoque un nuage de microgouttelettes se transformant en glace sur les branches des arbres. Le soleil ne pouvant atteindre le fond de la vallée, il fait particulièrement froid sur cette plate-forme, nous nous n'y éternisons pas et revenons un moment sur nos pas pour rejoindre le sentier qui va nous conduire au sommet du Châtelard sous les rayons de notre astre bienfaiteur.

Du belvédère sommital c’est par un sentier peu connu et peu couru que nous allons descendre vers la cabane de Robin des Bois. C’est un peu scabreux, il faut deviner les lacets du sentier sous la couche, tantôt de neige, tantôt de feuilles mortes et éviter de glisser en passant au dessus des quelques petites barres rocheuses à l’aplomb du sommet. De la cabane nous descendons au bord de la retenue et nous sommes impressionnés par la hauteur de l’eau puisqu’elle arrive quasiment au niveau du sentier ce qui nous laisse supposer qu’elle déborde du barrage du Châtelot, notre prochain but.

Effectivement à quelques centaines de mètres du barrage le bruit caractéristique d’une chute d’eau confirme notre pressentiment mais c’est à une toute autre sérieuse difficulté que nous allons être confrontés laissant un peu de côté le spectacle qui s’offre à nous. En effet un phénomène identique à celui que nous avions constaté au Saut du Doubs s’est produit : la vapeur d’eau dégagée par la chute combinée avec le froid intense de la nuit ont recouvert d’une carapace de glace les escaliers et le sentier rendant la progression particulièrement dangereuse.

Premier challenge, descendre les escaliers en béton en se cramponnant à la rampe. Puis le plus difficile, rejoindre l’escalier métallique par les quelques mètres de sentier pierreux : chacun y va de sa technique, Gégène à 4 pattes voulant éviter d’ajouter une nouvelle chute à son palmarès déjà bien garni, pour certains ce sont quelques arbustes qui permettent de progresser sans tomber, pour d’autres ce sont les bâtons de marche qui assurent un équilibre précaire ce qui vaut à Yves de se retrouver les 4 fers en l’air, heureusement sans dommage. Une fois l’escalier métallique atteint tout n’est pas terminé, les 50 marches de la première rampe ayant été aussi victime de cette espèce de pluie verglaçante demandent quelques précautions. Une main courante aurait été bien utile mais encore eût-il fallu avoir une corde de randonnée dans le sac même pour une balade qu'on pense anodine : à méditer.

Remis de nos émotions une fois réunis sur le parking du barrage nous devons penser à trouver un endroit ensoleillé pour notre piquenique. Pourquoi pas marcher encore une quinzaine de minutes pour nous installer devant Chez Némorin : sa position sur un versant sud devrait nous garantir un ensoleillement généreux ce qui fût exactement le cas.

La suite de notre périple nous conduit jusqu’au bas de l’échelle permettant d’accéder à la Grotte du Grenier. C’est impossible de l’emprunter pour les mêmes raisons « verglaçantes » rencontrées au barrage mais ce n’est que partie remise et nous y reviendrons dés que les conditions le permettront. Par une montée abrupte facilitée par la présence de quelques lacets nous atteignons le haut de la falaise pour arriver sur un nouveau belvédère d’où nous apercevons, outre en amont et en aval la vallée du Doubs bien encaissée, au loin le petit village du Pissoux que nous allons rejoindre par une bonne piste forestière. S’ensuivent quelques hectomètres sur la route avant de traverser une prairie où paissent quelques chamois à la recherche d’un peu d’herbe sous la neige puis par un bon chemin les dernières enjambées qui nous ramènent à 16 heures au parking des Vions.

Photothèque complète







VARAPPE ET MONTAGNE MORTEAU AFFILIE FFCAM
16 RUE LOUIS PERGAUD
25500  MORTEAU
Contactez-nous
Tél. 03 81 67 45 76
Permanences :
jeudi 20h30 à 22h00
Agenda