Carnet de route

2017-10-07 Un séjour trop court dans le Queyras multicolore

Le 23/11/2017 par Isabelle Forgue

Prévus en pleine période de surcharge au boulot, je me suis arc-boutée pour ne pas annuler mes congés posés début octobre et aller randonner dans le Queyras, en étoile depuis Saint-Véran. Pour être précis, depuis « la Chalp », où nous étions chaleureusement accueillis à « La Baïta du Loup ».

Nous sommes huit : le séjour a été organisé par Paulo qui a assuré sur le choix des itinéraires et sur la météo, tempête de ciel bleu pendant les sept jours, comme dirait Dede. Fabienne et Jean-Marie Patois m’emmènent ainsi que Michel Vernier. L’autre voiture est composée de Guy Laude et sa femme Marie, Eugène et Paulo. Dès le premier jour on en prend plein des yeux : le passage par le Col de l’Izoard et la Casse Déserte est impressionnant et le petit café face de la Meije incontournable. La fin du trajet s’effectue au milieu des mélèzes jaunes d’or, reflétant ce beau (et encore chaud !) soleil d’octobre.

A peine arrivés, Jean-Marie part en VTT faire une petite balade de 1000 m de dénivelé, ça donne le ton !

Le lendemain, départ pour une balade en boucle, sur les crêtes : départ de Saint-Véran, on monte à la Croix de Curlet, puis à la pointe des Marcelettes. On y découvre l’Oisans et des gypaètes, puis on suit une très belle crête (ventée) jusqu’au Col des Estronques où l’on rejoint le GR58. Une petite sieste au soleil avant de redescendre dans la vallée, toujours au soleil.

Le lundi, ragaillardis par notre balade de la veille, nous décidons de monter à deux cols, depuis Valpréveyre. Nous démarrons avec le Col de Bouchet, avec une vue plongeante sur la plaine du Po en Italie. Un petit refuge, peu accueillant, se tient sur le col. Le deuxième col, le Col de Valpréveyre, offre une vue plus dégagée sur les Alpes (on reconnait le Grand Paradis) et le refuge du « Lago Verde ». Pendant notre pique-nique abrité sous le sommet, deux bouquetins nous épient...

Le mardi, direction les Lacs du Malrif par le GR57 depuis Abriès. La montée est magnifique, régulière et moins abrupte que la veille, dans une vallée à l’herbe jaune (il n’a pas plu depuis le mois de juin). Des mélèzes dorés bordent le sentier. Pour le retour, l’équipe se coupe en deux : ceux qui rentrent en suivant le même chemin et ceux qui descendent direction Aiguilles, un village un peu plus bas. Le chemin de descente est très agréable.

Le mercredi, on part depuis le Col Agnel direction les lacs qui se succèdent : Lac Foréant, Lac Egorgeou, Lac Baricle. On les visite en descendant, l’eau est très claire, mais les niveaux sont bas. Le dernier lac est à moitié à sec, mais on y trouve tout de même quelques petits poissons. La remontée s’effectue tranquillement et après le pique-nique on remonte le long d’un torrent jusqu’au Col de l’Eychassier, puis pour certains le Pic de Foréant, d’où l’on peut voir le mont Blanc. En rentrant nous allons visiter Saint-Véran, un village encore préservé avec de vieux chalets et des vieilles bâtisses où l’artisanat était bien développé. Aujourd’hui des affiches de photos du début du siècle montrent des scènes de l’époque, dans les mêmes lieux quasi inchangés. Une exposition sur les mines de cuivre, qui existaient sur le territoire, est également intéressante.

Le lendemain départ pour le « belvédère du Viso », une balade où le Viso est en point de mire en permanence. Nous rencontrons deux randonneurs qui partent bien chargés faire le tour du Viso en trois jours. Nous les retrouvons après une courte montée, lors de notre première petite pause. La montée est très belle, sinueuse parmi les mélèzes qui prennent des teintes différentes selon l’altitude et leur exposition : vert, jaune et même parfois rose et rouge se mélangent pour notre plus grand bonheur. Nous pique-niquons au refuge du Viso, puis après la petite sieste obligatoire, direction le Lac Lestio d’où nous repérons nos randonneurs du matin dans la montée en face, tout en pierrier, et retour par le fond de vallée. Encore une belle randonnée en boucle, régulière et fascinante de couleurs.

Le dernier jour (vendredi), nous partons faire le tour de la Tête des Toillies, depuis Notre Dame des Clausis. La montée jusqu’au refuge est agréable, la suivante jusqu’au Col de la Noire est beaucoup plus laborieuse pour moi, il fait froid et on est à l’ombre. Pendant que Jean Marie, Eugène, Paulo et Michel montent encore vers la Tête, nous les attendons au Lac de la Noire. Après le pique-nique, nous redescendons jusqu’au Col de Longet et son lac. A cet endroit, nous découvrons de nombreux autres petits lacs qui rajoutent encore de la couleur bleue aux paysages déjà multicolores. L’arrivée au Col de Longet, où sont dressés une multitude de cairns, est insolite. On se croirait au pays des Elfes. Il nous reste encore une descente et une remontée jusqu’au col Blanchet, avant de rejoindre le refuge de la Blanche et de finir le tour à la Chapelle des Clausis. On immortalise notre groupe avec une photo au Col Blanchet.

Au final, rien à changer à cette semaine riche en paysages, en rencontres très amicales, en conversations intéressantes pendant les montées et surtout pendant les descentes. Riche également en découvertes gastronomiques (les repas de la Baîta du Loup sont succulents et copieux, et passent bien après le cérémonial de l’absinthe ;-) ). Globalement nous avons fait entre 15 et 18 km par jour pour 900 et 1100 m de dénivelé positif

Le soir les vaillants randonneurs se relaxaient devant quelques jeux accompagnés de digestifs auxquels je n’ai malheureusement pas participé, j’avais mes devoirs à faire... :-(

Je profite de ce petit compte rendu pour remercier tous mes compagnons de randonnée, et particulièrement Fabienne à qui j’ai « collé aux basques » pour le rythme qui me convenait bien, et pour nos conversations passionnantes ! 

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